‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 58 sur 283 · partie de ses gra\ ni Molla, qui excellait à frap · texte numérisé non relu

partie de ses gra\ ni Molla, qui excellait à frap

LA VILLA PALMIER

per les monnaies, et Jacques Autteti, ses mcrvei.I

- Incrustations en pierres dures.

lit cependant, malg. l< - gemens qu il donna.

comme on le von. aux arts et aux sciences, ton! ce qui lui fait sous son règne ,eu peinture et en sculpture, lui lait par des peintres et des statuaires de second ordre ; et en sciences, la seule découverte un peu importante qui signala son époque lut la découverte par Galilée des satellites de Jupiter, auxquels ce grand liomme, en reconnaissance de son rappel en Toscane, donna le nom d*étoiles des Medicis. C'est que la terre qui avait produit tant de grands hommes et tant de grandes choses commençait à s'épuiser.

Quoique souillant déjà de la maladie dont il mourut, le grand-duc Cosme II n en voulut pas moins poser la première pierre de l'aile qu'il taisait ajouter au palais Pitii On apporta cette pierre dans sa chambre, elle y lut bénite en sa présence ; puis le malade, avec une truelle d'argent, 'a couvrit de chaux, et elle fut déposée au plus profond des fondations creusées, avec une cassette contenant des médail les et des pièces d'or et d'argent frappées à 1 effigie du mourant, et trois inscriptions latines, les deux premières composées par André Salvadori, et la troisième par Pierre n i le jeune. A peine le mur qui les recouvrait sortait-il irre, qui Cosme II mourut a l'âge de trente-deux ans. Le tils aine de Cosme lui succéda sous le nom de Ferdi □and II ; niais comme il n avait que onze ans, on lui donna pour régentes pendant sa minorité, qui devait durer jusqu'à l'âge de dix-huit ans, la grande-duchesse Christine de Lorraine sa grand mère, et l'archiduchesse Marie-Madeleine d'Autriche, sa mère. Cette régence n'offre rien de remarquable.

Le premier soin de Ferdinand II en sortant de tutelle fui. in qualité de prince chrétien et comme fils pieux, d'aller naître à Rome son compatriote Urbain VIII comme de I Eglise catholique, et de passer de lu en Allemagne pour y recevoir la bénédiction de son oncle maternel. Il s'en revint prendre ensuite le gouvernement de ses Etats, i i n chose facile, au reste, à cette époque, cérame encore aujourd nui, de régner sur les Toscans. La cité turbulente de Farinata des Uberti et de Renaud des Albizzi avait disparu a l'instar de ces villes qui sont ensevelies sous la sur lesquelles on bâtit une nouvelle ville sans que, du tond de leur tombe, elles fassent un seul mouvement, ut un seul soupir. Aussi, à partir de Ferdinand I". elle pour ainsi dire plus l'histoire. C est le Rhin qui. aiuis avoir pris sa source au milieu des glaces et d Icans après avoir bondi à Schaffhouse, après avoir

re. terrible et grondant sur les gouffres de Bingen. entre les montagnes du Drachenfels et â travers les roches de la Loreley, -élargit, se calme et s'épure dans les plaines de Vesel et de Ximègue, et va, sans même se jeter à la mer. rare dans les sables de Gorkum et de Vandreibem. Dans cette dernière partie de sa course, il est sans doute plus utile et plus bienfaisant ; et cependant on ne le visite qu'à sa i chute, et dans cette partie de son cours située entre Mayence et Cologne, où il déploie toute l'énergie de sa lutte contre la tyrannique oppression de ses rivages. Aussi, le long règne du fils de Cosme II se passa-t-il, pas à maintenir la paix dans ses Etats, mais dans les Etats de ses voisins. Il se place entre la colère de Ferdinand et le duc de Xevers qu'elle menace ; il s'efforce â conserver ses Etats au duc Odoard de Parme, il protège la république de Lucques contre les attentats d'Urbain VIII ci de ses neveux, il s'interpose pour réconcilier le duc le avec le pape, enfin il est déclaré médiateur entre Alexandre VII et Louis XIV : de sorte que, si quelquefois il se prépare pour la guerre, c'est qu'il veut à tout prix la mr parvenir à ce but qu'il rétablit, la malU'il fait faire des marches et des contre-marches à ses troupes, el en in qu'il achève les fortifications de Livourne et i , , i i , ■ ■ i i ■. . ,

Tout le reste de son temps est aux sciences et aux lettres. son maître, Charles Dali est son oracle, Jean de ilovanni el Pierre de Cortone sont ses favoris. Le cardinal Léopold, son frère, l'aide dans la tache artistique qu'il B entreprise, comme il l'a aidé dans les soins de son gouver- Qe Mes parts, savans, littérateurs et peintres ce n'est pas la faute des deux frères qui repolir ainsi dire ensemble si l'Italie commence à s'épuiser. parce qu'elle est déjà trop vieille, et si les autres Etats lent pauvrement à l'appel qui leur est fait, parce qu'Us soni eni ore trop jeunes.

V' i qu. Ferdinand et Léopold firent pour les sciences :

Ils fondèrent 1 académie del Cimento, accordèrent des Danois Nicolas Hénon et au Flamand Tilmau Toutefois ils enrichirent Evangéliste Torrieelli. le successeur de Galilée, et lui donnèrent une chaîne d'or à laquelle Il une médaille avec cet exergue: Virtutis iiraemta. Ils nt dans l'impression de ses œuvres le mécanicien Jean- Alphonse Borelli. Ils firent François Redi leur premier médecin. Ils assurèrent une pension à Vincent Vivian! pour

qu il pùi poursuivre Librement ses calculs mathématiques

-ans en être distrait par les misères de la vie. Enfin ils

■l'eut des congrès de savans à l'ise et à Sienne afin

la Toscane, condamnée pa :sse à ne 'jouer

» ''oie secondaire dans les affaires européennes devînt

Sensation, la capitale scientifique du monde.'

i ce qu'ils firent pour les lettres'

; a Imitent dans leur intimité, ce qui pour la race désin- . ée mais vaniteuse des poètes est à i i fois un encourai al une récompense: Gabriel i Benoit Fio-

leiu. Alexandre Ademari, Jérôme Bartbolomei, François liorai et Laurent Lippi. Enfin ils firent leur soi lété habi^ ruelle de Laurent Franceschi et de l barle Strorai, que Ferdlnan I &1 sénateurs; et d'Antoine Malatesti, de Jacques Godoi, de Laurent Panciatichi et de Ferdinand del Maestro, que Léopold fit ses chambellans, et qu'ils appelaient à toute heure du jour auprès d'eux, même pendant qu'ils étaient à table, afin de nourrir à la fois, disaient-ils, leur esprit et leur corps.

Voici ce qu'ils firent pour les arts :

Ils firent élever sur la place de 1 Annonciade la statue équestre du grand-duc. Ferdinand 1er. commencée par Jean de Bologne et achevée par Pierre Tacca

Ils fireni faire par ce dernier une statue de Philippe IV, roi d'Espagne; qu'ils envoyèrent en présent à ce prince.

Ils firent travailler pour la galerie des Offices Curradi, ■Matthieu Rouelli, Marius Balassi, Jean de Saa-Giovanni et Pierre de Cortone. Us chargèrent en outre ces deux derniers de peindre à fresque les salles du palais Pitti.

Ils. firent recueillir dans toutes les villes où ils se trouvaient, et aux prix que les possesseurs tu voulurent, plus ie' deux cents portraits de peintres peints par eux mêmes, et commencèrent ainsi cette collection originale que Florence possède seule au monde.

Enfin ils firent acheter â Bologne, Rome, Venise, et jusque ancienne Mauritanie, tout ce qu'ils purent y trouver de statues antiques el de tableaux modernes, et entre autres la belle tête qu on croyait être celle de Cicéron, 1 Hermaphrodite. l'Idole en bronze, et le chef-d oeuvre qui est encore aujourd'hui l'un des plus riches joyaux de la Toscane sous le nom de la Vénus du Titien.

Puis, comme ils avaient régné ensemble, tous deux mouru- •en presque en même temps et au même âge, le grand-duc Ferdinand en 1G70, âgé de soixante ans ; et le cardinal Léopold en 1675, âgé de cinquante-huit ans.

Sous le règne de Ferdinand, et un jour avant la naissance de son second fils, Colbert passa a Florence et logea au palais l'itii. Il était envoyé à Rome par Louis XIV afin d'apaiser quelques différends qui s'étaient élevés entre lui et Urbain VIII.

Cosme III succéda à Ferdinand. C'était le temps des longs régnes. Le sien dura cinquante-trois ans. Cette période fut la grande époque de la décadence des Medicis. Le vieil arbre de Cosme 1er, qu; aVait pr0duit onze rejetons, sèche sur la tige et va mourir faute de sève.

A partir du règne de Cosme III, il semble que Dieu a marqué la fin de la race des Médicis. Ce n est plus la foudre publique et populaire qui la menace, ce sont les orages intérieurs et privés qui la secouent et la déracinent ; il y a une fatalité qui les frappe les uns après les autres de faiblesse, les hommes sont impuissans ou les femmes stériles.

Cosme III épousa Marguerite-Louise d'Orléans, fille de Gaston de France. Le fiancé, élevé par sa mère Vittoria de la Rovère. aussi altière, aussi inquiète et aussi superstitieuse que Ferdinand II était affable, franc et libéral, avait tons les défauts de sou institutrice et bien peu des vertus de son père. Aussi, depuis dix-huit ans, le grand-duc Ferdinand ne vivait-il plus avec sa femme, à laquelle dans son indolence naturelle il avait, comme nous l'avons dit. abandonné l'édut ation de son fils. Il en résulta que le jeune duc t'osme. élevé dans la solitude et dans la contemplation aval! a P.andiuelli de Sienne, son précepteur, reçu une eaui de théologien et non de prince.

Sa fiancée était une belle et joyetis â quinze ans, de cette grande race bourbi tienne ravivée Henri IV. dont elle était la petit au milieu des rumeurs de deux guerres civiles. Tout ce qui avait entouré son berceau i force

juvénile particulière aux Etats qui s'élèvent, el qui depuis Cosme Ier avait fait place en Toscane au de l'âge

viril, puis a la décadence de la vieille l11 le grand-

duc Ferdinand qui avait désire ce mari ton lavait

conclu avec j : car, ainsi qu'il i me, il était

de la maison de Medicis; et malt tt qu il avait re

pue d'elle, il s en tenait fort bon

Mademoiselle de Moi agné sa sœur

jusqu'à Marseille. Là, elle avait trouvé le print e Mathias qui l'attendait avec Le tnes; et, après Les préseus de fiançailles reçus et force fêtes d'adieux données. Louise d'Orléans était montée sur la galère capitane, et. apri le navigation, avait heureusement aborde a Livot

où l'attendait, sous des arcs de triomphe dressés de cent pas en cent pas, la duchesse de Parme avec un nombreux cortège dans lequel la jeune princesse i.ercha inutilement son flancé : Cosme avait été forcé de rester à Florence, retenu qu il v était par la rougeole.

Louise d Orléans continua donc seule sa route vers Pise, et elle entra dans cette ville au milieu des devises, des illuminations et des fleurs ; puis elle se remit en route, et enfin rencontra à l'Ambrogiana la grande-duchesse et le jeune prince qui venaient au-devant d'elle, et un peu plus loin le grand-duc, le cardinal Jean-Charles et le prince Léopold. L'entrevue fut une véritable entrevue de famille, pleine de souvenirs du passé, de joie dans le présent, et d espérance pour l'avenir. Ce mariage, qui devait se dénouer d une si étrange façon, fut donc célébré sous les plus heureux auspices.

Mais à peine deux mois s étaient-ils écoulés que la princesse commença à manifester une répugnance étrange pour son jeune époux. Cela tenait à une inclination antérieure qu'elle avait eue à la cour de France, où elle s'était prise d'amour pour Charles de Lorraine, qui était un beau et noble prince, mais sans patrimoine et sans apanage; de sorte que les deux pauvres jeunes gens avaient avoué leur a la duchesse d'Orléans, et voilà tout. Or. la du ans était un pauvre appui contre la faibl. ton et la fermeté de Louis XIV : le mariage .le. i.lé, il avait fallu qu'il s'accomplit; et Cosme porta la peine de les illusions de bonheur que sa femme avait perdues.

En effet, à peine arrivée dans le sombre palais Pltti, . eue espèce de voile de gaieté jeté par l'orgueil sur la figure de la fiancée disparut. Bientôt elle prit en haine l'Italie et les Italiens ; raillant tous les usages, méprisant toutes les habitudes, dédaignant toutes les convenances, elle n avait de confiance et d'amitié que pour ceux-là qui lavaient suivie de Frani e et Qui dans sa langue maternelle pouvaient lui parler d ors de la patrie. Au reste. Cosme. il

faut le dire, était peu propre à ramener sa femme a de meilleurs sentimens. Ascétique, altier, dédaigneux, il n'avait

m, de i paroles qui éteignent la haine ou font

l'amour.

Sur lites, le prince Charles de Lorraine arriva

a la cour de Florence: c'était dix-huit mois après la mort de Gaston d'Orléans, c'est-à-dire vers le mois de févrin L'aversion d le dui liesse pour son mari parut

menter en. i pn de son amant; mais comme

tout le monde : ■ morait cet amour, personne, pas

même celui qui y était le plus intéressé, ne conçut un

soupçon ; et le .in. de Lorraine ris. fut

logé au palais Pitti. Il y eut plus : vers la fin de l'année. la jeune grande duchesse s'étant déclarée enceinte, la joie la plus vive succéda à la tristesse continuelle qui. depuis son arrivée, s'était répandue à la cour de Toscane. Il est vrai qu'en même temps sa haine pour Cosme s'était augmentée encore, s'il était possible; mais Ferdinand répondit aux plaintes de son fils que sans doute cette antipathie tenait à l'état même où sa femme se trouvait : si bien que. quoique cette humeur sombre se 1. accrue au départ Ce

Charles de Lorraine, Cosme prit patience, et l'on gagn. le 9 a époque à laquelle la princesse donna heu-

reusement naissance à un lils ciui. du nom de son grandpère, ii Ferdinand.

Comme on le pense, la Joie fut grande au palais Pitti : oit fut bientôt balanc dissensions domes-

qul ne (.usaient qu'augmenter entre les deux Enfin i en arrivèrent a .e point que le grand-duc.

les querelles à la présence et à l'influence des femmes française; que la princesse avait amenées avec elle, les . ulte convenable et

ii 1s enlin les renvoya. Cet acte d autorité

porta au pli i colère de la jeune duel

sa douleur r : il y eut rupture ouverte

entre les di Ferdinand, pour ...lorer cette

lils un voyage en I.ombardle ; il éi ilvit une lettre de plaintes à Louis XIV.

De près comme de loin. Louis XIV avait l'habitude d'être obéi ; il ordonna, et l'épousi i ebelle eut l'air de se s «mettre .

Mi. tellement une seconde grossesse Mais en et par un hasard

étrange qui rei veJ i les bruits qui avaler

. de la n... Ferdinand,

on parla d'I al

bruit se répandit que la princesse .levait fuir avec lui. Il résulta de ce bruit qu on observa plus attentivement . et une

entendit, par une des fenêtres du .•■ du p n. uer ave. un chef de bohémiens i ■

e dans sa ..-tue d'un

gitan,. ait fuir avei les ml* blés (U'il traînait

lui.

Ille aberration étonna d'autant plu» le grand duc que la Jeui •• était enceinte de quatre mol!

près. On redoubla donc de surveillance ; mais alors, voyant que toute fuite lui était devenue impossible, elle fut prise d un désir étrange pour une mère, c'était celui de se faire avorter. D abord ce fut en montant à cheval et en choisissant les chevaux les plus durs au trot qu'elle essaya de mettre le projet à exécution ; puis, quand on les lui ôta. ce fut en marchant à pied, et en un jour elle fit sept milles dans les terres labourées ; puis enfin, quand tous les moyens de nuire à son enfant furent épuisés, elle tourna sa haine contre elle-même et voulut se laisser mourir de faim. II fallut !a prudence et la douce persuasion du grand-duc Ferdinand pour la faire renoncer à ce projet et pour la conduire à la fin de sa grossesse, où elle accoucha de la princesse Anne- Marie-Louise.

Alors le grand-duc employa un moyen qui lui avait déjà réussi : c'était de faire faire un second voyage à son fils et d'écrire une nouvelle lettre à Louis XIV. En effet, vers le mois d octobre suivant, lorsque Cosme s est bien assure que ilsion de sa femme pour lui est toujours la même, il quitte le palais Pitti pour faire un voyage incognito en Allemagne et en Hollande, visite Inspruck, descend le Rhin, parle, a leur grande satisfaction, le latin le plus pur aux savans hollandais et allemands, trouve à Hambourg la reine Christine de Suède. la félicite sur son abjuration, et revient en Toscane, où tout le monde le reçoit bien, excepté la grande-duchesse. Désolé de ce mauvais accueil, il repart aussitôt pour l'Espagne, le Portugal. l'Angleterre et la France, reste au dehors, ne revient que rappelé par l'agonie di

monte sur le trône que sa mort lai- mais

alors l'absence et les ordres de Louis XIV ont produit leur effet. Un rapprochement s'opère entre les deux époux, et, le îi mai 1671, anniversaire du jour où Cosme est monté sur le trône, la princesse accouche au palais l'itti d un si fils qui reçoit au baptême le nom de Jean-Gaston, son aieul maternel.

aussitôt la naissance de cet enfant, les dissensions conjugales recommencent ; mais alors Cosme. qui a deux fils et qui ne craint plus de voir éteindre sa race, perd l'espoir que la grande-duchesse change jamais de sentimens a son égard, et. lassé d'elle enfin comme depuis longtemps elle est : de lui. il lui permet de retourner en France, a la condition qu'elle entrera dans un couvent. Celui de M. ntmartn Madelaine de Cuise esl abb. i.-i d'un commun ac-

< le 14 juin 1676. la grande-duchesse quitte donc la

Toscare et revoit, après quinze années d'exil, sa France bien-aimée. Mais a peine de retour à Paris, elle déclare que son mari l'a chassée, et qu'elle ne se croit pa- 'enir la promesse de réclusion que. cédant a 1 ri toi-, e. elle lui a faite; si bien que tout l'odieux .le cette affaire retombe sur Cosme, que les princes voisins commencent à mépriser à cause .le s;l iaihlesse. et que ses sujets commencent à haïr à cause de son orgueil.

Dès lors, toutes choses tournent d'une manière fatale pour Cosme; il est évident qu'un mauvais pèse sur . ette

race, dont Dieu se retire, et que cette race en lutte avec lui succombera dans la lu rsuivl par di essen-

timen- ;u il le mi

Violent rtueuse mats stérile si bien

que cette stérilité devient pour le Jeune grand-duc un prétexte à des débauches si Inouïes et si réitérées, que bientôt au milieu d elles sa santé se perd et sa vie s'éteint.

A la première annonce de la stérilité de Violente, i -nu se hâte de fiancer Jean-ciaston son second fils. Celui-, i part aussitôt pour Dusseldorf, où il doit épouser la Jeune prin

Urne-Marie de Sa\. Lowenbourg ; mais, à son ai son désappointement est grand au lieu d'une femme d

use et élégante, comme il la voyait dans -, trouve une espèce .1 Vmazone du temps d Homère, i voix et de manières, habituée a vivre dans les bols di gue et dans les solitudes de la Bohême, dont les seuls plaint les cavalcades et la chasse, et qui avait coi. dans les écuries où elle passait le meilleur temps de sa vie. l'habitude de parler >ux un langage Inconnu à

OUI de Toscane. N'importe, Jean il bon. ses

sympathies, à lui, ne .l.n\. r pour rien quand il

du bonheur de son ] i. rifle donc. Il i

la nouvelle Antlope ; n

sa don ns sa courtoisie de l'huml-

: rend en mépris un homme qu elle regarde comme audessous délie, et ton humilié commande; la flère princesse allemande refuse

, u*sj,,i ■ du père viennent assaillir

l'union du fils. Cosme alors, pour laln i ses cha

grins. sun l'exemple de son frère Ferdinand, se jette dans le jeu et dans les orgies, mange a l'un son apanage, ruine a l'antre sa ls des méde-

e dans lequel est tombé son nis leur ôte tout espoir qu'il puisse jamais donner un héritier à la couronne

Alors le malheureux grand-duc tourne les yeux vers le cardinal François-Marie, son frère, qui na que quarante-huit

' \ VILLA PALMIERI

ans. et qui par conséq ,., ro„ , ,.

anal renonce s honneurs , ue6 et à l;l

Alors la j„ e f„ aan:

1 ,am"' .s me

mariÏÏe pour les derniers combats de La pudeur , , "„

delà du terme ordinaire; François-Marie a s „ ,

Larfage que les cérémonies extérieur - [] , torlttnatfr-

'"!"■■ " '"' i ours liafiuenc* là religion -H

■"■-■■- 'oui est mutilent tanWqu"

Ferdinand pleure la stérilité forcée de safemme Françote-Ma

:,lomP;ls"n frè™ '••' 'lontaire de a™

incline sa tête blanche, reconnaît la volonté de Meu'

qui unlo„„e ?IM les plus gl,-lIuies , ,|(„fs „llmain™ °£»'

'tTmi;.' Placée entre ravidltéTi'lu

et les ambitions de i. !mt renâre ,, PiOT4ee pour

'' >:,uver de ' " 'e prétention étrangère «on T

tique liberté; trouve appui dans la n..lla.ule e dan 1 ■ ! guerre mais rencontre obstacle dans les autres puissances et dans la Toscane même, qui, trop faible maintenant pour porter cette liberté, qu'elle a tant regrettée, la réponse H demande le repos, fût-il accompagné du despotisme vnî mourir son fils Ferdinand, puis son frère François e metrn enfin tai-même après avoir, comme Charles-Qmnt ™

rZJ \ men' à *" 1,r"",,,'< '^nulles, mais enVÔre comme Louis XIV, ., cell , . sa fammê *K enc0re'

Tout ce qui avait, commencé de pencher sons le règne rie

Ferdinand il , roula, sous , elui de Cosme III M«er supers i

UeUX f ce ^ami-duc s'aliéna le peuple oai ^son

?**»*• fil d ia aux prêtes et par Te^

ouns™^ "Y' ",Chal=ea ;es E«atsPpour enrichir

penses sous (m,Ttt,",>S ? taire face à ses ^""^ <»«-

gent achè tit e 1,1 ' t0Ut ?ÈViM Véaal ; l|ui avait de l'argent achetait les places: qui avait de l'argent achetait les hommes; qui avait de l'argent, enfln, achetait ce que es :dicis n'avaient jamais vendu, la justice

..'''""remVImnJ1 TT* d'eUX C°mme des antr6s chcse* ■ umrent l Influence du caractère de Cosme III En e.tet

ce dernier grand-duc. scien, es lettres" "atualre et petn-

^ ner son îmmPInf'I"e C*!?,e ««'autant qu'elles pouvaient natter son immense orgueil et son inépuisable vanité Voilà

ïïïï "d ne se Produisit sou^s^n règne \

a défaut de productions contemporaines, Pierre Falloniere èr furent Magalotti intéressèrent heureusement ZZonvpropre à continuer pour la galerie des Offices l'œuvre de

réun.Tîout II T """*£ Lé0P°Id- En -nséquenc" Zme wë »Z qUe SOn Père et son oncIe avai«"t aéià disposé à cet effet, y ajouta tous les tableaux, toutes les statues

;;» ';;; %£™»« *»t 11 avait hérité 'des du^rS*

maison de Rovere, chefs-d'œuvre parmi lesquels se

,U ,ssal "e l'Antinous, et fit tout porter ™

grande pompe | „Ille musée à lenrich sèment du

quel chacun applaudissait toujours, quoique iL trésors a 1

cernent, fussent mo.nsVsés^V,

S^JS ^eer e™ «"

Fustemé"„f ï " " est curleua ««e cette alv^rVéïi

justement choisie au moment où les étoiles allaient s'étein dre, où le navire allait sombrer ! ^aiem s êtein-

ms voyaient avec effroi Jean-Gaston arriver à In

si bien cachées miellés

ETTÏ*" !S «« P^ais Pitti. datent déborde'

H»ni '„ , S ";lPS (1<> T" !Tée et celles de

JaL?eUmo0dUe7n, ÏT to tyraD a*«««e ^ i Mciio abale moderne, Jean-Gaston aval la fois un trou-

de courtisanes et un monde de mignons pris Tes uns

lis Tes basses classes de la société Tout ; ceH

recevait un traiteme. s TO pouv.- t s'augment r

^avaiIunCnomd1fnPlalSirS2i'il --

appelât lë f nouve'"' créé ' nivelle. On

appelait les femmes ruspante et les hommes ruspmti du

™jea monnaie do , o é Von

tommatt ruspone. Ton ntl-hnmain q,„

fn„ ", ' ^Sdu temps s, ,

tous unlforn.

2S»Sj!.«yle ' ' """"' d lps '"'"« éPisX «e ces

sa . m,, es que l'on croira,! les caprices de la force et ou

gonflage de l'éputeemenl

Aussi, lorsque Jean-Gaston monta sur le trône tout était '

vais éan m,l i Pai' 'e d™eeT que coura« cet allégorique : vaisseau (me son ocre avait choisi pour armes il rannen

Il se trouvait : a peine nommé .-,:»,. du ,i ha,sP -n; les vendeurs de pinces. tes „',.!, ^

la peine de mort, si fréquente père, mais

'■ t \ n.r.v PALHIBRI

pouvaient s en ra tu argent les

'^eùlèMâ,.;'

Z ne,,' ^hou"^;":.'!01 ""•""•"" ■•""■'■■

prince , SP; ^^ l Zl'Z^T^ "' '""

-ri^e^urmurr^*'';,,, •-»*•■ ^teur, et ils „, de Gaston 11 lui fallut «« "" Wel1* QUe fùt Ia douleuI attendit son successeur nui ^"f51 " COUrba Ie fl'ont fit gnole, entra aa^TrJ^'Tr';1'' ^ """^ "** S7 septembre 173!. Jean Cas n SïïïïnfM ? ,"* S"h'ée d" tout ce qu'on pouvait demander dflÛf ^^ a"S' C"éta"

et^reeuf™ ?^& tî^r^^ ™ "^ """ les formalités d'étiquette qu'à ea,,s. T"™ P0UI les. Don Carlos était „n é,', SeS sonffances réel?

comme un Bourbon 2£ ""mme "e "eau

comme un ÉuÏÏSSSrt fe Hen" i IV Tut c"

Le successeur nommé à don Carlos f,,t i„ „ ■ ment réunis à la France Tem r -, t~ ' denmtlve-

"" "au»» au cœutr aavi „ pauvre mourant ni ,'•?

?e\na:;:,n;';rlr'e,;'Hr,,,'i',ed'e,i-p-

■ i Enfin,

connue t,e,

connue, et le lendemain on ,,,. Jean r.,,

toi, avait rendu le derme m. Jean-G.is-

v£*nLc\iï.e/n,ev s"u"ir vt'"'"' a« s'éteindre cette gra race des Médicis, qui avall , „ , à ia TZs™°C

deux renies, ■ . al(! Tosca"e.

ayo,r ' Pos d'un : ,j.une dv„

ne - oh d'elle les dans les.mei , ne vient d

■ ippartmens aux

bris ci i chefs-d'œuvre : Ici couleront les larmes. --

ii i . oula le sang.

Nous • as il cru qu'il fallait laisser aux albums des

i guides des trangers, le soin d énumérer les i i; pi l et les Michel-Ange que renferme le

i, le plus ri. ne . peut-être sous

île l'art; et qu il prendre, nous, une

plus haute, en non- cl rgeànt de l'histoire politique de ce palais De cette façon le voyageur pourra comparer le passé au • les anciens malt] - aux nouveaux, la Toscane d'autrefois à la Toscant d'aujourd'hui; et cette comparaison

is épargnera vis-à vis de la grande maison de Lorraine.

qui a succédé il; I oa son des Médicis, un éloge que

l'on pourrait prendre pour une rlatterie. quoiqu'un peuple tout entier fût 1 ur dire que nous sommes encore resté :é.

En sortant du palais Pittl on entre dans la vieille ville

par trois iioiiis au choix le Ponte-Vecchio, qui conduit à la

teurle li P i délia Trinita, qui conduit a

la plaie du mêmi n m te Pon.te alla Caraja, qui conduit

à la place de Saint-Marie Nouvelle.

A propos de i ts, comme je dois une réparation à

l \iiio. le lecteur trouvera bon que je la lui fasse à let endroit

J'ai écrit Je oe sais ou que l'Arnd était, après le Var. le plus grand neuve sans eau que je connusse. Le V: P n'a rien dit, peu liai. nu.- a se trouver dans les rimes des

.me honoré de la

comparai in, mais il n'en a pas été de même de l'Arno

L'Arno, en se fal uni tte, est devenu susceptible.

■ i s esl rega rdi Lnsul e ne dirai pas dan

il mais dans son honneur. L Vrno a réclamé, non point par

maux comme il aurait fait en France: il n'y

n. m pas de journaux dans la Toscane; mais par de ses ' on. i'." ■

choses remarquables de l'Italie, c'est la nationa . Je ne veux pas dire Ici cette nationalité qui unit les hommes de ce grand lien politique, civil et religieux, qui lut les Etats puissans et le* peuples forts; mais de cette nationalité i individuelle, égoïste, qui remonte au

des petites républiques Or il ne faut pas trop dire le mal de cette nation ie quelle paraisse

au premier abord i 'est a elle que l'Italie doit la moitié de

et les trois q - de ses i nefs .1 œuvre.

Mais aujourd'hui que dans i Italie, comme dans tous les pays du monde, on n'élève que peu de monumi que peu .i.' i in'1- ■! .'■'.'. re - ette na1 i i tourne ses dents et ses griffi i ce qui vient de l'étran

i. lire de la France qui, en mère

ma enfans, dépn

ce qu qui lui manque. l'Italie est une

arche i par une a rmi

et de et q i a 1 un de -

m me irappé de mi i

Un FI ' i aurall médit de la

s. m.', qu . Instant mèn Pai as pour

lomnler . il n'en est p Fli l'ai dit que

i Ain., mai; . . et Florence i i nquille

qu'on ne m eû( prouvé qu il en n ; il est vrai qu on

'ur l'a un peu | i donl le ba 1111 pr

Roussel qu'il esl un poisson. .Mais qu'importe! comme

Is dans mon tort i ne m'a a peu

i une l'erreur .].. i- tombé,

lu reste, J'aval tte hérésie par un pré-

édent authentique, i n de mes amis était passé en t

i '• 1833 I. hiver de 1839 avait été fort pluvieux.

. . h. i. un sait, et I Irno -en était ressenti. Mon ami

i ur la route de I.ivourne à Florence une foule de

; fait singulièreau a vapeur. En

ni lame Humbert, Il vit de ses fenêtres

qui coulait à plein bord; Il appela le domestique de p

ivez ! ; un beau fleuve, mon ami, lui dit-Il '•n •• me cela?

— Excelle i va a Plse.

— Et de i

— A la mer.

— Et il est toujours abondant?

— Toujoui ace.

— Eté comme hiver"

té comme hiver.

— Mais alors, pourquoi ne va t on pas à Pise en bateau à vapeur?

lence.

— Pourquoi n'y en a-t-il pas.' demanda mon ami. lieu : ht le Florentin.

tait une réponse qui pouvait s'interpréter de plusieurs manières, mais mon ami l'interpréta ainsi

— Le seul p.'iys véritablement civilisé, c'est la France Or, le résultat de la avili - -t le bateau a vapeur et le chemin de fer. La Tosi ane n'a encore ni chemin de fer ni bateau a vapeur simple: niais le premier industriel qui établira un tracé de chemin de fer de Livourne a Florence, ou une ligne de bateaux à vapeur de Flore Pise. fera sa fortune.

Pourquoi ne serais-je pas cet industriel* se demanda-t-ll

à lui-In

— Je le serai, se répondit. il, parlant toujours à sa personne.

Or, cette rés e, il hésita un instant, entre le

chemin de fer et le bateau a vapeur.

Le chemin de fer nécessitait des . de terrain

immenses, il y a prés de vingt lieues de Florence a Lt vovirne ; c était une affaire de soixante à soixante-dix millions, et mon ami, qui d artiste qu il était, se faisait, à la vue de l'Arno, tout .i ..ut. spéculateur, comme certains uaux par inspiration se fonl papes, aval! poche

tout juste de quoi revenir en France Au contraire, le bateau a vapeur m a peine une

i.. fonds d'un million a un million et demi Or, qui qui, sur l'apparence d'une idée, ne trouve i France un million et demi?

n ami s'arrêta donc au bateau à vapeur, il adri ' ivei nement, afin de

11 pourrait établir, quoiqu'il fut étranger, une .. Igantesque, qu il aval

dom il .levait résulter le plus grand bien

pour toute

Il va sans dire que le pétitionnaire s'était bien

d'énoii. . i qui 11 cette entr. peui qu'on ne

lui volât s,, a idée.

le gouvernement répondit que toute Indt II libre

dans les Etats du i les entre-

part i. uli.iv- qui devaient Concourir a la proS]

le mini l que le pétitionnaire

i valt .ion. . en toute s son en-

treprlse quelle qu'elle fut.

■ bondll de Joie il retint la -il

■ de Livourne, sauta sur le premier bateau a \ venu : deux i m- iprès il était en Fr lours après

il était a i

tournaient a i Industrie: il ) aval! des bureaux ... spéculation en permam mon ami courut a, un de i es bureaux.

Il tomba au milieu d une - Le moment

était bien choisi il y avait là cinq ou six millionnaires qui n.' -a i .■ len que ros.

.Mon ami des ada tre Introduit, on s'informa d qu'il s,, souvint qui étant un nom artistlq niait bien lui fi

toutes II rattrapa don

était d

Le doi ..niiit i an n

mon an même dans le SanrtW

Messieurs, dit il vos tnstans sont précieui .ion. bref. Je viens vous proposer d'établir des bateaux a ni- sur l'Ain., il y eut un Instant de sll m i les capitalisa dorent ; piis l'un d eux, .

manda :

Mon ami laiss m< . ,

lit ■

— Messieurs s

i \riin, comme |e sols Intéressé dans la question, pet ne me croirlez-vous pas Je vous demanderai donc purement et simplement si vous possédez un dictionnaln o

Non, répondu un d s messlcui vei de l'ai

n a tout ce qu'on désire, i prendre de

". ; ■ i tbralre venu re

t ■ mon ami : les doux objets demandés

On expédl 'evinl un instant

LA VILLA PALMIER

âpre? avec le Dii et la carte de l'Italie

de Cassini.

— Lisez vous-même l'article ARNO, dil moi) ami ai cnlateur qui se trouvait le plus proche de lui et qu'on lui avait indiqué comme le plus riche capitaliste de la société.

le capitaliste prit le dictionnaire, le tourna et le retourna, puis il le passa à son voisin: il ne savait pas lire.

Le voisin, qui avait reçu une éducation un peu plus forte. ce qui faisait qu'il était un peu moins riche, ouvrit le volume a la Pure A, page 58, et au lias de la deuxième colonne lut i e qui suit

— Arno, t/ lus, grand fleuve d'Italie, dans la Toscane; il prend sa source dans l'Apennin, passe a Florence et ,i Pise, et se jette dans la mer un peu au-dessous. »

L'article était d'une rédaction assez médiocre comme langue, mais fort clair comme topographie.

— Arno. Arnus, grand fleuve d'Italie, dans la Toscane ; il prend sa source dans l'Apennin, passe a Florence et a Pise. et se jette dans la mer un peu au-dessous, — répétèrent en chœur les capitalistes.

— Ah : ah : fit le spéculateur qui ne savait pas lire.

— Diable : répondirent les autres.

— An grand fleuve d'Italie, dans la Toscane ; il prend sa source dans l'Apennin, passe à Florence et à Pise, et se jette dans la mer un peu au-dessous, — reprit à son tour mon ami, appuyant sur chaque mot, pesant sur chaque syllabe.

— Nous entendons bien, nous entendons bien, dirent les capitalistes.

— Ce n e** pas le tout que d'entendre, messieurs, ajouta mon ami d'une voix qui s'était raffermie de toute la somme de confiance qu'il voyait que l'on commençait à lui accorder.

Et il déploya sur une table la carte de Cassini, du même geste qu'aurait fait Napoléon lorsqu'il avait dit à Lucien: parmi les royaumes de la terre ! — Puis appuyant le bout du doigt vers le milieu de la Péninsule':

— Messieurs dit-il. voici l'Arno.

Et l'on vit une jolie petite ligne tortueuse qui, comme l'indiquait le dictionnaire, prenait sa source dans l'Apennin, Et allait se jeter dans la mer à la droite de Pise.

— Maintenant, ajouta-t-il, il n'est point que vous n'ayez entendu parler de Pise et de Florence, les deux villes (es plus visitées de l'Italie.

— N'est-ce pas de ce côté-là, demanda le spéculateur qui ne savait pas lire, que monsieur Demidoff a une manufacture de soierie, et monsieur Larderelle une fabrique de borax?

— Justement, messieurs, justement, s'écria mon ami. Eh bien ! de Florence à Pise, et de Pise a Florence, on ne communique qu'à l'aide de voiturins et de diligences ; les voitu- Mns prennent 6 francs par personne et les diligences 9 francs.

iturins mettent huit heures à parcourir le trajet, et le- diligences douze. Nous établissons deux bateaux à vapeur qui remontent et qui descendent l'Arno chaque jour: o-3 francs au lieu de 6, nous faisons le trajet en cinq heures au lieu de douze: nous coulons les voiturins. nous anéantissons les diligences, et nous faisons notre fortune.

— Mais, dit un des capitalistes qui passait pour l'homme politique de la s ■ qu'il était propriétaire dune action au ' nnel, mais la Toscane e-t un pays qui n'a ni Charte politique, ni Code civil: c'est un pays de

us n obtiendrons jamais un privilège pour une entreprise qui doit porter les lumières.

— Eh bien : voila ce qui vous trompe, dit mon ami. La

le a un Code, et. ce oui vaut quelquefois mieux ■l'une Charte, un souverain qu'elle adore. De privilèges, il is Tonte industrie est libre, et chacun peut y venir fou. ici- tel établissement commercial qu il lui platt.

— Oh! oh: oh: nt l'actionnaire du i vous ne nous ferez pas ai croire de pareilles choses, jeune homme !

— Lisez dit mon ami en déployant aux yeux de tous Ja lettre qu'il avail reçue du ministère.

La lettre passa de main en main, et s'arrêta à celle du qui ne savait pas lire, lequel la replia proprement et la rendit a son propriétaire avec un geste plein de isie.

— Qu'en dites-vous, messieurs" demanda mon ami.

— Eh bien ! nous disons, mon cher, que vous pourriez bien avoir raison Faites vos calculs nous ferons les nôtres. et revenez demain a la même heure.

Mon ami passa le reste de la journée et une partie de la nuit i mettre les chiffres les uns au dessous des autres. Le lendemain â l'heure convenue il se retrouva au rendez-

>mpara ■ < les capitalistes ; il n'y

avait entre eux qu'une centaine de mille francs de différence,

ce qui donna aux capital.-: lute idée de la capai

de mon ami.

Séance tenante on arrêta ' .,. SUI „,(,-. ,,,,

1 francs «on ami fut nommé gérant

12.000 francs d'appointemens et un sixième dans les bi fie es.

Puis l'on décida que comme il n'y avait, en Toscane ni brevets ni privilèges, il fallait se garder d'él i

lation, commander deux bateaux a vapeur à Marseille puis hj lour arriver à Pise comme Napoléon était arrivé ilfe Juan, c'est-à-dire sans être attendu, et metti Sitôt le projet a exécution

La construction des bateaux prit six mois: ils COfi

eut mille francs chacun : restaient don, six cenl mille francs pour l'installation s c'était le double île ce qu'i lait. Pour la première fois les dépenses étaient restées audessous du devis.

On laissa à mon ami le choix du nom des bateaux il appela l'un le Dante, et. l'autre le ( orneille c'était un appel a la fraternité future des deux nations

Les deux bâtimens entrèrent dans le port de Livourne après une navigation de trente heures: c'était deux heures de plus seulement que ne mettent aujourd'hui pour le même trajet les bâtimens de l'Etat. .

Tous les présages, comme on le voit, étaient favorables

Mon ami prit sa place dan- un roiturin e. partit pour Florence, ou il pensait qu'il aurait quelques démarches a faire avant de mettre son entreprise au courant

En arrivant auprès de l'Amhrogiana. il se trouva près d'un immense ravin au fond duquel coulait an peu, t,i,,r deau

Il demanda avec un sourire de pitié quel était ce mauvais torrent qui faisait tant d'embarras pour si peu de et auquel il fallait pour une si petite rigole un si grand

Le voiturin. qui était Lucquois, et qui par conséquent n avait aucun motif de lui cacher la vérité, lui répondit que c'était l'Arno.

Mon ami poussa un cri de terreur, fit arrêter le berlingot sauta à terre, et descendit tout courant vers le fleuve Le voiturin, qui était payé, continua sa route vers Casellino où il trouva un voyageur qui. moyennant quatre pauli prit : place vacante. C'était un marché d'or pour tous deux

Pendant ce temps. ie gérant de la société des bateaux a vapeur le Dante et le Corneille était arrivé près do deau. qu'il sondait avec sa canne et qu il mesurai! de i on

Dans sa plus grande profondeur, il avait quinze poui e dans sa plus grande largeur, dix-huit pieds.

Il remonta le fleuve pendant une lieue, et reconnut qu'il y avait des endroits 0ù tout ce qu'il pouvait faire était de porter un bateau de carton

Au bout d'une lieue il rencontra un paysan qui péchait des ëcrevisses en retournant des pierres, et qui avait le l'eau jusqu'à la cheville. Il lui demanda si I souvent dans l'état déplorable où il ie voyait.

Le paysan répondit que la chose lui' arrivait pendant neuf mois de l'année.

Mon ami ne crut pas utile de pousser jusqu'à Florence et revint a Livourne dans la plus grande consterna n n

La. il avoua la chose à ses commettans, leur déclara qu'il s'était trompé, qu'il devait en conséquence porter la peine de son erreur. Il possédait quarante mille francs- i toute sa fortune : il les offrit a la société à titre de dommages et intérêts.

La société déclara que la chose était grave et qu'il i en délibérer en conseil général.

Le conseil général décida qu'on vendrait les bateaux et que mon ami supporterait les pertes

Heureusement, vers le même temps, un bateau a vapeur sauta sur la Seine, et un autre sur le Rhôl

f.a société offrit, les siens : et comme ils étaient tout prêts ce qui permettait aux compagnies de 1 i Son:, et a de coin muer leur service presque sans interrunl valoir la circonstance, et gagna cinquante n dessus

Grâce a cette circonstance, mon ami con qua-

rante mille francs qui. placés à cinq, lui mille livres de rente, lesquels deux mille l mange tranquillement en Provei

tremblant toutes li l >j qu'on lui parle d'un fl

Or, voilà ce qui était an o. ..,, ami i i ndro

'- Arno : ce qui. outre i, ag, ,i ,, .

avait semblé pouvoir m'auti

l'opinion qui avait si fort efl il dont elle

avait si fort tenu a me faire revenir.

Or, voici les preuves qu'on m'avait données Je les livre aux lecteur- dai

D'abord il y r, . . g, ni rai de N

le délug a'O 'i

étendu jus ;

premier , , .,,,i vers la fin du

et le n-,,, rie ai cem al du quatorz!

i mes quinze mais n- s'étaient Hait en bateau dans On me munira une vieilli gravure qui Dément; c'était à faire Irémir :

i i: ,i blani d'eau, et un vaisseau de 71 canons

de la Trinité.

ables événemens vint ë le théâtre, et pour chacune desquelles il avai >urs de se-

mbreusi - nue leur proue seul formerai lume : aussi n'en citeronsnon- iitie trois, dans li quelles on verra d'abord l'Arno le rôle de 1 suis l'Ai no jouant le rôle iuanl le rôle de l'Helles- : il se prête de La force el la i omj I de la si C'esi I monte la fête la i>lus

ite à in

du Saint-Siège, et elle fut

o trouva al li b - dément sur les murs

mais ei sur ceux de toutes les villes de

la Tos ane,, nue quicoi

de l'autre mondi qu'à se rendre le joui des

calendes de mal sur li ponl alla l arraja, et aue la il lui en serait donné de i

On comprend 'i m une curio-

sité géD l filaient de

i les six ] renier était a la mode

; donc au jour indiqué; on s'entassa sur

le pont alfa > tte époque, était de bois, et

toutes les II nêl ; es qui •lonnaienl

i omme les loges

d'un 16

: milieu du neuve et de chaa l'aide de bateaux et de

flammes de couleur, et au fond

nvidus païens, lesquels en peine délia citlû de diables et de démons, horribles lu des foui arches et des in-

i milieu .ii I rédem-

pteurs el câblant de

coups; -i bien que c'étall an - rible a voir. Mais

plus ce spectacle était terrible a voir, plus il attira de

J et tant, et l'on s'entassa ■ tout a coup 1

se rompu et s'abîma i qui le surchargeaient sur les

luisant avec a. dit na,. a Villani. qui raconte cette

rophe, qu'il > eut plus de quinze cents personn

mine, surent ce jour-l.i lies I n allant les y chercher «lies

mêmes, et le douleur et au grand deuil de

[quelle il j avait peu de pei regretter un (Us, une femme, un ta un i

uheur nt lieu en

■ pie L'Arno gela

us. lui

donna ntrtonal dont le

lurent d la renommée de leur fleuve.

n s'ai i

■ niiiqn. qu'on eût pu la donner

Le lu mpris entre

est lendroit

. on ip. ..in

ie dans i- Les

la fête turei

inpe à laquelle il

lent six ti olemenl ha

n p république florentine ; puis

■ n- qui de-.

rut une autre troupe de coureurs vêtus en nymphes, sur des tabourets, tenant leurs jambes élevées a la manière des goutteux, et ne marchant qu'à l'aide de deux petites béquilles dont ils tenaient une de chaque main. exercice qui donnait lieu aux accidens les plus bouffons, et aux chutes les plus ébouriffantes : enlin venaient sur des chars bas et longs, faits d'après un modèle antique, glissant sur des patins de cuivre, et tl -ses par des hommes,

1< s chevaliers appareillés pour la joule, et se tenant a cheval sur une selle, afin d'être plus libres de leurs mouveinens.

Lorsque la procession eut fait le tour du cirque afin d'être vue et admirée des spectateurs qui encombraient les ponts ei les quai treurs dé. h retirèrent

sous la première arrlm goutteu lie, et enfin les chevalier

au— uni commença un des plus amusans

car les de leur il leur fut impossible de se maintenir sur .le quatre pas en qui il en

i étendant les jambes. ( tomber nu autre de ses camarades, lequel communiquait la chute à un ' suite jusqu'à ce que tous

fussent couchés sur le

use vint celle des goutteux, plus comique encore que la pu les efforts

qui, toi leurs bras au lieu de leurs Jambes, n'avançaient qu'à l des mouvemens les plu ies et les plu

- en dix t li Bt-ils de leurs tab iU-

r la partir le leur

personne, à dix ou douze pieds di par l'élan

qu'ils - nue. et pareils a des balles a qui

jeux les enfans font raser la terre Enfin vint la dernière course, c'était 'elle des i aevajlers ■ i un géant sa fer. monté sur un char, et tenu ferme contre tous les coups qu'il pouval par quatre hommes

lui. les

nt armés leurs soulli Après que chaque cavalier eut rompu douze ou quinze se réunirent dans une évolution puis

changeant de manœuvre, ils coururent l'un contre l'autre.

la pointe .1- plats de faïence qui.

heurtait I luisaient a grand bruit et

volaient en mille mori

Enfin vint la troisième et la plus magnifique d ont illustré l'AjCB elle qui eut lieu en :

qui fut m. \.n

parler le programme lui-m

ne fei

, .que a laquelle uoiinée. el qui ■ nées du règne d

lie. prêtres

un amour

n seulemi m de quitte!

renir sur la mêmesn

lird'hui le

i ntre nie lui il,, étend tl

marchi i

d'un»

de la enflammer ses -oldats, leur rlctotn lorsqu'il

lennent gous li t .-il r- antique dieu, b

i Iroupcs. proim

LA VILLA PALMIEiil

torieux un immense tonneau rempli de sa première ligueur.

« Alors connu. jeté par Vénus, une ter-

riMe lutte entre les deux réunies. Heureusement Cupidon, ym craint les désastres d'un tel combat, voit a peine les armées en présence, que de la cime des deux

deux amours qui Tiennent, leur flambeau à la main, séparer par un feu d'artifice, 1 mes des

Européens, montrant, par l'exemple de ces amans

et de ces lidèles époux, combien sont dignes de mémoire ceux-là qui. sans crainte du danger, savent noblement mener a bonne lin les entreprises de guerre ou les aventures •d'amour. >

Comme on le voit, de peur d'affliger sans doute les FI rentins. le traducteur de Pindare avait viole, non pas l'histoire. mais la fable, en couronnant les amours d'Héro et de Léandre par un mariage. Cela rappelle notre bon Ducis, qui. en voyant l'effet terrible qu'avait produit le premier ement û'Otlielto, en fit immédiatement un Second à l'usage des âmes sensibles.

Puis peut-être aussi ta véritable cause de cette substitution fut-elle qu'il n'y avait pas dans le faux Hellespont assez d'eau pour noyer Léandre (1).

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