I.'ai i SOU mieux ; puis
au Jour dit, chai on présent n y avait tt
os i- mues, sculpteurs ou orfèvres du premier i
Le prix - partagea de prime abord entre trois des con-
irrens Ces trois lauréats étaient Bruneileschi, Lorenzo Je i oluccio et Don ello On avait bien trouvé l'esquissi de Ghlberti fort belle: mais ,i était si jeune que, soit crainte de blesser Les maîtres qui avaiei avec lui, soit
Hune autre raison, on n'avait point osé lui donner le lu-ix. Mais alors i est que Bru-
neileschi, Bartolucclo el Donatello, s'étant retirés dans un coin pour délibérer, revinrent, après un Instant t mu. et dirent aux consuls qu'il leur semblait qu'on avait fait uni la Justice en leur décernant le prix,
et qu'ils ' rayaient, en leur âme et conscience, que celui qui l'avait vêrll il nzo GhlJ
i m ' t qu'i i rangea facili ment
coté; et, nue fols par hasard, le prix fut île a celui qui lavait mérité 11 est vrai que le concours fidèle a la mission originelle de tout concours lavait donné d'abord a celui qui ne le méritait
L'ouvrage dura ans dit v lire un
an de n. que n'avait véi u Masai i lo, an an de plus que
' ii i ' i: inii.iei i nzo qui lavai, i plein
e et di ! ' i vieux et court)
naît est celui de ce vieillard chauve qui, lorsque la porte est fermée, se trouve dans l'ornement du milieu: toute une
n ste en sueurs el était tombée goutte
a goutte sur ce bronze
yuant a l'autre porte, qui fut d lée a Ghlberti t
pense il.- la |.i ' ne fui plus qu un |eu pour lui.
car n n'avi a Imiter indré de Pise lit re-
" ii'ie lusqu dors i omme Inimitable
par i eue porte du n
où siini atiin nées les i liâmes oi . . mallicu
reuses chaînes que se son! partagées tour a tour les l el les Florentins, que l'on découvre, dan.- tenue sa coalise hardiesse, le Campanile de Giotto. Ce merveilleux monument, solide comme une tour et découpé comme une dentelle, si léger si beau, si brillant, que Polltlen l'a chanté en vi rs lat 1ns
' ii i ' sous verre pour ne le t les lours de
grande tête el qu' Ul ■ i
l'eau chu îe Campanile pour indiquer toute cri
iplendide qu'il lui manque un ternie de compar
Giotto ave des niches qui furet
i atello Sli ■ mi ses
qui représente le frère Bard herichlnl plus connu
-n ie nom de di U i ■ ai o
' lui d •' in n n,. nniiii , ' m, point où .m l'examine, c'esl la perfection grecque réunie au sentit t chrétien . aussi l'on i ne Donatello a
"f bli n ■ n . a ' i"
■ ' génie et i rayant que le Dieu des chrétiens lui de
vall le même mil Jupiter avait fait cour Pj
ii ' sa toul le long de la mine de lui
demt-voix /ace/M ■ favellai Parle, mais parle donc I
La statue resta muette mais i admit itton dei peuples 1 1 la voix de la po ti r ni nue
i i: PALAIS RU C \KliJ
Nous allions quitte] cette magnlflqui place du Dôme pour nous faire conduire a celle du Grand Dui lorsqu'en jetant un regard dans la Via Martelll ■ l'extré
mue ,ie cette ciie l'angle d'un ■> beau palais, que nous noua
' ' artames un n m1 de nol re plan chrot pour
nous acheminer droit o cei êdifli e \ " avan-
cions, Hun- le voyions se développer i la fols dans toute ci < i.i 1 1 - toute sa ma C'éta il le magnifique
palais Rlccardl, qui i \ ia Larga el de la
\ la dei raid, nu
Le i inli fut b e i \i ciui i i
qu. la pat] li iimi enfin
par appeler s m i" re i nie vint a nu. .i. ces époques heureuses où toul dans
tt ti nd i - ■ e ulr a la fols, el nù l'homm
rand. 1 I l'ère brll-
. n le; arts appa- '
nues, Ma/.. ait les murs de ses fresqu
UNE ANNEE A FLORENCE
é publique, marchant a'un i égal avec le pro
des arts, faisait de la Toscane, placée entre la I.om-
- les Etats de l'Eglise, et la république vénitienne.
le pays non seulement le plus puissant, mais encore le plus
heureux de l'Italie.
ne était né avec des richesses immenses tiu'il avait lue doublées et, sans être plus qu'un citoyen, il avait acquis une influence étrange. Placé en dehors du gouvernement. il ne l'attaquait point, mais aussi ne le flattait pas. ivernement suivait-il une bonne voie, il était sûr de artait-il du droit chemin, il n'échappait m blâme; et cette louange ou ce blâme de Cosme len étaient d'une importance suprême, car sa gravité, n,-- richesses et ses cliens donnaient a Cosme le rang d'un homme public Ce n'était point encore le chef du gouvernement, mais c'était déjà plus que cela peut-être: c'était son ur.
Aussi l'on comprend quel orage devait secrètement s'amasontre un pareil homme. Cosme le voyait poindre et l'entendait gronder : mais, tout entier aux grands travaux qui cachaient ses grands projets, il ne tournait pas même la tête du côté de cet orage naissant, et faisait achever la chapelle Saint-Laurent, bâtir l'église du couvent des domini- Saint-Marc élever le monastère de San-Frediano, et jeter enfin les fondemens de ce beau palais de Via Larga. appelé aujourd'hui palais Riccardi. Seulement, lorsque ses pnnemis le menaçaient trop ouvertement, comme le temps de la lune n'était pas encore venu pour lui, il quittait Floi n ' pour s'en aller dans le Bugello. berceau de. sa race. bâtir les couvens del Bosco et de Saint-François, rentrait Sous le prétexte de donner un coup d'oeil à sa chapelle du Bovici - de Sainte-Croix ei du couvent des Anges
l imaldules, puis il sortait de nouveau pour aller presser les travaux de -es villas de Carreggi, de Caffaggio. de Fiesole et de Tribbio, ou fondait a Jérusalem un hôpital pour les pauvres pèlerins. Cela fait, il revenait voir où en "t les affaires de la république, et son palais de Via Larga
Et toutes ces constructions immenses sortaient à la fois de terre, occupant tout un moude de manœuvres, d'ouvriers et d'architectes : et cinq cent mille écus y passaient, c'estsept ou huit millions de notre monnaie actuelle, San- que le fastueux citoyen parût le moins du monde appauvri de cette éternelle et royale dépense.
( est qu'en effet Cosme était plus riche que bien de- enfle l'époque, son père Giovanni lui ayant laissé à peu près quatre millions en argent et huit ou dix en papier, et lui, par le change, ayant plus que quintuplé cette somme. Il avait dans les différentes places de l'Europe, tant en son propre nom qu'au nom de ses agens, seize maisons de banque en activité. A Florence, tout le monde lut devait, car irse étail ouverte à tout le monde, et cette générosité était -i bien, aux yeux de quelques-uns, l'effet d'un calcul, • n on ass irait qu'il avait L'habitude de conseiller la guerre, pour forcer les i itoyens ruinés de recourir a lui. Aussi avait-il fait, roui' amener la guerre de Lucques, de tels effort- que Varchi dit de lui. qu'avec ses vertus visibles et es secrets, il arriva a se faire chef et presque prince dune république déjà plus esclave que libre. Mais la lutte fut longue; Cosme, chassé de Florence, en il et y rentra en triomphateur.
me adopta dès lors cette politique que nous avons vu nt son petit-fils, suivre plus tard; il se remit à son i ses agios et à ses monumens, laissant a ses us. alors au pouvoir. le soin de sa vengeance. Les notions furent si longues, les supplices furent si nomqu'nn de ses plus intimes et de ses plus fidèles crut ir aller le trouver pour lui dire qu'il dépeuplait la Mlle Cosme leva les yeux d'un calcul de change qu'il fai- ' i la main sur l'épaule du messager de clémence, le el avec un imperceptible sourire :' - J'aime mieux la dépeupler que de la perdre, lui dit-il. E l'inflexible arithméticien se remit à ses chiffres.
Ce fut ainsi qu'il vieillit, riche, puissant, honoré, mais happé dans I intérieur de sa famille par la main de Iiien lit eu de sa femme plusieurs enfans. dont un seul lui survécut \us-i ras-é et impotent, se faisant porter dans les immenses salles de son immense palais, afin d'inspecter sculptures, dorures et fresques, il secouait tristement la tête et diva,. Hélas ! hélas! voilà une bien grande maiour une si petite famille !
En effet, il laissa pour tout héritier de son nom de ses Mens et de sa puissance, Pierre de Médicis. qui, placi entre te la patrie et Laurent le Magnifique, obtint pour tout surnom celui de Pierre le Goutteux
«efuge des savans grecs chassés de Constantinople, berceau de la renaissance des arts pendant, les xiv« et xv« siè- ■'• aujourd'hui des séances de l'académie do la
Et
cles
Orusca le palais Riccardi fut s
«erre ,,. Goutteux el par Laurent le Magnifique, qui s'y
retira après la conspiration des Pazzi, comme son aïeul s y
était retiré après son exil. Laurent légua le palais .,■ son immense collection de pierres précieuses, de camées antiques, d'armes splendides et de manuscrits originaux, à son fils Pierre qui mérita, non pas le titre de Pierre le Goutteux, mais le titre de Pierre l'Insensé,
Ce fut celui-là qui ouvrit les portes de Florence à Charles vin. qui lui livra les clefs de Sarzane, de Pietra-Santa de Pise, de Libra-Fatta et de Livourne, et qui s'engagea à lui faire payer par la république, à titre de subside la somme de deux cent mille florins
11 lui offrit en outre, en son palais de Via Larga, une hospitalité que le roi de France était tout disposé à prendre, quand bien même on ne la lui aurait pas offerte-
En effet, comme chacun sait, Charles VIII entra a Fin a vainqueur et non en allié, monté sur son cheval de bataille, la lance au poing et la visière baissée: il traversa ainsi toute la ville, depuis la porte San-Friano jusqu'au palais de Pierre, que la seigneurie avait dès la veille chassé de Florence, lui et Tes siens.
Ce fut au palais Riccardi qu'eut lieu la discussion du traité passé entre Charles VIII et Pierre, au nom de la république traite que la république ne voulait pas reconnaître. Les choses allèrent loin, et 1 on lut sur le point de recourir aux armes, car les députés ayant été introduits dans la grande salle en présence de Charles VIII, qui les reçut assis et couvert, le secrétaire royal, qui était debout auprès du trône commença de lire article par article les conditions de ce traité, et comme chaque article nouveau amenait une discussion nouvelle. Charles VIII impatienté s'écria : — Il en sera cependant ainsi, ou je ferai sonner mes trompettes — Eh bien ! répondit Pierre Capponi, secrétaire de la république, en arrachant le papier des mains du lecteur, et çn le mettant en pièces ; eh bien ! sire, faites sonner vos trompettes, nous ferons sonner nos cloches.
Cette réponse sauva Florence. Le roi de France crut que la république était, aussi forte qu'elle était fière ; Pierre Capponi s'était déjà élancé hors de l'appartement, Charles le fit appeler, et présenta des conditions nouvelles qui furent acceptées.
Onze jours après, le roi quitta Florence pour marcher sur Naples, laissant dévaster par ses soldats trésor, galeries, collections et bibliothèques.
Le palais Riccardi resta vide pendant dix-huit ans que dura l'exil des Médicis ; enfin, au bout de ce temps, ils rentrèrent ramenés par les Espagnols, et, malgré ce puissant secours, ils rentrèrent, dit la capitulation, non pas comme princes, mais comme simples citoyens.
Mais enfin le tronc gigantesque avait poussé de si puissans rameaux que sa sève commençait à tarir, et que l'arbre dépérissait de plus en plus. En effet, Laurent II, mort et enseveli dans son tombeau sculpté par Michel-Ange, il ne restait plus du sang de Cosme l'Ancien que troi- bâtards: Hippolyte, bâtard de Jules II. qui fut cardinal ; Jules, bâtard de Julien l'Ancien, assassiné par les Pazzi, et qui fut pape sous le nom de Clément VII ; enfin Alexandre, bâtard de Julien II ou de Clément VII, on ne sait pas bien, et qui fut duc de Toscane. Comme ils demeurèrent tous trois un instant à Florence, logeant sur la même place, on appela par raillerie cette place place des Trois-Mulets.
Autant, au reste, la race des Médicis de la branche ainée avait d'abord été en honneur à Florence à son commencement, autant elle était venue en exécration et tombée en mépris vers cette époque. Aussi les Florentins n'attendaient ils qu'une occasion pour chasser Alexandre et Hippolyte de Florence ; mais leur oncle Clément VII, placé sur le trône
I tlflcal, leur offrait un appui trop puissant pour que les
derniers débris du parti républicain osassent rien entreprendre contre eux.
Le sac de Rome par les soldats du connétable de Bourbon, et l'emprisonnement du pape au château Saint-Ange vinrent offrir aux Florentins l'occasion qu'ils attendaient Ils la saisirent à l'instant même, et pour la troisième fois les Médicis reprirent la route de l'exil. Clément VII, qui était homme de ressources, se tira d'affaire en vendant sept chapeaux de cardinaux, avec lesquels il paya une partie de sa rançon, et en en mettant cinq autres en gage pour répondre du reste. Alors comme, moyennant ces gai on
lui laissait un peu plus de liberté, il en profita pour se sauver de Rome, sous l'habit d'un vain el gagna Orvieto Les Florentins se croyaient donc bien tranq l'avenir en
Voyant Charles-Quint vainqueur et le pape fugitif.
Malheureusement, Charles-Quint avait élu empereur
en 1519, et il avait besoin d'être couronné. Or, l'intérêt rapprocha ceux «ue l'intérêt avait séparés. Clément VII s'engagea à couronner Charles-Quint, et Charles-Quint s'engagea à prendre Florence el à en faire la dot do sa fille naturelle. Marguerite d'Autriche, que l'on fiança à Alexandre.
Les deux promesses fureni religieusement tenues : Charles- Quint fut couronné à Bologne, car. dans la tendresse toute nouvelle qu'il portait au pape, il ne voulait pas voir les
ravajres que ses troupes avaient laits dans la cité sainte:
Se terrible, où Florence lut défendue par
Livrée par Malatesta, le 31 juillet 1531.
61 son entrée solennelle dans ia luture capitale
de s n dui
re avait a peo i as le- vices de son époque,
et très peu des vertus de sa race 1 ils d une Mauresque, il en avait hérité les pas Constant dans sa
a de taire assasre Strozzi. ci fil ei er le cardinal Hippolyte
son coi [Ui, au dire de Varchi, était un beau e;
agréable jeune homme, doué d un esprit heureux, attable du cœur, généreux de la main libéral et grand comme Léon X. et qui doi.i, quatre mille ducats de rente
Marie Mol/a. noble Modénois. versé dans l'étude de la grau ie littérature, et dans celle des trois
belles langues, q a celle époque, le grec, le latin
et le toscai
Aussi V eut-il pendant ses six ans de règne, force conspirai! lui.
déposa une somme immense entre les main- d un frère dominicain de Naples, <iui avait, dlf influence - " qu il ot
Charles-Quint qu il rendit la liberté a sa patrie. Jea tiste Cibo. archevêque de .Marseille, essaya de protlter de ses an la sœur de son frère, cjui. séparée de
son mari, habitait le pals al, pour le hure tuer
un jour qu il viendrait la voir dans ce palais; et comme
qu'Alexandre portait ordinairement bous habit un jaque de mailles, si merveilleusement fait qu il était à l'épreuve de lépée et du poignard, il avait fait remplir de poudre un coffre sur lequel le duc avait 1 habitude de s'asseoir lorsqu'il venait voir la marquise, et il devait v laire mettre le feu. Mais cette conspiration et toutes les autres qui la suivirent lurent découvertes, à l'exception d'une -.nie. C'est qu'aussi dans celle-là il n'y avait qu'un conjuré, qui, à lui seul, devait tout accomplir. Ce coulure était Laurent de Uédlcls, 1 aine de ce cadette, qui s'écarta du tronc paternel avec Laurent, frère le Père de la patrli uns sa mar-
che a »1 en côtoyant la branche aînée,
séparée elle-même en deux rameaux.
Laurent était né à Florence, 1 an 1514, le 23 mars, de Pierre-François de Médlcls, deux fols neveu de Laurent. ,,.t.re , : rinl, femme d'une >
i une prud aune.
Laurent perdit sou pure de bonne lieure, et comme il avait neuf ans a peine, sa prem se fit alors sous
l'inspection de sa mère. M ni ayant une g!
tut faite très rapidement et il sortit de cette tutelle féminine pour entres celle de Philippe StroBl tnpe se de-
mi mélange de raillerie, d'inquiétude, de iute, d impiété, d humilité et de hauteur, qui taisait que tant qu il n'eut pas de motif» de dissimuler, ses aies amis ne le virent jamais deux fois de suite sous ta ,,„ .. ml le monde, n estimant personne.
aimant tout l e qui était beau, sans distinction de sexe. ans hermaphrodites . omme la nM„, , produit dans ses ■ de dis- .
solution De temps en tel mposé d élémens
nétêr. un vœu aident de gloire et d tm-
atiendu qu'il partait d un corps due 1 renzlno. Ses meili. ne l'avaiei. •" "i rire ni pleurer.
mai„ irs son visage, plutôt
gracieux que beau. ,-ar il e ait naturellement brun et mêlai...! ' '
e , .-n étaient épou'
mé du pai
,1 avait eu
plu<i.
' x "lJre avcc
tant d mil. Mon pas Un
de ses amis, m . „
f.ouv LoranTO bï,n,.
Il :
lu, faisait fautt
. Ui
en , ■• -, ■
: ,1 autre. -Si
bien qu'en le voyant si mou, si humble et si lâche, on ne .ait plus même Lorenzino, mais Lorenzaccio. Aussi, de son côté, le duc Alexandre avait-il une grande confiance en lui ; et la preuve la plus certaine qu'il lui en donnait, c'est qu'il était l'entremetteur de toutes ses intrigues amoureuses. Quel que fut le- désir du duc Alexandre. soit que ce désir montât au plus haut, soit qu'il descendit au plus bas. soit qu'il poursuivit un. soit
qu'il pénétrât dans quelque saint moi qu'il eût
nique jeun. 011e, I.orenzo entreprenait tout. — Lorenzo tout al. renzo était-il le plus puis-
sant et le plus d. duc.
D6 son ce.:. un homme qui lui était
que lui-n. l'être au duc Alexandre.
Cet homme était ement un certain Michel del 'ro-
vallaccino, un sbire, un assassin qu il avait : pour
un meurtre, que se> camarades de prison avaient baptisé du nom de S ilo, nom qui 1„,
je sa i lors cet homme était entré
service et faisait partie de sa maison, lui témoignait une reconn ela à tel point qu'ut
renzo s étant plaint devant lui de l'ennui que lui do:
oni olo avait répondu ; — Maii seulement quel est le nom de cet homme, et is promets que demain 11 ne voi comme Lorenzo s'en plaignait encore un autre jour : — Mais dites-moi doni qui il est? demanda le sbire. Fût-ce quel. me favori du duc, le le tuerai. — Enfin, comi» un. fois Lorenzo revenait encore a se plaindre du même homme: — Son nom: son nom' s'était écrié S. or... le poignarderai, fut-ce le Christ : — Cependant, pour cette renzo ne lui dit rien encore. — Le temps n'était I «s venu.
Un matin le dui fit dire i Lorenzo de le venir voir plu? tôt que de coutume. Lorenzo a. uva le duc
encore lie, il avait vu une très jolie feu
ri. et la voulai appeler Lorenzo; et il avait d'autant compté sur lui, que celle dont il avait envie était la tante même de i. '■' la proposition avec la
même tranquillité que s il se fût agi dm répond indre. comme il avait coutume de lui ré-
pondre, qu'avec de l'argent toutes choses étalent faciles. Alexandre répliqua qu'il savait bien où était son trésor, et qu il n a. .iv qo P"'5
Al.xandre passa dans une autre chambre. Lorenzo sortit. mais en sortant il mu sous son manteau. m du
duc. ce fameux jaque de mailles qui f .-ureté
mdre. et le jeta en - SegglO
Capovano.
Le lendemain, le duc demi ida il de sa mission; n 'o lui répondit qu'a>a
cette fois a une : la chose poi
. quelque longueur; puis il ajouta <n riant qu'il n aval
duc Alexandre avait un couver.' dont il ava Mite les religieuses, et de un sérail. Alexandre se plaignit aussi ce jou. perdu sa cuiras- . tant qu'il crût
mou qu il en était arrivé, tant il avait 11. ne la plus
sentir lui donna le conseil d eu commander une
pondit que l'ouvrier qui i n était plus a I habile pour le I Quelques spnia I ainsi, le duc dem
près d le pavant toujours de belles pat
Immodért i «er celle qui résistait al
Enfin un math
■' ™ <",eaieiir. il a\alt d<
et qu'IIS eurent aiut-
vi, le deux •■u trois bouteil
In une ■ u ne
■ m 1-s-lU
int de
au en l'occasion ces sortes
en soupant ave, le duc et plusieurs autres personn, . ayant comme d'habitude 1 « Près
dltlon expiasse qu il ^ul «
ANNEE A FLORENCE
nzo, voulant bien avoir cette fai-
■ pour lui. mais voulant néanmoins garder toutes les
- .le la vertu. Lorenzo ajouta qu'il était important personne ne le vit ni entrer ni sortir, cette condescendance de la part de sa in e uni i la condition du plus grand secret. Alexandre était si [oyeux qu'il promit ce qu'on
■ Alors l orenzo «e leva pour aller. d1
puis sur la porte il se retourna tir di re fois.
et Alexandre lui fit signe de la tête qu'il pouvait compter sur lui. *
En effet, aussitôt le souper fini, le due se leva et passa dans sa chambre: ta, il mit bas l'habil qu'il portait et s env. ' ie longue robe de satin fourrée de zibeline.
Alors demandant ses gants à son valet de chambre :
— Mettrai-je. dit-il, mes gants de guerre ou mes gants d'amour? Car il avait en effet sur la même table des gants de maille^ . di gants parfumés ; et comme avant de lui présenter les uns ou les autres le valet attendait sa réponse :
— Donne-moi. lui dit-il, mes gants d amour Et le valet lui présenta ses gants parfumés.
Ah us. il sortit du palais Médicis avec quatre personnes
ment, le capitaine Giustiniano de Sesena. un de ses
Confidens qui portait comme lui le nom d'Alexandre, et
deux antres de ses gaules dont l'un s? nommai! Qiomo, et
I i ngr is : et lorsqu'il fut sur la place Saint-Marc.
ou il était allé pour détour ■ tout soupçon du véritable but
de sa sortie, il congédia Giustiniano et Giorno disant qu'il et ne gardant avec lui que le Hongrois il prit le chemin de la maison de Lorenzo. Arrivé au palais rai était presque en face de celui de Lorenzo, il ordonna au Hongrois de demeurer là et de l'y attendre jusqu'au jour: et linéique chose qu'il vît ou qu'il entendît, quelles que fussent les personnes qui entrassent ou qui sorde ne parler ni bouger sons peine de sa colère. Au jour, si le duc n'était point sorti, le Hongrois pouvait retourner au palais. Mais lui, qui était familier avec ces sortes d aventures, se garda bien d'attendre le jour, et dés qu'il vit le duc entrer dans la maison de Lorenzo, qu'il .uni, il, s'en revin* au palais. ?e jeta selon son habitude sur un matelas qu'on lui étendait chaque soir dans la chambre du duc, et s'y endormit.
Pendant ce temps le duc était monté dans la chambre de ■•>. où laiilait un bon feu et où l'attendait le maître de la maison. Alors il détacha son épée et. alla s'asseoir sur le lit. Aussitôt Lorenzo prit l'épée. et roulant autour d'elle le ceinturon qu il passa deux fois dans la garde, afin que le duc ne la pût tirer du fourreau, il la posa au chevet du lit. en disant au duc de prendre patience et qu'il allait lui amener celle qu'il attendait. A ces mots, il sortit, tira la porte après lui et comme la porte était de celles qui se ferment avec un ressort, le duc sans s'en douter se trouva prisonnier.
Lorenzo avait donné rendez-vous à Scoronconcolo à l'angle de la rue. et Scoronconcolo. fidèle à la consigne, était a son poste. Alors Lorenzo, tout joyeux, alla â lui, et lui frappant sur l'épaule
— Frère, lui dit-il. l'heure est venue. Je tiens enfermé dans ma chambre cet ennemi dont je t'ai parlé : es-tu toujours dans l'intention de m'en défaire?
— Marchons ! fut la seule réponse du sbire : et tous deux ■entrèrent dans la maison. Arrivé a moitié de l'escalier, Lorenzo s'arrêta :
— Ne fais pas attention, dit-il en se retournant vers Scoronconcolo. si cet homme est l'ami du duc. et ne m'abandonne pas.
— Soyez tranquille, dit le sbire.
Sur le palier. Lorenzo s'arrêta de nouveau :
— Quel qu'il soit entends-tu bien? ajouta-t-il en s'adres-
e fois a son acolyte- 1 qu'il soit, répondit avec impatience Scoronconcolo. fût-ce le duc lui-même.
i" n, murmura Lorenzo en tirant son épée et en
la mettant nue sous son manteau : et 11 ouvrit la porte
ment, et entra suivi du sbire. Alexandre était couché
sur le lit. le visage tourné vers le mur. et probablement à
ii car il ne se retourna point au bruit : si bien
ivança tout proche de lui, et, tout en lui
disant Seigneur, dormez-vous? lui donna un si terrible
mu*' la pointe, qui lui entra d'un i ôté au-dessous
de l'épaule, lui sortit de l'autre au-dessous du sein, lui
traversant le diaphragme, et, par conséquent, lui faisant une
blessure mortelle.
Mais quoique frappé mortellement, le duc Uexandre,
qin " Li1 pul imment fort, s'élança, d'un seul bond, au mi-
i allait gagner la porte r ie ouverte,
nnlo. d'un coup du taillant de son épée.
lui ouvrit la tempe, et lui abattit presque entièrement la
Le duc s'arrêta chancelant et Lorenzo, profl-
le re moment, le saisit à bras le corps, le rei oussa sur
le lit, et le renversa en arrière, en pesant sur lui de tout le
poids ,1" s,-,n corps Kn ce moment. Mexandre. qui. comme
une bête fauve prise au piège, n'avait encore rien dit, poussa un cri en appelant a laide. Aussitôt Lorenzo lui mit la main gauche sur la bouche si violemment, que le pouce et une partie de l'index y entrèrent. Alors par tin mouvement Instinctif, Alexandre serra les dents avec tant de force, que les os qu'il broyait, craquèrent, et Qfue Ce fut Lorenzo, à son tour, qui, vaincu par la douleur, se renversa en arrière en jetant un cri terrible. Aussitôt, quoique perdant son sang par deux blessures, quoique le vomissant r,nr \a Dou. ehe, Alexandre se rua sur son adversaire, et. h- pliant sous lui comme un roseau, il essaya de l'étouffer avec ses deux mains Alors il y eut un instant terrible ; car le sbire voulait en vain venir au secours de son maître: les deux lutteurs se tenaient tellement enlacés qu'il ne pouvait frapper l'un sans risquer de frapper l'autre. Il donna, bien quelques coups de pointe à travers les jambes de Lorenzo, mais 11 n'avait rien fait autre chose que percer la robe et la fourrure du duc, sans autrement atteindre son corps. Tout à coup il se souvint qu il avait sur lui un couteau. Alors il jeta sa grande épée. qui lui devenait inutile, et, saisissant le duc dans ses bras, il se mêla à ce groupe informe qui luttait, au milieu de la demi-lumière que jetait dans la chambre le feu de la cheminée cherchant un endroit où frapper. Enfin, il trouva la gorge d'Alexandre, y enfonça la lame de son couteau de toute sa longueur: et, comme il vit que le duc ne tombait pas encore, il la tourna et retourna tellement, qu'à force de chicoter, dit i historien Varchl, il lui coupa l'artère et lui sépara presque la têt i des épaules. Le duc tomba en poussant un dernier r.Uement. Scoronconcolo et. Lorenzo, qui étaient tombés avec lui, se relevèrent et firent chacun un pas en arrière: puis, s'êtant regardés l'un l'autre, effrayés eux-mêmes du sang qui couvrait leurs habits, et de la pâleur qui couvrait leur visage : — Je crois qu'il est enfin mort, dit le sbire. Et. comme Lorenzo secouait la tête en signe de doute, il alla ramasser son épée, et revint en piquer lentement le duc, qui ne fit aucun mouvement ; ce n'était plus qu'un cadavre. Ils le prirent, l'un par les pieds, l'autre par les épaules, et. tout souillé de sang, ils le mirent sur le lit, et jetèrent sur lui la couverture ; puis, comme il était tout haletant de la lutte, et prêt à se trouver mal de douleur, Lorenzo s'en alla ouvrir une fenêtre qui donnait sur Via Larga, afin de respirer et de se remettre, et pour voir aussi, en même temps, si le bruit qu'ils avaient fait n'avait attiré personne- Ce bruit avait bien été entendu de quelques voisins, et surtout de madame Marie Salviati. veuve de Jean des Bandes Noires, et mère de Cosme, qui s'était étonnée de ce long et obstiné trépignement. Mais, comme, dans la prévision de ce qui venait d'arriver, Lorenzo, vingt fois, pour y accoutumer les voisins, avait, fait un bruit pareil, en l'accompagnant de cris et de malédictions, chacun crut reconnaître dans cette rumeur le train habituel que menait celui que les uns regardaient comme un insensé, et les autres comme un lâche : de sorte que personne, à tout prendre, n'y avajt fait attention, et. crue, dans la rue et dans les maisons attenantes, tout paraissait parfaitement tranquille.
Alors Lorenzo et Scoronconcolo, un peu remis, sortirent de la chambre qu'ils fermèrent, non seulement au ressort, mais encore à la clef, et Lorenzo étant descendu chez son intendant Francesco Zeffi, prit tout l'argent comptant qu'il avait pour le moment â la maison, ordonna à un de ses domestiques nommé Freccia de le suivre, et ans autre suite que le sbire et lui. il s'en alla, grâce à une licence qu'il avait demandée d'avance dans la journée à l'évêque de Marzi, prendre des chevaux à la poste, et, sans s'arrêter et tout d'une haleine, il s'en alla jusqu'à Bologne, où seulement il) s'arrêta pour panser sa main, dont les d-tnx doigts étaient presque détachés, et qui cependant reprirent, mais en laissant une cicatrice éternelle. Puis, remontant à cheval, lia Venise, où il aviva dans la nuit du lundi. Aussitôt arrivé, il fit appeler Philippe Strozzi qui, exilé <i quatre ou cinq ans, était à cette heure à Venise. Alors, lui montrant la clef de sa chambre: — Tenez, lui dit il. vous voyez cette clef? eh bien, elle ferme la. porte d'une chambre où est le -cadavre du duc Alexandre, assassiné par moi. Philippe Snozzi ne voulait pas croire une pareille nouvelle: mais le meurtrier, tirant de sa vête-
ments tout ensanglantés, et lui montrant -a main mutilée: — Tenez, lui dit-il. en voilà la preuve.
Alors Philippe Strozzi se jeta à son tppelant le
]',i utils de Florence, et en lui demandant la main de ses deux soeurs pour ses deux fils Test dans une maison attenante an palais Rircardi, que i poignarda ainsi a l'aide .in 3padassln Scoronconcolo, le duc Alexandre, frère naturel di l aiiierine de \; i jja premier duc de Florence ef dernier descendant de Cosme, le Père de ta patrie, car le pape Clément VII était mort Bn 15») ei i", cardinal HippQlyte en 1585 j et à l'occasion de mat on remarqua une chos/> étrange qui était la sextuple combinaison du nombre six . Alexandre avant été assassin* i n l'année 1536, à l'âge de 26 ans le i
du mois de janvier, à 6 heures de la nuit, de G blessures, et aprè i i ••znè 6 ans.
La maison dans laquelle 11 fut assassiné était située à l'endroit même où sont aujourd'hui les écuries.
Au reste, le proverbe évangélique : « Qui frappe de lépée par lépée, tut appliqué à Lorenzo dans sa rigoureuse exactitude Lorenzo. qui avait tué par le poignard. mourut i>ar le poignard, à ' :rs l'an 1557. sans que
l'on fût bien certain de quelle main partait le coup ; seulement on se rappela que Cosme l", en montant sur le trône, avait Juré de ne pas laisser le meurtre du duc Alexandre impuni
Le meurtre d'Alexandre fut le dernier événement important qui se passa dans ce beau palais. Abandonné en 1540, par Cosme I"r. lorsqu il résolut d'habiter le Palais-Vieux, il fut vendu à la famille Riccardi dont 11 a conservé le nom, quoiqu il soit rentré, sous le règne de Ferdinand II. je en la possession des Médicls.
Vujourd nul la fameuse académie de la Crusca y tient ses séances : on y blute des adverbes et on y écosse des participes, ci uutic bon et spirituel Charles Xodier , i ic mais c'est plus moral!