‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 43 sur 283 · LE CAPITAINE LANGLET · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE LANGLET

l'air de la mer^ouI'V: *■££

1 ' INNÉE A FLOBENCr:

et se ihab S,0rtlr en "'«lue

'—lames donc il "e vouai m rhabaiant' ""^ '1 «*us répondit que ce s£a %L9ZT DOtre S .nous lui permettions d'en „ e' n 7'anf.Pla'Mr' tait de cela comme d*N°US lui répon- «ire, ou se Tilt, ' et **a étail -=r notre rem, „n COmme notre in-

né vmnfnn PHiue-mque, attendu que

Le '' „i snlendlda nn "0US mimes a ta°ie-

eniper, ,, " " l0 ; on nous servit comme des

;, -unre avec une simplicité qu.

mn en'trinquanr^c1 l'ui^"011' le™ h™' ™ « ,a-

-&ÏÏS ^"/ "?- ^ndit-il.

simplement. Permettez-mo "de vouï to*S£. PUMmeEt et point une position dans la société * : Ceci n'est

n'av^as^ÙrTe'vou^r rr ^ ^^ S' " vous raconterais mon histoire Cuvassiez indiscr

- Est-elle longue? demanda Jadin

- En deux minutes, monsieur, elle sera finie

totoire était courte, malsn'en était pas moins

-N^r s°ues TrUXT onésime cha-- "

Parens; il était cinquième de^r^ w a-Vaie.nt laissées '

: venu a Toulon^ n„ r ! lr6 a Saint-Denis.

tranr, „ • recuetlI1,r "»e Petite succe-

lasaVd ava , fait qCnoqusUnonf ^ ^ aVaU laiSSée

ion en mc-me temps que lu" n-,^,a'°nS tr0UTés a To"'

avait tout fait 1.UU, „Zs voir ladin ef °SUé JUVénlle' U

v réussir enfin n avait ™ et m°1' sans avoil' Pu

• dé Toulon à F,é lus .V5 T Q0US partions Par la

y avait retenu a place n*,n;-Ced?nt à Cette ^iosité, il

du Luc pour « e t tvî-non m" ■ ' com!";,nf «Partir

notre société Pavai tS m S aU Lue- Ie cll;1™e de

ellement /«S</,c, qu'il avait poussl

^le. La ia'on gracfeir;edônrnn,fe,dtneraU "0Ut de cette demand i Vl, 'P, ,V>- , ous lui avi01ls accordé

dant paner du £l?e 74n "lit-?"? - I>1US- NoUS enten" même temns quf nou^ ^S 1 ,ait decidé a le visiter en route. - , ,n s innf,s ,m']"Uenant' »uis(ni'il était en

accompagner 3iisau'à.N^ vr ' perme,tio«, était de non,

fon. men entS ^Ipai^a ' J* ïï1^1" à Ia Condi ture. Paierait sa place dans notre voi-

^onai , Ia ll,1onm;re1nnpyera;0nnePaSaSetrûm'''

,:a;;dë^^i^rr',s'iitenaitabs°iume-

calcul lui-même en é aia, w Z* »aTait au'a faire le nous a-, , , » f lef.,Irait «u dix lieues que

payât, il pri cm „t^U'l,'lélalt Bas Juste «ail

une preuve et oUV V™i i« f soustrac,ion. 'a vérifia par

leme'ciant.' les rmes "ux ve , x"! ^a ° f"""63' *» DOnS

lui accordions ' T ' de Ia ,aveur a"e nous

°nou?fimeH X^"^ malS ™1<Iues '^nces

not.e^compagnon de voyage, il ne voulu,

cou?t TiHl ! An,i"eS' Jaclin "'^'Pelait onésime tout hn donnai d" 1. ' ' , " 'ee ^^ ** lendemain." il

,it -i nn&in , p de po,nR d'lr'5 'e dos.

« iSli in, Lr""'', ,f'"inUrS de ''appeler

"' Pt jamais "e leva la main, même sur Ml-

i^tl-ùaTl,'1'0DéSime P0Ur Jadin éta" de^nue s. Parut r %Jt %-r^Zr^ ^ «* ««

1 ™ fm? ?" "' aVec n""s r"p-""e ls tour de l'Ralie Le, du^mo!;, ! « «t toutes les peines

J'ai anticipé sur les événemens, pour faire connaître tout de suite quelle bonne créature c était que notre compa-

Jadin et lui couchèrent dans la niûme chambre, et, comme ins séparés que par une cloison, j entendis, penune partie de la nuit, Jadin qui lui donnait des consur la manière de se conduire dans le monde, •le fus réveillé à six heures du matin par des chants d'église. En même temps Jadin ouvrit ma porte en me criant le regarder par ma fenêtre.

Un convoi passait, escorté par une vingtaine de pénitens, i ouverts de longues robes bleues, dont le capuchon leur ( ouvrait le visage. Ces pénitens chantaient à tue-tête.

C'était la première fois que nous voyions un spectacle de ce genre ; aussi. Jadin et moi sautàmes-nous sur nos habits En un tour de main nous fûmes vêtus. Nous descendîmes l'escalier quatre à quatre, et nous nous mimes à la suite du convoi. Onésime, qui était resté derrière par ordre de Jadin, pour demander des explications à notre hôte, nous apprit, en nous rejoignant, que le mort était un jeune manœuvre en maçonnerie qui avait été écrasé par accident, la veille, et que la confrérie qui l'accompagnait appartenait a 1 église du Saint-Esprit et Sainte-Claire, me où avaient été renfermés, en IS15, les vingt Français de Casablanca.

Cela nous rappela ce bon capitaine Langlet. Cependant la confrérie se rendait, au pas de course et «n chantant, au cimetière. Voulant voir comment la cérémonie se terminerait, nous y entrâmes avec elle.

Tout le long de la route j'avais marché près d'un pénitent que mon voisinage, à mon grand étonnement, avait paru fort inquiéter. Dix fois il s'était retourné rapidement «le mon coté sans interrompre son chant, m'avait jeté un regard inquiet, et à chaque fois avait tiré sa cagoule de plus en plus sur ses yeux : si bien cru > la fin à peine y voyaltil pour se conduire. Quant à son office, quoiqu'il tînt son livre ouvert pour la forme, il n'y jetait pas même les yeux : il le savait par cœur. En entrant dans le cimetière, il s'écarta le plus qu'il put de mol, mais il s'en •dln tomber dans Jadin, à qui je fis signe de ne point le perdi il commençait à nie venir un singulier

soupi on On déposa s de la fosse le cercueil, que quatre ou- ■ rtaient découvert sur leurs épaules. Puis. [Ue i un i son tour eut jeté de l'eau bénite adavre on cloua le couvercle, comme je l'avais déjà Ire au cimetière des Beaux, et l'on descendit la bière dans la tombe.

En ce moment les pénitens entonnèrent le Libéra. J'allai près de Jadin, lequel était resté près du pénitent ur lequel m i présence avait paru produire une si étrange impression. Il chantait a tue-tête.

— Es' us ne connaisse/ pas cette volx-la? deman-

■ I ■ - Vtti m dit il en rappelant ses souvenirs, il

■ mble que \ nez • I, maintenant, .le le conduisis en face du

ur Esl us ne connaissez pas cette bouche-làî lui

dai-je Utei attende/ donc Oh ' pas possible!...

Mon cl ei ou n y ei 'les, ce qui n'est pas

i.i ibable, ■ m ■ 'esl i elle...

' m api il- Langlet, n'est-i i ez dit.

i niions, se démante et faisait : [] pouvait pour se

\li ' le vieux singe ! dit Jadin.

Chu en l'entrain

\on pas. mu , i,,, demander

des nouvelles de monsieur de \

attendons-le dehoi manderez tout ce

,. ie \.ms voudr ius avez i

la poi te Notre péni lent sortit un d.s derniers, sa cagoule pli ne que

ils

i ' capitaine, lui dil Jadin en lui frappant

■ i i iltalne, se voyant reconnu, fut contre fortune bon et. relevai | us découvrit une figure

qui n'avait rien de l'austérité monacale.

tden ' oui. c'est mol. nous triple ne-

mçal Que voulez-vous; il faut bleu hurlai

naissent Ici mes opinions napoléoniennes et

Ion pour ce grand monsieur de Voltaire: Je n'ai

le nie faire mettre en cannelle comme ce bon

hal Brune D'ailleurs, qu'est-ce que cela me fait, .à

npe? Le coeur, il es! toujours dessous, n'est-ce

le o n il est nan

nien dans lame. Quant à ce livre de messe, est-ce que vous croyez que je, sais ce qu il y a dedans? Je ne connais pas le latin, moi.

— .Mais, capitaine, lui répondis-je, vous vous défendez là de choses fort honorables, ce me semble.

— Non, c'est que vous pourriez penser que je crois à toutes ces bêtises, moi, à toutes ces momeries qui sont bonnes pour les femmes et pour les enfans.

— Soyez tranquille, capitaine, dit Jadin; nous pensons que vous êtes un farceur, voilà tout.

— Eh i allons donc :... Eh bien ! oui, je suis un farceur, un bon diable, un bon vivant. Avez-vous déjeuné?

Non, capitaine.

— Voulez-vous venir déjeuner avec moi?

— Merci, capitaine, nous n'avons pas le temps.

— Eh l vous avez tort. Je vous aurais conté de bonnes histoires de calotln, et chanté des chansons bien hardies sur l'empereur.

— Nous sommes on ne peut plus reconnalssans, capitaine ; mais il faut que nous soyons aujourd'hui de bonne heure à Nice.

— Vous ne voulez donc pas?

- Impossible.

— Eh bien : alors, bon voyage, dit le capitaine en nous tendant la main.

Nous vîmes que nous le tirerions d'embarras en le laissant aller de son côté et en allant du nôtre. En conséquence, nous ne voulûmes pas le tourmenter plus longtemps, et nous lui donnâmes la main chacun a notre tour, en lui souhaitant toutes sortes de prospérités.

Nous rentrâmes a l'auberge, où nous trouvâmes notre déjeuner qui nous attendait. Nous ordonnâmes d'atteler, afin de pouvoir partir en nous levant de table.

— Mais, nous dit notre hôte d'un air assez embai ces messieurs vont à Nice, je crois?

— Sans doute, pourquoi cela?

— C'est qu'il faudrait alors que les passeports de ces messieurs fussent signés par le consul de Sa Majesté Charles-Albert.

— Mais ils son! visés par l'ambassade de Paris, dit Jadin

— N'impoi es messieurs ne pourraient pas entrer en Sardaigne s'il n'y avait pas un visa daté d'Antibes.

— Donne/ d votri dis-Je à Jadin*; il faut

bien que tout le monde vive, même les

Nous grossîmes le chacun 'rente sous la liste civile du 1 Charles Ubert, après quoi nous fûmes libres d'entrer sur son territoire.

Nous profitâmes de cette liberté i iur monter en voiture.

Deux heures a : t les bords du Var.

La tête du pont était gard douane. Comme nous

sortions de France, nous -n'avions rien à faire avec elle Nous passâmes doni Bèrement.

Derrière la douane étaient deux t;; uin'ls nous n'eûmes encore rien à démêler.

Derrii i s les d lil un commissai

police.

ivi Iprôs avoir bien com

non signalement a m ai en avoir fait autant

pour Jadin et pour Onésime. Il lui vlnl dans l'idée que lune îles deux dames qui étaient dans notre voiture était sans doute la duchesse de Berry i"n conséquence, 11 lui chercha qui i lant qu'elle ne pa

sait pas les se an ;! aient portés sur son passeport. La chose était on ne peut plus tlatteuse pour la dame, mais comme elle était fort ennuyeuse pour nous, je voulus faire quelques obseï itlos lu mm

Le i omml il avait à faire

et que, si le ne me ta sais pas il allait me raire prendri par den i aies et me faire conduire

Te fui Hs alors observer que mon passeport était parlai tement en i

i:ii ! qu'esl e iiue cela me fait, me dit le commissaire. que votre passeport soit en règle ou non? Je ne m'en moque i la mal âe i passeport El il rentra dans sa baraque.

Je vis que le ■ était un Insolent ou un Imbé-

cile, deux ei lénager quand elles ont le

i .hiv. or en n

En co i me tus, m : de souhaiter

I ml bas qru | ment à monsieur le corn-

ât auprès d'un fleuve où 11 y eût de i i .m

\u n. oit S I heure d'attente, monsieur le commis

baraque et nous nnnon i avec une morgue i qu'il ne s opposait pas a ce que

nou< min

inséquence nous nous em- - ur le pont,

\ moitié chemin du pont se trouve un poteau

Sur ce poteau ■ France, et de

ni dire Sardaigne,

Nous non- reto i ur -aluer d'un dernier adieu

le pays na'

UNE ANNEE A FLORENCE

Puis, avec cette émotion que j'ai éprouvée toutes les fois que j'ai quitté la patrie, je fis un pas.

Un pas avait suffi pour franchir la limite qui sépare les deux royaumes. Nous foulions la terre italique, nous étions dans les Etats de Sa Majesté le roi Charles-Albert.

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