‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 274 sur 283 · Il A · texte numérisé non relu

Il A

Le savant pâlit huit jours sur cette inscription, qu'il avait eue pour rien, pour quatre-vingts francs, je crois.

Plus il pâlissait, moins il en trouvait le sens.

Aussi jugea-t-il à propos d'en référer à notre savant ami Berbrugger, lequel examina la pierre avec attention, et secoua la tête.

— A qui avez-vous acheté cette antiquité? demanda-t-il au Suisse.

— Mais à un soldat.

— A un zéphyr, n'est-ce pas?

— Il me semble que oui.

— Eh bien 1 voulez-vous que je vous dise quelle est l'inscription ?

s Vous me ferez plaisir.

— La voici

Ci n< unis Polkam Inventavit et non decorahitur

Traduction littérale : Cellarius a inventé la polka et cependant ne sera point décoré.

Le banquier suisse était un homme d'esprit quoique banquier et quoique suisse : il trouva l'inscription moderne bi u autrement curieuse que si elle était antique, il la rapporta â Zurich, où elle tient la meilleure place de son cabinet.

Le zéphyr n'est pas toujours cliippeur, et parfois il donne aux acheteurs de la marchandise pour leur argent.

En 1836, à la campagne de Mascara, un Parisien accompagnait la colonne en amateur. On établit un bivouaf dans l'espérance de surprendre l'ennemi en défendit d'allumer du feu. Le Parisieïi exposé à la bi.e du soir t rosée de la nuit sans autre habit que son manteau,

— Morbleu ! je donnerais bien 25 louis pour avoir une maison.

— Comment la désirez-vous, monsieur, dit un zéphyr en s'approchant de lui, en bois ou en toile 7

— En bois, répondit le premier.

— Et. vous donnez 25 louis si on vo,; la livre?

— Je les apprête.

— C'est bien.

Une heure après deux prol iges étalent démolies et la maison était faite.

A la retraite de Con- i i>" PS étaient accrou-

pis à la manière mair q ic. sur quelques cadavres qu'ils avaient rapprochés les uns des autres; un officier leur . reprocha de profanei ainsi les cadavres de leurs camarades.

— Mon capitaine, répondit un zéphyr, cela ne leur fait ni chaud ni froid, et cela nous épargne des rhumes de cei ■•

D'autres, pour n être pas mouillés, s'étalent couchés dans les tombeaux de Koudiat-Aty. On voyait sortir leurs pieds, et on les prenait' pour des morts ; de temps en temps ment ils protestaient en croisant une Jambe sur l'autre.

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mpagnle de

nip léons ne sont pas chose rare en Afrique. Le prix

i un caméléon esl de un franc. M... chargea donc

eptiyr le lui procurer a ce prix autant de caméléons

ou il pourrait lui en trouver. Les camélétns ne manquèrent

irrs lt- zéphyr en apportait trois ou quatre,

ls "ii quatre sauriens étaient lâchés tantôt sur un

tantôt sur l'autre.

i - le i inq ou sixième jour, la besogne était devenue facile au zéphyr.

La nuit il enjambait le mur du jardin, cueillait sur le figuier trois ou quatre caméléons, et le matin il les apporuiaitre. qui. sans défiance, continuait à les lui le prix convenu.

( epandant, au bout d un certain temps. M... crut remarquer que ses caméléons ne s'augmentaient pas en proportion des achats qu'il taisait. 11 manifesta son étonnement à phyr, lequel lui répondit tranquillement : — Vous savez, monsieur, que le caméléon prend la couleur des ol lesquels on le place Habitant continuel-

lement les deux figuii meleons sont devenus verts.

• le- confondez avec les feuilles.

La répons iser à M , qui la même nuit.

s'embusqua dans s.'ii jardin, et vit le zéphyr enjamber le mur sur l'arbre et faire sa récolte.

.Le lendemain le zéphyr fut mis à la porte. M... passa la i i- mut que, quoiqu'il en eut

acheté une soixantaine, il n'en avait jamais en réalité

■ que dix. En 1S3H peu de joui expédition de Djemilah, les

■me de Constaxttlne, à un

endroit appelé i. afin d'j fonder un camp.

. était pas sine et plusieai rts avaient

munis à travers la toile des tentes D'ailleurs ■:e

D'était pas le seul inconvénient qui résultat de cette sorte

de campement. La toile n'était pas un abri bien chaud pen-

hlver. et 1 hiver arrivait et 1 hiver promettait d'être

ephvrs eurent donc l'idée de construire un camp

\ i nombre de sept ou huit cents, ils se creusè-

i it Us couvrirent 1 ouverture avec

une herbe que les naturels du pays nomment <iit<c, puis,

i .imni. i il assez commun, on songea

à util lions i i me, les cruchons tu

des uns passés dans le fond des

atlcfués. I.e tout, as-

n remplit le but auquel il était des-

II résultait que ceux qui Ignoraient l'existence de ce

camp lent en vain les quinze ou dix

ents hommes terrés comme des renards, et dont l'exls-

que par des colonnes de fumée qui

En lf e des troisième bataillon

- génie et sp:iln>. revenait

d'une expéd ; (frontière de Tunis),

Herblllon

iui ■ Guelma.

i i. i immandant de cette petite place.

i-. i,, Mnqiie ave. sa femme, fit

du mp .m . moins que les

i^nés de sous-officiers ou capo-

Bdul - . i Instant même au

-nielle cette consigne était exé- • avaient lieu.

sans permission se prome- - tellement copieuses, uyer l'un à l'an

, ma pour aller lui-même le* armait et i its la femme du capitaine

. .1 quelque inal-

isslstaii ni i i.i lutie.

dans

i eusement,

uter I. un ■in«.

m ils ' .oiue comme le

loin, de sorte qu'il

al eml iltalt son

rel n na re faci au danger, et

os i inti di - gens

et en vertu

LE VELOCE

lui

— Mon commandant, répondit le zéphyr en ùtaut sa casquette, je suis ici par ordre du général.

— Du général ?

— Oui, mon commandant, du général.

— Et de quel général '

— Du général commandant la

— Et c'est le général qui t'a envoyé ici. dis-tu?

— C'est le général qui m'a envoyé ici, je dis

— Pourquoi faire?

— Ah : voila, mon commandant.

— Je ne suis pas commandant, je suis capitaine.

— Excusez, mon capitaine, je n'avais pas l'intention de

insulter.

— Abrégeons. Le général t'a envoyé ici?

— Oui. il m'a envoyé.

— Pourquoi faire ?

— Il sait que je suis un savant, que j'ai des connaissances en topographie, en géographie, en hydrographie il m'a envoyé pour lever un plan du camp et de ses environs.

— Ah ! vraiment?

— Oui, il m'a envoyé pour cela.

— Et ton camarade ?

— Mon camarade?

— Oui.

— Eh bien ! il est avec moi. mon camarade.

— Il n'est pas avec toi puisqu'il s'est sauvé.

— Il ne s'est pas sauvé.

— Bah!

— Non : je me suis aperçu que j'avais perdu ma boussole, et je viens de l'envoyer voir dans mon sac si elle n'y était pas.

Le capitaine ne put s'empêcher de rire, et grâce fut faite au soldat de la salle de police.

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