‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 26 sur 283 · LÉ MAI · texte numérisé non relu

LÉ MAI

\ " tusU notre cicérone m'avait fait

'mu y avait m. règlement de police qui ai rais l intérieur des villes; mais comme nonobstant l'avis, i Inq mil

1 !l ■' l ulemént

rès les résultats, il avait remarqué qu 1s assez

lion tireur, et b'i muer a son profit

la preuve d'adresse que j'avais eu l'imprudence de lui

donner.

1 mandatai mpte, après, avoir

ci- le dîner , plat dans lequel

m.. us n'avions pas pu moi I avions passé

■' M|1'"d - quelques efforts lm-

BtS, y avait renoncé :

— Ces messieurs sont chasseurs? dit notre hôte.

— Ma - comme TOUS avez pu le voir, répondis

— Si ces messi. .ne faire l'honneur de coucher ie leur offrirais pour demain matin une

'ne ils n'en ont jamais vu.

— Farceur : dit Jadin.

— -N imi l'honneur de vo« dire.

toandai-je.

— Une chasse aux macreuse? mit les étangs de Berre • — El ne c'est qu.

— ' w je vous m salmis.

— Et dool Mil pas voulu manger; c'est un joli

il que i m

— ' ' pas pour le gibier | |,, |, ,,,,.,.

— C'est juste, rép i i

— Eh bien, demain, il j . ,1UN Martigues.

11 buts ar-

nt a temps pou. je i,-ni- donnerai une

pour mon cou-. il le de

Berre.

— Vu antre Qoueui lin.

t entendu qui n'avait pas coni; a

— El monsieur, je dis qne, quand vous repasserez par la ville de Bouc, vous ni. .votre chasse.

— Il tient sa ville, dit Ja.lm

— Mais que ferons-nous, d'Ici à ce soir?

— Monsieur n'esi pat artiste' demanda l'aun

ni. ment Jadin

rrir, m..n brave homme.

— Eh bien, monsieur, d'Ici à ce soir, pourra faire une vue du port.

— Tiens l au fait, dis-je à Jadin, voilà notre besogne toute tracée. Moi, je mettrai mes notes au courant, et comme il faut que nous partions demain à cinq heures, nous nous coucherons de bonne heure.

— Comme vous voudrez, dit Jadin ; mais je vous préviens que nous sommes dans un coupe-gorge.

— Eh bieu, c'est convenu, nous restons, dis-je à I aubergiste. Allez faire votre lettre et couvrez nos lits.

-Malgré la prédiction de Jadin, la nuit se passa sans accident. A cinq heures du matin, notre Ilote nous réveilla.

— Eh luen, notre lettre? lui demandai-je.

f a foi. monsieur, dit l'aubergiste, j'ai réfléchi que ce n'était pas aujourd'hui jour de coche, et que. par conséquent, il ne passerait probablement pas de voyageurs dans la ville de Bouc. J'ai fait mettre le cheval a la voiture, j'ai décroché mon fusil, et, si ces messieurs ne me jugent pas indigne de leur société et veulent permettre que je les conduise, je leur offrirai deux places dans la voiture: ils arriveront aux Martigues plus frais et plus dispos que

raient fait la route a pied.

— Eli ! en i fls-je.

— Mon brave homme, dit Jadin en ? approchant de l'aubergis: dois une réparation pour vous avoir mal

— Et faites tirer une bouteille de vin de t'aliors ajou-

rte offrit une prise à Jadin et s'en alla tirer la bouteille demandée.

— Eh bien, que dites-vous de notre hôte? demandai-je à Jadin.

— Mais je le porte dans mon cœur, lui et sa ville

lux minutes après, nous roulions sur la route des Martlgues, où nous arrivâmes au point du jour.

Je n'ai Jamais vu d'aspect plus original que celui de petite ville, placée entre 1 étang de Berre et le canal de Bouc, et bâtie non pas au bord de la mer, m. mer. Martigues est à Venise ce qu'est une charmante paysanne a une grande dame: mais il n'eût fallu qu'un caprice de roi pour faire de la villageoise une rell

.gués fut. assure-t-on, bâti par Marins, i romain, en l'honneur de la prophétesse Martha. qui 1 vait comme chacun sait, lui donna le nom qu'elle porte encore aujourd'hui, l.'êtyniologie peut n'être point inme on le sait, l'étymologte i îles, .elle qui fait éclore les plus étranges fleurs-

Ce qui frappe d abord dans Martigues, c'est sa physionomie joyeuse; ce sont ses rues, toutes coupées de canaux et Jonchées de cyathées et d algues aux senteurs marines ; ce sont ses carrefours, où il y a des barques comme autre part il \ a des .barrettes. Puis, de i sque-

de navire surgissent ; le goudron bout I lient.

ut vaste bateau où tout le monde pèche, les hommes au Blet, les femmes â la ligne, les enfani? a la main on les rues, on pêcb° de dessc pèche

toujours renouvelé et touau même endroit et par I moyens depuis deux mille ans

Et cependant, ce qui est bien humiliant pour l< pu la Miupii. bltants de Ma i

tulle, que. dans le patois provençal, leur no

et, comme, malheureusement, il ne leur est i le moindre ne, ils orr leui repu

première dans toute sa pureté

m ce pas b m qui, vouls une

.i sa serpe sur la 1 . entre lui et le I

un Martigao qui. entrant dans une maison de Mar .-eille. voit pour la première fols UI i he et lui parle familièrement comme on p a un volatile

lion, répond le perroquet avec sa grosse voix de mousquetaire aviné.

— Mille pardons, monsieur, dit le Naittgl t son

bonnet : je vous avais pris pour un oiseau.

■H trois députés martipaos qui. envoç - \i\ tour • r une requête au parlement, se font Indiquer, leur arrivée la demeure du preni lent et

sont introduits dans l'hôtel. Conduits par un huissier, ils . . ; ; émerveille :

. i - ...--. dans le i iblnel nui pré. ode la ii la main vei - la porte il lem ■ ■ et se retire Mai? la porte que leur avait ni.nnissler était fermée hcrnieiiqiieiii.ru par une lourde Lap — ne. ainsi que i était la . outume de l'époque; de sorte i] uc les pauvres dépui. ml entre les larges

la portière, ni clef, ni bouton, ni Issue, s'arrêtèrent très embarrasser et ne sachant comment faire pour

mtre [la ; au bout d'un

Instant, le plus avisé des trois dit:

LE MIDI DE LA FRANCE

— Atténuons que quelqu un entre ou sorte, et nous tarons comme il fera.

L'avis parut bon, lut adopté, et les députés attendirent. Le premier qui vint fut le i bien du sans façon par-dessous le rideau.

Les trois députés se mirent au:-, ôl - quati pattes, passèrent à 1 instar Uu chien, et. tomme leur requête leur fut accordée, leurs concitoyens ne doutèrent pas un instant que ce ne tût à la manière convenable dont ils 1 avaient présentée, plus encore qu'à la justice de la demande, qu'ils devaient leur- prompt et entier succès.

11 y a encore une foule d'autres histoires non moins intéressantes que les précédentes ; par exemple, celle d'un -;io qui. après avoir étudié le mécanisme d'une paire de moucliettes. afin de se rendre compte de l'utilité (le <:e petit ustensile, mouche la chandelle avec ses doigts et proprement la mouchure sur le récipient; mais je craindrais que quelques-unes de ces charmantes anecdotes ne perdissent beaucoup de leur valeur par l'exportation.

Tant il y a que, sur les lieux, elles ont une vogue charmante, et que, depuis l'époque de sa fondation, qui remonte, comme nous l'avons dit. à Marius, Martigues défraye d'histoires et de coq-à-l'âne toutes les villes, libéralité dont, à ce que m'assurait notre aubergiste, elle commence tant soit peu à se lasser.

Martigues a pourtant fourni un saint au calendrier : ce saint est le bienheureux Gérard Tenque. de son vivain êpicier dans la ville de Marius. Etant allé pour son commerce à Jérusalem, il fut indigné des mauvais traitements que les pèlerins éprouvaient dans les saints lieux : dès lors, il résolut de se dévouer au soulagement de ces pieux voyaapres avoir fait à la chrétienté le sacrifice de sa boutique, qui, comme on le voit par le voyage que Gérard avait entrepris, devait avoir une certaine importance. En conséquence, il céda son fonds, réalisa son bien ; puis, faisant, de l'argent que lui rapporta cette double vente, une masse première, il se mit immédiatement en mesure de doubler et de tripler cette masse en allant quêter pour les pauvres, le bourdon à la main, auprès des négociants d'Alexandrie, du Caire, de Jaffa. de Beyrouth et de Damas, avec lesquels il était en relations d'affaires. Dieu bénit son intention et permit qu'elle eût le saint résultat que Gérard s'était proposé. En effet, sa quête ayant été plus abondante qu'il ne l'espérait lui-même. Gérard Tenque fit construire un hospice destiné à recueillir et à héberger tous les chrétiens que leur dévotion pour les saints lieux attirerait en Judée. La première croisade le surprit au milieu de cette pieuse fondation, à laquelle la conquête de Godefroi de Bouillon donna bientôt une immense importance, et dont le- i : les statuts confirmés par lettres de Rome,

devinrent ceux des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem- Ainsi, cet ordre magnifique, qui n'admettait dans ses rangs que des chevaliers de la plus haute noblesse et du plus grand courage, avait eu pour fondateur un pauvre épicier. Dans le partage des reliques qui s'était fait entre les chrétiens après la prise de Jérusalem, Gérard Tenque avait obtenu, pour sa part, la chemise que portail la Vierge le jour où l'ange Gabriel vint la saluer comme mère du Christ. La relique étai' d'autant plus précieuse, que, comme preuve d authenticité, la chemise était marquée d'une M. d'un T et d'une L. ce qui voulait incontestablement dire : » Marie de la tribu de Lêvy. »

Après sa. mort, Gérard Tenque fut canonisé ; aussi, lorsque l'île de Rhodes fut reprise par les fidèles, les chevaliers, qui ne voulaient pas laisser les saints ossements de leur fondateur entre les main? des infidèles, exhumèrent son cercueil et le transférèrent au château de Manosque, dont la seigneurie appartenait à l'ordre de Malte. Là, le commandeur, qui, pour l'incrédulité, était une espèce de saint Thomas, sachant que la c'iemise de la Vierge avait aterrée avec le défont, ht ouvrir le cercueil, afin île s'assurer de l'identité des reliques Qu'on lui donnait en garde : le corps était parfaitement conservé et la chemise était a sa place.

Alors, le commandeur jugea avec beaucoup de sagacité que, puisque le bienheureux Gérard était canonisé, il n'avait pas besoin d'une aussi importante relique que celle qu'il avait accaparée, et qui. après avoir efficacement, sans doute, contribué à son salut, pouvait, non moins efficacement encore, contribuer au salut des autres. Or, comme charité bien ordonnée est de commencer par soimême, le bon commandeur s appropria la chemise, qu'il fit mettre dans une tes belle chasse, et qu'il transporta en son château de Oalissane en Provence, où elle fit force miracles. Au moment de mourir, à son tour, le commandeur, qui naturellement mourait sans postérité, ne voulut pas exposer une si sainte relique à tomber entre les mains de collatéraux, et la légua a la principale église de la ville murée, la plus proche de son château, attendu qu'un si précieux ■ pouvait i>:is être confié à une ville ou-

verte

un comprend que. lorsque la teneur du testament fut connue, il fit un grand bruit dans les cités avoisinantes ; chaque ville envoya ses géomètres, qui mesurèrent, la toise a la main, à quelle distance elle était du château de Calissane. La ville de Berre fut reconnue être celle qui avait les droits les plus incontestables a la sainte relique, et la chemise miraculeuse lui fut adjugée par l'archevêque d Arles, au grand désespoir de Martigues, qui avait perdu d'une demi-toise.

A partir de ce moment, c'est-à-dire de la moil lé ciu xv° siècle, à peu près, la bienheureuse chemise fut exposée tous - le jour de sainte Marie; mais, à l'époque de la Révolution, elle disparut sans qu'on ait jamais pu savoir ce qu'elle était devenue.

Notre hôte achevait justement cette histoire édifiante comme nous arrivions au bord de l'étang de Berre ; nous y mes, non pas une troupe de chasseurs, non pas une réunion de barques, mais une armée et une flotte.

Nui ce hôte connaissait une partie des chasseurs; il n'eut il. .ne pas besoin de se mettre en quête de son cousin, qui, du reste, au milieu de cette multitude, n'aurait pas été facile à retrouver. Chacun lui fit fête et l'invita à venir dans sa barque ; et, comme nous étions avec lui, nous eûmes notre part des invitations ; nous suivîmes sa fortune, et, dans le bateau où il entra, nous entrâmes.

C était, comme je l'ai dit, une véritable flotte. Je comptai quatre-vingts embarcations ; quant aux équipages, je ne pus les énumérer qu'approximativement. Notre canot, qui était un des moins chargés, était monté de six hommes. Au milieu du cercle se distinguait par son pavillon la barque amirale, laquelle, au moyen de signaux, correspondait avec les deux barques qui formaient les deux extrémités du croissant : une ligne de chasseurs se prolongeait, en outre, sur le rivage, et des gamins avec des pistolets se tenaient dans l'étang, ayant de l'eau jusqu'au ventre.

Il était d avance convenu, pour éviter les rixes par lesquelles se terminent presque toujours les parties de plaisir de ce genre, que le gibier serait exactement distribué par chaque bateau. L'amiral, qui était un ancien marin, avait remis une copie de cette décision à chacun des maires assistant a la chasse, et chaque maire l'avait lue à haute v u\ ;. ses administrés; tout le monde avait promis de s'y conformer, puis chacun avait pris sa place avec l'intention de n'en rien faire.

Au premier -coup d'oeil, je compris parfaitement le plan de bataille : la tactique consistant tout bonnement à embrasser l'étang dans toute sa largeur, et à pousser devant soi les macreuses, qui, n'osant passer entre les bateaux, nagent tant qu'elles peuvent nager ; mais, à la fin, elles se trouvent acculées au rivage, et, comme les barques continuent d'avancer, force est aux pauvres bêtes de s'enlever et de passer par-dessus la tète des chasseurs. C'est dans ce moment qu'elles essuient le feu, après lequel elles vont s'abattre à l'autre extrémité de l'étang ; alors, la même . nvre recommence jusqu'à ce qu'elle amène le même it; et cela dure ainsi tant qu'il reste du jour au ciel, de la force aux rameurs, ou des macreuses sur l'étang. Au reste, si les pauvres oiseaux, trop tourmentés, prennent un grand parti, s'enlèvent et disparaissent. — ce qui n'arrive jamais qu après qu'ils ont fait cinq ou six vols d'un bout à l'autre du lac, — cette disposition n'a rien d'in-

q tant : on est sûr de les retrouver, le lendemain, sur

in uu de Fos ou de Marignane. En sa qualité d'oiseau .que. la macreuse a beaucoup de la stupidité du poisson.

A peine chacun eut-il pris sa place, que l'amiral, à l'aide

d un porte-voix, donna le signal du départ ; au même

instant, toutes les barques se mirent en mouvement et

i une régularité parfaite. Cependant.

comme, si nombreux que nous fussions, nous ne pouvions

pas barrer l'étang dans toute sa largeur, attendu qu'il a

le trois lieues, tout à coup l'amiral cria: « Halte! ..

.os de macreuses s'écartait du cercle et menaçait de

nous~ échapper. Une vingtaine de barques se détachèrent.

et .i l'aide d'une manœuvre habile, gagnèrent, sur les

fuyards, qu'elles forcèrent de rentrer dans la Ugni

Pendant cette évolution, nous etn.ns (estes Immobiles. et notre hôte, qui, comme on a pu le voir, était fort lettré, avait profité de notre immobilité pour nous faire remarquer sur la langue de terre derrière laquelle menaçaient de passer les macreuses, trois rochers d'inégale grosseur qu'on appelle les Trois-Frères ; ce nom leur venait, nous dit-il, de l'anecdote suivante :

Trois fils de fermier, dont le premier était aveugle, le second borgne, et le troisième fort clairvoyant, avaient hérité de leur père toute la récolte qu'on venait de recueillir. Celui des trois frères qui avait ses deux yeux fit trois parts ,iu Me que le défunt avait laissé en héritage; une grosse part pour lui, une part moyenne pour le borgne, et une toute petite part pour l'aveugle. Mais un tel partage était trop injuste pour que le ciel le permît ; en

séguenci agea en piei h i

<e sont les trois roches que l'on voit, et auxquelles, en commémoration de cet événement miraculeux, on a donné le nom de Trois-Frères.

i demandâmes à notre hôte quelle était la moralité de l'apologue, et il allait nous l'expliquer, lorsque, malheureusement pour l'édification de nos lecteurs, le portevoix de l'amiral se fit entendre, nous ordonnant de continotre marche. L'escadre étais ralliée; la manœuvre avait nque. cola me rappel quc. aaude 1

.i- Gard .i !- i de S

les probabilités, ils avaient fait tous deux leu, mier apprentissage de marin â la chasse des macreui

Nous continuâmes donc d'avancer, selon que l'ordre en avait été donné, et, à mesure que nous avancions, nous

reuses bêtes, si bien qu il semblafl qu'on eût étendu sur la surface de l'étang un immense tapi-. .Jamais, depuis la fameuse destruction du gibier du Raincy, où loi autre.- lapins, je n'avais

dans un ,. imaux.

. leui offrit plus qu ; • trop

étroite, et la moitié des macreuse- se mit . ouri] dos d. enfin une U elli -

quelqn alvirent, puis un grand noi

.i i. qui - avança ... , un bruit

effrayant, et qui, au bout d'un instant. ■ i .me un

nuage au-dessus de notre

deux mille coups de fusil parti ri tue en

' même temps, et une pluie de macreuses litti 'omba

du ciel.

Jamais je n'avais vu un spectacle pareil : cela me rappela le fam ,,, était jonché de morts et de mourants que bai un soi. Comme on avait dit quel» titre partagé îles chacun en

dans - , dans ses manches Notre hôte avait l'air

d'un sac de noix.

\ quatrt pas de nous, un bateau chavira, i avait été causé par une lutte la lutte continua dans l'eau Je m'aperçus alors que cette chasse était excellente, non

our les plu- .nii.it-, mais pour les plus ilert "lue le .u pas i eux qui •

vamtage, mal qui en ramassent le |

A l'extrémité de la ligne, deux bateaux se fusillaient : quelques grains de plomb perdus vlnn i notre bar-

(i"ie '■ '■ par ceux qui si

trouvaient entre nous et les combattants Les uns s. taient le derrière, les autres seci ,,us ju-

: comme des damnés : les macreuses étaient vengées. Les maires mirent leur écharpe tricol.

mes. ' sur les deux l i- de- l'étai

Bas les an n pins

por . mais, tant qu'il pesta un seul ...... ri ai

use sur la surface de l'étang, il n'y eut . rare. Quant a mol deux balles dans mon fusil, et déclaré que je rendrais en gros ce qu'on m'enveriau en détail.

pour nous à peu près comme il ei comba pas faute de combat-

« de morts. Sans compter celles qu'on ne

- l'au-

Ingi cinq macreuses.

■>" | prit son rang, on fit volte-face, et on s'avança,

que i a leur du combat avait re-

- les fugltl aient allées se remettre à

l'autre bout de l'étang Mai; malgré tous les

1 Bon compte,

■ ' "'.'i- " les retari les plus ■■

mmença aussitôt,

'■' poui être lus en règle qui lente, elle ne fut

pas moins meurtrière.

heures d«

I li ... ivlons des macreuses

aux genoux Mil. .m avi dis] de vol;

us débarquant

navali Nos i ompag h lient

ne peut plu notre

i de la masse ..111111.1:;. laquel] 1 ■ .. ii.i. m. m . 1 ,\ ions

tait i ••iic nous avait dégoûtés i .. ma-

creusi .i mu - donc généi eiisi m. 1 notre

•• en plaignant les maint ureu

pendant la -lUiiaini- '.,! - la Ville de

une 1 ent, et

que nous cri qu'il

.lailln ..- . .1,)., \ i.

1ns -.un. 1 ires mortes

qu'il peint si admlrablemi

. mu,. . a -ure de M.

sait, nous montâmes. Jadui, Milord. la macreuse et moi, dans le coupé, qui heureusement était vida.

A neuf heures du soir, notre voiture nous descendit à ) 'hôtel des Ambassadeurs.

\\\ il

MABSEILLE ANTIQUE

I arrivant, mon prenriei -oin avait été d'écU'ire i

aussi, le lendemain, a sept heures du matin, fus-je éveillé par lui.

Mes lecteurs connaissent Méry, ou par ses ouvrages ou de sa personne. Ceux qui ne le connaissent que littérairement 1 aiment pour ses ouvrages, ceux qui le connaissent personnellement l'aiment peur ses ouvrages et pour luimême.

C'est que Méry est une de ces créatures a part que Dieu a faites en souriant, et dans lesquelles il a m ce qu il y a de bon, d'élevé et de spirituel dans hommes -Méry. c'est un cœur d'ange, c'est une Tête de 1 -1 un esprit de dei

II y a vingt ans que Méry a pris une plume pour la pre-

fois. Que quelqu'un se lève et dise: « J'ai 1 me plaindre de cette plume- . \u-si Méry. avec

que qui que ce soit, avec plus d'esprit que .;

que .naisse, n'a pas un ennemi dans le moud- , même

parmi les sots. C'est miracu

C'est qu'avec le droit de prendre une si grande place, il

On coin au soleil de Provence,

la tête à l'ombre d'un pin, le* pieds au bord de la mer,

. er comme et ut ce

qu'il lui faut.

Aussi, qiu lie quiétude d'âme : quelle sérénité i e-piit : quelle bienveillance de cœur : C'est le philosophe antique la foi du chrétien.

D'ailleurs, pourquoi Méry Q( croirait-il pas et u 'espérerait-il pas' Y a-t-il quelqu'un qui ait cru en lui, qui ait espéré en lui, et qui ait été trompé?

nous revln -1 je l'aime beau-

ois que. de il m'aime un peu.

dant mon pauvre Méry était tant soit peu 1

• ■ 1 ait pas que je faisais un voyage pittoresque, et il ne savait que me montrer à Marseille

En effet Marseille, ville Ionienne, contenu 1 le Tyr

et de Sidon. tout, parfumée des fêtes de Dis émue

des récits de Pythéas ; Marseille, cité romaine, amie de

anémie de César, toute fiévreuse de la - • ivile et toute Mère de la place que lui a donnée I.u.iin- Marseille, commune gothique, avec ses sain avec les fronts rasés de ses moines et les fronts chaj

nés de ses consuls; Marseille, tille des Pn

sœur de Rome, comme elle le même

1 i dont elle -e reint la têie : Marseille n'a ou presque rien gardé de ses différents âges avait un ai avenir qui était pour ell. presque

était, rue des Grands une maison qu'avait habitée Milon. Passassln de 1 lodius. . Marseille maigre la défense de Clcéron. Cette maison conservait, en commémoration de cet événement, au-

de la porte, un lu.-:, que le peuple d il rance appelait le sainl de pterri et qui est n . nui dans le coin de je ne sais quel < : 1 histoire du personnage que représ. L'an 700 di ' itlon de Rome, Clodius demandait la

ne

' lodius etan le mémi qui quelques an - auparavant.

introduit dans la maison de César, tandis a 1, mm. ci lébrail les mj -tire- de la Bonn* et qui. reconnu sou-

ité dénoncé par \ un-lie.

lit une accusatloi It toul bonnement la

Clodius était rli ne il venait .l'ai he- . maison quatre millions huit cent milli ses

■. .1 pa- .1.. peine de mon pour un l I peut

m. maison trois million! trente-sept mille huit cent trois tram s.

1 lod - ' n chevalier, nommé

lui à lutéramne. tanprétendalt 1 avoii ■> u à Rome.

.1 lis juge- n, .. . ..iiiiii.. 1-

prendre largent et condamner tout de même, ce

mi il leur fit remettre des tablettes de cire de

LE MIDI DE LA FRANCE

différentes couleurs, afin qu'il sut bien ceux qui avaient mis l'absolvo et ceux qui avaient mis le condemno.

Clodius fut renvoyé de la plainte ; ce qui n'empêcha point César de répudier sa femme, en disant que la femme de César ne devait pas même être soupçonnée. Pauvre César !

Donc, Clodius demandait la prétare. On voit qu'il avait des antécédents qui plaidaient pour lui.

En même temps, Annius Milon demandait le consulat ; et comme, fort riche aussi de son côté, il avait des chances pour l'obtenir, cela gênait fort Clodius, qui sentait très bien que sa préture serait nulle si Milon était consul. J'ai oublié de dire qu'il y avait une vieille haine entre Clodius et Milon : Clodius avait fait exiler Cicéron, Milon l'avait fait revenir de l'exil. Aussi Clodius poussait-il au consulat Plautius Hypsaeus et Métellus Scipion. Des deux cfltés, l'argent avait été semé à pleines mains ; mais, comme Milon avait pour lui les honnêtes gens et que Clodius avait pour lui la canaille, toutes les chances, comme on le voit, étaient pour Plautius Hypsseus et Métellus Scipion.

Sur ces entrefaites, Milon se décida à se rendre à la ville de Lanurium, où il avait a élire un liamine. Le 13 des calendes de février, vers les deux heures de l'après-midi, il se dirigea donc vers la porte Appienne ; car Lanuvium était située à la droite de la route de Naples. près de la colline de Mars ; et, comme, pour quiconque avait un concurrent, les routes n'étaient pas sures aux environs de Rome, il se fit accompagner d'une centaine d'esclaves, qu'il mit encore, pour plus grande sûreté, sous les ordres d'Eudamus et de Birria, qui étaient deux fameux gladiateurs. Or. les gladiateurs, c'étaient les sbires de ce temps-la. Quant à Milon, il était dans son char avec sa femme Fausta et son ami Marcas Fuflus-

On marchait depuis une heure et demie, à peu près, sans que rien fût arrivé encore, lorsqu'en approchant d'Albano, on aperçut une autre troupe d'une trentaine de personnes qui se tenait sur un des côtés de la route, tandis qu'un homme à cheval, qui paraissait être le maître, était descendu de la voie Appia, et causait près d'un petit temple de la Bonne Déesse avec les décurions des Ariciens ; trois hommes qui paraissaient de sa suite formaient un groupe séparé. L'homme, à cheval était Clodius. qui revenait d'Aricie, où il avait grand nombre de clients. Les trois hommes formant un groupe séparé étaient ce même Cassinius Schola qui avait déposé pour lui dans l'affaire de Pompéia, et Pomponius et Clodius, son neveu, deux plébéiens, deux hommes nouveaux, quelque chose comme nos agents de change ; les autres étaient des esclaves.

Les deux troupes se croisèrent ; Milon et Clodius échangèrent un regard de haine. Cependant tous deux se continrent, et Milon était déjà à cinquante pas en avant, à peu près, lorsque Birria, qui marchait le dernier, tout en causant avec Eudamus et en jouant du bâton à deux bouts avec son javelot, atteignit du bois de son arme un esclave de Clodius qui n'avait pas jugé à propos de lui faire place. L'esclave tira son épée en appelant ses camarades a son secours. Eudamus et Birria, de leur côté, crièrent aux armes ; Clodius s'avança insolemment, pour châtier celui qui avait, osé frapper un homme qui lui appartenait Mais, au moment où il tirait son épée, Birria le prévint en lui traversant l'épaule d'un coup de javelot. Clodius tomba, et on l'emporta dans une taverne qui était près de la route. Au bruit qu'il avait entendu derrière lui, Milon avait arrêté son char, et se retournait pour demander ce qui était arrivé, lorsqu'il vit accourir, tout effaré, Fusténus, ie chef de ses esclaves.

— Qu'y a-t-il ? demanda Milon,

— Il y a, répondit Fusténus, que je crois que Birria vient de tuer Clodius.

— Par Jupiter! dit Milon. ce sont de ces choses dont il faut être sûr. Retourne rassurer de ce qu'il en est, et reviens me dire qu'il est mort-

Fusténus repartit tout courant,

— Le maître ordonne qu'on l'achève, dit-il à Eudamus et à Birria

Comme on le voit, Fusténus était un homme précieux et qui comprenait à demi-mot. Eudamus et Birria, de leur côté, ne se le tirent pas dire deux fois ; ils s'élancèrent avec toute la troupe qu'ils commandaient vers la taverne où l'on avait porté Clodius. Les esclaves de celui-ci voulurent le défendre : mais ils étaient trop inférieurs en nombre : onze se firent tuer ; il est vrai que c était pour eux une manière d'être libres ; les autres se sauvèrent.

Clodius fut arraché du lit où il était couché, et reçui deux autres blessures, toutes deux mortelles ; puis on le traîna mourant sur la grande route, où on l'acheva ; puis Fusténus lui arracha son anneau, qu'il apporta a Milon, en lui disant :

— Cette fois-ci, maître, il est bien mort.

Et. satisfait de cette assurance, Milon continua sa route sans s inquiéter autrement du cadavre

sénateur Lentius Tédius. qui revenait de Rome le

rouva le reconnut, le m mettre dans sa litière et revint !

la vdie à pied; puis il le ut porter à sa belle maison

du mont Palatin, la même que, quelque temps auparavant

comme nous l'avons dit, Clodius avait achetée près de eu, i

™nnS,,de SeSterC^ En un instant la nouvel de son Fntvil « ? repandlt' et le PeuPlé. suidé par les cris de Fulvie sa femme, qui, penchée sur le corps tout sanglant s arrachait d'une main les cheveux et de l'autre montrai les blessures de son mari à la foule accourue de^ous les coins de Rome au mont Palatin.

La nuit se passa ainsi, la foule augmentant sans cesse et. vers le matin, elle devint si considérable, que plusieurs personnes furent étouffées. En ce moment, deux tribuns Tu

mû" r„fumrr"T °'étfiem Muumus Plaucus et Ponipo" mus Rnnis. A leur vue, les vociférations contre le meurtrier redoublèrent, car on les savait des amis de Clodius. Aixssi au lieu de calmer tous ces furieux, donnèrent-ils l'exemple et taisant emporter le cadavre tel qu'il était ils le portèrent sur les rostres, afin qu'il fût mieux vu de la multitude fpuls de la ils le descendirent dans la curie Hostilie, où lé peuple Un ayant fait a la hâte un bûcher avec les tables et les .h uses des tribunaux, et avec les livres d'un libraire dont la

mireTïe feu '' "* dU ^ de Cette scène' iIs *

Or. comme il faisait un grand vent, la flamme se communiqua a la curie, .et, de la curie, à la basilique Porc™ qui toutes deux furent incendiées. Puis, pour faire jusqu'au bout a Clodius des funérailles dignes de lui, le peuple3 s'en alla piller la maison de Milon et celle de Lépidus l'interroi II va sans dire que Hypsseus et Scipion. ces candidats qui étaient opposés a Milon, étaient bien pour quelque chose oan^ tout cela

Cependant, si odieux que fût l'assassinat de Clodius la fa çon dont il était vengé parut plus odieuse encore aux bons citoyens. Milon. voyant que ses ennemis avaient eu l'imprudence de faire oublier son crime par leurs excès revint a Rome et y annonça sa présence en faisant publier qu'il continuerait de poursuivre le consulat, et en faisant distribuer dans les tribus mille as par tête à l'appui de sa prétention : mille as faisaient â peu près cinquante à cinquante cinq francs ; près d un million y passa.

La distribution fut trouvée médiocre ; aussi Milon au lieu d'être nommé consul, fut-il ajourné a comparaître le 6 des ides d'avril, devant le quésiteur Domitius, comme 'accusé de violence et de brigue.

L'accusateur et l'accusé avaient chacun dix jours pour préparer, l'un son accusation, l'autre sa défense

Les débats durèrent trois jours: ils eurent lieu comme a habitude, sur le Forum. Pendant trois jours Rome fut pleine de telles rumeurs, et les juges furent poursuivis de telles menaces, que. le jour où le jugement devait être rendu le grand Pompée, qu'on avait nommé consul provisoire fut obligé de prendre lui-même le commandement de la force armée, et. après avoir fait garder toute» les issues du Forum de venir se placer de sa personne, avec une troupe de soldats délite, au temple de Saturne.

Milon avait naturellement choisi Cicéron pour défenseur et comptait sur son éloquence ; mais, comme il comptait beaucoup moins sur son courage, il l'avait fait conduire au Forum dans une litière fermée, de peur que la vue de tout ce peuple et de tous ces soldats ne le troublât et ne lui otàt, de ses moyens. Mais ce fut bien pis quand Cicéron sortit de sa cage, et que, sans préparation aucune, il se trouva au milieu de toute cette foule qui lui criait que c'était Milon qui avait tué Clodius, mais que c'était lui, Cicéron, qui avait conseillé le meurtre. Peu s'en fallut qu'il ne perdit la tète ; et la chose serait probablement arrivée si Pompée, pour laisser toute latitude à la défense, n'avait ordonné de chasser du Forum à coups de plat d'épée ceux qui avaient insulté l'orateur.

Mais le mal était fait : une fois troublé, Cicéron se remettait, difficilement. D'ailleurs, son grand moyen, à lui, c'était 1 ironie ; il avait sauvé un plus grand nombre d'accusés par le ridicule qu'il avait su répandre sur ses adversaires .[ne par l'intérêt qu'il avait répandu sur ses clients. Or. pour trouver de ces bons mots qui percent un homme de part en part, il faut avoir l'esprit libre, et telle n'était pas. il s'en faut, la situation où se trouvait Cicéron ; aussi son discours fut-il embarrassé, froid et languissant. Tout le monde l'attendait à la péroraison ; la péroraison fut plus faible que le discours. 11 en résulta que Milon fut condamné à ia majorité de trente-huit voix contre treize.

H est vrai que les amis de Clodius avaient été plus reux que Milon. car il^ avaient distribué, pendant les quatre jours qu'avait duré le procès, près de trois millions.

Les votes recueillis, le quésiteur Domitius se leva d'un air triste et solennel, dépouilla sa toge en signe de deuil ; puis, au milieu du plus profond silence:

ALFX.WDrtE DUMAS ILI.IPTRÉ

— Il paraît, dlt-11, que Milon a mérité l'exil, et que «es bien;- rendus ; 11 nous plaît, en nce.de

lui Interdire ! eau et le feu.

• le mains insensés, de? eris de j ie furieuse jugement, tandis que, d'un tutre coté, les

• i. -puaient les Juges; I même un qui - du quéslten il aux

:ms, lui dit en lui montrant les

irez demandé des i qu'on

ne von ' L'argent tuez de gagner?

il fut ri - lui par une nom-

breuse escorte que lui Dopée, fit a la hâte tous ses

i-atlfs de \ 'ur même pour Mar-

seille.

On devine que 1 illustre exilé fut bien reçu dans la ville

de l'exil. Aussi, lorsque, 8, Milon reçut le discours a, ne put-il s empêcher, en • la harangue écrite °t ait prononcée, de lui répondre arec une certaine amertume ces seule- ] ero, si sic

'..' U> non ederet.

Ce m l itéron. mon ami, si tu avais parlé

iilon serait consul a Home au lieu de : .*-..n* barb i:.- mourut i ■■ >i u t a Marseille il fut tué en Calabre, i.i guerre entre César et I idltlon veut

■ le la rue ci

Quelques arcliéologues buste une effigie de i- leurs ai victorieusement en leur demandai!' • e qu'avait à faire avec sine que 1 1

-eau qui les avait sculptées >i même la date du *e< le d Auguste.

Enfin le peuple, qui en sait plus que tous les antiquaires tenu* et a venir • tradition, qui n a pu sau-

ver l.i niant

le laveur près d mtini-

de la même époque est la porte lémolle parce qu'elle sert - veulent a toute force que ce nom

lui vienne de porta Jutii. attendu, d

Us, qui' ce fut pal | u 0 Bar entra dans la ville

mlua I eut mise à la raison. Il y avait sur

des Inscriptions qui eussent pu

Bernent ; mais Us ont été rongés ps

mer qui réduit toute pierre en poudre, et

plus que l'anneau corrodé d'où pendait la herse

qui

• aux de l'an, i.-n ai la place tue d'un tonnelier , et vous aurez énu- ■ tan de ruines romaini comme on lo voit, lorsqu'on -i -i près du pent du Gard, de la mpbe d "range.

\xix

. du moyen . , des

I, I.i lolll

iquelle

ré; elle

urd linl.

C'est dans les caveaux de Saint-Victor qu'est la bonne plus vénérée des madones marseillaises, dont lions principales sont de faire tomber la pluie dans les grandes sécheresses. Une fois par an. le jour de la Chandeleur, on la transporte dans l'église, on la revêt de sa plus belle robe, on lui met sur la tête sa couronne d'argent, et

dèles; En général, on attribue cette image a saint Lu tne fort sainte origine, mais qu'il ne faut point accepter comme parole d'Evangile. Ceux qui ferment les yeux de la foi pour ne regarder que La bonne Mère noire, comme l'appelle familièrement le peuple marseillais, lui assignant pour date la fin du xiiï" siècle ou le commencement du xiv *iècle.

Quant a la tour Sainte-l'aule elle il crénelée,

comme l abbaye de - i elle au--i était de

vieille date. U y a vingt ans qu'elle était encore haute et fière, comme au temps du connétable de Bourbon ; un souvenir patriotique aurait dii la protéger. C'était sur sa plateforme que l'on braquait cette fameuse eoulevrine qui contribua a faire lever le siège aux Espagnols, et fournit aux joyeux marquis de Pescalre l'o de dire un

Tilus jolis mot*. Mai- - municipaux sont féroces

a l'endroit de* jolis mot* et .le* vieux murs : ils ne comprennent ni le* uns ni les antre*, et il leur semble que tout ce ■in il* ne comprennent pas le* insulte, i.a vieille tour, quoiqu'elle comptât à peu près mille ans d'exis U lente a mourir. Le temps, qui ectait

nent. Le conseil municipal sonna- ses tremper la ton i u? se relever manu:1 turc de sa-

von.

u pourtant un beau souvenir à conserver que celui de cette laquelle recula ce fameux connétable de

Bourbon, qui devait prendre Bonn u tenu

dard emblématique nui représentait un i erl ailé et de* epées flaun tes. il rentrait eu France, réuni aux c,én.>is. aux Florentins,

aux Milanais aux Vénitiens, au roi d'Angleterre Henry VTJI, au pape Adrien VI et i l'empereur Ch aprè*

avoir Iran. u- de la Lombardle, il avait pris, an

lieu de tous ses autre* titre* que lui aval - -Fran-

çois i- e. et il marchait sur

De l. me foule de gentilshommes français étalent

venus se Jeter dans MarselLL

n ayant point eu le temps de réunir d'armée, ils n'apportaient que le secours Individuel ait le maréchal de Chahanne*. qui devait mourt] plutôt que de se Beadxi Brian l'ingénieur Miradel.

Marseille rédn va moins de les employer toutes, et, se rappelant qu'elle av >

elle ne désespéra point de vaincre le Die. En

■ne milice bourg - éleva

plus 'le m ni mille hommes; elle rasa ion* le* faubourgs,

sans épargner ni les . le fort et les

remparts furent répan tel. que les

femme* aidèrent aux travail

On en était là. lorsque, on .rué de la mer on entendit

du . anon. l -'an la i

aux mains ave, Hugues le

Milan! le- Il lui , mU-

Cet avan' au**l ■ i i

An .'.min nient .le millet i .; lu dire que

Charles de Bourbon avait culbuté le* troupes .le Ludovii

■ n- du Mas, et avait passé 1c v.tr Quelques

n tend U .lue que Hom Igneur ■ ne .r \i\ avait

de la Mlle n qui l'avait n,i mille

vlguier; enfin, le 13 a i une petite

troupe Clin il venait reconnaître

ille.

— Pesie lui dit Pescalre, *.>n lieutenant, en voyant II .1 paraît que nous n'an \l.u-.ii'-

n avec un geste de mépris, au ;

Pescalre.

• i bornas 'i.' i e seulement

an lieu de se .-(invertir, il devenait de jour en joui iule

stable condulsll devant Marseille tom.

ii- de sept mille lan* inenets. de ix di tut mille italiens i

i . se logea

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