‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 247 sur 283 · I.e moyen apparent d'arriver a ce but est assez étrange · texte numérisé non relu

I.e moyen apparent d'arriver a ce but est assez étrange

A cent pas du petit village qu il habile est un rocher présentant une pente inclinée o rocher a soixante pieds de haut a peu près.

les femmes qui veulent obtenir de Dieu la faveur de deventr le, ondes se laissent glis-e, e : (ois du haut du

rocher a terre :

Cinq lois sur le venu, ,

Cinq fois sur le dos.

Cinq fois sur le coté gain le

Cinq fois sur le côté droit,

VA cinq fois la tête en bas.

Puis, cette opération accomplie, les giisseuses passent une heure en prière avec le marabout, et, si elles sont

i. is r loties n i - rare que le charme ne soit rompu

et qu'elles ne rentrent pas chez elle-, e mtes.

Cette fols Giraud nous accompagnait dans notre excursion, il avait â grand'peine Lu De barolles, Boulanger, Alexandre, Chancel et Maquet courir les rues de Tunis :

Giraud, outre ses .e ta veille une

aventure sur laquelle noui reviendrons! mais il s'agissait

de me reluire service en in i m.,, muant, et Giraud, pour

me vendre service, aurait envoyé i oener louies les

ivent mes de la terre.

Nous étions dans ! cabriolet : iporte, que le postillon arabe conduisait a la Daumonl ■ n une heure et demie, nous eûmes joint le village,

i.a, première chose qui nous al trt fut un char-

i la porte duquel un Arabe se e ait debout, cau-

miii avec un autre Arabe assis et fuman ; le tableau était

tout, composé, Giraud prit son album et copia ce Decamps

,.u naturel.

l'en. lent .e temps nous prenions une tasse de café dans i Intérieur de la maison.

i de Giraud fini, le cabriolet dételé, le clu

- i ai déminâmes i pied vers le ,

"'•" eue ir ; pi,,, nous avancions, plus nous prenions le

précautions pour ne pas être vus, enfin, i s arrivant

face de la pierre sainte.

| i femmes étaient en train de se laisser glisser une d elles en était à ses cinq derniers tours, et glissait la tête en bas.

Nous comprîmes alors les précauti pie Laporte avait

prises pour que nous ne tussions pas vus.

Eu effet, a peine les pèlerines non e nt-elles aperçus

qu'elles se sauvèrent en poussant de grands

Nous avions commis une espèce de s. il s agissait

de tranquilliser ces dames, dont les en- n étaient pas sans danger, surtout pour des giaours. Lapone leur dépêcha un berger qui gardait ses chèvres aux environs, et qui fut Chargé de leur dire que les trois individus qui venaient de les déranger dans leurs dévotions étaient l'un le consul de France, l'autre un grand peintre, le troisième un grand médecin.

On devine que c'était moi le grand médecin.

Les mauresques ne répondirent rien, mais elles cessèrent de crier, ce qui était déjà une demi-victoire.

Puis, au bout d'une ou deux minutes, nous les vîmes apparaître sur un autre point, nous regardant à l'angle d'une maison, ce qui était une victoire complète.

Mais il était évident que, comme des oiseaux qui viennent d!e abattre et qui ont, à peine replié leurs ailes, elles allaient s'envoler au premier mouvement que nous ferions

Aussi ne fîmes-nous aucun mouvement.

Giraud s'assit et commença à dessiner une vue du village. au-dessus des terrasses duquel nous apercevions la mer au loin : nappe d'azur tachée de points blancs.

— Ali : madame, madame, que les femmes sont bien les mêmes partout! Quand nos mauresques virent que nous n'avions plus l'air de nous occuper d'elles, elles parurent mourir d'envie de s'occuper de nous.

Elles s'approchèrent peu à peu par un détour, et vinrent regarder par-dessus l'épaule de Giraud.

Leur joie lut grande en reconnaissant la silhouette de leur village, qui commençait a se modeler sur le papier.

Mais cette joie se manifesta par des éclats de rire qui eussent fait honneur à un quadrille de grisettes de la rue de lu Harpe, quand elles virent échue sous le crayon de Giraud le rocher miraculeux, et quand elles se virent Blles-mêmes. dans les différentes postures voulues par l'erdonnance, glisser à la surface du rocher,

le gue-là nos visiteuses étaient demeurées voilées; mais peu à peu un œil apparut, puis l'autre œil, puis le nez, puis la bouche aux dents de perles, puis tout le visage.

M y avait trois de nos glisseuses qui étaient charnu

La quatrième, qui était une femme de trente ans. était jaune et malade, ses pieds et ses jambes paraissaient;

Laporte lui adressa quelques mots arabes, qui firent fuir ses trois compagnes; mais elle demeura et ni

La pauvre femme avait pris au sérieux ce qu'on lui avait dit de ma science médicale, et elle désirait une consultation.

Je lui pris la main, qu'elle m'abandonna sans résistance; je lui tat n le pouls, elle avait la fièvre.

trois autres jeunes femmes i irochées pen-

dant n. consultation; cette confiance de !. i tgne en

moi avait éveillé leur confiance, cites avalent repris leurs

rires craintifs, qui semblaient i l r

qu'elles paraissaient vou leurs mains ap-

puyées sur leur bouche.

La plus ieune des | [l'aval eus douze ans.

ti .tuit Impossible i fût mariéi oi ait la Jeu-

nesse échappant i l'enfance, la fleur enceve en

bouton.

En effet elle n ut ni en puissance de mari ni même en puissance d'an

Kilo vénal BJ le ' rollfique en amateur.

ivutétri alssalt-elle l'histoire de la vierge Marie et

la poétique légende de la colombe.

E DFMAS H L'

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Je lu

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^Hpoe de leu,

be Qui habite a Solanian, petite ville située a sept os - ■ "iiserve encore la i mai-

Rien u est plus disgracieux et plus infect qu ni i i me-

iiuirs de Tunis ; la ville s'échappe au dehors

urulens, d'un aspect nnm..ml.-. d'une mleur

'élide i uide échelle, applique a une

ville de cent mille ànics au lieu d'être applique » un

me.

ux autorités de Tunis sut la féti- ,11,(i " sur ii nécessité d'en purger a ville

qu elles s'en garderaient bien attendu 'lue " eui sauvegarde contre la peste soit •

unes la campagne aussi promptement nue "possible. '

ite presque déserte: nul i Igné sa propriété; ce n'est pas la i"ti-n>e qui rend la terre Inféconde ne lemps en temps on volt surgir au milieu di mais eux-mêmes sont vieux m- on ne plante plus, seulement on ■ pas

; -livre du temps, et le temp- rail son

«uai - ,i heure de marche nous arrl- '■"" "la,n as limes une halte r„ calé

mjours une i bose charmante pour I B il y a un arbre dans la plame il va - v s'j appuie ave,- un

-. heureu mbre el de blanc ma - ,,„,

" dune allure si pittoresq mendiant est si bien drai - hall-

est si Bèremenl campé sur sa monture

-i .u- nous omment la religion détend de pelmlr. des

; *ys où limage de I homme

n i image de

XoUS " ' PO '• • .lé: en Vfi

' - rois ,,.■■ |our „, ,„.

mnosall seulement d'Alexandre d< Des

I i de mol

I is pu arracher, pour cette fols, Olraud aux vues de Tunis.

v ; retrouver sur le Montéiun

,a"ie ' """' °" "l" - ayant invii , „„ ,

dtner e son nous continuâmes notre route .< bled le fusil sur l'épaule: la campagne commençait a prendre' un lue les sillons du terrain blaienl

erres des , „■- par de* rei

l mps de grands aqu< lu - m de •■ u - dont me mata brisé la tête et l< torse

m au milieu de ses ru

i "... de faire une excursion dans

urnez une douzaine de pages, et vous noui

i int vers le Vontésuma mais

■ on m en voudrait si arrivant sui

'mue. je ne disais pas un m.

n ils pas, ne fût-ce qu h

d'Annibàl el fl ! sali I

i . . Itagi bien entendu, I 1 !• nne, la Carthage d Annlbal I . rivah

e toute i inte

el l'origine tabu »e lui ont faite les aichéologu . jtle.

n logues

perdue i nuit

, Nll.ll- ,|1, .,

■ ■ lai là chose i

- fut rondi

main; Cartli

levi 'l'i un axiome

onnu, di i . .pi en disent

le lumli i.

.,ii. s la mon

i i son pro-

LE VELOCE

Bt l'autorité souveraine, poignarde Sicliée, mari de sa sœur, qui, en sa qualité de grand prêtre d'Hen nie, posd'immenses richesses, et tente de s'emparer de ses richesses. Mais Didon prend les devans, charge les trésors du défunt sur nu vaisseau, s'y réfugie, accompagnée de quelques grands du royaume et d'une ti qui lui est demeurée fidèle, touche a Chypre remet à la

voile, se dirige vers l'Afrique, prend terre à Utiqu

Die tyrienne, y est accueillie comme une sœur et comme une reine à la fois par les habitans, et achète d'eux, sur l'endroit de la plage qui lui conviendra le mieux, tout i espace que pourra entourer le cuir d'un taureau.

Le marché conclu, Didon fait tuer le plu? fort taureau qu'elle peut trouver, découpe sa peau en courroies aussi déliées que possible, et décrit par ce stratagème, moitié au bord du lac, moitié sur le rivage de la mer, uni cil rence spacieuse qui devient le berceau de la nouvelle ville, de Kartha-Haddad.

.Malheureusement pour la poésie, ou peut-être pour l'histoire, il y a 200 ans de différence entre la fondation 'le? archéologues et celle de Virgile, la Carthage des archéo ? remontant à 1059 ans avant Jésus-Christ, celle de Vir gile datant seulement de 88-2 ans avant l'ère vulgaire.

Il est vrai qu'Appien trouve moyen de donner raison â tout le monde. Selon lui, Didon trouva Carihage loute bâtie, et ne fit que donner un nouvel éclat â la ville, en y ijoutant un quartier nouveau qui prit le nom de Byrsa.

Or Bjjrsa, en grec, veut dire cuir; la tradition du taureau racontée par Virgile dans ces deux vers, était .1. .nebien réelle :

Mercatique solum facti de Domine Byrsam

Taurino quantum possent circumdare tergo.

Le poète a donc pour lui Atjpien.

.Mais il a contre lui Polybe, DiodOre, Strabon, Pausanias, lesquels ne disent pas un mot de toute cette poétique histoire.

Maintenant. Cartilage bâtie, Didon reine, c'est le moment où, selon Virgile, arrive Enèe, où commencent les amours du fugitif ave, la belle Elise, amour? suivis d'ingratitude, ititude suivie de la mort.

Didon se frappe sur un bûcher dressé à l'endroit où s'élève aujourd'hui le cap Carthage, et meurt les yeux fixés sur le navire qui entraine son infidèle amant, eu prédisant la rivalité future de Carthage et de Rome.

Justin, de son côté, donne une autre cause à la mort de Didon: Jarhas. roi des Gétules, peuple voisin de la nouvelle colonie; Jarbas, frappé de la beauté de la T> i aspire a devenir son époux, mais n'obtient délie qu'un refus. Alors il menace la colonie naissante, marche a la tète d'une armée contre Kartha-Haddad. Didon voit qu'il lui faut choisir entre la ruine de son peuple ou la douleur d'épouser un homme qu'elle déteste. Elle a Ina rit son nom parmi les fondatrices de villes, c'est assez pour sa gloire; elle a aimé, c'est assez pour son bonheur: elle se résout à mourir, a mourir dans sa jeune--. . Unis sa beauté; elle demande a Jarbas un délai pour apaiser par des prières l'ombre de son premier époux, et, ci délai expiré, elle monte sur un bûcher prépare par ses ordre-. tire un poignard caché sous sa robe et se tue.

Elise était le véritable nom de la fille de Bélus. Union

n'était qu'une êpithète. Didon veut dire errante, et les voyages de la belle Elise ont suffisamment iii?tiiié son surnom.

Maintenant, selon tonte probabilité, cette Carihage primitive, cetti Carthage tyrienne s'étendait du lac de Tunis aux saline? de soukara, des salines de Soukara au cap Kamar, du i ap Kainar au cap Carihage. .lu cap Carthage à la Gouleiie, de la Goulette au poraM di < pari que dous venons d'indiquer, c'est-à-dire a l'endroit ">i -..ni aujourd'hui les Puits

l'eu a peu cette ville eut un territoire, peu i peu encore ce territoire s'agrandit : sur la façon dont se tu ce! agrandissement, nul ne sait rien; les livres carthaginois qui flattaient des premiers temps de la puissance punique furent il est vrai, trouvés par les Romains loi'? de la prise de Carthage; mai? les Romains, dans ee dédain profond de tout ce qui n'était pas eux, abandonnèrent es livres au roi

vies Numides, a .Ma-?in i -sa l'ai' ordre de Succession, < elivres furent transmis a lliemsal II, qui régnait sur la Numidie l'an 105 avant le Christ. Enfla, - : réieur

en Afrique, les retrouve huit ans aines, en rassemblant des matériaux pour sa Guerre de Jugurtha . il se le- fait expliquer, en tire quelques renseignemens sur le sol, sur les

tribus qui l avrent, et les abandonne comme inutiles.

A partir de ce moment, ces livres -ont perdus. Voilà donc tout ce que nous savons de i Carihage se mêle a l'histoire positivi 546 I

Christ, c'est-à-dire du temps de Cyrus

Elle conclut un traiti .

a- après, elle s'allii aux Etrusques

Puis viennent le règne II U ?, faite en Sard.n-

-oii bannissement, son retour a carthage mais en mi . son îetour a Carthage qu'il i qu'il prend.

lài 52i. il tombe, au milieu d'un tentative de tyrannie Magon le Grand lui succède, tige robuste qui donnera onze !"i-ies rejetons, lesquels civiliseronl el agrandiron

que Cambyse tente inutll menl de conquérir les

li iens se rappelant que le? Cai I .- sont leurs

• et refusant de fournir des vaisseau: .. ce conquérant lé, (lue le simoun attend, que les sables réclament,

Jusqu'en 509, Rome et carihage s'ignorent, pour ainsi i une grandit sur une rive de la Méditerranée, que l'ombre de l'une s'étende jusqu'à l'autre

En 509. l'an premier de la république romaine, un traité de commerce se conclut entre les deux puissances.

Cherchez dans Polybe et vous le trouverez textuellement ervé m bout de deux mille quatre cents ans.

Rien en Gaule, rien en Ligurie Marseille en ferme les portes a Carthage; la tille de Phocée est jalouse de la fille de Tyr.

En effet, Carthage est déjà une rude exploratrice ; elle regorge d'ailleurs d'habitans qu'il faut éparpiller sur le inonde. Hannon part avei soixante vaisseaux, trente mille colons libyo-phéh'iciens l'accompagnent Des villes seront bâties tout le long du littoral de i Afrique, depuis les colonnes d'Hercule jusqu'à Cerné, jusqu'à Cerné qui est aussi éloignée des colonnes d'Hercule que le? colonnes d'Hercule le sont de Carthage, ce qui indiquerait que le voyage d'Hannon s'est étendu jusqu au cap Blanc et peut-être même jusqu'au Sénégal.

Ce n'est pas le tout; en même temps que celle d'Hannon, une 5-utre expédition part, elle est commandée par Imiléon, son frère ; aux colonnes d'Hercule, les deux flottes se séparent, et, tandis qu'Hannon s'avartee vers le midi, .Imiléon s'aventure vers le nord, visite les côtes d'Espagne et de là Gaule, reconnaît la Manche, et arrive aux îles Cassi térides, les Sorlingues modernes, situées au sud-ou. l'Angleterre.

Que fait Rome pendant ce temps? Elle lutte contre Poi senna, elle se débat pour conserver son petil territoire. Qui eût dit alors aux Carthaginois qu'un jour le? Romains passeraient la charrue sur leur capitale les eût bien étonnés.

Le monde occidental découvert, les Carthaginois y fondent leur commerce. Dix ans après le voyage d Imiléon, il- ont une Hotte dans la Baltique; ces intrépides marchands vont demander de l'ambre aux rivages de la Suède et de la Scandinave. Celui de la Sicile ne leur parait ni assez beau m assez abondant.

C'est qu'aussi la Sicile leur est et leur sera fatale, c'est la que, le jour même de la bataille de Salamine, ils sont taillés en pièces et perdent, au dire de Diodore de Sicile, trois cent mille hommes, tant tués que prisonniers! Les prisonniers, au nombre de deux cent mille, vont travailler aux embellissemens d'Agrigenle et de Syracuse.

Diodore ajoute que. pendant soixante ans, les Carthaginois ne tentèrent plus rien contre la Sicile: cela se conçoit.

Il va sans dire que nous n'admettons pas plus ces grands mouvemens d'hommes, que Voltaire n'admet les armées innombrables de Saul, d'Holopherne et, de Sisara

Cependant la Sicile les attire, comme tout but fatal attire les cités ou les hommes que Dieu a condamnés

En 390, les Carthaginois assiégen! Syracuse; la peste et. une sortie Lui coûtent cent cinquante mille hommes

La guerre dure ainsi pendant plus de cent ans

Enfin. Rome, qui 'étend de son côte comme Ca > du Sien, rencontre sa rivale a Messine.

Une fois aux prise, les deux colosses ne s. qui plu? que l'un des deux n an renversé l'autre ms ce mu eiait i arthage a cette êpoqui

Carihage s étendait depuis les autels .1 ius

.iu .m promontoire d'Hercule, < i -

Syrte jusqu'aux île? Canaries. I.- td ' .vient

la grand, chaîne de l'Atlas.

Nous av.. n? .in comment Hani Ole

nies sur le rivage de n icé m

Disons comment, sue la " êe, elle s'était étendue

sur la grande syrte.

Xous avons parlé des démêlés d il fut convenu entre mol ênéens que

a, n- leunes gens p le < s rêne pour aller a i ar

!,, i, i leux autres

jeunes gens parti d l our i c i Cyi èi

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