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de raconter Cable, mais la -bas elle a toute la consisllté.
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IK.ur moi; près du Montézuma le Vtloce avait 1 air dune cnaloi
11 y avait en eflet une différence de cent quatre-vingts chevaux entre les deux bàtimens.
Mon ■ d'Ornano nous reçut avec la gracieuse
du marin.
Nous trot son bord monsieur et madame Rous-
sieur et madame Cotelle. monsieur et madame de Sainte-Marie.
Nous n avons point encore parlé de ces deux compatriou-s a nous que noue avions déjà entrevus au Consolai, et avec lesquels le commandant du Montézuma avait la gracieuse taire faire plus ample connaissance.
Madame de Saïnte-Marle est une charmante Parisienne exilée dans la pairie de Didon par suite de la mission confiée à son mari |>ar le gouvernement français.
3 ■ m ,- Marie e-t capitaine du génie chargé ■ r un plan de la Régence : il habite Tunis depuis 6 ou S ans.
Les Turcs n'aiment pas beaucoup ces pérégrinations scientifique- au milieu de - . ils ne croient jamais que ce soit par un simple désir de fane faire un pas de ; la science qu'un gouvernement charge un homme de tracer sur le papier, a laide d'instrumens Inconnus, des telles il- ne comprennent rien.
Cependant le respect, et. je dirai plus, l'affection pour les Français est telle dans cette partie de l'Afrique, que le bej régnant donna toute autorisation à monsieur de - Marie de li ans
Il le lit même, pour plus grande sûreté, accompagner d un mamelii- k porteur d'un axa
mameluck. et surtout avec sa volonté inviu, I ble. avec son courage inoui. monsieur de Sainte-Marie accomplit des voyages fabuleux
De temps en temps 11 disparaît avec son Arabe, on n'entend plus parler do lui pendant cinq ou six mois, puis, au bout de six mois, il frappe un beau Jour ou une belle nuit à sa porte
11 arrive du Djebel-Auctar ou du Djebel-Korra
Il a découvert des lacs inconnus, des montagnes ignorées, des peuplade; dont le bey de Tunis ne sait pas lui-même ma
Sa femme lui demande s'il a couru de grands dangers
Sainte-Marie hausse les éltiules
C est que pour cet homme, dont le danger est devenu la vie. il n y a plus de danger.
C'est par son mameluck qu'on apprend -les luttes qu'il a soutenues. ma'll a faites, les blessures qu'il a
reçues, lui D'en dit jamais rien.
i! re.ste deux ou trois mots a Tunis.
un beau matin il disparaît encore pour ne reparaître \ ou huit m près r-i disparition.
heureuseniei t a Tunis entre deux é'
Le déjeuner fut excellent : le mal de mer kt bien sou effet Lapone et Maquet nous regardèrent faire.
11 e-( vrai que. com la ourse nous avait creuse
mac et le vent algulsi U un aaset loi
tacle que celui de notre repas
après le déjeuner, le capitaine ne sa- haut quelle dl tlon offrir a, ces dames, leur proposa de tirer le ration en l'honneur de- Parisiennes.
On descendit dans la baiterie de trente-six, on chargea les mes lirent feu avec un courage plus que
masculin,
(eu? m. dlrez-voifS. madame. — Oui, firent feu feu de leurs blanches mains, d.- leurs mains déll< al i omme des arti ' munés, sans détourner la tête.
sans se boucher les oreilles
nsiennes, qui jetez de charmans
' eflt Quand, sur un de nos théâtres de drame.
si • un pistolet de poche, venez A
•i hoir ,ie -i\ mois TOUS tireret le canon et quel
rien que cela
Si i cet exercice, il fallait que. comme
le La terre, il eût une fin.
prîmes congé du , oui mandant du noumes dans nos barques, et îmus unis
-j au-si eilmes-nous quelque
le Goulet, mais une fols dans le car -ur le lac. 11 ne fut plus question ni de
la rame, tout en envoyant des balles enlèTeol au-dessus des sauit n unie des oiseaux funèbres
avec nos compagnes fran i ous aurions pu nous croire ■ Ions pas eu Tunis en per
Lint sur le mole, nous filmes reçus par
LE VELt ICE
Gl
lin'aire de Juifs i : lie coton et île cl
hurlans.
Les Juifs en voulaient à notre bourse, tes chiens à notre Chair, deux choses que nous étions bien décidés A disputer aux Juifs et au* i luens
Non- rentrâmes au consulat sans encombre mais c'est au consulat que le danger nous attendait
La cour du consulat était changée en bazar
Nos emplettes de la veille avaient fait bruit.
Joailliers, marchands de ceintures, mari h.inJ- de tapis, marchands d'étoffes, marchands de miroirs marchands de fusils de poignards et de pistolet* guettaient notre retour. marchandise étalée.
il y avait bien un improvisateur arabe qui racontait des histoires, comme Levassor au Jardin d'hiver raconte ses
t Ici Osons.
il y avait bien .1 ms i -mine je l'ai déjà dit, cette
admirable figure du • tëd pi i .! 1Ue ses
en n! grands et torts comme deux Géorgiens se tenaient debout près dé lui ihaaroram , .
pour leur pèle et qui défend, a quelque âge qu'ilaus entans de s'asseoir devant leur ,
il y avait bien encore le café, i.i fumée odorante des col-
■■ et fie ru» ■ • les Barbets et le
tout cela ne donnait qu'un plus vu attrait a le -
Tour cela suis compter l'histoire du Prince bharinai
Le prince Charmant approcha le miroir do son visage.
A peine parûmes-nous à la porte, que toute la volée fondit sur nous : sans nos deux janissaires nous étions mis en pièces.
Nous criâmes à tue-tête que le consulat était lieu d'asile ; Luporte vint à notre secours.
Il fut convenu qu'on nous donnerait un sursis jusqu'au lendemain matin, le soir nous appartiendrait, mais le lendemain nous appartiendrions aux industriels tunisiens.
Chacun laissa son paquet à sa place, le tout sous la sauvegarde de l'honneur français.
Il était huit heures, le bal s'ouvrait à neuf, Laporte avait juste le temps de faire éclairer ses salmis, et nous de passer nos habits.
A neuf heures, un orchestre français jouait des quadrilles et des polkas.
Trente ou quarante danseuses, en robes de gaze et en robes de satin, balançaient de leur mieux avec trente ou quarante danseurs eu habits noirs et, en pantalons noire.
Cinq ou six Turcs, avec leurs I i splendides
costumes, immobiles et ieS Jambes croisées dans un coin semblaient une partie de masques égarée dans une fête parisienne
Il ? avait bien quelques petits accessoires qui rappelaient Tunis, comme un parquet en faïence, avec lequel, en dansant une polka, Alexandre fit, une connais-anoe aussi intime que possible.
Ah madame! vous qui avez tant d'esprit que les Min une Mais font vos délices et les ..mes de Perrault votre joie; — ah madame! je suis sûr que vous ne conn pas l'histoire du prince Charmant, que me racontait notre improvisateur arabe, tandis que nos compagnons posaient à qui mieux mieux.
Je vais vous la raconter madame, mais qne je serai loin de vous la raconte! comme la racontait Hassan-beo-Mahmoud-Djélouli, et comme me ta traduisait Rouman au fur et à mesure qu il la ra ont lit
■ il n.'Hiuit un jour a Tunis un prince si laid, .m laid, s!
laid, qu en voyant cette laideur chacun d'un commun leoord i appela Bou-Ezzhi, — c'est a dire le prince i haï
■ Seulement, par une précaution bien entendue, et pi due le pauvre prince, trompé par son nom. ne sût jamais < quoi s'en tenir .sur lui-même, le 1 tni défendit peine de mort I qui que i mais mettre un miroir aux mains du prince son Sis, et d'en jamais laisser traîner
,i la portée de se- m
Le prince gagna a E content de i m même,
ftge de vingt ans: il se croyait le plus beau des je gens de toute la régence, et les courtisan» se garda ien bien de le >i
« Malheur' m emenl le bej régnant mourut laissant li Ui i. ,i son mis. et malheureusement encore, tomme le ;