‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 49 sur 283 · V ..lia donc la glorieuse n · texte numérisé non relu

V ..lia donc la glorieuse n

doit rentrai rie après un exil de quinze ans t

Voilà la réparation i idée a une Innocence manu

tout le monde Mes larges sueurs, mes longues fal

m rappoi lire! Loin d'un philosophe .eue

ne d un i our M c i du , I

■ rt au peuple comme le serait quelque misérable

demi-savant, sans coeur et sans renomi exilé

d'honneur, j'aille me faire tribu qui m'offew

..mine ~ ils avaient bien mi potal

t 1 mais - il en est quelque

autre qui me soi) ouvert par vous el qui n'oie point la

. rapide qui devra m< n.ii~ des qu'on ne rentre pas à t iode l'honneur, mieux vaut n'y pas renirer.

i letl et les étoiles si pai louie la n

i peut méditer les va nos du i lai. •

uante. prosi i 11 par i belin, et de-

iism ardent d ins sa nouvelle ri l'il <

sans doute d ccovaii que 1 unité unie pour l'Italie, et ce-

UNE ANNEE A KI.OUENCE

pendant Pise avait bâti sous ses yeux son Campo-Santo, son Dôme et sa Tour penchée. arnoUo di Lapo avait jeté sur la place du Dôme les fondeniens de Sainte-.Marie-des- Fleurs ; Sienne avait élevé sa cathédrale au clocher rouge et noir, et y avait renfermé, comme un bijou dans un écrln, la chaire sculptée par Nicolas de Pise. Puis peut-être aussi le caractère aventureux des chevaliers et des seigneurs allemands lui semblait-il plus poétique que 1 habileté commerçante de l'aristocratie génoise et vénitienne, et la fin de l'empereur Albert lui plaisait-elle davantage que la mort de Boniface vm.

Lassé de la vie qu'il menait chez Cane délia Scala, où l'amitié du maître ne le protégeait pas toujours contre l'insolence de ses courtisans et les facéties de ses bouffons, le poète reprit sa vie errante. Il avait achevé son poème de VEnler à Vérone, il écrivit le Purgatoire à Gagagnano, et termina son œuvre au château de Tolmino, en Frioul, par le Paradis De là il vint à Padoue. où il passa quelque temps chez Giotto. son ami. à qui, par reconnaissance, il donna la couronne de Cimabué, enfin, il alla à Ravenne. C'est dans cette ville qu'il publia son poème tout entier. Deux mille copies en furent faites à la plume, et envoyées par toute l'Italie. Chacun leva des yeux étonnes vers ce nouvel astre qui venait de s'allumer au ciel. On douta qu'un ljomme vivant encore eût pu écrire de telles choses, et plus d'une fois il arriva, lorsque Dante se promenait lent et sévère, dans les rues de Ravenne et de Rimini. avec sa longue robe rouge et sa couronne de laurier sur sa tête, que la mère, saintement effrayée, le montra du doigt à son enfant, en lui disant : > Vois-tu cet homme, il est descendu dans l'enfer !.. »

Eu effet. Dante devait paraître un homme étrange et presque surnaturel. Et pour bien comprendre sous quel jour il devait apparaître à ses contemporains, il faut jeter un moment les yeux sur l'Europe du xine siècle, et voir, depuis cent ans. quels événemens s'y accomplissaient. On sentira alors que l'on touche à cette époque où la féodalité. préparée par une guerre de huit siècles, commence le laborieux enfantement de la civilisation. Le monde païen et impérial d'Auguste s'était écroulé avec Charlemagne, en Occident, et avec Alexis Lange, en Orient; le monde chrétien et féodal de Hugues Capet lui ayp.it succédé de la mer de Bretagne à la mer Noire, et le moyen âge religieux et politique, déjà personnifié dans Grégoire VII et dans Louis IX. n'attendait plus, pour compléter cette magnifique trinité, <iue son représentant littéraire.

Il y a de ces momens où des idées vagues cherchent un •corps pour se faire homme, et flottent au-dessus des sociétés comme un brouillard à la surface de la terre. Tant que le vent le pousse sur le miroir des lacs ou sur le tapis des prairies, ce n'est qu'une vapeur sans forme, sans consistance et sans couleur. Mais s il rencontre un grand mont, il s'attache à sa cime, la vapeur devient nuée, la nuée et tandis que le front de la montagne ceint son auréole d'éclairs, l'eau qui filtre mystérieusement s'amasse -es cavités profondes, et sort à ses pieds, source de quelque fleuve immense, qui traverse, en s'élargissant toujours, la terre ou la société, et qui s'appelle le Nil. ou ]■■ Danube, ou la Du-me Comédie

Dante, comme Homère, eut le bonheur d'arriver à une de ces époques où une société vierge cherche un génie qui formule ses premières pensées. Il apparat au seuil du inonde au moment où saint Louis frappait à la porte du ciel Derrière lui. tout était ruine; devant lui tout était avenir. Mais le présent n'avait encore que des espérances.

L'Angleterre, envahie depuis deux siècles par les Normands, opérait sa transformation politique. Depuis longtemps 11 n'y avait plus de combats réels entre les vainqueurs i i les vain* us : mais il y avait toujours lutte sourde entre les intérêts du peuple conquis et ceux du peuple conquérant. Dans cette période de deux siècles, tout ce que leterre avait eu de grands hommes était né une épée main, et si quelque vieux barde portait encore une harpe pendue a son épaule, ce n'était qu'a l abri a

ins un langage inconnu aux vainqueurs, et lue oublie des vaincus, qu'il osait célébrer les bienfaits du bon roi Alfred, ou les exploits de Harold, fils de Godwm i est que, des relations forcées qui s'étaient établies entre les indigènes et les étrangers, il commençait à naître une langue nouvelle, qui n'était encore ni le normand ni le saxon, mais un composé informe et bâtard de tous deux, ■' vingts ans plus lard seulement, Thomas is, Steel et Spenser devaient régulariser pour Shakespeare.

L'Espagne, fille de la Phénicie. sœur de Cartilage, esclave

de u nquise par l GotB ui réi a rai par

mte Julien, annexée au trône de Damas par Tarik, puis séparée du kalifat d'Orient par Abdalraiman, de la

txïbu des Oi es, l'Espagne, mahométane du détroit

de Gibraltar aux Pyrénées, avait hérité de la civilisation transportée par Constantin de Rome à Byzance I. phare,

éteint d'un côté de la Méditerranée, s'était rallumé de ce; et tandis que s écroulaient sus la rive gauche le l'artli-ni.n et le Colisée, on voyait s'élever sur la rive droite Cordoue, avec ses six mille mosquées, ses neut cents bains publics, ses deux cent mille maisons, et son palais tie Zehra, dont les murs et les escaliers, incrustés d'acier et d or, étaient soutenus par mille colonnes des plus beaux marbres de Grèce, d'Afrique et d'Italie.

Cependant, tandis que tant de sang infidèle et étranger s'injectait dans ses veines, l'Espagne n'avait point cessé de sentir battre, dans les Asturies, son eceur national et chrétien. Pelage, qui n'eut d'abord pour empire qu'une montagne, pour palais qu'une caverne, pour sceptre qu'une épée, avait jeté au milieu du kalifat d'Abdalrahman les fondemens du royaume de Charles-Quint. La lutte, commencée en 717, s était continuée pendant cinq cents ans. El lorsque au commencement du xiir siècle. Ferdinand réunit sur sa tête les deux couronnes de Léon et de Castille, c'étaient les Musulmans à leur tour qui ne possédaient plus en Espagne que le royaume de Grenade, une partie de l'Andalousie, et les provinces de Valence et de Murcie.

Ce fut en 1236 que Ferdinand fit son entrée à Cordoue et qu'après avoir purifié la principale mosquée, le roi de Castille et de Léon alla se reposer de ses victoires dans le magnifique palais qu'Abdalrahman III avait fait bâtir pour sa favorite. Entre autres merveilles, il trouva dans la capitale du kalifat une bibliothèque qui contenait six cent mille volumes. Ce que devint ce trésor de L'esprit humain, nul ne le sait. Origine, religion, mœurs, tout était différent entre les vainqueurs et les vaincus ; ils ne parlaient la même langue ni aux hommes ni â Dieu. Les .Musulmans emportèrent avec eux la clef qui ouvrait la porte des palais enchantés ; et l'arbre de la poésie arabe, arraché de la terre de l'Andalousie, ne fleurit plus que dans les jardins du Généralité et de l'Alhambra-,

Quant â la poésie nationale, dont le premier chaut devait être la louange du Cid, elle n'était pas encore née.

La France, toute germanique sous ses deux premières races, s'était nationalisée sous sa troisième. Le système féodal de Hugues I apet avait succède a l'empire unitaire de Charlemagne. La langue que devait écrire Corneille et parler Bossuet. mélange de celtique, de teuton, de latin et d'arabe, s'était définitivement séparée en deux idiomes. et Itxée aux deux côtés de la Loire. Mais, comme les productions du sol, elle avait éprouvé l'influence bienfaisante et active du soleil méridional. Si bien que la langue des Troubadours était déjà arrivée à sa perfection, lorsque celle des Trouvères, en retard comme les fruits de leur terre du nord, avait encore besoin de cinq siècles pour parvenir a m maturité. Aussi la poésie jouait-elle un grand rôle au sud de la Loire. Pas une haine, pas un amour, pas une paix, pas une guerre, pas une soumission, pas une révolte, qui ne fut chanté en vers. Bourgeois ou soldat, vilain ou baron, noble ou roi, tout le monde parlait ou écrivait cette douce langue ; et l'un de ceux qui lui prêtaient ses plus tendres et ses plus mâles accents, était ce Bertrand de Born, le donneur de mauvais conseils, que Dante rencontra dans les fosses maudites, portant sa tète à la main, et qui lui parla avec cette tête (1).

La poésie provençale était donc arrivée à son apogée, lorsque Charles d'Anjou, à son retour d'Egypte, où il avait accompagné son frère Louis IX. s'empara, avec l'aide d Alphonse, comte de Toulouse et de Poitiers. d'Avignon, d'Arles et de Marseille. Cette conquête réunit au royaume de France toutes les provinces de l'ancienne Gaule situées à la droite 't à la gauche du Rhône. La vieille civilisation ne, ravivée au IXe siècle par la conquête des Arabes, fut frappée au cœur, car elle se trouvait réunie à la barbarie septentrionale qui devait l'étouffer dans ses bras de fer. Cet homme, que. dans leur orgueil, les Provençaux avalent l'habitude d'appeler le roi 'le Paris, à son tour, ■on mépris, les nomma ses sujets de La Langue d'Oc, pour les distinguer des anciens Français d'outre Loire qui parlaient la langue d'Oui. Dès lors, l'Idiome poétique

on midi s'éteignit en Languedoc en Poi en Limousin.

mi Auvergne et en Provence, et la dernière tentative qui fut laite pour lui rendre la vie est l'institution des Jeux Floraux, établie à Toulouse en 13-23.

Avec elle périrent toutes les œuvre- produites depuK le xe jusqu'au xm siècle, et Le chflmp qu'avaient moissonne Arnault et Bertrand de Born resta en friche Jusqu'au moment où Clément Marot et Ronsard s répandlrem a pleines mains !a semence de ta poésie moderne.

L'Allemagne, dont l'ir, ■ m sur l'Eu

rope, presque à l'égal i I influence religieuse de Rom pi ..... , n ie de i i ' débats, laissait sa litté

(1) Sarpi cli i son Barti ara del l'urrao. ipu-ili

Clu, ji, ..a .i ., fiovanni ma cunforli.

tnf. C.ant. XXVIH,

ALEKAXDKE DUMAS ILLLS1RE

rature se m.ideler insoucieusement sur celle des peuples

mnants. Chez elle, toute !a vitalité artistique s'était

réfugiée dans ces cathédrales merveilleuses qui datent du

xi» et du sir siècle. Le monastère de h. .un. l'église d'An-

catl di te I -: en nv-Gie

le Iiùme de Sienne, le Campo-Santo de Pise, et le Dôme de Sainte-Marle-des-Fleurs; Li commencement du xiii'- siècle avait bien mi rtaitre les v gen •

Ubert le Grand. Mais les poèmes, de chevalerie les plus a la mode étalent imités du pi ou du français, et les

Minnesingers étaient les élèves plutôt que les rivaux des Trouvères et des Troubadours. Frédéric lui-même, ce impérial, renonçant quoique fils de l'Allemagne à formuler sa pensée dans sa langue maternelle, avait adopté la langue Italienne, comme plus douce et plus pure, et prenait rang d'Aile Vigne, si ne. au nombre des poètes les plus gracieux du xm« siècle.

Quant a 1 Italie, nous avons assisté plus haut à sa genèse politique ro ses villes se détacher les

unes après les autres de l'empire-, nous savons à quelle

lut partis Guelfes et Gibelins avaient tiré

l'épée rues de Florence. Enfin, 0 avons dit

m Guelfe par naissance, Hai.tr devint Gibelin par proscription et poète par vengeance.

Aussi, lorsqu'il eut arrêté dans son esprit l'œuvre de -a haine, son premier soin fut-il. en regardant autour de lui, de chercher dans quel idiome il la formulerait pour

adre éternelle, n c orll que le latin était une

morte comme la société qui lui avait donné naissance, le provençal une langue mourante qui ne survivrait pas a la nationalité du midi . et le français, une langue naissante et bégayée i peine, qui avait besoin de plusieurs - en, ,,ie pour arriver a sa maturité tandis que l'italien, bâtard rivaci et populaire, né de la civilisation et allaite- par la barbarie, n'avait besoin que d'être i par un roi pour porter un jour la couronne. Dès lors son choix lut arrêté, et, s'élolgnant des traces de son maître Brunettn Latlnl qui avait écrll -ou rréjor en latin, il se mit, architecte sublime, à tailler lui-même les pierres dont il roulait bâtir le monument gigantesque auquel il força le ciel et la terre de mettre la main (1).

lollt ;

le résumé des découvertes et le rêve des

choses Inconnues Lorsque la terre manque aux pi l'homme, les ail te l'enlèvent au ciel; et l'on ne

saii, en lisant i nx po me, qu'admirer le plus,

ou de ce que l'esprit s lit ou de i e que i Imagination d

liante est le m l "iiuiir Qrégo re Vil

■•tait le moyen âge tait pape, comme «lot Louis était le moyen ag fait roi Tout est en lui croyances su

i i i républii ani-ine féodal On ne peut comprendre l'Italie littéraire du me slècli Hante, comme <>n ne peut comprendre la France du xixe i la Colonne,

i oii\ ie ne, essa l que.

ourut a Ravenne, le i; septembre 1331, a l'âge ans Guldo de Potela, qui lui avait offert un u

eurs. en l otni poète. S ' "t ju-

i i8i, époque a laquelle Bei nard Bi ml o,

me pour la républiq lui SI élever un

mausolée d api I A, .la

poie soni quatre médaillons, représentant

son guide, Brunetto Latlnl son maître. Cangrande

von protei teui i i luldo i uni.

liante était de moyi une bien pris dai

membres II avait li \ Is tg' I >ng :• - yi ux Uu çans, le nez aqulliu lèvre infé-

rieur i peau brune,

i i repus , d ma 1 1 naît ordinairemi m grave el doux, vêtu : rare

meut, et attendant presque I iui nogeât

pour répondre I

Bips de la i - ns avoir une

Lion facile, il devena m. es • . mesui i qu 11 vlelllissal d'être

solltal i n le l. habitude empla-

lul m c maintien austi re, quoiqu'il lût

i ommi de i nui i. r mouvemi i oeur

n en donna la preuve lorsque, pour sauver un entant qui

ut les nouvi se sou-

. laie OSAt d l II. I

Dan 'ni ins, on di rs qui

ne P. iule -

|ii\ ■.iliniies de r - .mi

ii- •!■■ ntir m nom i onimellionf u

. oup 'le . rjualcnl . I , poésie Italienne finale el

i i la rhue.

( étendent leur enchantement sur toute la vie. Beatrix de Folto Portinari, en qui. chaque fois qu'il !a revoyait, il trouvait une niante nouvelle i passa un sol* devant cet enfant au cœur de i«iète. qui conserva son lmaçe et qui l'immortalisa lorsqu'il fut devenu homme. A l'âge de :

ange prêtée à la terre alla reprendre au ciel ses ailes I liante la retrouva à la porte du paradis.

où ne pouvait l'accompagner Virgile- Florence, Injuste pour le vivant, fut pieuse envers le mort, et lenta de ravoir les restes de celui quelle avait proscrit. Dès 1390, elle lui décrète un mouumeut public. En 1429. elle renouvelle SI S I l'es des magistrats

de Ravenne : enfin, en 1519. elle adresse une demande a Léon x. et parmi les signatures des pétitionnaires, on lit i cette apostille

Moi, Michel-Ange, sculpteur, je supplie Votre Sainteté, pour la même cause m'offrant de faire au divin poète une sculpture convenable et dans un lieu honorable de cette

ville. •

X refusa i té une belle chose que

le tombeau de l'auteur de la Divine Comédie, par le peintre du Jugement ilrmier.

Le seul monument que posséda Florence jusqu'au moment ort le décret, rendu en 1396. fut exécuté de nos jours dans samie Croix, aux frais dune société, par

le statuaire Etienne Ricci, fut donc le po Hante,

devant lequel nous venons de repasser toute la vie du grand et qui fut, dit un manu-, in de Bartolomeo Cetfonl, exêc à fresque par un auteur inconnu, sur la demande d'un certain maître Antoine, frère de Salnt-Fran-

quel expliquait la Divine Comédie dans cette i-Klise, afin que celle efiîjrie de l'illustre exile rapi i lai sans

concitoyens que les ossemens de l'auteur île la Divine nt sur une terre étrangère -.

il exi-i. e re a Florence d. - descendais de Dante

Quelqu .<•<■ J'avais faite au portrait

n ancêtre, on me présenta a eux je les trouvai bien descendus

\ . oté de ce «rand souvenir littéraire, le Dôme conserve

un terrible souvenir politique Ce fut dans le chœur, à

n même qui est entouré dune balustrade de marbre.

que s'accomplit la conspiration I iMen de

Médit is fut assassiné

Jetons un regard en arrière, afin de faire connaître à

nos lecteurs les causes de la naine que les Paul avaient

vouée aux Médicls; il- verront ainsi ;n que nous

- eu de leur fane connal politique île Flo-

rence, ce qu u y avait d'égolsttque ou de ■ si dans

le machination.

Lu 1391, le peuple, I ■ - de la

m re aux tribunaux ■ tenu ' i al Iques malien par lesquelles elle entravait le gouvernement populaire, avait rendu une ordonnance sous le nom d'Ordinamentl delta

prlorat trei

familles des plus nol nierai. les île Flo-

i. m- lut jamais permis, disait l'ordonnant e de re 6, soit en se faisant • d.ms mi corps de métier, soit même en

int rêellem slon. lie pins, la seigneurie

lut autorlsi i •!■■ nouveaux noms a .es trent

noms, iliaque fols OJU BVOlr que quelque

ne famille, disait eni an marchant

la noblesse, m re punie ...mine

■■Ile Les membn lurent

lés - le nom de i qui. d honorable

qu'il avait ."• "- ;i il i-, devint un litre infamant ail dure l ,3 aune.

i vm ion . dont m

sur les murs du palais Rlccardl, de |

le FlO-

Ki'liaild des AlblZZl i". la noblesse populaire qui gOU-

vernail ave. lui, résolut de renforcer son parti de quelques

les famili.s exclues do gouvernement, en permettant

a plusieurs d'entre elles de rentrer dans II iiiniiii.

prendre, comme lavaient fait autrefois leurs aïeux,

i part a. lue aux i lusleurs familles

la pa - ii .-.- qn.i motil personnel li s ra famii; nombre Elle fit plus oubliant

qu'en- • lie adopta trani

. el ouvrit - iu palais qui aujour-

d'hui poi-t, maison de banque qui de-

et des plu- i

de l'Italie; Si Pieu que les IM//I. déjà supérieurs aux

mi unes devinrent encore puis n-

i \ hit li.llli- \ ..lie

i 1. 1 n .u ir.'\.i-si m lei iiiiov.1 bellcita

UNE ANNEE A FLORENCE

vaux comme marchands. Il résulta de cette position reconqulse iiue, cinq ans après, André de Pazzi, chef de la maison, siégea au milieu de la seigneurie, dont ses ancêtres avaient été exclus pendant un siècle et demi.

Indre eut trois fils : un de ces trois fils épousa la petitefille du vieux Cosme, et devint le beau-frère de Laurent et de Julien Tant que le sage vieillard avait vécu, il avait

tières de Florence, fille de Jean Borromée, Laurent, a la ni. ut de celul-Cl, fit rendre une loi par laquelle les neveux mil s étaient préférés même aux tilles, et cette loi. non seulement contre toutes les habitudes, mais encore contre toute justice, ayant été appliquée rétroactivement à la femme de Jean de Pazzi. elle perdit l'héritage de son père qui passa ainsi à des cousins éloignés.

^ussi la poésie jouait-elle un grand rôle au sud de la Loiic.

maintenu 1 égalité entre ses enfans, traitant son gendre comme s'il eut été son fils; car, voyant combien promptement cène famille des Pazzi était devenue puissante et riche, il avait voulu non seulement s'en faire une alliée, amie. En effet, la famille s'était accrue en hommes aussi bien qu'en richesses ; car les deux frères 'lui s'étaient mariés avaient eu. l'un cinq fils et l'autre Elle grandissait donc de toutes façons, lorsque, contralrem. m , la politique de son père, Laurent de Médicis pensa qu'il était de son intérêt de s'opposer a un plus grand accroissement de richesse et de puissance. Or, une 1 le suivre cette nouvelle politique se présenta bientôt. Jean de Pazzi ayant épousé une des plus riches héri-

Ce ne fut pas la seule exclusion dont Laurenl de Médicis, pour signaler son naissant pouvoir rendit Pazzi vie

mues. Ils étaient dans la famille neui hoinmi ayant I âge et les qualités requises pour exercer la magistrature, et cependant, à l'exception de Jacob, celui des lils d'André qui ne s'était Jamais marié, et qui avait été gonfalonler en 1469, c'est-à-dire du temps de Pierre le Goutteux, et de Jean beau-frère de Laurent et de Julien, qui avait, en 1472, sii parmi les prieurs, tous les autres avaient été écartés de la seigneurie. Un tel abus de pouvoir de la part d'hommes que

la république n'avait nul! us pour malti

blessa tellement François d.- razzi qtt il s'expatria voIoe tairement, et s'en alla prendre à Rome la direction d'un de

ses pril Ipaux comptoirs. La. il devint banquier du pape IV et de Jérôme Riario, que les ans I les autres son fils. Or, Sixte IV et Jérôme Riario les deux plus grands ennemis qui is eus-

sent par toute l'Italie. Le i ces trois liâmes réu-

nit une conjuration dans le genre de celle sous laquelle, deux ans auparavant, 'est-à-dire en 1476. avait succombé Galéas Sforza dans le Dôme de Milan.

Une lois décidé a toui tram ner par le 1er. François Pazzi et Jérôme Riario se mirent à l'affût Qu'ils

pourraient recruter In des premiers fut François Salviati, archevêque de Pise, auquel, par inimitié pour sa famille, les Médicis n'avalent pas voulu laisser prendre possession de son archevêché. Vint ensuite Charles de Montone, m~ du fameux cond ittlere Braccio. qui était sur le point de parer de Sienne, lorsque les Médicis l'en empêchèrent ; Jean- Baptlste de o, chef des sbires au service du pape-,

m, le même qui avait été autrefois gonfalonier; deux autres Salviati, l'un cousin, et l'autre que : Napoléon Francesi et Bernard Ban-

s de plaisir des jeunes Pazzi; enfin

prêtre et maître de langue latine, i naturelle de Jacob Parti ei enfin Antoine prêtre de Volterra et scribe apostolique. Dr Pazzi, René, neveu de Jacob et fils de Pierre, refusa obstinément d'entrer dans le complot, et i i cam-

afln qu'on ne pul pas même l'accuser de complicité était don, arrêté, et ta seule difficulté qui s'opposât à la réussite de la conjuration était de réunir, Isolés nrs amis, et dans un endroit public, I Julien

Le pape espéra faire naître cette occasion, en nommant cardinal Raphaël Riario. neveu du comte Jérôme, lequel était ,i.i m a peine et étudiai I Set, une pareille nomination devait être l'occasion de

fêtes extraord ■es attendu qu'ennemis au tond du cœur

de Sixte iv is gardaient ostensiblement envers lui

bonne et respectueuse amitié.

Le nouveau cardinal a venir Alliez lui a Florence, et il porta sur la liste de ses con- Laurent et Julien. L'assassinat devait avoir lieu a la du dîner, et sur un signe de Jacob: mais- Laurent vint i h 1 1, il, retenu par une intrigue d'amour, chargea son U fallut donc rem a autre jour

nu. m du complot. Ce Jour, on le crut bientôt arrivé; I Bt, ne voulant pas demeurer en reste de tnagnifl-

■ avec Jacob, invita à son tour le cardinal a venir

lui tous ceux qui avaient assiste au repas donné par Jacob. Mus cette lois encore Julien manqua, il souffrait d un mal de jambe; force fut dune de remettre

n du complot a un aune jour.

m mi n fixé au 26 avril U78 sei, m Pen-

dant la ma ce Jour, qui était oui d

dînai Riarl lie la messe dans li Dôme de

Maiie-iies-Fleiii'-. et comme il avait tait prévenir Laurent et Julien de cette solennité, il était i robable que ceuxci ni i assister. On provint

tous l el l'on dis

trlbua à Chacun le rôle qu'il «levait jouer dan (.'lanlc Ira:

François Pazzi et Bernard Bandlnl étaient les plus acharnés contre les m eut en même temps

le~ plus forts et les plus adroits, ils réi Lamèrenl pour eux a ttendu que le brul de cœur et

faible de corps, Julien portait habituellement une i ce qui rendait plus utffli Ile et pa i quent plus dangereux un assassinat sur lui que sur un aune ii un antre côté, le chef des sbires pontificaux, Jean r. de Mdntesecco, avait déjà reçu el accepté la com uni Laurent dans les deux repas auxquels il assisté, et .ai l'absence de son frère l'avait sauvé On

i solution,

qu'il ne se montrât cette fois d'aussi bonne volonté que les

mais, au grand êtonnement de tous, lorsqu'il eut

M pris qui i Hiplir dans une église.

il refusa, disant qu'il était prêt a un meurtre, mais non à un sacrilège, et que pour rlet au monde 11 ni commettrait ce sacrilège i a un bref d

lutlon signé du pape Ma m on avait négligé di

munir de ci tte plèi e Lmpi rtante,

n" a refuser On n'avait pas ie temps

de la faire venir, de sorti lie l'on

fit a Monteseci o on 1

n ■• a \nloine de V.ilH i

hitr qualité d< in An-

111 ii"i il. ■ dix ou douze historiens d< un Tttpect

levait m [rapi fflclant

Me.

■ tout ■ ae di frai ner les deux I iparer c'e la seigneurie, et forcer les magistrats d'approuver le ineurtre aussitôt que le meurtre

serait exécuté. Ce soin fut remis à l'archevêque Salviati : il se rendu au palais avec Jacques Braccioli e; uue trentaine de conjurés inférieurs, il en laissa vingt a la première en- -quels, mêlés au peuple qui allait et venait, devaient rester la inaperçus jusqu'au moment où. à un signal donné, ils s'empareraient de l'entrée : puis, familier avec tous les corridors du palais. 11 en conduisit dix autres a la chancellerie, en leur recommandant de tirer la porte derrière eux. et de ne sortir que lorsqu'ils entendraient ou le bruit des armes ou un cri convenu, après quoi il revint trouver la première troupe, se réservant, le moment venu, d ter lui même le gonlalonier César Petrncci.

lant l'office divin était déjà commencé, et cette fols comme les autre», la vengeance paraissait sur le point d'écha] per encore aux conjurés, car Laurent seul était venu. Alors François de Pazzi et Bernard Bandini se décidèrent à. aller chercher Julien, puisque Julien ne venait pas. Ils se rendirent en conséquence chez lui. et le trouvi

Il prétexta la souffrance que lui causait sa jambe, mais les deux envoyés lui dirent qu'il était impossible qu'il n'assistât point a la messe, lui assurant que son refus serait tenu à offense par le cardinal Julien, malgré les regards suppllans de la femme qui se. trouvait chez lui -' 'i "il donc à suivre les deux jeunes gens; mais pris au dépourvu, soit confiance, soit qu'il ne voulût point iefalre attendre, il n'endossa point sa cuirasse, se contentant de ' etndre une espèce de couteau de chasse qu'il avait l'habitude de porter; encore, au bout de quelques pas, comme le bout du fourreau battait sur sa jambe malade, il le remit a un de ses domestiques, qui le reporta a la maison. Fran- Pazzl lui passa alors le bras autour du corps, en riant et comme on fait parfois eut i o amis, et il S'aperçut

mien n'avait plus sa cuirasse. Ainsi le pauvre homme se livrait à ses assassins sans armes offensives ni défensives.

rois jeunes gens entrèrent dans l'église par la | qui -ouvre sur la rue Del Servi au moment où le prêtre

ngile. Julien alla s'agenouiller pr frère, Antoine de Volterra et Etienne Bagnoni étaient déjà a leur posté; François et Bernard se mirent au leur In seul coup il o il échangé entre les assassins leur indiqua qu'Us étaient on

La messe continua la loule qui remplissait l'église donnait un prétexte aux meurtriers pour serrer de plus Laurent et Juinn. D'ailleurs ceux i i étalent sans défiance, et se croyaient aussi en sûreté, au moins, au pied de l'aun dans leur villa de Can

i .- prêt ce leva l'hostie.

En même t. mjis on entendit un i ri terrible : Julien, frappé] d'un coup de poignard à la poitrine par Bernard Bandlnl, se redressait sous la douleur et allait tomber loin san a quel m milieu de la foule épouvante

par ses i un. ii i- a sut

lui avec tant de fureur et le frappa de coups si r. doublés. , qu il se blessa lui-même, et s'enfonça son propre poignard] dans la cuisse Mais cet aecldent, qu'au premier abord sans doute il ne crut i dt, ne fit que redoublez;

sa colère, el il frappait encore que déjà depuis Ion Julien n'était plus qu'un cadavre

i a Laurent, il plus heureux que .sou

au moment de l'élévation, sentant qu'on lui appuyai' une main sur t'épaule, n s'était retourné et avait vu briller la

lame d'uu poignard dans la main d'An! de Volterra.

Par un mouvement instinctif, il s'était alon

qui devait lui traverser la gorge ne tii qui lui effleurer le cou. Il se releva aussitôt, et d'un seul mou-' rament, tirant son épée de la main droit, reloppaul

son bras gam ne de s,,n manteau il se mit en défet appelant s us ses deux écuyers \ la voix i

maître, André et Laurent Cavalcantl s'élancèrent l'épéi a la main, el les deux prêtres, voyant que l'affaire de> liait plu]

- qu'il s'agissait maintenant non pli ner. mais de combe en! leurs ara mires

i fuir

\u bruit que faisait Laurent en se défendai Bandlnl, qo ope à Julien, leva la tête i

uns allait im éi happer il quitta don, i pour le vivant el s'élança vers l'autel Mais m ,.,.,,. sur s;, rouie François Norl, qui lui i i iln me

i airie lui le \'ii i tomba bli

mort Mai- si i te renversé qu'eût été l'obstacle, il avait omine nous I avons vu '• I un

deux ennemis Bernard se trouva don< trois n appc> François accourut: mal

était plus grièvement blessé qu'il ne le croyait

rivant au chœur se semant prêt à tomber il s'appuya

rade Polltien, qui accompagnait louent.

i de ce m n le faire entrer ave quelque!

amis qui se tenaient ni'lies autour de lui dans !.i sai rlstie.

□dis que les deux Cavalcantl, secondés par les diacres

UNE ANNÉE A FLORENCE

qui uar (.aient avec leurs crosses d'argent comme avec des ma>-' "tés Bernard et trois ou quatre con-

jures qui étaient accourus à sa voix, u repoussa les portes de bronze, et les ferma sur Laurent et sur lui. Aussi

i Ridolfl, l'un des jeunes gens les plus attachés a Lausuçait la blessure qu'il avait reçue au cou, de peur Hue le 1er du prêtre n'eût été empoisonné, et y mettait le premi Ll. Un instant encore Bernard Bandini es-

saya, d'enfoncer les portes; mais, voyant que ses efforts i,t, inutiles ii comprit que tout était perdu, prit Fran çois Pazzi par dessous le bras, et l'emmena aussi rapide ment que celui-ci put marcher

11 y avait dans l'église un moment de tumulte facile a comprendre; l'officiant s'était enfui, en voilant de son étole le Dieu qu'on taisait témoin et presque complice de pareils crimes. Tous les assisians s'étaient précipités sur la place du Dôme, par les différentes portes de la cathédrale. Cha- 11111 '" eptlon de huit ou dix partisan de

Laurel tient réunis dans un coin, et qui, l'épi

ni bientôt a la porte de la sacristie, appelaient a grands cris Laurent, lui disant qu'ils repondaient de tout, et que. s il voulait sortir, ils s'engageaient sur leur tète a le reconduire sain et sauf à la maison.

.Mais Laurent n'avait point hâte de se rendre a cette invitation, il craignait que ce ne fùt'une ruse de ses ennemis pour le faire retomber dans le piège auquel il était échappé Alors Sismondi délia St'uffa monta par l'escalier de l'orgue jusqu'à un,- fenêtre de laquelle, en plongeant dans l'église il vu le Dôme vide, a l'exception de la troupe d'amis qui' attendait Laurent a la porte de la sacristie, et du corps de Julien, sur lequel était étendue une femme si pâle et si immobile que n'eussent été ses sanglots on eut pu la prendre pour un second cadavre

Sismondi délia Stuffa descendit et dit à Laurent ce qu'il avait vu; alors celui-ci reprit courage et sortit. Ses amis l'entourèrent aussitôt, et, comme ils le lui avaient promis le reconduisirent sain et sauf a son palais de Via Larga

ridant, au moment du lever Dieu, les cloches avaient sonne comme d'habitude : c'était le signal attendu par ceux qui s'étaient chargés du palais En conséquence, au premier tintement du bronze, l'archevêque Salviati entra dans la salle ou était le gonfalonier. donnant pour prétexte qu'il avait quelque chose à communiquer de la part du pape Ce gonfalonier, comme nous l'avons dit. était César Pétrin, i c est-à-dire le même qui, huit ans auparavant étant podestat de Piato, avait été enveloppé dans une conspiration pareille, par André Nardi. Cette première catastrophe dont il avait failli être victime, avait laissé dans sa mémoire des traces si profondes que, depuis ce temps il était sans cesse sur ses gardes. Aussi, quoique aucun bruit de la conjuration n'eût transpiré encore, et quoique aucune nouvelle n en lut parvenue jusqu'à lui, à peine eut-il aperçu Salviati qui venait à lui avec une émotion visible qu'au Ueu de 1 attendre, ii s élança vers la porte où il trouva Jacques Bracciolini qui voulait lui barrer le passade • mais rucci était, malgré sa prudence, plein de° courage et de force. Il saisit Bracciolini aux cheveux, le renversa et. lui mettant le genou sur la poitrine, il appela ses sergens qui accoururent. Cinq ou six conjures qui accompagnaient Bracciolini voulurent le secourir; mais les sergens é1 tient en foi,, trois des conjurés lurent tués, deux furent jetés par les fenêtres, un seul se sauva en appelant au secours Alors ceux qui étaient dans la chancellerie comprirent que le moment était arrive, et voulurent courir à l'aide de leurs camarades; mais la porte, qu'ils avaient tirée sur oux, avait un secret qui. une fois fermée, l'empêchait de se rouvrir Ils se trouvèrent donc prisonniers, et, par conséquent, dans l'impossibilité de secourir l'archevêque Pendant ce te nps. resar Petrucci avait couru a la salle ou les

prleil!" '•'' 'eu»' audience, et la. sans savoir précisé-

ment enco de quoi il s'agissait, il avait donné l'alarme

Les prieurs aussitôt s'étaient réunis a lui César les ei

Sf*: ae " tendre, chacun s'arma ae ce qu'il

put : le va, liant gonfalonier. en traversant la cuisine prit une broche et ayant tait entrer la seigneurie dans K lZeV) «/- PO«e. qu'il défendit si.hien que per:

due, grâce à son costume ecclésias- 2S? iversé la salle o , tavres de ses ca-

marades, Brac, -<„,,,, était prisonnier, et. d'un geste il avait

^»ce qu'il auait venir à sonTeî

> peme eut-il paru a la porte de la rue que

lu n i, , conjurés se rallia à lui; mais, au moment où

ils allaient remonter, ils virent déboucher par la rue a il

°"; " ' '• ^oupe de partisans' d-as Mldids q°u

11 '' '" Poussant le cri ordinaire de cette maison

'■le? Salviati, comprit qu'il ne s agisTah

Pin-, aller secourir Bracciolini. mais de se delemhtlo"

s'é'ta/re.',,'''1 -f,"""'r' aVait cllangf' de face' et le danger s était retourné contre ceux qui l'avaient éveillé. Les deux

la eues avaient été poursuivis et uns eu pièces par les Méd, ers. Bernard Bandini, après avoir vu Politien fermer entre

Laurent et lui les portes de bronze de la sacristie avait

- l*«« "'«• emmené , .a h0r?ue

église; mais arrive devant son palais, celui-ci s'était senti

Si faible ,111,1 n'avait pu aller plus loin, et que tandis ôuê

Bernard gagnait au large, il s'était je.e sur son il "et at

' le, evénemens avec autant, de résignation qu'à avait

ré de courage. Alors Jacob, malgré son grand I»

eTaï^f df. "■«*«» son neveu ; il gaît m onté a cltev!

i la tète d une centaine d'hommes qu'il avait réunis dans sa maison, il parcourait les rues de la ville 'n aa m H tarte I liberté; Mais c'était un cri que déjà F , ™ e ne comprenait plus. Une partie des citoyens, qu ignora core ce qui s'était passe, sortaient sur leurs pores et « f, a, datent en silence et avec etonnement ; ceux qui con" ■-..-aient le crime grondaient sourdement en le menacent

«— S5aRï5KSftS5

pas une minute a perdre pour pourvoir a sa sûreté et fi

JSfffi^^Sï'ffi.VïïJr prétexte qu'a pieu-

Le jeune cardinal Riario, qui ignorait . .„ .' Plot mais la manière dont U^vàns'ac cômpSrTéteit'mî ; Lisant même sous la garde des prêtre/jui Pemn^nt rent dans une sacristie voisine de celle où s'était réfuté Laurent. L'archevêque Salviati. son frère son cousin et Jacques Bracciolini, arrêtés par César Petru cfdans le Da lais même de la seigneurie, furent pendus les uns a la m' ghiera les autres aux balcons des fenêtres François pSzT

iut transe au Palais-Vieux au milieu des malédictions et rte« coups de la populace qu'il regardait en hauïïant Ts épau les. le sourire du mépris sur les lèvres, et pendu a la même fenêtre que Salviati, sans que les menaces "es coups nTll supplice aient pu lui arracher une seule p a nte Je ,n Rnn liste de Montesecco, qu, avait refusé ae f7apper Snt" dans une église, et qui probablement lui avaft sauvé Tv^ en l'abandonnant aux poignards des deux prêtres m la t te tranchée. René des Pazzi, qui s'était retiré à la "m„™ pour ne point être confondu avec les conjurés ne put par cette précaution, éviter son sort- il fut nris ef „,„1; P ses parens. Le vieux Jacob des P^ q^te^a" v^c sa troupe, avait été arrêté par les montagnards des Anln n„,s qui, malgré une somme assez forte qu iuèur offi-it non v?vantT^n? Iaissei'.libre' «aïs Pour le tue, ."l'amené en René r rFIolence' ou « f«t pendu à la même fenêtre que René Enfin, comme deux ans s'étaient écoulés denuis cette a astrophe on vit, un matin, un cadavre accroc hé aux e

conserver la paix avec la -Magnifique république

Le chœur qui enferme l'espace où fut joué c» grand drain» fut exécute depuis par ordre de Cosme 1er ; ;i/es "orné de

gsassssssg

Benoit de Majano. et d'une pièce en marbre représentant Joseph d Arimathie soutenant le Christ et mi«tt ,

SiissH#v:

-achevé de sa destinai t un ïSÏÏK t PTZriaÂ* '"" Pour leur cathédrale. et s en emparè-

Au dessus du chœur s'élève, à une hauteur de 275 nieds ta fameuse coupole de Brunelleschi ; elle resta nue et sans ornement, belle de sa beauté, et grande de i " . , i „ •' ,

ai il , S U C0UVI'ir de Peinture. Le „,iver-

a i ,? T, f nalSSance Qu grand-dur. il monta sur son échl-

et mirtl' °mla l6 Premier C0UP de pinceau a cet immense

e médiocre ouvrage, qu',. laissa In» h, ,lllt ."J^

vie fut continuée par Frédéri, Zu. i lieri

„i£™ B]^rs artlstlaues font e, pendant aux deux

^EfflES de J ,an Hawk* ' ,,: '■""'•" WÏ

^,L°, tombeaux de Brunell, . , , ,, , ,; ,,,,,, , .

Phe du premier est de MaZ a, „ celle du a j ,,

litten. La meilleure des deux au reste est fort médiocre n comparaison d'une statue de l'un ou d'un tableau de Tàntr, En sortant de Sainte Marie des rieurs par la grande r»orte

*? n"11,11' °» = e en face d'une aut"e

C'est celle du baptistère de Saint-Jean; c'est , a fan „

porte de bronze de Ghibertl, Michel-Ange avait toujour

que Dl ■ i bur en taire

La porte du ciel.

Le l e de S In ïi i primitive de la ville,

dont Da ate parti il souvei tant il amour, est une

me slèi le, et qui ne remon à rien moins

qu'a i eue belle reine Tl lollnde i il ■ o ■ I ilors a

toute cetti riche contrée qui du pied des Alpi duché de Rome. C'était le tem] les ruines éparses du monde qui venait de finir offraient de splendldes matériaux au monde qui commi es lombards prirent à pleines main: co eaux ba: reliefs, et

Jusqu'à une pierre portant une Inscription romalni l'honneur <i Vuréllus \ éru puis U en an al an qu'ils consacrèrent au baptême du Chrisl

Le baptlî rude el fruste, et dans toute

sa nudité barbare Jusqu'au onzième siècle ; c'était la grande époque des mosaïstes i nstantlnople, Us parcou-

.1 mondi appliquant leurs longues et maigres figures

du Chrl lerge et des saints sur des tonds d'or.

Apollonius mi appelé à Florence, et on lui livra la voûte. Les i» ommencées par lui lurent continuel

André Tafl, son élève, et a i ir Jacques da Turrlta,

Gaddl \ie\is Baldovlnottl el pomlnlque Ghuirlan-

da i- Bientôt, lorsqu'on vit l'inté i beau el si n

dl int, i>n pensa a l'extérieur, ci on chargea Arnolfo di Lapo de le revêtir de marbre Ces améliorations i-nric leurs fruits: les offrandes d lu tem-

ple On pensa qu'il fallait des portes de bi enfer

mer tanl de rli liesses, et, en 1330, on chargea Indre de Pise uter celle du midi, qui ■ i iru/mu, i ,.

. fut achevée en [339, et prodti 11 telle sensal que la

ilgneurle de Florence sortit olennellement de son palais i ni' aller la risltei ompagnée des ambassadeurs de Maples et de Sicile. L'artiste, qui était de Plse, ainsi que l'indique s m, reçut en outre les ii eurs de la MtaAi

nom ••

Restaient deux autres portes a exécuter; le travail merveilleux du premier ouvrier rendait difficile le i hoix du second; on résolut Ue les mettre au concours i tiaqu

nt adopté par la commlssl levait recevoir de la Ma-

que république une somme suffisante pour vivre un an, el au boul de ci innée présenter son esquisse Brunel-

li ichi Donatello Lorenzo de Bartol Jai opo délia Quer-

i la de Sienne, Nu olas d'Arezzo, lèi Fr Is de Val-

dambrlne el Simon de Colle, appelé Simon des Bronzes, à

m habileté a mouler cette mat li re se pn rent et turent reçus sans difficultés

il y avait alors a ninuiii un | ■ homme qui taisait son

tour d'Italie, commi fait ohez nous son tour de Fram e

il allait de Venise a Rome, mais II avail été arrêté au pas par lé seigneur Malatesta C'était un de ces tyrans artistes du moyen âge qui prenaient tanl a cœur l'intérêt de l'ari aussi comme Je l'ai dit, avalt-11 arrêté ce jeune nomme el lui faisait il taire force belles fresques Dan les

ill 'avail, le Jeune h. m, me qui était en

ce et sculpteur, s'amusait, pour se distraire a ■ des petites figures en glaise el en eue ■ Malatesta donnait A ses beaux enfans qui devaient n comme lui

m ' ommensal toul pr pé Mala-

'esti |i m. n.i.i i . qu u avail Le Jeune ttomm ■ lui

''|' qu'il V' ■ . une li née di i i pi ri qui

fui an e principale du baptls e

qui i iu\ naît .i venir confond <i n n i i .u

le jeune homme

lr pour Flon immi prll que l

étal d'argi 11 lui donna une i. ai

pleine d oi poui I ili

on le von un . ".,, . Hem ii, alun,, qu, PaD]

Vfalatesta

Li Jeune hoi p mr Florem e a ta fois

plein d'espérani es el de crainte Le i osui lui ■

| ■ de loin il apen al li ■ de sa

mt-me d'embrasser ni n alla

i i la porte de i e fane an ■ on allait dl i" '

agi lui di m indèreot son i i el i e qu'il av. m fait.

me homme répondit qu'il se nomm l I in

quant o la sei qui 11 i était m

ir il n'avait guère fal i har

- el de " lalse avec lesquelles Jouaient Il • ii i i us. du tyran Malatesta.,

fre Ghlberl

■ u U et sur la des

-i"" b?a Donatel n iml i lui, il fui

m igement oni ur-

■ ■ uni orte, ii • tait n eu . était t- ul ce qu'il

liait ; il empocha sa somme, pril son programme el se mit a la besogm

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