‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 250 sur 283 · MAS ILL · texte numérisé non relu

MAS ILL

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falrf pousser

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. Il fit donc demander un !

a était ou e arrivé tout

récemraer, euse ordonnance

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lr aux mains du

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temps

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. H , miroir, comme nous

r de son visage, n. lu du palais a la porte

s'arra-

nt ne se fallait pas d'illusion, il se

m même Instruit où il se vit et on i! icn ses traits que le

me nous l'avons «lit ; r, il plein int le

prli

dant loute la matinée, en pleura

tit cette ré- I pas. et 'i ivrlrait alors aux yeux les lmperfec-

rer, el en cessant ae .irbe

mais néanmoins.

it plus que len imèrement,

■ monder ix.iir le lu il avait prise a son malheur.

t lallon rnmme le prince. Il

pleurait plus fort que la veille, et il avait arraché le tiers de sa barbe.

• pHnrc tenta de lo consoler, mais plus le priai • h mnmolouck, plus le

m lui en l'invitant .1 appi nu

> il le r.e prince Charmant

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vous savez que c'est surtout lorsqu" Alexandre est maussade andre a de l'esprit.

Iians tous les pays du monde, même a Tunis, il y a des femmes qui font tapisserie tandis que les autres dansent.

I saurs, femmes de deux négocions de Tunis, mo-

de beauté turque, pouvant peser, 1 une deux cents

\itre cent cinquante, étaient restées trois contre-

s danser.

Laporte, qui tenait à ce que tout le monde s'amusât, alla

trouver Alexandre et le pria d'inviter 1 une des deux sœurs.

tandis que lui-même inviterait l'autre.

onsentlt en grommelant.

— Laquelle invitez-vous alors? demanda Laporte.

— Celle où il y en a le moins, répondit Alexandre.

• danse. Rousseau lui montra une charmante jeune personne qui. au milieu de la joie de tous, gardait •Nain air mélancolique qui lui allait à ravir.

— En bien ? demanda Alexandre. %

— Eh bien! vous voyez cette jeune fille?

— Oui

!Ul est si Jolie?

ni est si jolie ; je la vois.

— Qui est si distinguée?

— Qui est si distinguée: api

— Eh bien ! son père est aux galères.

— Ah : s écria Alexandre, pourquoi ne l'a-t-on pas invité au bal ? il ne serait pas venu, et la politesse eût été faite

On aurait d'autant mieux pu inviter le brave homme qu'il n'y avait rien d'infamant dans son fait, et qu'il purgeait sur les galères de Son Altesse un vieux reliquat de uion.

Demain, à quatre heures, grand diner donné à vos amis, ■ consuls des douze puissances qui ont représentons à Tunis, et par tous les négoclans euro-

eul consul de la présence duquel nous ne Jouirons 5l sir Thomas Ride, consul d'Angleterre, un des geôliers de Napoléon à Sainte Hélène.

Je ne sais pas si c'est lui qui ne volt pas ses collègues ou si ce sont ses collègues qui ne le volent pas.

Je ci ment que ce sont ses collègues qui ne le

volent pas.

Le soir, grand bal en notre honneur au consulat de Sar- ( la igné.

ige que vous n'eussiez Jamais cru. madame, que l'on dansât avec tant d'acharnement à Tunis.

HADJ' YOVXIS

dans notre excursion hors des murs de Tunis, - i fâcheux se trouve l'agriculture.

dire que c'est la faute des hommes et non

•ses.

e d'Afrique, que nous ni us figurons être un banc

que. cette terre d'Afrique, qui a plus de

clnquai [ans I intérieur des terres, rontinue d'être

la f.r u nourrissait Rome et 1 Italie. Son

grand êcheresse; aussi, quand la sécheresse

t Ile dans ; an dernier, aux

rs el d'avril, c'est-à-dire au temps de la "geimi-

eut sécher

• Tes furent ordonnées dans les mosturent impuissantes; ordre fut donné aux - et aux églises chrétiennes de suivre re les juifs < t les gia.'Urs de l<-ur Dieu .e que les vrais croyans ne Pouvais r du leur. Malheureusement le ciel resta

ns furent établies : bannières juives. •unes bannières musulmanes réunies .nr !-' Plu • do la faim, se mon-

de Tunis, S.H - ••[•tenir aucun résultat, ci. I. - unes \' i \u ii. u >\ mi I

ut grave; le bey assembla son divan, et l'on I . aui un doute la dépra-

allun

m rassembla toutes les filles a religion Israélite, et on les fil

renouveler tous les jours 1 eur, satisfait du châtiment.

19 li ville.

LE VË1 OCE

Lue >le ce- Biles vivait avec un chrétien, La justice turque ne pouvait il l'atteindre, le consulat de I rance La protégeant ; mal! il un mari : le mari fut pri> et fouetté à sa place.

Soit hasard, soit qu'effectivement ce châtiment public fût

agréable au Seigneur, au bout de trois jours la pluie tomba

et la sécheresse disparut.

Le bey se promet bien â l'avenir de ne point négliger en

pareille circonstance un moyen qui a si bien réussi.

tu visitant le bazar, nous avions oublié de visiter le magasin de poudre d or. Nous réparâmes cet oubli. Cette poudre d'or, qui est le principal moyen d'échange avec les tribus de l'intérieur de l'Afrique, se récolte au sud de Tuggurt. Le marchand que nous interrogeâmes avait fait plusieurs fois en personne cette précieuse moisson.

Cette poudre d'or, qui se recueille dans le désert, est invisible le jour, le sable, tant que le soleil brille, ne présentant aucune différence avec du sable ordinaire; seulement, la nuit, les endroits, qui renferment la poudre d'or deviennent phosphorescens. Malheureusement, avec l'ombre, sortent de leurs trous les cérastes cornus et les scorpions reptiles et insectes dont la morsure et la piqûre sont mortelles; et cela en si grande quantité que, nous disait le marchand dans son langage figuré, le sable est sillonné par leur passage comme si des pêcheurs tussent étendu leurs filets dans le désert.

Les chercheurs de poudre d'or ont au reste trouvé un moyen de braver cérastes et scorpions ; ils parcourent la nuit le désert sur des chameaux qui portent des bottes de cuir et des sacs de charbons plies. Le> bottes de cuir émoussent les dents des vipères et les dards des scorpions, et la poussière de charbon, semée aux endroits phosphores, eus, indique pour le lendemain au jour la mine qu'il faut exploiter.

Ces vipères et ces scorpions ne sont-ils pas les monstres qui défendaient l'approche des trésors antiques?

Nous mari bandâmes une peau de lion, mais on nous la fit un prix fou. Nous crûmes un instant avoir eu la chance de tomber sur le chasseur Lui-même, mais il ne la tenait que de seconde main.

Le lion avait été tué dans les montagnes du Kaf, qui séparent la régence de Tunis de la province de Consfantine.

Cette Indication topographique me rappela Gérard, notre tueur de lions.

Je demandai â l'Arabe s'il le connaissait.

Il le connaissait effectivement sous le même titre que nous-même

Seulement, avec l'exagération qui est la poésie de l'Arabe. quand je lui dis que Gérard avait déjà tué dix lions, il sourit et fit un mouvement de tête.

— Dix, vingt, cent, cinq cents, mille, dit-il.

— Oh : oh : tis -je, c'est beaucoup.

Il fit un autre mouvement

— Mille, répéta-t-il. El maintenant quand il rencontre une lionne mt de la tuer, il lui donne son pied au derrière en lui disant : Va chercher ton mari.

A propos de Guelmah et de Constantine, surtout à propos de Gérard, nous reviendrons sur les histoires de lion. Les Arabes m'en ont raconté d'admirables.

En attendant, consignons un fait caractéristique : il n'y a dans la langue arabe qu'un seul mot pour seigneur et pour lion, SlD

Ainsi, quand Les Arabes appelaient don Rodrigue Sid, il l'appelaient non seulement seigneur, mais encore lion.

En sortant du bazar, nous allâmes visiter le palais de ville du bey Le souvenir le plus récent qui se rattachât à ce monument était l'appartement qu'y avait occupé mon sieur le duc de Montpensier.

Il est vrai que ce souvenir était bien vif; la gracieuse po litesse du prince pendant son séjour, sa générosité à son déiiart, lui avaient fait bon nombre d'amis parmi les com mensaux du palais.

Au reste, rien de remarquable dans ce palais , si ce n'étaient ces mêmes sculptures modernes que j'avais déjà remarquées dan; le tombeau de saint Louis, et qui étalent, comme nous l'avons dit, du pèlerin louai*. Hauj'Yoi-nis

Aussi, à notre retour du consulat, dans le désir que j'avais de me faire faire une chambre an be à Paris, m'informai-je de la demeure de l'artiste. L'adresse donnée, Paul fut chargé de m'amener celui à qui je voulais parler.

L'ne heure après il était au consulat ; un enfant de douze ans l'accompagnait: enfant d'une merveilleuse beauté, qu'au reste tout le monde a pu voir à Saint-Germain pendant l'année qu'il y est resté. II s'appelait Ahmed, abrévlatlf de Mohammed

Quant à lui. c'était un homme de quarante à quarantequatre ans, d'une régularité de traits parfaite, avec de beaux yeux noirs, le nez droit, la barbe blanchissante à l'extrémité

Il êtall mis atec une sorte d'élégance.

Je lui demandai s'il aurai; quoique répugnance à voyager.

il nie répondit que les fi lui étalent chose fami-

lière, ayant été â la Mecquo,

Je lui proposai alors de I aer en France.

Il me montra son fils.

Je lui fis signe que oui.

— Je veux bien aller en France, dit-il.

— Vous avez donc confiance en moi ?

Il me regarda fixement.

— Oui.

— Combien me demandez-vous 1 Il réfléchit un instant.

— Aurai-je l'hospitalité chez toi? me demanda t il

— Tu l'auras.

— Je serai logé et nourri à ma manière?

— Tu feras ta cuisine toi-même, tu arrangeras ta chambre â ton plaisir.

— Eh bien ! tu donneras avant mon départ, et à-compte m mon travail, quatre cents piastres à ma femme (1).

— Je les lui donnerai.

— A moi, tu me donneras quatre piastres par jour.

— Après?

— Deux à mon fils.

— Après ?

— C'est tout.

— Non. ce n'est pas assez. Je te donnerai le double. Il me regarda, puis il regarda le consul. Monsieur Laporte le comprit.

— Il te les donnera, dit-il.

— Tu es donc un seigneur? me demanda H.idj 'Younis.

— Non, mais je suis un homme qui apprécie le talent, et ;ui le paie autant qu'il est en mon pouvoir.

Je vis que l'artiste avait une dernière observation à faire.

— Mais le voyage l fit-il.

— Je m'en charge.

— Alors, dit-il, je suis à toi, sauf la permission de mon seigneur le bey.

— Ah ! diable ! fit Laporte, je n'avais pas songé à cela. C'était en effet le plus difficile. Non seulement le bey

n'aime pas que ses sujets voyagent, de peur que le goût le l'émigration ne leur prenne, mais encore Younis était occupé au moment même où je l'embauchais, à sculpter le tombeau du bey du camp.

Cela nécessitait une négociation; on mit les chevaux au cabriolet, et Laporte et moi partîmes pour le Bardo.

Depuis qu'on m'avait raconté toutes ces terribles histoires d'exécutions que j'ai redites, et surtout celle de ce Chakir, le Bardo m'avait paru revêtir un aspect formidable que je n'avais pas remarqué la première fols

Ce qui n'empêcha point ces terribles boabs d' s'incliner devant nous et de nous ouvrir toutes les portes.

Nous arrivâmes près du bey avec plus de facilité que l'on n'arrive en France près d'un chef de division du ministère de l'intérieur.

Il me reçut à merveille, et s'informa si J'avais encore une bonne nouvelle à lui apprendre.

Laporte lui dit que non, mais que j'avais un a e â. lui

demander.

— Alors la bonne nouvelle est pour moi, fii l bey. Laporte lui exposa mon désir.

Son visage se rembrunit légèrement.

— Mais, dit-il à Laporte, ton ami le savant sait-il lue Younis travaille pour moi ?

Laporte me transmit la question.

— Oui, Altesse, lui répondis-je, mais tu vas comprendre. Tu lui fais faire ton tombeau, moi je veux lui faire faire une chambre. Ma chambre est pour être habitée de mon vivant, ton tombeau n'est que pour être habité après ta mort, tu es naturellement le moins pressé, c'est donc à toi de me céder ton tour.

La réponse parut au bey pleine de logique

— Je te donne Hadj 'Younis, dit-il. aie bien soin* de lui. et renvoie-le-moi le plus tôt possible

Je remerciai le bey avec une effusion bien autrement sincère que lorsqu'il m'avait promis le Nlsham un nous expé- 41a le passeport de Younis, et non-- revînmes au consulat.

Younis. a la vue du passeport, était présente aussi Joyeux que moi. Il était évident que ïl J ivals envie d° l'emmener en France, il avait, lui grande envie 3'j venir.

Comme nous devions partii le urlendemain, je donnai à Sounls ses quatre cen et l'invitai à se tenir

prêt à me suït i

Ce qui lui pend i i c'était Paul, c'était

cet Arabe 'in D Lui la vieil', lai

arabe et lui langu raH chez moi

mieux que chez lui.

• ! Trois rran

ALEXANDHE ULMAô illustre

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sa pen-

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