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quel).
de vd
■u il faisait p ■ les offii n rs :
un commis
le travail l mille véi ut
Il *;■ que i ommunli stlon d
tribunal des Dix avait été tu ivernemenl
larchfl 0 \i|li II
i i loi ei . ■
seule .11us la rue n ne lui entendait -
de ceux qui j ou attr
l'un it le jeune grand duc. qui
de deux jours l'un ail.:
cheval que l'r i pals, comme îlot sur qu
■ u il i" beaux yeux, il
i oler sa n
|. Celle
h ■ q pi
UNE ANNEE A FLORENCE
ml qu'il è ax, n'avait qu'à dire un mot
ioui Que le ban fût levé et pour que Bonaventuri fût libre
idée, les yeux de la jeune Vénitienne
ii mi flamme qui en doublait l'éclat. Tous les
à l'heure où elle savait que devait passer le
>rlnce. elle ne manquait dont point de se mettre à sa
lever sa jalousie. Un jour, le prince leva
sard et vit briller, dans l'ombre projetée
>ar la jalousie les yeux ardents de la jeune tille. Bianca se
■étira vivemi rement quelle laissa tomber un bou-
luet qu'elle tenait à la main. Le prince descendit di
■al. ramas n le bou :uet. s'arrêta un instant pour voir si la
■elle vision n'apparaîtrait pas de nouveau; puis, voyant que
a jalon: il mit le bouquet dans son
lourpoini e tinua sa route au pas, en tournant la tête
teux ou trois fois avant de disparaître. Le surlendemain, il repassa à la même heure; mais, quoique Bianca fût toute tremblante derrière la jalousie, ta alousie resta fermée, et pas la plus petite fleur ne se lissa à travers les barreaux.
Deux tours après le prince passa encore; mais la jalousie ut in.. re intérieure que le prince lui
diessât.
il qu'il devait prendre un autre moyen. Il
chez lui, fil venir un gentilhomme espagnol nommé
i agone, qui avait été placé près de lui par son père,
il avait i mplaisant : il lui posa la main
ur l'épaule, le regarda en face, et lui dit:
— Mondragone, il y a sur la place Saint-Marc, au second,
la maison qui fait le coin entre la place de Sa ; la via Larga, une jeune fille que je n'ai pas re- Ofioue pour être de Florence: elle est belle, elle me plaît; ici à huit jours il me faut une entrevue avec elle.
ne savait qu'il y a certaines circonstances où re qualité d'un courtisan est d'être laconique.
— Vous l'aurez, monseigneur, répondit-il.
Et il alla trouver sa femme, et lui raconta tout .joyeux honneur que venait de lui faire le prince en le choisissant our soi rit. La Mondragone était savante en ces
ni' d'intrigues: elle dit à son mari de continuer son sériée auprès du prince, et qu'elle se chargeait de tout. Le îême jour, elle alla aux informations et apprit que l'étage u'elle d :. ilt était habité par deux ménages, l'un jeune, autre vieux: que la vieille femme sortait tous les matins our aller à la provision ; que les deux hommes sortaient jus les soirs pour aller reporter les copies qu ils avaient
dans la journée, mais que, quant à la jeune femme, lie ne sortait jamais.
La Mondragone résolut d'aller chercher la jeune fille jusue dans la maison, puisqu'on lui disait qu'il était imposlole de l'attirer dehors.
Le lendemain", la Mondragone s'embusqua dans sa voiîre. à vingt-cinq ou trente pas de la porte, puis, quand i vieille sortit comme d'habitude, elle ordonna à son coder de partir au galop et de s'arranger de manière, au ïurnant de la rue, à accrocher cette femme tout en lui Usant le moins de mal possible. Ce n'était peut-être pas » moyen le moins dangereux, mais c'était le plus court. Il lut bien que les petits risquent quelque chose quand ils nt l'honneur d'avoir affaire aux grands. Le cocher était un homme fort adroit : il culbuta la bonne smme sans lui faire autre chose que deux ou trois connslons La bonne femme jeta les hauts cris, mais la Mon-
1e sauta à bas de sa voiture, calma la populace, en isant que son cocher recevrait, en rentrant, vingt-cinq oups de bâton, prit la blessée dans ses bras, la fit mettre ans sa voiture par ses gens, et déclara qu'elle la voulait econduire chez elle et ne la quitterait que lorsque le îédecin lui aurait donné la certitude que cet accident n'auait aucune suite. Peu s'en fallut que la Mondragone n"e it portée en triomphe par le peuple.
(in arriva chez les Bonaventuri. Du premier coup d'oeil, i Mondragone vit qu'elle avait affaire à de pauvres gens, une d'habitude, elle estima la vertu de la jeune îmme à la valeur de l'appartement qu'elle habitait. Bianca lui fut présentée. A sa vue, la Mondragone, tout abile qu'elle fût, ne sut plus trop que penser: c'est qu'il avait dans Bianca. de quelque habit qu'elle fût revêtue, oute la hauteur du regard des Capello. D'ailleurs, ses* ter- Us étaient élégans et choisis. La grande dame se révélait
os les côtés sous l'extérieur de la pauvre fille. La londragone se retira sans comprendre autre chose à tout sel. qu'il y avait la l'étoffe d'une maîtresse de prince, et 1 (fortune à elle, si elle réussissait.
Elle revint le lendemain prendTe les nouvelles de, la bonne ;mme ; elle allait tout â fait bien, et était on ne pou lus re ite de ce qu'une grandi s'ec-
elle. La Mondragone avait comp aonde : elle
"if, adroite pour offrir de l'argent, mai on son mari tenal ■ la coût es services. La mère et la fille éi
ce fut assez pour que la Mondragone sût que les services s seraient accep
Le surlendemain, elle revint une troisième fois, et cette fois elle un plus gracieuse que les deux autre?. Elle avait dès ta reille laissé voir a Bianca qu'elle n'était pas dupe de l'Incognito dont elle cherchait à s'envelopper, et qu'elle la reconnaissait pour être de race. Elle fit appel à sa confiance. La jeune femme n'avait aucun motif pour se défier d'elle elle lui raconta tout. La Mondragone écouta Bdence avec une bienveillance charmante: mais la confidence achevée, elle dit à Bianca que, comme la situarave qu'elle ne l'avait pensé d'abord, c'était a son mari qu'il fallait raconter tout cela : que, dn irrangerait certainement, Mondragone ayant toute la confiance du prince, et possédant sur lui la double, influence d'un gouverneur et d'un ami. En conséquence, elle lui offrit de la venir prendre le lendemain avec sa belle-mère i de ta conduire chez son mari. Bianca, effrayée de sortir ainsi pour la première fois depuis trois ou quatre mois qu'elle habitait Florence, et menacée comme elle était, par l'arrêt du conseil des Dix, essaya de s'excuser sur la simplicité de sa mise, qui ne lui permettait pas de se présenter devant un grand seigneur comme le comte de Mondragone. C'est, là que l'attendait la tentatrice: elle s'approcha d'elle, reconnut qu elles étaient à peu près toutes deux de la même tailli i que, s'il n'y avait .:
obstacle a l'entrevue que la simp i mise de Bianca,
l'obstacle était facile a lever; car elle apporterait le lendemain un costume complet qu'on lui avai. envoyé de la ville, costume qui, elle en était certaine, irail i Bianca comme s'il avait été fait pour elle.
Bianca consentit a tout. : c'était le seul moyen d'obtenir le sauf-conduit ; peut-être aussi le serpent de l'orgueil s'était-il déjà introduit dans son amour.
Cependant Bianca raconta tout à son mari, excepté le bouquet tombé par la fenêtre et ramassé par le grand-duc Francesco. D'ailleurs quel rapport ce bouquet avait-il avec le comte et la comtesse de Mondragone? La situation pesait autant à Pietro qu'a Bianca, il consentit à tout: d'ailleurs, lui aussi avait son secret : depuis deux ou trois jours une belle dame voilée avait passé entre lui et sa femme. Quoique de basse condition, Bonaventuri avait tous les goûts d'un gentilhomme, et la fidélité, on le sait du reste, n'était point a cette époque la vertu dont la noblesse se piquait le plus.
La Mondragone arriva â l'heure dite et avec le costume promis. C'était un charmant habit de satin broché d'or, taillé à l'espagnole, et qui allait à Bianca comme s'il eût. été fait pour elle. La jeune fille frémit de joie au toucher de ces étoffes aristocratiques dont avait été drapé son ber ceau. Il faui des robes de brocart et de velours pour ba les escaliers de marbre des palais. Or, Bianca avait été élevée dans un palais. Un coup de vent funeste et ina l'avait poussée dans la mauvaise fortune ; mais elle était jeune et belle, et le mal produit par le hasard, le hasard pourrait le réparer. La jeunesse a des horizons immenses et inconnus dans lesquels elle distingue des choses que l'enfance ne voit pas encore et que la vieillesse ne voit plus.
Quant, à la mère de Bonaventuri, elle admirait sa fille i mains jointes, comme si elle s'était trouvée devant une madone.
Toutes trois montèrent, en voiture et se rendirent au palais Mondragone, qui était situé via dei Carneschi, près de Santa-Maria-Xovella. Mondragone venait de faire bâtir ce palais sur les di isins de l'Ammanato, et depuis un an à peine il l'habitait.
Comme la chose avait été convenue, la Mondragone présenta les deux femmes à son mari, et raconta en peu demots les aventures de Bianca. Mondragone promit sa protection, et comme il se rendait a l'instant même chez i duc, qui lavait envoyé quérir, il s'engagea à lui parler le jour même en faveur des deux jeunes gens.
Bianca ne pouvait cacher sa joie, elle se retrouvait dans un monde qui était le sien, ses mains touchaient de non veau du marbre, ses pieds foulaient enfin des tapis; la toile et la serge avaient cessé pour un instant d'aï ■ yeux : elle se retrouvait dans le velours- et dans la soie. Il lui semblait n'avoir jamais quitté le palais de son et que tout ce qu'elle voyait était a elle.
Aussitôt. Mondragone sorti, la belle-mère de Bianca voulut se retirer, mais la comtesse dit qu'elle ne laisserait pas sortir sa protégée sans lui faire voir son palais en détail, attendu qu'elle voulait savoir d'elle s'il approchait de ces magnifiques fabriques vénitiennes qu'elle avait tant entendu vanter Elle pria donc la bonne femme, qu'une pareille Visio- i m fatiguée, de se reposer en les attendant, puis la com-
Bianea, s'étant prises sous le l ciennes amies, sortirent de la chambre et traversèrent ou trois appartenons i Is la comtesse fit
■ •-■ n Btani i quelque meuble merveilleusement lu -
rriisté. ou quelque tal iré leu di ces ■ rand i m
qui venaient I lies arrivèrent dans a
lirieux petit boudoir dont les fenêtres donnaient sur un jari ta elle força la jeune fille à s asseoir, et tirant d'un ttipo tout marqueté d'ivoire une parure complète de diaelle lui montra toutes ces richesses féminines qui. p de ComéUe déjà., avaient perdu tant de cœurs de femmes, puis, les lui mettant sur les genoux, et poussant ta chaise devant une des plus grandes glaces qui eussent été faites à Venise : Essayez tout cela, lui dit-elle, moi je vais vous chercher un costume que je viens de Caire faire a la mode de votre pays, et sur lequel je désire avoir votre opinion. — Et a ces mots, sans attendre la réponse de Bianca, elle sortit vivement.
Une femme n'est jamais seule quand elle est avec des et ia Mondi I I ail Bianca en
les plus beaux diamans qu'elle eût jamais vus. Le serpent connaissait son métier, et savait quelle pomme il fallait, offrir à cette fille (l'Eve pour qu'elle y mordit.
la comtesse fut-elle sortie, que Bianca se mit à l'oeuvi lets, pendans d'oreilles, diadèmes, tout
trouva sa place ; elle achevait d'agrafer un superbe collier à son cou, lorsqu'elle vit derrière elle une autre tête réfléchie dans la glace; elle se leva vivement et se trou-
du grand-duc Francesco, qui venait d'entrer par une dérobée.
, irs, avec cette rapidité d'esprit qui la caractérisait, elle comprit tout: rougissant de honte, elle porta les mains a Front, et se laissant tomber sur ses deux genoux: Monseigneur ! lui dit-elle, je suis une pauvre femme o'ai pour tout bien que mon honneur qui n'esi même ., m. ,1, mais -, ni.,n mari au nom du ciel, ayez pitié de moi !
— Madame, dit le duc eu la relevant, qui vous a donné de mol cette cruelle ld& Eta surez-vous, je ne suis point venu pour porter atteinte a votre honneur, mais pour vous consoler et vous aider dans votre Infortune. Mondragone m a luelque chose de vos aventuri racontez-les-moi tout i li res, et je vous promets de vous écouter avec autant d'intérêt que de respect.
Bianca était prise : reculer, c était paraître craindre, et paraître craindre, c'était avouer qu'on pouvait céder: d ailcette occasion qu'elle avait tant désirée, de faire lever i, de son mari, venait se présenter d'elle-même été mériter s:, proscription que de ne pas en profl ter.
Bianca voulait rester debout devant le princi mais ce fut lui qui la fit asseoir el qui demeura appuyé sur son faula regardant et l'écoutant. La jeune femme n'eut bénie de laisser parler ses souvenirs pour être Intéressante: elle lui raconta tout, depuis ses jeunes et fraîches
i urs Jusqu'à son arrivée a Florence, Là elle s'arrêta; en
ml plus loin, elle eût été forcée de parler au prince de
lui-môme, et il y avait certaine histoire d'un bouquet tombé
par la fenêtre qui, tout innocente qu'elle étal a mi.
laissé de lui causer quelque embarras.
Le prince était trop heureux pour ne pas tout promettre
Le sauf-conduit tant désiré fui accordé à l'Instant même,
ma a la condll ependant que Bianca viendrait le
iliv l'Ile menu i .ut ri.' perdre une grande laveur pour .ien petite formalité. Bianca promit a son tour ce que , ,i.i H i.' pi m ce
neesco connaissait trop bien les femmes i i le premier Jour d autre chose que de 1 Intérêt qu H
ivalt pour i yeux avalent bien quelque peu
dément i sa bou I • en d'en voul
qui vous regardent pane qu'ils vous trouvent belle!
que la comtesse i en l'apei iirut a elle et se Ji ta II son i ou.
La Mondragoni n'eul pa bi oln d'autre explication pour , . mprendj i qui i"'1 Ite trahli on lui était pardonro
i. lei teur »oll que i - approcl ons du cardinal
puisque nous en sommes déjà à son frère. La belle m. re ne sut ri passi
i ' i • « il avait li -un dult cette non'
parut la i i lole qi
BI mi a eût "m i '■ point, elle n'eût pas
nu ta i l'an heter ri tp
' 11 ■ ' i.iiiie et beau prime Elle
' • . Impat i n e le I "ii ,
grand duc; tuât • Ile si i le De rapporter 'le cette
! i que Pletr tlmall à si
haut pi i\ Hélas ' ce pa] Pietro
. qu'il lui donnait ta liberté de suivri le lour la
B |i il n avait la nuit
m l'i'i ait arrive: Pli de la
BI nca fut la m i dur i epi
n [«négocia '
du grand-duc avec i archiduchet il fut
convenu entre les deux ama l'Intrigue resterait s,..
il 'i.ie • i aventuri un
mi famille
Le mariage désiré se fit : le jeune grand-duc donna une année aux convenances, ne visitant Bianca que la nuit, et sortant toujours de son pilais seul et déguisé; mais au bout d'un an. ayant reçu du grand-duc son père une lettre qui lui disait que de pareilles promenades étaient dangereuses pour un prince, il donna à Pietro un emploi dans le palais Pitti, et acheta pour Hianca la charmante maison qui se voit encore aujourd'hui lia Maggio. surmontée des armes .les Médli is. Ainsi, Bianca se trouva tellement rapprochée de Francesco, qu'il n'avait besoin, pour ainsi dire, que de traverser la place Pitti, et qu'il se trouvait chez elle.
On sait les dispositions qu'avait Pietro a la dissipation et a l'insolence. Sa nouvelle position leur donna une nouvelle force. 11 se jeta a plein corps dans les orgies, dans le jeu et dans les aventures galantes, se lit force ennemis de buveurs vaincus, des joueurs à sec et des maris trompés ; si bien qu'un beau matin on le trouva percé de » mq ou six coups de poignard, dans une impasse, à l'extrémité du pont Vieux.
Il y avait tr.us ans que les deux amans . lis do
Venise en jurant de s'aimer toujours, et il y avait deux ans que chacun de son côté avait oublié sa promesse. Il en que Pietro fut peu regretté, même de sa femme, pour laquelle depuis longtemps il n'était qu'un étranger. 11 n'y eut que la bonne vieille mère qui mourut de m de voir ainsi mourir son fils.
La pauvre Jeanne d'Autriche, de son côté, n'était pas! heureuse: elle était grande-duchesse de nom. mais I Capello l'était de fait. Pour les emplois, pour les ■-
i les laveurs, c'était à la Vénitienne qu'on s'adressait,
La Vénitienne était toute-puissante; elle avait des i une cour, des flatteurs: les pauvres seuls allaient grande-duchesse Jeanne. Or, Jeanne était une femme pieuse i et sé\ ire comme le sont ordinairement les princesses de
, maison d Autriche; elle offrit i nent ses chagrins
à Dieu. Dieu abaissa les yeux vei n ce qu'elle sont
liait, et la retira de ce m I.
On attribua cette mort à ce que, le frère de la B étant venu a Florence, Francesco lui fit si grande têt.
pas fait davantage pour un roi régnant, ce qui. Selon le peuple, causa tant de peine à ta malheureuse Jeanne. .in, sa grossesse tourna a mal; si bien qu'au lieu d'un second fils que Florence comptait accompagner Joyeusement au baptistère, il n'y eut que deu\ cadavres quelle conduisit tristement au tombeau.
Le grand-duc Francesco n'était point méchant . il
voila tOUl " ette -oui. le et lenle douleur qui minait
i femme lui causait de temps en temps des tr
mords Vu I lenl de mourir Jeanne
essaya de tin r paru de ce sentiment
le grand-duc, qui, depuis qu'elle était tombée ma-.
S'était Ile sans lui faire de
reproi lies sur ses amours p; le le supplia de vivre
plus religieusement a l'avenir. Francesco, tout en bai ses mains de larmes, lui nromit de ne point revo Jeanne sourit tristemi i l un air de d
murmura une prière dans laquelle le grand-duc entendu
plusieurs bus soi n et m ut
Elle laissait de son mariage trois Biles et un fils. Pendant quatre mois Francesco tint i mois Blam
m.us Bianca connaissait sa puissi
elle laissa le temps passer sur la doul sur les rei
le serment du grand-duc: puis, un jour elle se pia. a sur * in mu douleurs, remords, serment, loul
lui abus oublié.
Iroil et Inti i au pi'iiu e Le pin ■ i- , le ' ipin in lui 'i
and duc ^
pe Son père Cosme le Grand, lui avali .1
m, me exemple en épi as sa a lelllesse Camlll
it fort i i lé ait eu Heu
ut fini par se
\ lient parlé devant le grau
mples que leur m leur fournir de prîmes choisi--, m' leur (. mine dans 01 mille ■
moment, avait lu , i ipello tille il' li républlqu
i qui se doutait des ititloiis de son fr.re lui . t e femme
n s lie i i n tentent la i:
.pelle .In palais pitti.
Il avi le mariage resterait sei ret m
p.unl 1 afl me dé la gi
UNE ANNEE A FLORENCE
rivée si haut pour s'arrêter en chemin, et six mois ne
s'étalent pas passés, qu'en public comme en secret, sur le
trône comme dans le lit, elle avait repris la place 4e la
pauvre Jeanne d'Autriche.
Ce fut vers cette époque que Montaigne, dissuadé par un
mi qui avait été volé à Spolette de se rendre a Rome
ii lie d'Aiicône, prit la route de Florence et fut ad-
la table de Bianca.
:te duchesse, dit-il, est belle à l'opinion italienne, un
agréable et impérieux, le corsage droit et les letms a souhait ; elle me sembla bien avoir la suffisance d'avoir en-
■ prince et de le tenir à sa dévotion depuis longtemps.
nid-duc mettait assez d'eau dans son vin, mais elle quasi point.
Qu'où mette ce portrait a côté de celui du Bronzino. et
erra que tous deux se ressemblent ; seulement il y a
le tableau du sombre peintre toscan un caractère de
e qui ne se trouve pas sous la plume du naif mora-
irançais.
Trois ans après le mariage de Francesco et de Bianca,
e'est-à-dire au commencement de l'année 15S3, le jeune ar-
mourut, laissant le trône de Toscane sans héritier
or, a défaut d'héritier direct, le cardinal Ferdinand
lit grand-duc à la mort de son frère.
1576, le grand-duc Francesco avait eu un fils de
. ; mais ce fils étant adultérin ne pouvait succéder à
ire; d'ailleurs on racontait de singulières choses sur
ince. On racontait que la Bianca. voyant qu'elle
n'aurait jamais probablement d'autre enfant qu'une petite
mie qu'elle avait eue de son mari, et qui s'appelait Pelle-
avait résolu d'en supposer un. En conséquence, elle
iiilue avec une gouvernante bolonaise dans laquelle
iute confiance; et voila, disait-on, ce qui était
Bianca avait feint toutes les indispositions, symptômes ores d'une grossesse ; bientôt à ces indispositions s'étaient des signes extérieurs, si bien que le grand-duc. nt plus aucun doute, avait annoncé lui-même a ses times que Bianca allait le rendre pè~e. Dès lors le de la favorite avait doublé, on avait été au-devant de di sirs, et tous les courtisans, plus empressés que jaiutour d'elle, lui avaient prédit un fils. T. il du 29 au 30 août 157G fut choisie pour être celle
de l'ai couchement ; vers les onze heures du soir, Bianca andonc à son mari qu'elle commençait à éprouver les premières douleurs. Francesco, tremblant et joyeux à la lara qu'il ne la quitterait point qu'elle ne fut dé- Ce n'était point là l'affaire de Bianca: aussi, vers les i es, les douleurs commencèrent à s'apaiser, et la mme déclara qu'elle croyait que la patiente n'accouche I que dans trois ou quatre heures. Alors Bianca ini que Francesco, fatigué de la veille, allât prendre n i - Francesco céda à la condition qu'on le rélit aussitôt que sa bien-aimée Bianca recommencerait i Bianca le lui promit, et sur cette promesse, le l duc se retira.
i heures après, on alla le réveiller en effet, mais pour
; i î noncer qu'il était père d'un garçon. Il courut à la chambre de Bianca qui. du plus loin qu'elle l'aperçut, lui j
ii enfant. Le grand-duc pensa devenir fou de Joie.
et l'enfant fut baptisé sous le nom de don Antoine. Bianca
né que c'était aux prières de ce saint qu'elle 'de-
première conception qui les rendait tous si heureux
ure.
Dl: M mois apn I ccouchement de Bianca. on ren-
lans sa patrie la Bolonaise qui avait conduit toute cette
La gouvernante partit sans défiance et comblée de
en traversant les montagnes, sa voiture fut
ati i [née par des hommes masqués qui tirèrent sur elle et
ut pour morte, blessée de trois coups d'arquebuse.
contre toute attente, elle reprit ses sens. et.
If juge du \illage où elle avait été transportée l'in-
lia que, le masque d'un de ces hommes
elle avait reconnu un sbire au service de la
■ : qu'au reste, elle avait mérité cette punition !quoine s'attendit point a la recevoir d'une semblable
i i Ile avait aidé à tromper le grand-duc Fran-
■ à sa. maîtresse le conseil de se faire passsr
enceinte, et. le projet adopté, en apportant elle même
n luth h t une pauvre femme éta I accou^
.ille. Or, cet enfant n'était autre que c-l a]
sous le titre du jeune prince, et sous le nom de
' tonio. ' te mifesslon faite. la femme expira Aussl-
t'bal en fut envoyé a Rome au cardinal Ferdf-
qui en fit faire une copie qu'il al <
son frère; mais il fut facile à Bianca de i. ■ â son
amant que tout cela n'était qu'une intrigue ourdie contre
elle, et l'amour du grand duc ne fil qu'augmenter de ce qu'il regardait comme une persécution dirigée contre sa maîtresse.
Cependant, l'affaire, on le comprend bieu, avait fait trop de bruit pour que dou Antonio pût prétendre a l'héritage de son pire. Le troue revenait donc au cardinal, si la grande dm liesse n'avait pas d'autre entant, et Francesco lui-même commençait h désespérer d'un tel bonheur, lorsque Bianca annonça une seconde grossesse.
Cette fols, le cardinal se promit bien de surveiller luimême les couches de sa belle-sœur, afin de n'être pas dupe de quelque nouvel escamotage. En conséquence, il commença par se raccommoder avec son beau-frère Franco! en lui disant que cette nouvelle preuve de fécondité qu'allait
donner la grande-duchesse, lui prouvait bien qu'il avi té
trompé une première fois par un faux rapport. Frai
heureux de voir son beau-frère désabusé, revint à lui
toute la franchise de son cœur. Le cardinal profita de ce rapprochement pour venir s'installer au palais Pilti.
L'arrivée du cardinal fut médiocrement agréable a Bianca. qui ne se méprenait pas a la véritable cause de cette recrudescence d'amour fraternel. Bianca sentait qu'elle avait dans le cardinal un espion de tous les instants; aussi, de sou Côté, fit-elle si bien qu'il fut impossible de la prendre un seul instant en défaut. Le cardinal lui-même doutait. Si cette grossesse n'était pas une réalité, la comédie était habi lement jouée; mais tant d'adresse le piqua au jeu, et il résolut de ne pas demeurer eu reste d'habileté.
Le jour de l'accouchement arriva; le cardinal ne pouvait rester dans la chambre de Bianca, nais il se plaça dans la chambre voisine, par laquelle il fallait nécessairement pa ser pour arriver jusqu'à elle. Là il se mit à dire son bréviaire en marchant à grands pas. Au bout d'une heure do promenade, on vint le prier, de la part de la malade, de passer dans une autre chambre, attendu qu'il l'incommodait.
— Qu'elle fasse son affaire, je fais la mienne, répondit te c irdinal. — Et, sans vouloir rien entendre, il se remit a marcher et à prier.
Un instant après, le confesseur de la grande-duchess ■ entra. C'était un capucin a longue robe. Le cardinal alla a lui et le prit dans ses bras pour lui recommander sa sœur, avec une affection toute particulière. Tout en embrassant le bon moine, le cardinal sentit ou crut sentir quelque chos • d'étrange dans sa grande manche; il y fourra la main, et en tira un gros garçon.
— Mon frère, dit le cardinal, me voici plus tranquille, et je suis sûr du moins que ma belle-sœur ne mourra point en couches.
Le moine comprit que le mieux était d'éviter le scandale; il demanda au cardinal ce qu'il devait faire. Le cardinal lui dit d entrer dans la chambre de la grande-duchesse, et de lui dire, tout en la confessant, ce qui venait d'arriver : selon qu'elle ferait, le cardinal devait faire. Le silence amènerait le silence, et le bruit amènerait le bruit.
La grande-duchesse vit que, pour cette fois, il lui fallait renoncer à donner un héritier à la couronne, et elle pri parti de faire une fausse couche. Le cardinal, de son côté, tint parole, et ne révéla rien de cette tentative avortée.
Il en résulta que rien ne troubla la bonne harmonie qui régnait entre les deux frères. L'automne suivant, le cardinal fut même invité par François a venir passer les deux mois de villégiatura a Poggia û Cajano. il accepta car il étal grand amateur de chasse, et le château de Pogglo â Cajaim était une des réserves les plus giboyeuses du grand-duc Fran çois.
Le jour même de l'arrivée du cardinal, Bianca, qui savait que le cardinal aimait les tourtes confectionnées d'une certaine façon, voulut en préparer une elle-même. Le cardinal apprit par le grand duc Francesco cette attention de sa belle sœur, et comme il n'avait pas une confiance bien profonde dans sa réconciliation avec elle, cette gracieuseté de sa pari ne laissa pas de 1 inquiéter. Heureusement le cardinal possé dait une opale qui lui avait été donnée par le pape Sixtecjuiitt ei dont la propriété était de se ternir quand on lapait d'une substance empoisonnée. Le cardinal ne mai qua point d'en faire l'épreuve sur la tourte préparée par Bianca. Ce qu'il avait prévu arriva En approchant tourte, l'opale se ternit, et le cardinal déclara que toute ré- H'Wion faite. Il ne mangerait pas de tourte. Le duc insista un ins'ant Voyant que ses instances étaient inutiles: — Eh bien : dit-il en se retournant vers -a femme puisque mo i ne mange pas de son plat favori, j'en mangerai, moi, afin qu'il ne soit pas dit qu'une grande du hes e :
pâtissière Inutilement ; — et il se servit un morceau de la tourte.
Bianca fit un mouvement pour lin empê h r. mais elle ('arrêta La position était horrible 11 fallait ou qu'elle
avouai son crin qu'elle laissât son mari mourir einjm
s. uni.'-. File jeta un coup il - tir sa ne pas
vit qu'elle avait épuisé toutes le-, li de la terre, et atteln' toutes les grandeurs au m ade. Sa décision fut rapide, comme elle l'avait éié le |our ou elle avait fui de Venise l'ietro: elle coupa nu morceau de tourte pareil à celui
qu avait pris le grand-duc, lui tendit une main, et mangea de l'autre en souriant le morceau empoisonné.
Le lendemain, Francesco et biauca étaient morts. On médecin ouvrit leurs t ordre de Ferdinand, et déclara qu ils n aient succombé a une fièvre maligne. Trois jour?
le cardinal jetait la barrette aux orties et mon le tn
Voila 1 histoire de celui dont la statue s'élève sur la place delà; Livourne. Li ixdinal lut encore
marqn
..chaînés qui ornent le piédestal de sa statue ; mais nous croyons avoir ra de sa vie la plus
curieuse et la plus intéressante, e; pour le reste nous ren verrons nos lecteurs a Galuzzi.
Comme sur la place, outre la statue, il y a force flacres, nous mont. lune de ces voitures, et nous nous
limes conduire a l'église de Montenero.
Cette église renferme une des madones les plus miraculeuses qui existent. Une tradition populaire veut que cette sainte image, native du mont Eubée dans le Négrepont, se m jour de - l .dam a un désir
lutteur pour l'Occident, elle apparut à un prénu ordonna de la transporter ail Montenero. Le s'informa de la partie du monde où se trouvait cette monipprit que c'était aux environs de Llvourne. Aus- 11 se mu en marche, portant la sainte image a\. rès .m voyage de deux mois, arriva à sa qui lui lui indiquée par un miracle dis plus concluans : la madone s'alourdit tout a coup, au point qu'il fut in ble au prêtre de faire un pas de plus. Le prêtre comprit qu'il était ■ n; 11 s'arrêta donc, et, avec
les aumônes des iidcl . oire de .Montenero.
Un an après, le capitaine d.'un vaisseau Uvournals ayant fait un voyage au mont Eu voir pris, .laDS la
-ne même qu'avait habitée la madone pendant deux ou trois siècles, la mesure de la place qu'elle occupait ; cette mesuri "tir ligne avec sa largeur et
. hauteur.
Dès 1 ps 11 n'y eul plus de doute sur la réalité du m que pour 1 qui reconnurent la madone pour être
re de Margaritone, un des contemporains de Clmabué, le même .Margaritone qui crut avoir recompei gnemenl Farinata .les Dbertl en lui envoyant lorsqu'il eut la bataille de Ui o, on cruci-
fix peint de sa main. Dieu punit - lie iiauvre vieil-
lar.l n in en voyant les progrès que Clmabué
avall i L'art.
recommandons aux artistes la madone de Montenero curieux monument de La peinture grecque au
Mil"
nous ffmes prix avec un volturln, el le lendemain matin a neuf heures nous partîmes pour Florence.
["ALIENNES
lie que nous ail.
nt d'abord le tour du tronc, nous van
rameaux.
Dieu mit six joui" es à la
Ce fuient surtout Les vin. qui, les premières.
.n- la liberté Déjà, du terni on m . Les mari les plus indépen-
dants des liomm UnsI que les déserts, la mer est un refuge ci trouve sani
tpace qu'il a . lui. a blet i e d'autre a
. >leu.
n en résultait Bnt bien de l'em-
pire i . but, mais, plus ■
Dans les i ir leur
compte dans le laigns, elles
lenl depuis longtemps de la paix et de la guerre, des
les tributs n plaisir et sans
vers t deux i, sur la fin
.. ...I •■!:.! dl
barons pour obtenir de la marine I avait tait
ils obtinrent de la municipalité le titre de citoyens, et de levé, pie l'inféodation de quel; fut la tige
des sept familles planes qui dem tarèrent trois siècles a la tète de la faction guelle ou gibeline. Ils se nommaient Visconti, Godimart, urlandi, Veceluonesi, Gualandi, Sismonai, Laiitianchi.
De son côté, Gênes, couchée au pied de ses montagnes arides, qui la séparent comme une muraille de la Lombardie, flère de lun des plus beaux, ports de l'Europe, déjà peuplé de vaisseaux au X' siècle, tirant de sa situation le . lice d'être isolée du siège de l'empire, se livrait dans toute l'ardeur de sa jeune existence au commerce et à la marine. Pillée en 93ti par les Sarrasins, moins d'un siècle après, c'était elle qui se liguait avec les Plsans pour aller leu porter en Sardaigne le fer et le feu qu'ils étaient venus apporter en Ligurie ; et Caffaro, auteur de sa |
ncée en Ilot et achevée en 1164, non i qu'a
poque Gênes avait déjà des magistrats suprême -
nt le titre de consuls, qu'iK siégeaient ..ent au nombre de quatre ou de six, et qu'ils restaient en place
(,uiant aux villes du centre de l'Italie, elles étaient demeurées en retard. L'esprit de liberté qui avait souillé sur les vait bien passe sur Milan, sur Florence, sur Perouse el -ur Arezzo ; mais n'ayant pou I ir y lancer leur.--
vaisseaux, ces villes avaient continué d'obéir aux empereurs; lorsque le moine llildebrand fut appelé, eu iu73, au
Le nom de Grégoire VII; Henri IV î alors.
Trois ans a peine s'étaient écoulés depuis l'exaltation du nouveau pape, dans lequel devait se i r la démo
. rai ie du moyen Age, qu'en jetant les yeux sur l'Europe, et en voyant le peuple pi I .ut comme D avril.
..ris que c'était a lui. successeur de Saint-Pierre, de recueillir cette moisson de liberté qu'avait semée la parole du Christ. Dès 1076, il publia donc une décrétale qui
de souin ttre leur nomin.i la puissance temporelle : de ce jour la chaire pontificale fut
..e de l'empereur, et le peuple eut son .
Cependant Henri IV i. et lit pas plus de ca renon-
olts, que G ii n'était d
mettre ; il repondit à la décrétale par un rescrlr Son amour uni en son nom ,.er au sou.
déposer la une. et aux cardinaux de se rendre our, afin dl un autre pape. La lance avait
rencontré I , le fer ava le fer.
il répondit en excommuniant l'empereur. ' A la noir.
rasseml omme l'et ipi ri a
et non a la nomination, ils me -er en
vertu du même droit qui l'avait élu, si, dans le terme d'une
le saint si Henri tut t< ■ ■ d i parut en suppliant au
les Alt. .s qu'il avait menacé de franchir en vainqueur; et par un hiver rigoureux, Il traversa l'Italie pour aller, genoux 't puds nus, demander au tape l'absolution faute. Asti. Milan. Pai t>ne et l.odi le virent ainsi
passer ; et tort< - de islrent le pi
de son excommunication pour se délier de leur serment. De
[enrl IV, i raignant d In [ter eni tenta point niém. I
. Pur Llbei I ' Ion dont i lies aurai.
gneur pu - ■ iinne le pape de l'Investiture. I
int-slège i .i. entre le
peuple . t la féodalité, que se formèrent les factions guelfe
comme pour préparer la liberté de Florei. y de lorraine, marquis de Toscane, et
i sa femme mouraient l'un en 1070 el l'autre ai
Vfathilde . rveralne du
lan.i Bel qui nt lama il triée deux
le Jeune, la seconde avec Guelfe de liai li i para sui •
époux et mourut ■ Iialr.-
de saint PI
autres villes .il
son tour i u'elle avait reçu, a Sienne, a l'is
lola et à Arezzo..
Mêlant la noblesse florentine, sans rester indifférente a la grande querelle qui dit nt en
li .leur que celle des ...
lis non en deux ramps Chacun de ces par ivec plus de
e .pie de haine déjà plus
Parmi les familles goelfl les pi 6
famille des Amadei, alliée aux Dbertl, ei
UNE ANNEE A FLORENCE
ipinlons gibelines. Buondelmonte Jes Buondelmonti était
Uo ite-Buono, dans le val d'An! rieur.
et habitait 'un superbe palais situé sm la plai e de la Trinité.
On jour (lue, selon son habitude, il traversail a cheval et magnifiquement vêtu les rues de rioreiu e. une fenêtre s'ouvrit sur son passage, et il s'entendit appeler par son nom.
Buondelmonte se retourna ; mais voyant que celle qui l'appelait était voilée, il continua son chemin.
La dame l'appela une seconde fois, et leva «on voile Alors Buondelmonte la reconnut pour être de la maison des Donati. et arrêtant son cheval, il lui demanda avec courtoisie ce qu'elle avait à lui dire.
— Florence a peu de jardins que je n'aie visités, peu de fleurs dont je n'aie admiré les couleurs uu respiré le parfum ; et il n'y a guère que les marguerites et les violettes qui aient pu échapper à mes yeux en se cachant sous l'herbe
— II y a encore le lis qui pousse au bord des fontaines et grandit à l'ombre des saules, qui baigne son pied dans le ruisseau pour conserver sa fraîcheur, et qui cache sa beauté dans la solitude pour garder sa pureté.
— La signora Gualdrada aurait-elle dans le jardin de son palais quelque chose de pareil à me faire voir ?
— Peut-être, si le seigneur Buondelmonte daignait me faire l'honneur de le visiter.
La Vénitienne éLail toute-puissante; elle avait des pages, une cour, des flatteurs
— Je n'ai qu'a te féliciter sur ton prochain mariage, Buondelmonte. reprit la dame d'un ton railleur; je ne veux lu'admlrer ton dévouement, qui te fait allier à une malson si tort au-dessous de la tienne. Sans doute un ancêtre des Amadei aura rendu quelque grand servit e u un des tiens,
acquittes une dette de famille.
— yons vous trompez, noble dame, répondit Buondelmonte -, si quelque distance existe entre nos deux malsons, ce n'est point la reconnaissance qui l'efface, mais bien l'amour. J'aime Lucrezia Amadei, ma fiancée, et je l'ê] parce que je l'aime.
— Pardon, seigneur Buondelmonte, continua la Gualdrada; mais il me semblait que le plus noble devait épouser la plu' rii he. la plus riche le plus noble, et le plus beau la plus belle.
— Ma i présent, répondit Buondelmonte, il n'y a que le miroir ..me je lui ai fai; venir dp Venise qui m'aù montré une figure comparable A'celle de Lucrezia.
— Vous avez mal cherché, monseigneur, ou vous vous £,ps 1 vite. Florence perdrait bientôt son nom de ville des fleurs, si elle Décomptait point dans son parterre de plus belle rose que ceil- . cueillir
Buondelmonte jeta la bride de son cheval aux mai son page et s'élança dans le palais Donati.
La Gualdrada l'attendait au haut de l'escalier ; elle le guida par des corridors obscurs i" qu i im iinbre retirée. Elle ouvrit la porte, souleva la tapisserie, ei Buondelmonte aperçut une jeune Tille endormie.
Buondelmonte demeura saisi d'admiration: rien d'aussi beau d'aussi frais et d'aussi pur ne s'était encoi
ait une de ces têtes blondes i rares en Italie que Raphaël en a fait le type de ses vierges; c'était un teint si blanc qu'on aurait, dit qu'il s'était épanoui au pâle soleil du. nord ; c'était une taille si aérienne que Buondelmonte craignait de respirer, de peur que cet auge, en se réveillaat, ne remontât au ciel ;
La Gualdrada laissa retomber le rideau. Buondelmonte fit un mon • ut pour le retenir ell li ita la i
— Voici la fiancée que je t'avais gardée, solitaire et pure lui dit-elle; mais tu te- hâté, liimudelmonte, tu as offert ton cœur à une autre Va c'est bien ! va, et sois heureux.
Buondelmonte Interdit gardait le silence
— Eli bien ! continua la Gualdrada, oublles-tu que la belle Lucrezia t'attend?
UNE ANNKE A FL I
— Ecoule, lui dit Buondelmonte en lui prenant la main, si je renonçais a cette alliance, si je rompais les engagement pris, m j offrais d'épouser ta tille, me la uonnerais-tu ?..
— Et quelle sérail la mère assez vaine on assez n pour refuser l'alliance du seigneur de Monte-Buono ?
Alors Buondelmonte leva la portière s'agenouilla près du lit i!e la jeune fille, dont il prit la main, et comme la dormeuse entrouvrait les yeux F.evUUez-vous. ma belle fiancée, lui dit-il. Puit se retournant vers la uualdrada royez chercher le prêtre, nu mère ; et si votre fille m'accepte pour époux, conduisez-nous a l'autel :
Le même jour. Buondelmonte épousa Lucia Gualdrada, de la maison des Donati
Le lendemain, le bruit de ce mariage se répandit. Les
Amadei doutèrent quelque temps île l'outrage qui leur avai.
■ -.-. mais un moment vint où ils n'en purent plus dou-
ter Alors ils convoquèrent leurs parens, les Ubertt, les Fi-
fanti. le.- Lamberti et les c.ualdalandl ; et lorsqu'ils furent
leur exposèrent la cause de cette réunion. Dans
- ible et de prompte vengeance, un
■ pouvait se laver que dan- le sans;. Mosca
si la mort de Buondelmonte, et sa mort fut résolue à
l'unaniml
Le matin de Pâques, Buondelmonte venait de traverser le vieux pont, et descendait Longo-l'Arno, lorsque plusieurs hommes ,i cheval, comme lui, débouchèrent de la rue de la Trinité, et marchèrent à sa rencontre. Arrivés a une certaine distance, ils se séparèrent en deux troupes, afin d de de 1 uondelmonte reconnut ceux qui venaient a
lui pour des ennemis ; mais soit confiance dans leur loyauté ou •tans ,-on courage, U continua son chemin sans donner aucune marque de défiance; loin de la. en arrivant près d'eux, il les salua avec courtoisie. Alors Schazetto des i sortit de dessous s..n manteau son bras armé d'une et d'un seul coup U renversa Buondelmonte de cheval Au même moment. Addo Arrighi mettant pied à terre,
ii qu il ne (ût qu'étourdi, lui ouvrit les veini son couteau Buondelmonte se traîna jusqu au pied de Mais. protecteur païen de Florence, dont la statue était encore deet expira. Le bruit de ie meurtre ne tarda point a re teutii dan- la ville. Tous les parens lelmonte se
rassemblèrent dan- la maison mortuaire, firent atteler un char, i ans une bière découverte le corps de
i me. La jeune \ sur le bord du cercueil, ap-
puya la te sée de son époux sur sa poitrine ; les
(entourèrent, et le cortège se mit en mari he par les rues de Florence, précédé du vieux père de delmonte, qui vêtu de deuil et monte sur un cheval •■ de noir criait de temps en temps d'une voix 1 engeance ! vengeance '. vengeance l A la vue de ce cadavre ensanglanté, à la vue de cette belle veuve pleurante et les cheveux épars, à la vue de ce père qui précédait le cercueil de l'enfant qui aurait du suivre le es esprits s'exaltèrent et chaque maison noble prit parti selon son opinion, son alliance ou sa parenté. Quarante-d eux familles du premier rang se firent Guelfes, c'està-dire Papiste- et prirent le parti de Buondelmonte: vingtquatre -' 'iei lari renl i
reconnurent i pour leurs chefs. Chacun rassembla
ses serviteurs, fortifia ses palais, éleva ses tours, et pendant i i guerre civile, se renfermant dans les murs de Florence, courut échevelée par ses rues et par ses places publiques.
DS qui. comme on l'a vu, étaient numériquement les pins faibles de près de mi -jiêran" lent réduits â leurs propres :
reur, qui leur envoya seize cents cavalier- aile tte troupe s'introduisit furtivement dans la Ville ij'pali. uan Uns, cl
la nuit de la ' oandeleur irtl guelfe vaincu fut
Tore é d'alc nul. mu r
Alors les vainqueurs, mal I i ville, se Iivrèi
ces excès qui éternisent les guerres < -ivres. Trente-six palais
lurent démo] i et les To inghi.
uimait la place du vieux M toute
la hauteur . t.- i eni -.
P a sa ba . . omme u
l'empereur , Quel-
ut exilés ju-ipi eu i-.'.m époque de la mort d mort produisit une i lurent rap-
; uple reprit une partie de l'influence qu'il de ses premiers ri rut l'ordre d< détruire
•mue- brat n rescrit enjoignit aux nobli - .i al leurs palais a la hauteur Ue cinquante bi ltant.de cette .1
la ville, qui n'était point fortifiée du • n ISS le peuple, pour
tlorence. frappa avec l'or le plus pur
le florin, du nom de la ville qui
i e-tée a I i
même effigie, au même poids et au même titre, sans qu'aucune des révolutions qui suivirent celle a laquelle le norln devait sa naissance ait osé changer son empreinte populaire, ou altérer son or républicain.
Cependant les Quelles, plus généreux ou plus confians que leurs ennemis, avaient permis aux Gibelins de rester dans la ville : ceux-ci profitèrent de cette liberté pour ourdi:une conspiration qui fut découverte. Les magistrats leur firent alors porter 1 ordre de venir justifier leur conduite; mais ils repoussèrent les archers du podestat à coups de pierres et de flèches. Tout le peuple se souleva aussitôt, on vint attaquer les ennemis dans leurs maisons, or. fit le siège des palais et des foi' i deux jours tout fut fini.
Schazetto des Cberti, le même qui avait assomme Buondelmonte, mourut les armes à la main. Un autre Ubertl et un Infangati eurent la tête tranchée sur la place du vieux Mar i hé. et ceux qui échappèrent au massacre ou à la justice, guidés par Farlnata des Cberti, sortirent de la ville et ali demander a Sienne un asile qu'elle leur accorda. Farlnata des l'bertl était un de ces hommes de la famille du baron des Adrets, du connétable de Bourbon, et de Lesliguières. qui naissent avec un bras de fer et un cœur de bronze, dont les yeux s'ouvrent dans une ville assiégée et se ferment sur le champ de bataille: plantes sang
et qui portent des fleurs et des fruits sanglans !
La mort de lempereur lui citait la ressource ordinaire aux Gibelins qui était de s'adresser à l'empereur. Il envoya alors des dé; ut s a Manfred, roi de Sicile. Ces députés de mandaient une. armée. Manfred offrit cent hommes. Le- ambassadeurs étaient sur le point de refuser cette offre qu'ils aient comme dérisoire; mais Fariuata leur écrivit ptez toujours, l'important est d'avoir la bannière de Manfred parmi les nôtres, et quand nous l'aurons, J'irai la planter dans un te! lieu qu il faudra bien qu'il nous envoie un renfort roui- l'aller reprendre. »
.dant l'armée guelfe poursuivit les Gibelins, et vint établir son camp devant la porte de Camoglia. dont la poussière était -i douce a Aitieri i . Api r- quelques escarmi sans conséquence, Farinata ayant reçu les cent hommes d'armes que lui envoyait Manfred. ordonna une sortie, et leur fit distribuer les meilleurs vins de la Toscane puis lorsqu'il vit le combat engagé entre les Guelfe.- bellns, ter les siens, il se mit a la tête de seauxilia ncis. et leur lit faire une charge tellement profonde, que lui et ses cent hommes d'armes se trouvèrent as ennemis. Les Allemands se battirent en mai- 1 i parti.- était ; ur que le courage y pût quelque chose. Tous tombèrent. Farinata. par miracle, s'ouvrit un chemin et regagna les siens, couvert du sang de ses ennemis, las de tuer, mais sans blessure.
s. .n Lut était atteint, les les soldats de Manfred t vengeance par toutes leurs plaies; l'étendard royal. a Florence, avait été traîné dans la boue et mis en par li popula e il \ ,.\ ,r affr. nt à la maison de Souabe, et l mvalt seule venger lune et effa. er l'autre Farinata d s Cberti écrl vit an roi de Sicile eu lui racontant la bataille : Manfred lin répondit en lui envoyant deux mille hommes.
Vlors !- Il' u se fit renard pour attirer les Florentins dans tion. Farinata feignit d'avoir a se plain.lr Bllns il écrivit aux Anziani pour leur indiquer un nus a i ti quart de liêue de la ville. Douze hommes l'y attendirent : lui s'y rendit >eul. Il leur offrit, s'ils
taire marcher une puissante armée contre Sienne, de leur livrer la porte .le San VitO dont 11 avait la paru-
rien dé< Ider sans l'avis de peu pie il- .,' vers lui et a--, ni
riiiata rentra dans la i llle.
emblée fut tumultueuse ; la masse était d avis d'accepter, nu- oins clairvoyans craignaient une trahison Les Anziani qui avaient entamé la négociation et
.: leur r el le peuple appuyait le- milan). Le comte 0
• r . la majorité . h- peuple ne voulut pas les écoi Alors Luc de< Guerardini, connu par ea sagesse et son
i et essaya de se faire entendre ; mais les Anziani lui ordonnèrent de se taire. Il n'en contlis moins si n discours, el les magistrats le cond.v ni florins d'amende. Guerardini consentit à les .Menait la imende lut dou-
uerardlni accepta cette nouvelle punition en c Isant qu'on m- i .... p li bonheur de dont ■
bon avis publique. Enfin, on porta l'amende Jusqu'à
aie de quatre cents !!• qu'on pût lui in.-
■ • . ement, qu'on i nt pour de l'obstination,
i i peina - . .
c outre celui • opposer ainsi à la volonté du peuple
■ ifiee à Guerardini. il I.
[lia mi p.ido il |.ub. . ; / rxtt
UNE ANNEE A FLORENCE
tranquillement, puis se levant une dernière fois : .. Faites dre.-ser l'échalaiid, ait-il, mais laissez-moi parler pendant qu'un le dressera. » Au lieu de tomber aux pieds de cet homme, ils l'arrêtèrent et le firent conduire en prison Hors comme il était a peu près le seul Opposant, et que d'ailleurs aucun n'était de cœur à suivre un pareil exemple, une fois Guerardini hors de rassemblée, la proposition passa. Flo rence envoya demander aussitôt du secours à sas alliées. Lucques, Bologne, l'istoie, Le l'rato, s'an Minlato et Volterra répondirent à son appel. Au bout de deux mois, les Guelfes avaient rassembl ■ trois mille cavaliers et trente mille fantassins.
Le lundi 3 septembre 1-2GU, cette armée sortit nuitamment des murs de Florence, et marcha vers Sienne. Au milieu d'une garde choisie parmi les plus braves, roulait pesamment le Carroccio. C'était un char doré attelé dj huit bœufs couverts de caparaçons rouges, et au milieu duquel s'élevait une antenne surmontée d'un globe doré; au-dessous de ce globe flottait l'étendard de Florence, qui, au moment du combat, était confié a celui qu'on estimait le plus brave. Au-dessus, un Christ en croix semblait bénir l'armée dé ses bras étendus. Une cloche, suspendue près de lui, rappelait vers un centre commun, ceux que la mêlée dispersait ; et le pesant attelage, ôtant au Carroccio tout moyen de fuir forçait l'armée, soit a l'abandonner avec honte, soit à le défendre avec acharnement. C'était une invention d'Eribert, archevêque de Mijan, qui, voulant relever l'importance de l'infanterie des communes, afin de l'opposer à la cavalerie des gentilshommes, en avait fait usage pour la première fois dans la guerre contre Conrad le Salique, Aussi était-ce au milieu de l'infanterie, dont le pas se réglait sur celui des bœufs, que roulait cette lourde machine. Celui qui la conduisit était un \ieillard de soixante-dix ans, nommé Jean Tornaquinci ; et sur la plate-forme du Carroccio réservée aux plus vaillans étaient ses sept fils, auxquels il avait fait jurer île mourir tous avant qu'un seul ennemi touchât cette wche d'honneur du moyen âge. Quant à la cloche, elle avait été bénie, disait-on, par le pape Martin, et en l'honneur de son parrain elle s'appelait Martinella.
Le 4 septembre, au point du jour, l'armée se trouva sur le Monte Aperto, colline située à cinq milles de Sienne, vers la partie orientale de la ville : elle découvrit alors dans toute son étendue la cité qu'elle espérait surprendre. Aussitôt un évêque presque aveugle monta sur la plate-forme du CaiTocno, et dit ia messe, que toute l'armée écouta solennellement a genoux et la tète découverte ; puis le saint sacrifice achevé, d détacha l'étendard de Florence, le remit aux mains de Jacopo del Vacca de la famille des Pazzi. et revêtant luimême une armure, il alla se placer dans les rangs de la cavalerie ; il y était à peine que la porte de San-Yito s'ouvrit suivant la promesse faite. La cavalerie allemande en sortit la première, derrière elle venai celle des émigrés florentins, commandée par Farinata ; ensuite parurent les citoyens de Sienne avec leurs vassaux formant l'infanterie, eu tout 13.000 hommes. Les Florentins virent qu'ils étaient trahis ■ mais ils comparèrent aussitôt leur armée à celle qui se dévelopous leurs yeux, et songeant qu'ils étaient trois contre un Us poussèrent, de grands cris d'insulte et de provocation et firent face à l'ennemi.
En ce moment, l'évêque qui avait dit la messe et qui, comme tous les hommes juives ,1 im sens avait exercé les autres à le remplacer, entendit, du bruit derrière lui se retourna, et ses yeux, tout affaiblis qu'ils étaient, crurent apercevoir entre lui et l'horizon une ligne qui. un instant auparavant, n'existait pas. Il frappa sur l'épaule de son voisin H lui demanda si ce qu'il voyait était une muraille ou un biouillard. .. Ce n'est ni l'un ni l'autre, dit le soldat ce sont les boucliers des ennemis „ En effet, un corps de cavalerie allemande avait tourné le Monte Aperto, passé l'Aiïua à gué. et attaquait les derrières de l'armée florentine, tandis que le reste des Siennois mi présentait le combat de face.
Alors Jacopo del Vacca, pensant que l'heure était venue (1 engager la bataille, éleva au-dessus de toutes les têtes 1 étendard de Florence qui représentait un lion, et cria: — En avant Mais an même instant Bocca degli Abatti, qui Mali Gibelin dans l'âme, tira son épée du fourreau et
►Battll seul coup la main et. l'étendard ; puis s'écriant :
A moi les Gibelins I il se sépara avec trois cents nobles du même parti de l'armée guelfe pour aller rejoindre la cavalerie allemande.
■ CePc' :" ' ■' onfusion était grande parmi les Florentins-
Jacopo del Vacca élevait son poignet mutilé et sanglant, en '■riant - Trahison ! Nul ne pensait à ramasser 1 étendard roulé aux pieds des chevaux, et chacun, en se voyant chargé "lm in'un instant auparavant il croyait son frère, au lieu de s'appuyer sur son voisin, s'éloignait de lui, craignant pi.us encore l'épée qui le devait défendre que celle qui le devait attaquer Mors le cri de trahison proféré pai Ja '"'", 'lrl V&cca passa de bouche eu bouche, el chaque cavalier, oubliant h- salut de la patrie pour ne penser qu'au sien,
";''' d" ,:ui lui senihlan h moins dangereux, confianl sa'
vie a la vitesse de s,,,, cheval, et laissant son honneur expi-
rer a sa place sur le champ de bataille, si bien que de ces