‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 241 sur 283 · LE BANQUET · texte numérisé non relu

LE BANQUET

Ni.iie retour au camp, car la ville ne pas encore le nom de ville, notre retour au camp m d toutes ces idées; deux ou tl < ... min m nues au-devant de nous, et nous attendaient i • Inq cents pas des ligni

En notre absence, le dîner a\ tesques : une grande salle de banquet avait été lmpi dans une grange, une te ou poux.i

lavoir trouvée? en garnissait les parois Intérleui dessins de verdure la festonnaient dans toute sa toute son étendue, ei des branches de laurier le tout seuls et a chaque pas sur celte lui'1 'due.

Je ne sais rien de plu- Ingénieux qu-' : I d'or-

nementation. Donnez des sabP pisto-

lets el - •'i des architectes et "S. lis

n'en feront rien autre chose que des tusils, des pistolets, des baïonnettes et des sabres.

Les soldats en feront des lu i les étoiles;

Us constelleront le plafond, il

ils en feront des coldn pilastres,

Et tout cela son 61

Lorsque nous entrâmes -

le banquet le soi !l1'' h

couverts servie use et

déserte nous nous retournâmes che

avait produit ce prodige, la fée qui avait opéré cette métamorphose.

La plus pul -auto des fées, c'est la nécessite, cette rude m 1 1 raine du s

six heures sonnaient m li prisonniers étalent ïeunis, hors un seul.

■ tE DUMAS

I lot admis

onseil

au premlei

née où

i :ir ses avait été

: il porterait le

. Il n rendrait pas u lui m, ,,. rselle, il existait donc une

nneur, pensaient i-ur.

tnmes de la capitulation de

nniers et pour nous.

■ droite du

1 1 et le co-

• t Alezanun prisonnl Au I dans leurs I

ne corde de ■ l i lerrlere des drap

sublimes, ion du moment,

la faire r

lus, quand i uvcnt plus dans leur

<l"i. d tue moment pins

rsque Je mis le pied ment. dis-Je, je remerrement d'avoir permis nu'

cl un • , m il m'eût été

Ui . moment, ne regrettait Tétuan,

ir un jour

toni-

• itillene. .1

md.

il m

■ trie

>ie, nous montâmes à cheval et nous nous éloigna* mes.

lentement ; c'était n le comprend bien,

que ii is cette plage ou la trace passagère de nos

evait être effacée pour toujours par le premier coup - m' le <:.ble.

; bruyante, animée; on parlait de la

. et de l'Afrique-, on entremêlait les souvenirs des deux

rirait d'un lien fraternel Austerlitz et I-,

■ ! ramides, quand tout à coup on se tut. Nous

l.'imes. demandant par nos regards la cause de

<m nous montra la butte isolée.

— < 1 est. nous dit-on.

. nommait pas. cet homme devant la Imite duquel on interrompait les récits de gloire et d n nul s'était rendu.

Les - i ivalent pas été plus cruels pour le

fuyard des Tliermopyles.

tprès une demi-heure de marche, nous atteignîmes le bord de la mer.

Lieux se renouvelèrent; les poignées de main devin» tendres, les embrassemens plus il y aval de l'émotion dans les vois les plus fermes

. a paupières les plus 8 Nos embarcations nous attendaient, nous y mont Mais nous nous éloignions pour ainsi dire sans m tarer La nuit était belle, la lune magnifique. Toin. ileureuse es ; an bord de la mer.

■ liant adieu, suivant des yeux le sillon phosp rue traçait noire trarque dans l'eau.

Bt nous, Is, nous répondions par des coups de

fusil tirés en l'air.

Enfin, nous atteignîmes le Yêloce. le Véloee tout i liauffé, tout prêt à partir, et qui leva l'ancre aussitôt a bord.

Non- letames un dernier adieu au rivage, et le rivage tout peuple nous répondit.

encore les éclats de la joie et les sons de la musique militaire parvinrent jusqu'à nous, puis ; p in dans i'élo Hors il ne nous resta plus que les feus de Djema-r'-Azouat s'alloi les moires de I

Puis tes feus disparurent a leur tour: nous

venions de doubler le cap oriental de la baie. le r, novembre 18-16.

niZEKTE

Il avait éb décidé que nous ne nous arrêterions pas 1 nous porterions, an contraire, a toute voile eureuse non \lger.

urnée du 2S et la matinée du 29. nous donc que longer la cûte.

Maqt né se fendre I se heurtant

■ i et restait ht

la peur du i hasardai! que

;- la cabine dé Vlal étaii doni rédul ■ ■ Mexandre, à Desbarolles

neul heures du matin, le cri Alger: Alger! tira >n ibine.

Ni S i ni Torre-Chii avaient eu cette In-

■ velll use la vil) imern t » la

ii le versant oriental de la montagne cou- I mpereur, qui s'incline

: tanuru main

les bl ette Jetée qui de

ne i liaque année aux

tort 1 aspect oriental

i une ville européenne : il

regard franchisse 1< premier plan, tout hérissé

qu itre 61 >ur comme des lan-

i m n gni Jusqu'au second et au

pour retrou, le ville des deys, la ville

milieu de ces mais-.'.- aux murailles bl

rari • tes ouvertures, voit on surgir

une tongui irrée qui rappelle 1 ii

resque de la rue des Lombards ou du faubourg

LE VELOCE

Quelques beaux palmiers, immobiles, découpant leur panache vert sur la chaux des maisons ou sur l'azur du ciel, protestent de leur mieux au nom de la végétation tropicale contre l'envahissement français.

A droite, la mer jusqu'à Montpellier, en sautant par-dessus Majorque.

A gauche, la plaine de la Mltidja s'étendant de la Rassauta au Ben-Afroun.

Derrière nous, le cap Matifou, derrière le cap Matifou, l'Atlas.

A peine eûmes-nous jeté l'ancre, qu'une embarcation partie du port rama vers nous.

On ignorait encore le résultat de la négociation de Mellila.

Nous arrivions les premiers, et notre diligence étaii récompensée ; il était évident que nous allions être vus comme des messagers de nouvelles prospères.

En effet, la sensation fut grande à Alger, surtout dans l'armée ; quant aux bourgeois, aux commerçans, aux spéculateurs, ils sont de l'autre côté de la Méditerranée ce qu'ils sont partout.

Quelques-uns nous demandèrent de quels prisonniers nous roulions parler :

Un autre désappointement nous attendait : le maréchal Bugeauct n'était plus à Alger; depuis quelques jours, il était parti pour Oran. emmenant par terre deux ou trois députés qui profitaient de leurs vacances parlementaires pour visiter l'Algérie

En son absence, le général Bar commandait la ville.

Notre parti fut bientôt pris: le maréchal Bugeaud devait être absent quinze jours à peu près; comme c'était à lui que nous étions recommandés, je résolus de mettre ces quinze jours à profit, en allant jusqu'à Tunis, et en revenant de

■ Tunis par Bône, Philippeville et Constantine.

Je me présentai donc avec la lettre qui mettait le Véloce à ma disposition chez monsieur le général de Bar. lequel me renvoya à monsieur le contre-amiral de Rigodie.

Que madame de Rigodie me permette de mentionner, en passant, une heure charmante passée près d'elle, tandis que le commandant Bérard recevait ses nouvelles instructions à notre endroit.

Comme je le désirais, le Véloce me fut entièrement rendu ; seulement nous devions faire tout ce qui nous serait possible pour être de retour à Alger vers le 20 ou le 24 décembre.

On ajoutait à notre personnel, et c'était une nouvelle faveur, un ancien ami à nous, connu en France par des poésies charmantes, connu en Algérie par des travaux sérieux, monsieur Ausone de Chancel.

Ce fut cette petite négociation, laquelle remit pour trois semaines à ma disposition la corvette le Véloce, qui fut appelée, par le ministre de la marine, un. malentendu, dans cette fameuse séance de la Chambre où je fus appelé un monsieur.

Hélas : un de ces hommes à l'insulte facile est mort depuis ce temps: j'ai oublié le nom des deux autres

Ainsi sommes-nous faits en France : toute récompense nous irrite, tout honneur rendu nous blesse, quand nou <«■ Sommes pas, bien entendu, les objets de cette récompense ou de cet honneur.

Ce bâtiment mis a ma disposition m'a fait plus d'ennemis qu'Antony et Monte-Cristo, ce qui n'est pas peu dire

En 1S23 ou 24, je crois, sir Walter Scott souffrant manifesta le désir de faire un voyage en Italie

L'amirauté anglaise mit a la disposition de l'auteur i'ivanhoè sa plus belle frégate, et l'Angleterre applaudit, et les ii u\ Chambres applaudirent

Il n'y eut pas jusqu'aux journaux qui ne bâtissent des mains 8 i sson des deux Chambres et de l'Angleterre.

Et c'était bien fait; car, pour la première fois, peut-être. le pavillon aux trois léopards fut salué dans tous les ports de la Méditerranée par les acclamations enthousiastes des peuples

Ces acclamations étaient-elles pour le pavillon ou pour l'homme de génie qu'il abritait? pour le capitaine Inconnu

■ le la frégate, dont je n'ai jamais su le nom, ou pour,sir Walter Scott?

Il est vrai que l'on ] ira me dire que je ne suis pas sir

Walter Scott ; mais à ceci je répondrai que c'est le grand malheur des vivans en France de ne lias savol] 'in I- sont, tant qu'ils sont vivans.

Enfin, soit faveur, soit justice, le bâtiment me fut donné et le gouvernement consentit à surcharger pour moi, a barbon de terre, son budget d'une somme de seize mille francs.

( ir, il est bon qu'on le sache, ce voyage contre lequel on a tant crié, a coûté seize mille francs au gouvernement.

.T 1 1 > t e la moitié de ce qu'il m'a conte ;i mol

Ce premier séjour à Alger ne fut donc 'i" une halte ne m'occuperal-Je d Alger fin'â niiin rel m

J'avoue que ce fut avec un grand bonheur que je me retrouvai sur le pont du Véloce.

Nous allions donc voir Tunis, la ville de saint Louis.

Nous allions donc voir Carthage, la ville de Didon et d'Annibal.

Il y a un enivrement dans certains noms, il y a un aimant qui attire vers certaines villes; on croit que ce sont des cités fabuleuses, qu'on ne verra jamais, des caprices d'historiens, évanouis avec la pensée qui leur a donné 'e jour.

J'avais heureusement à bord Virgile, Plutarque et Joinville.

Oh ! comme je regrettais ces charmantes néréides qui poussaient le vaisseau d'Enée. comme je regrettais ces outres pleines de vent données par Eole à II

Nous longeâmes la côte pendant trois jours; puis, le troisième jour, vers onze heures, apparut à nos yeux une charmante petite ville, bien orientale cette fois, assise au bord de la mer, au foud d'un golfe bleu comme l'eau du i naïque.

Nous demandâmes le nom de cette ville à Vial.

— Bizerte, nous répondit-il.

A ce mot de Bizerte. la magie opéra : Maquet passa la tête hors de sa cabine :

— Si nous descendions à Bizerte? dit-il.

— Oui, répondit Giraud, opérant la même manœuvre, oui, si nous descendions?

— Capitaine, demahdai-je, voyi vvous quelque difficulté à accomplir le désir de ces messieurs, qui est en même temps le mien?

— Aucune, répondit-il

Aussitôt Vial fit mettre le cap sur Bizerte.

Une heure après, nous jetions l'ancre dans le port.

Il y a deux choses qui rendent l'homme plus capricieux que la femme la plus capricieuse : c'est de voyager en poste ou d'avoir un bâtiment à soi.

Le capitaine ordonna de mettre la yole à la mer, et nous accompagna, comme d'habitude, dans notre nouvelle excursion.

Njaus abordâmes devant le consulat français. Nous avions suivi, pour arriver là, une rivière ou plutôt un goulet qui, au delà du pont unissant un côté de la ville à Vautre, devient un lac magnifique.

De la terrasse du consulat on domine le lac et la ville.

Rien de plus enchanteur que les rives de ce lac. avec ses grands oiseaux aux ailes de flamme, avec ses marabouts perdus sous des palmiers.

Rien de plus pittoresque que le quai de la ville, avec ses chameaux ruminans et sa population grave qui semble un peuple de fantômes.

L'eau que nous dominions était si pure, qu'à dix pieds de profondeur nous pouvions voir s'agiter les poissons sur leur lit de cailloux et d'algues.

L'un d'eux parut s'approcher de la surface de l'eau, je lui envoyai une balle qui fut une balle perdue.

Mais au bruit du coup de fusil, des volées de canards obscurcirent le ciel, que se mirent à rayer d une ligne blanche tachetée de rouge une vingtaine de flamans.

Canards et flamans tournoyèrent un instant au-dessus du lac ; mais, fidèles à leurs amours, ils s'y abattirent de nouveau.

Cette vue réveilla tous nos instincts de chasseurs. Nous demandâmes au consul un guide, qui nous fut donné à l'i.istant même. Nous devions faire, en chassant, le tour de la ville, et revenir au bord du lac, où une barque nous attendrait.

Alors, comme d'habitude, la caravane se divisa.

Chancel, Alexandre, Maquet et moi primes nos fusils.

Giraud, Desbarolles et Boulanger prirent leurs crayi

La ville leur promettait force croquis, la campag annonçait force Gibier; nous les laissâmes en ville mes la campagne.

Nous sortîmes par une porte taillée dans une h ute muraille, dans une muraille où Cohorn et Va b amals rien eu à faire.

Bizerte est fortifiée au dix-neuvième ai

Ptolémais au douzième.

Nous primes à gauche et gravîmes une montagne, au milieu d'un cimetière turc. Des turbans placi e des

tombes désignaient celles gui enfermaienl I nommes.

Au fur et à mesure que n ms, la mer se dérou-

lait devant nous, calme. Immi e et d<

Le Véloce était le «e;il point noir qui tachât son miroir d'azur.

A peine avions-nous fait cent pas. qu'il nous était déjà parti deux vols de pe

Chancel tira, e i ne. Elle appartenait à une espèce

qui se rappro Je notre •uge.

Le pays pj ultlvé, fertile, et tout parsemé

. Oasqnel clques

c.s alla

lure 11 la

tilles.

. s'en-

u galop, ou

D ileux heuuics cinq ou

de uolre guide,

l relie de notre ment : deux mangeâmes vers le

\andre, qui

i.lus grande ■ .iuhI-

F.n un îolles.

■ ment

■ us au

•gardaient ilu haut de la terrasse, ne - de sauter

je me .taquet

Irolt et

dt blet is gardei

• lune.

la rade : c'était le Monttzvma, commande par le capitaine nano.

ue du port était splendlde. Quoique nous fussions au mure, le temps était magnifique. Nous étions ancrés •n face la Goulette. Devant nous s étendait une longue et mince jetée sur laquelle s allongeait une caravane de mulets et de chameaux Au de.a de cette jetée, s'étendait le rémité du lac. Tunis la blanche comme lent les Turcs eux-mêmes, montait en amphithéâtre, de manière que les demie] is se découpassent sur

■ du ciel.

s'élevaient le fort de l'Arsenal et les deux pitons de Bou-Kournein.

A droite, blanchissait la chapelle Saint-Louis, et s'avançait le i ap Cannage.

Derrière nous, de l'autre côté de la rade, surgissaient les gnes d> plomb, masses sombres et bi or les-

quelles on n'apercevait pas la moindre trace de végétation. Nuire canonnade avait donné réveil, non pas encore à la ville, elle était trop éloignée pour que non- -avoir

ce qui s'y passait : mais à la Goulette. espèce de fort a» de sentinelle perdue, qui reconnaît les vais-eaux au nom de Tunis

barque se détachait de la jetée et venait a nous à • ;• était montée par monsieur Gaapari, notre consul.

, îri est un homme charmant. Jeté depuis de l'autre côté de la Méditerranée, il est la proviqui viennent, ou pour affaire de commerce intalsle, à Tunis. Quant a lui. I antiquaire: 11 vit entre les souvenirs antti :x du entre Union et sain! r.ou:s. entre Appien et

nous fussions d'arriver à Tunis, n y avait quelques formalités à remplir. D'abord, le commandant Béi.n.l : visite ni commandant d'Ornant), son so-

ir Le rélorc. quoique dune assez belle taille quand il sillonnait solitairement cette grande nappe d'azur qu'on appelle la Méditerranée, le Yéloee n'était qu'un enfant prés an Mentionna.

les donc que l'on commémorait par déjeuner à bord du Yfloce . puis, deux barques se détacheebot : l'une, qui conduirait le commandant i bord du Montt :u»io . l'antre, qui nous conduirait à la Goulette.

irions le capitaine en visitant les antiquités de monsieur t'.asparl, et en essayant de tirer quelques Damans.

.ux. aux ailes rouges, étaient l'objet .1. nil.it ion depuis que je les avals vus, pour la première la veille, sur le lac de Bizerte.

Ils nous annonçaient l'Egypte.

- le déjeuner tant que nous primes , mais bord d un Pàtinient de guerre, et si nous parvînmes a gagner cinq mlnu np

nous mettions le pied dans la bannie, i- emmenait a la Goulette.

l'n quart d'heure après, monsi.ui Gasparl nous

de Champagne, son marasquin de Zara et son i - iiio de Florence.

ie de la Goulette éta une singulière ilérep

i! est impossible de se faire un. m ette populatli u qui en [nais i .'tic av.im-i llle.

ippa l plus, .e lut la milice tunisienne ■ un homme de progrès comme chacun sait, i t il voulu être gardé par une armé.- .i l'Instar de tre.

etti nmée. 11 ne fallait que dam mn uni mai

se procarer les mut llle paires de pantalon

;ii: Il nés.

i tnoyi nne de . inq pieds qua'v

■i naire de l'homme.

est , us i api i. iiu\ que la crolsids

Issal de ri ir ,t la . avait huit mil!. i eu près dont la

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li M,-i pi

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