‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 260 sur 283 · dans la journée, la mer devint houleuse, le temps · texte numérisé non relu

dans la journée, la mer devint houleuse, le temps

de mauvaise apparence, le baromètre marquait '27 i ces

6 Lignes, le vent soufflait par rafales violentes du no

au nord-nord-est. au nord et au nord-ouest. La mer con-

i a grossir, J'ordonnai de mouiller par précaution

lucre de veflli i des chaînes pour la

ravailler, ci donner en même temps du mou dans

nos amarres que le ressac de terre faisait fatiguer.

Dans cette soirée du 21, plusieurs navires de commerce demandèrent du secours; nos ancres a jet et des grelins leur

turent Q , .,..

nieni vinrent chu. her I de la AI <

ion ! . m.-its de i,. rgues fureo

" " ■■ loi m ■ .ii mal

! ' ' ■ ■ houle |ul déjà aval ji

deux navires a la côte

"i dix heures au i ,„,,, ,,, . . ,,,.,,.,

le caiiie et i i se .ode chaîné non .,, ilntinrent.

el le 24, le temp lélioi er, ta mer

non- pûmes draguer ,-e en rem-

braquanl les grappins sur un bi i . i ni nous.

Cette recherche, d'abord Infructueusement •m, dans î-i min du 24 Le 25 au matin nou -•■■ - remailler aine et La faire tra^ ailler avec les au 1 tte opération était terminer depuis quelques heures lorsque le temps devint affreux, f.e golfe de SI plus qu'un vaste luisant il'oi surgissaient de- cou . mnns-

'""- n venaient déferlei m t. mouillage j. as condamner les panneaux du pont el de la batterie; noie porte-manteau et quelques hommes furent enlevés par ta

i m- Laquelle La corvette plongeait jusqu'au ma misaine Vïngl bâtimens se brisaient a la cote. Trois a mouille- près de nou venaient de sombrer sur leurs ancres. I.i Chame de bâbord se rompit, non- commençâmes à chas ser quoique avec lenteur.

» Pur mesure de précaution, en voyant ce temps extraordinaire, j'avais fait prendre le bout du câble d'êvitage par lavant. Je fis couper les bosses qui se maintenaient sur 1 arrière, espérant rappeler dessus, et en bordant l'artimon, pour profiter des rafales, maintenir le bâtiment entre les lame; du large et le ressac qui venait de terre et éviter les brisans dont nous n'étions plus qu'a une faible distance.

« Cette espérance fut vaine ; rien ne pouvait plus résister à la mer qui nous maîtrisait. A deux heures trente minutes nous talonnâmes. La position était désespérée.

« Je réunis les officiers : le maître du port, le maître d'équipage et quelques capitaines au long cours réfiu bord, pour avoir leur opinion. Leur avis unanime, qui était le mien aussi, fut de filer toutes nos amures pour éviter de tomber sur les roches de la Pointe-Noire et chercher à faire côte dans l'anse de plus facile accès qui se trouve au sud de. ces brisans sur lesquels nous venions de voir broyer et disparaître, en moins de deux minutes, un navire du commerce. Nous fûmes assez heureux pour réussir, et le bâtiment après d'affreuses secousses, vint se crever sur un banc de sable, dur et mêlé de rochers, à environ quarante brasses de la côte, où monsieur le commandant de In marine, à Stcjra. dirigeait les secours que toutes les armes de la garnison de Philippeville et la population étoile s'empressaient de nous apporter. C'est a ce dévouement admirable, qui fut fatal à plusieurs de ces hommes gêne reux, que nous devons d'avoir sauvé une partie de l'équipage.

» Au moyen de pièces de mâture et de panneaux filés à la côte, on parvint â établir un va-et-vient. Le sauvetage commença un à un, sans confusion, avec cet héroïque sangfroid que. dans tout, ce désastre, n'a cessé de mo l'équipage de la Marne.

■ Nou- trouvant plus rapprochés de terre, je fis abattre le ma! d artimon, espérant de faire un pool qui présenterait quelque moyen de salut Au moment de sa chute, un affreux coup de mer fit dévier sa direi non ; il tomba le long dut bord et la corvette se divisa en troc- parties.

« Le va-et-vient ne pouvait plus être utile qu'à ceux qnf se trouvaient près du couronnement. Le grand mât venait de s'abattre; j'ordonnai à ce qui se trouvait d'homna portée de pa-ser dessus Je m'y réfugiai ensuite avec l'en-

Hi Nougarède Quelques Uustans après une lame monstrueuse s'abattit sur les débris de la Marne. Tout fut englouti. Au reliait de cette effroyable ma-- d eaie

qui avait poussé h. grand mât. plus près ' eux

qui étaient dessus purent se sauver, J'j restai seul avec le maître charpentier, homme de courag d'intelligence

A une nouvelle embellie, je le lis pai lançai le

dernier sur ni grève, conformément de l'or

dnnnami' de 18OT. La mes forces failli it i al puis qu'un marin, nommé zéni monsieur De

inclen nann et colon o lie, avaient gène

reusenieui exposé1 leur Me 'ie traîner a terre au mo

ment ou la mer allait m'a i tporter au large.

> J'ai, monsieur le ministre, a vous signaler des pi douloureuses et d'héro ■■-■ Nous avons perdu

cinquante-troll not nombre desquels le chirurgien-

i I, le 1 'i' d'"'

rare mêïl i fera longtemps Beatli

mon coeur

« En regai p ru, Je mettrai sou- ir- ■ ,i,. votre 1 le t ondulte de l quip " de iti Mam' pa i, pas une plainte, pas i narqui

| l Min,1

VNDRE DUMAS ILTJ

ei de gran-

I | <e mes matelots

• '•""lu emplo> élevant moi.

«" échappé ! .laine.

.- frol

un of-

ii l'amiral ■ - l'historique du nau

logera ind»

d abord le banni

subi les conséquences d un

ivec énergie, mais

i .ai miens brisés

mi i-, tous

emps (pue nous avons éprouv 11

ill h yable si cela ne s'était

,. I mille- spectateurs, et

| i e que J'ai vu depuis que

li La Marne,

: ,i- une de < es •■'■ nnantes masses avalent assaillis, les a franchis sans s'y

:ré dans les falaises.

monsieur l'amli laire connaître

lequel nous ai -.urus

habltana de PnUlppevflle. Au coup de

. n bissant le pavillon en berne.

mmandant supérieur;

n. qu'il a n

i, dU H"

pour nos malheureux naud raptdemenl Des prol ivertures si rvalent a leur I

ne Intelligence et une i monsleui lant

m. -..n permis d acquitter li i une

li ir i.- i api • de Marqué; unandanl

du 001

..m qu il :i donnée an H vouement partli nller qui deux fols, a failli

ration di plusieurs de nos une

dans une des salles de il,.-,,.. n.- leur on! été distribués.

parfaitement re-

• mettra, nous i ommem erons le

renlr en France pour

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