VISITES DOMICILIAIRES MAISON' D'ALFIERI
Au bout du Ponte-alla-Trinita, en descendant le quai qui conduit au palais Corsini, entre le casino de la Noblesse et la mai êe par le comte de Saint-Leu, ex-roi de Hol-
lande, indiquée sous le n° 4177, est la maison où mourut Alfieri.
L'appartement du poète piémontarè è ait ai • mû étage. Lors de mon arrivée a Florence irtement était va-
cant ; je le visitai dans la double intention de rendre hommage a la mémoire du Sophocl ■ italien, comme on l'appelle pompeusement à Florence, et de le louer s'il me convenait. Malheureusement sa disposition rendait impossible la réalisation de ce dernier désir : quelque lustre qui eût pu rejaillir sur moi d'avoir dormi dans la même chambre et travaillé dans le même cabinet que l'auteur de
Pazzi, il me fallut renoncer à cet honneur.
Ce fut vers la fin de 179Ï, comme le dit lui-même Alfieri dans ses Mémoires, qu'il vint habiter la maison où il mourut.
« A la fin de cette même année il se trouva, près du pont de la Sainte-Trinité, une maison extrêmement jolie, quoique petite, placée sur !e Long'Arno au midi : la maison de Gianflgliazzi, où nous allâmes nous établir vers le mois de novembre, où je suis encore, et où il est probable que je mourrai si le sort ne m'emporte pas d'un autrecôté. L'air, la vue. la commodité de cette maison, me rendirent la meilleure partie de mes facultés intellectuelles et créatrices, moins les tramelogédies, auxquelles il ne me r (2).
Alfieri habitait cette maison avec une femme di Souvenir est encore aussi vivant à Florence que si elle ne fut pas morte depuis dix ans: c'était la comtesse d'Albany, veuve de Charles-Edouard, le dernier des princes anglais déchus du trône. Le poète l'avait rencontrée à son précédent voyage dans la capitale de la Toscane ; il avait alors vingt-huit ans : il raconte lui-même le commencement de cet amour, qui ne devait finir qu'avec sa vie.
(1) Au moment où lignes, j-' reçois une cinquième lettre
pleine d'injures, au lia-, de laquelle, cornu lentes, je
cherche inutilement un nom. J'y répondrai par une petite histoire.
« En arrivant :i Florence, je fns, pen dormais, piqné par
on scorpion i<- cherchai pendant huit jours inutilement le venimeux
animal ■ i ni avail profité de l'obscurité i mordre et s'enfuir; le
neuvi. me j-' le d icouvris enfin --i l'écrasai »
6 nvril IS1-J.
citai 'm- suivant irai aux
Mémoires d'Alûerl sont prises .tins la belli m de M. »le
Latour, homme de II laucoup de talent, el qui a déjà fai avec un rare bonheur passeï dan! ' ru ères Lettres de Jacques
Ortis el les Prisons de Silvio Pellico.
Peondaj out entier p
omme je l'ai d . .
■■ une belle ■ mable dame.
de haute distinction, Il i po ittli i
de ne la poli s fols VI I 1 1 1 ■
Infini. La plupai ■ et tous
l qui ai quelq ■ ■ . reçus
chez elle : mais, pion
■ et fantasque, et d'autant plus attentif .- toujours entre les femmes celles qui me paraissaient les plus aimables el les oins belles, je ne voulus pas a mon premier voyage me laisser présenter il maison. Néanmoins il m'était arrivé très souvent de la rencontrer dans les théâtres et à la promenade ; il m'en était resté dan- les yeux et en même temps dans le cœur une première impression le. Des yeux très noirs et
pleins d'une douce flamme, joints, chose rare, à une peau le et à des cheveux blonds, donnaient à sa beauté un éclat dont il était difficile de ne pas être frapi auquel on échappait malaisément. Elle avait vingt-cinq ans, un goût très vif pour I et les beaux-art-, un
ire d'ange; et malgi ton sa fortune, des circonstances pénibles et dés ne lui permettaient ni aussi heureuse ni aussi contente quelle l'eût mérite: il y avait là trop de doux écueils pour que j'osasse les affronter.
Mais dans le cours de cet aut mue. pressé à plusieurs reprises par un de mes amis de me laisser présenter à elle, et me croyant désormais assez fort, je me risquai a en courir le danger, et je ne fus pas longtemps à me sentir pris presque sans ni en apercevoir. Toutefois, encore chancelant entre le oui et le non de cette flamme no: au mois de décembre je pris la poste, et je m'en al franc étrier jusqu'à Rome : voyage insensé et fatigant, dont je ne rapportai pour tout fruit qu'un sonnet que je fis une nuit dans une pitoyable auberge de Baccano, où il me fut impossible de fermer l'œil. Aller, rester, revenir, ce fut l'affaire de douze jours: je passai et repassai par Sienne, où je' revis mon ami Gori. qui ne me détourna point de ces nouvelles chaînes dont i étais plus d'à moitié enveloppé: aussi mon retour à Florence acheva bientôt de les river ponr toujours. L'approche de cette quatrième et dernière fièvre de mon cœur s'annonçait, heureusement pour moi, par des symptômes bien différens de ceux qui avaient marque l'accès des trois premières : dans cellesci. je n'étais point ému, comme dans la dernière, par une passion de l'intelligence qui, se mêlant à colle du cœur et lui faisait un contre-poids, formait pour parler comme un mélange ineffable et confus qui. avec moins d'ardeur et d'impétuosité, avait cependant quelque chose de plus profond, de mieux senti, de plus durable. Telle fut la flamme qui. à dater de cette époque, vint insensiblement
se placer al es mes iffe toutes mes
es, et qui désormais ne peut s'éteindre qu'avec ma vie. Ayant fini par m'apercevoir, au bout de deux mois Cfue ' "était la femme que je cherchais, puisque, loin de trouver chez elle, comme dans le vulgaire des femmes, un obstacle à la gloire littéraire, et de voir l'amour qu'elle m'inspirait me dégoûter des occupations utiles et rapetisser pour ainsi dire mes pensées, j'y trouvais, au contraire,
union, un encouragement et un exemple pour tout
ce qui était bien. J'appris à connaître et à apprécier un si rare, et dès lors je me livrai éperdùment à elle Et, certes, je ne me trompai point, puisqu'après dix années entières, à l'époque où j'écris ces enfantillages, désormais, hélas ! entré dans la triste saison des désenchanlemens, de plus en plus je m'enflamme pour elle à mesure que le temps va détruisant en elle ce qui n'est pas elle. les avantages d'une beauté qui devait mourir. tir mon cœur s'élève, s'adoucit, s'améliore en elle : rai dire, j'oserai croire qu'il en est d'elle comme de moi, et que son cœur, en s'appuyant sur le mien, y puise une nouvelle force. »
Alfieri habita dix ans cette maison, à laquelle il reconnaît sur sa santé et son génie une si beureuse influent. . i dire qu'il y entra a l'Age de quarante-cinq ans. Ce fut la qu'après avoir lu Homère i grecs dans des traductions 11 il se rem la langue de Dés : ■ finit so
msogallo, tn mu. i raleutodta,
conçu! le plan de six comédies à Institua son ordre
d'Homère dont il se décora de s main : las. i
renonça a toute entreprise i lu prop e, comme
il le dit lui-même, désorm ' tallt
talrement de la auati que de sa vie en -
I ans, après
vingt-huit ans à Invet r, à traduire et à
étudier.
'— Xl ■■" 'ires d Unerl -'arrêtent au 4 mai 1803. A cette
Lit entièrement détruite. Comme chez
avait chez Alfleri avant l'âge.
tiu ii éprouvait a tous II mens de sai-
iii- dès le mois d'avril, plus fâcheuse que de
doute parce qu'elle I ai lit trouvé plus épuisé
qu'à l'ordlnain U rs comm lis un- an déjà Alneri
las anri.il.- a se mit en tête qu'il affaiblirait son mal en rédui le peu de nourriture qu'il prenait, et que d un autre coté son estomac, plus 111 m à laquelle U le
condamnai! lt plus de lucidité a son esprit. Le ré-
sultat de ce régime, auquel Byron dut aussi, selon toute probabilité, sa i ;,,t bientôt visible chez
Alliei de maigreur inquiétant il
devint plu! ,1e Jour en jour. Alors !
tesse d'Albany, ess ya duser de son influence pour décider '' ' ' iatale, mais pour
rières furent -ans influence. En 'emp- Alfleri ein senti la mort venir, il travail-
les comédies; puis, dan- les momens où il ne composait pas ou n'exécutait pas, il lisait relisait esse, afin de donner a la fébrile avidité de son es- Qourriture dont il privait C'est ainsi
et réduis i . sse la por-
tion d'alimens qu'il se permettait, il arriva au 3 octobre de la même année.
Ce jour-là Alfleri s'était levé plus gai que la veille et mieux portant que d'nabitude. Vers les onze heures, après ses éludes régulières du m li sorti! en pliaéton pour
aller se promem f aux I - Mai- a pL-ine fut-il arrive
alla-CarraJa, qu il se --nui pris d'un si grand trold, qu'il voulut, pour ■ r. descendre et mar-
1111 ix-'u le long de l'Arno. il n'avait pas fait dix pas 1"'" >! pris de violentes douleurs d'entrailles II
rentré fut pris d'un accès de quelques heures ei cessa vers le soir, laissant cependant subsl lanl toute la nuit une continuelle el ite envie de vomir Cependant, con atrailles s'étalent calmidl, Alfleri - babilla, et a deux heure- descendu -P mettre a table. Mai- cette fols, il n'essaya pas i urtle de l 'après-dîner et "de la une somnolence continue, et cependant a peint pendant la nuit put il dormir deux heures tant cette nuit fut ag
matin-, il se rasa lui-même, s'habilla presque son valet de i bambre, et voulut i an seuil de la pi -
i'll!" ouiniençait a tomber, et qui menaçait daller
'" augmentent, ne le lui permit pas il remonta donc
put venir a bout, et passa la
journée dans un état d'impatience qui lui était trop fami-
nstani e on s'en fut
qui cette fois alarma violemment la corail] ins Le soir cependant cette Irritabilité se calma
1 11 l>Ul son I le trouva bon m.,!
1 remis au Ut, il fut ri pris de nouvelles
douleurs d entrailles plus vives et plus Intenses encore que
appelé i r la pi
a alors des sinapismes aux pieds. Apres .le longues malai mettre -,
"l:LI commencèrent-ils d'agir, que. cra
ilslssent quelques plaies et qui ces plaies ni de mari I
1 "■" ' poust dans un co -, t
'i" Ua lanl leur application a\
soir le malade se trouvant mieux se leva, quelq . .. .,, ,ie ]Uj iajre ,,j ,.,,.,,
,1.1.1 qn : porter le Ut.
Dans ' ' l mine 1 étal du malade présen-
tait des sj mp mi di plus en plus inqulétans l,
rdinalre d .,,
1 approuva le suivi, blâma l'enlèv
i"'1" . qu'ils
avaient et ordonna des véslcatoires aux Jambes
Mais u t,, te premier remède, ce
monde ne le rail a ' em] jeux méde-
le rien autl u- bu pn entrait ui un
us le malade refus de ■
■ i ■ ■ puissant nan otlqui ■ a bal-
luclna rtsagi pal ip lurpra ses veux
-.lut stiidi e de délire il vil rep eux, vlvans el commi s'ils .tanin accomplis
veille, les événemens les plus oubliés de son enfance et de sa jeunesse Bien plus, des centaines de ver- d'Hésiode qu'il n'avait cependant lu qu'une fois, se représentèrent a sa mémoire avec une telle lucidité, qu'il en disait des tirades entières qu'il avait retenues, lui-même ne savait comment. Cet état d'exaltation dura jusqu'à six heure* du matin.
;te heure seulement, vaincue par ses prières, la com- 1 Albany prendre quelque- instans de
repos. A peine tut-elle sortie de sa chambre, qu'Alfleri profila .le son absence pour prendre une potion qu'il avait demandée à -e- médecins et -me ses médecins lui avaient refuse, un mélange d huile et de magnésie Au
même Instant il se sentit plus mal ; a ses douleurs d'entrailles avait succédé un engourdissement lourd et froid qui ressemblait a une paralysie. Le malade lutta pendant quelque temps con premier i oent <b la
mort, marchant dans la chambre, parlant tout haut, essayant la réaction de l'intelligence sur la mat'iére Mais enfin, se sentant de plus en plus mal, il sonna et son domestique en entrant le trouva assis et épuisé sur un fauteuil voisin du cordon de la sonnette il appela aussi t0< ta d'Albany et courut chez le médecin.
l omtesse d'Albany accourut. Elle trouva Alneri respirant a peine et a demi suffoqué. Elle L'Invita ali
ucher; il se leva aussitôt, chancelant et lui tendant la main, marcha vers son lit ssa tom-
ber en poussant un - ent ; bientôt sa vue s'obs-
curclt, ses yeux se fermèrent, l -e qui à genoux
près de lui tenait une de ses mains dan- le- deux siennes. -■•mit un faible serrement : puis elle entendit un laiblé - soupir; c'était le dernier souffle du poète- Alfleri était mort.
Au moment où les Français envahirent la T. fleri. exagère , omme toujours, avait résolu de les attendre comme autrefois les sénateurs romains attendirent les Gaulois sur leur- chaises .unies, ne doutant pas que la mort ne dût être le prix de son courage, il avait fait alors son épitaphe. et celle de la comtesse d'Albany. Les voici toutes deux :
EPITAPHE D'ALFŒRl
Ici repose enfin vntor Alfleri d'Asti, Ardent adorateur des Mu- - K- lave de la seule vérité.
Par I odieux aux despotes
Qui commandent el aux lâches qui obéissent,
In. oiitiu a la
Multitude,
vtendu qu'il ne remplit jamais
Aucun emploi
Publli
Aimé de peu de gens, mats des meilleurs.
Met i
De persot peut-être
De lui-même.
" a vét u années... mois... Jours
El il est mort ... jour... mois...
L'an du Seigneur M. D. i
EPITAPHE DE LA ( OMTESSE D'ALBAM .
Ici repose Aloysi de Hoiberg, Comtesse d'Ail Très Illustre sa beauté; par Pendant
I'e années.
I lin II
Près de qui Elle est ensevelie dan- i
,i lui A l'égal d une divinité mortelle EUe a \ <-■ il années, mois jours. nés du Hénaul.
Bile est morte Jour... m,u- De l gneur M l> Ci
I esl aiii-i qu'il faudra metlr. iî, comme je -
an le premier; il Dieu ordonna il qu'il en fût autrement, ori
toi ii* même tombeau, »
b Tei ront lorsque non- les conduirons .. I éjfltue d<
LA VILLA PALMIER
■il
MAISONS DE BRNVEN1 i i . 1 .1.1X1
Nous écrivons maisons au pluriel, car il y a à Florence deux maisons qui conservent le souvenir de l'illustr leur: la maison où il est ne. et où il reçut Je son pore et de >a mer. qui s'attendaient à la naissance d'une fille, le prénom reconnaissant de Benvenuto; et celle qu'il tenait munificem e du duo Cosme, et où eut lieu la fameuse tonte de Persée.
La première était dans la rue ' i Popolo (21 San-
La seconde était dans la rue de la Pergola. Des inscriptions gravées sur une plaque de marbre les signalent toutes deux à !a curiosité des voyageurs.
C'est dans la première que se passe sa jeunesse; qu'il serre dans sa main un scorpion qui, par miracle, ne le pique point: que son père voit, dans le ieu une salamandre, la lui montre, et, pour qu'il se souvienne de cette merveille lui donne un si vigoureux soufflet que l'assurance que ce soufflet est une précaution contre l'oubli' ne peut le consoler, si bien que, pour étancher ses larmes, il faut que nonseulement son père lui dépose un baiser sur chaque joue, mais encore lui mette un écu sur chaque œil. C'est dans Bette maison enfin qu il passe sa jeunesse, caressé de temps en temps par le gonfalonier Soderini, que manquera d'aveugler Michel-Ange, et dont Machiavel immortalisera la stupidité dans une épitaphe ; étudie l'orfèvrerie chez le père de Uandinello. et dans la boutique de Mai., me jusqu'à ce qu'un jour il se prend de querelle entre la porte al Prato et la porte Pitti ; ramasse l'épée de son frère renversé d'un coup de pierre, et espadonne si joyeusement que le Conseil des huit l'invite à aller passer six mois loin de Florence. Alors commence la vie aventureuse de Cellini.
Il abandonne cette maison paternelle, qu'il ne reverra plus qu'à de longs intervalles, et où il ne fera plus que de courtes haltes; il va à Sienne, où il travaille sous François ra ; à Bologne, où il travaille sous maître Hercule del Rlffero ; à Pise, où il travaille sous Ulvieri délia Chiostra ; refuse d'aller en Angleterre avec Torregiani, parce que d'un coup de poing. Torregiani a écrasé le nez de Michel- Ange ; entre chez François Salembeni. où il fait une agrafe de ceinture , part pour Rome avec le graveur Tasso ; fait dans Ii t.. unique de Firenzola de Lombardie une salière magnifique : revient à Florence, se fait condamner â t'amende pour une nouvelle rixe ; sort de Florence déguisé en moine et retourne à Rome, entre chez Lucagnolo da Jesi, fait des chandeliers pour l'évêque de Salamanque et un lis de diamants pour la Chigi : apprend à sonner de la trompette, est fait musicien de la cour pontificale ; travaille pour le pape Clément VII et pour différents cardinaux ; fait la médaille de Léda pour le gonfalonier de Rome Gabriel Ceserino ; deux vases pour Jacques Berengario ; est nommé bombardier au château de Saint-Ange ; se figure qu'il a tue d'un coup d'arquebuse le connétable de "Bourbon ; fond l'or dans lequel sont montés les joyaux du pape; attise ses fourneaux d'une main, tire ses fauconneaux de l'autre ; de l'une de leurs décharges blesse mortellement le prince d'Orange ; revient â Florence capitaine ; va à Mantoue et travaille sous Niccolo de Milan ; fait au duc un reliquaire et au cardinal un cachet ; retourne à Florence avec la fièvre et trouve son père mort ; est rappelé à Rome par Clément VII. qui a payé sa rançon en vendant huit chapeaux de cardinaux ; fait les médailles dé l'Ecce-Homo et de saint Pierre sur la mer ; voit mourir entre ses bras son frère blessé dans une rixe, fait faire son épitaphe en latin, tue son meurtrier, se sauve chez le duc Alexandre, qui demeurait entre la place Xavone et la Rotonde : en est quitte pour une bouderie du pape, qui le fait son massier ; s'amourache d'Angélique Siciliana : se livre à la magie -, Jette une poignée de boue au visage de ser Benedetto, oublie d'en ûter un caillou qui s'y trouve par hasard et qui le renverse évanoui, croit l'avoir tué, se sauve à Naples. est bien accueilli par le vice-roi, apprend que ser Benedetto n'est pas mort, revient â Rome pris du cardinal Hippolyte de Môdicis ; présente au pape la médaille de la Paix, reçoit la commission de faire celle de Moïse ; tue l'orfèvre Pompeio de deux coups de poignard est défendu par les cardinaux Cornaro et Médicis, obtient du pape Paul III un sauf-conduit ; tourmenté par Pierre-Louis Farnèse, il se débarrasse duo hère qui le gêne, s'enfuit à Florence; part pour Venise avec le Tribolo, se prend de querelle en passant à Ferrare avec les bannis florentins; visite le Sansorino ; repart pour Florence, frappe la monnaie du duc Alexandre, se dispute avec Octavlano de Médicis ; retourne à Home en promettant au duc Alexandre de lui faire une médaille, est gracié par le pape a l'endroit du meurtre de Pompeio ; tombe malade, est soigné par Francesco Furconi, B6 trouve si mal que la nouvelle de sa mort se répand, se guérit en buvant.de l'eau ; revient a Florence, se querelle avec le duc Alexandre a propos de Vasarl ; retourne à Rome,
esl calomnié près du pape par Latino Maletti ; quitte d nouveau Rome, résolu d'aller en France; commence passant a Padoueune médaille pour le Bembo ; traverse les ■ arrive a Paris es rei u par François l1 ' i a àvei
...iir a Lyon, y tombe malade i n Italie, e-t bien
.. i ueilll par le due de Ferra i st .1.'
n.. n. le au pape par monsieur de Montlu au nom du roi de France; est accusé, par Jérôme Perugln u distrait 1
son profil nue partie des joyaux que lui a confiés Clément VII pour les démonter, est enfermé au Château Saint- Vnge tente de s'évader avec ses draps, tombi du I ba
1 nu bastion et se casse une jambe, est porté chez le sénateur Cornaro qui le lait soigner; le pape le réclame. Cellini est transporté dans une chambre du Vatican, d'où on le transporte â Torre di Nono ; il se croit condamné a ni..rt. lit la Bible, tente de se tuer, est retenu par un bras invisible, a une vision, écrit un madrigal, fait des d. sur le mur, est élargi sur les instances du cardinal d'Esté ; part pour la France; à Monte-Rosi soutient un assaut con ne ses ennemis qui l'attendaient pour l'assassiner, sort del'escarmouche sain et sauf, visite en passant â Viterbe ses cousines qui sont religieuses; se prend de dispute a Sienne avec un maitre de poste et le tue ; s'arrête un instant à Florence dans cette maison de la rue Chiara del Popolo où il est né et où son père est mort; traverse Ferrare. fait en passant une médaille pour le duc Hercule ; franchit le mont Cenis, arrive à Lyon, gagne Paris, part pour Fontainebleau avec la cour, refuse avec indignation les 30» écus qu'on lui offre par an. s'enfuit furieux, décide un pèlerinage a Jérusalem, est rejoint au bout de dix lieues, ramené â la cour où sa pension est fixée à 700 écus ; reçoit commission de François 1er de lui faire douze statues d'argent de trois bras chacune, ouvre boutique, y reçoit la visite du roi, fait le modèle en grand de son Jupiter, reçoit des lettres de naturalisation du roi. qui lui donne le château de Nesle ; réclame en vain l'argent nécessaire à sa statue de Junon ; reçoit une seconde visite du roi qui lui commande des travaux pour Fontainebleau; présente au roi deux modèles de porte et un modèle de fontaine, encourt l'inimitié de madame d'Etampes pour ne les lui avoir pas montrés ; est accusé de. sodomie; apprend que le Primatiee lui a escamoté les travaux de la fontaine, et que madame d'Etampes a proposé au roi de le faire pendre ; se justifie près de François Ier, intimide le Primatiee, qui lui rend sa fontaine ; reçoit une troisième visite du roi qui. enchanté de son Jupiter, ordonne qu'on lui compte 7.000 écus d'or, dont il ne touche que 1.000. attendu les besojns de la guerre; est consulté par le roi sur les fortifications de Paris, 'reste sans secours pour continuer ses travaux à cause de la guerre ; obtient, par l'intermédiaire du cardinal d'Esté, la permission de retourner en Italie ; arrive a Florence, où il trouve sa sœur dans la misère ; fait une visite au grand-duc Cosme, qui lui commande le Persée ; trouve une maison qui lui convient pour exécuter cet ouvrage, la demande au grand-duc, qui la lui donne. C'est la maison de la Pergola.
.. La casa è posta in via Lauro, in sul canto délie quattrocase, e confina col orto de'Nocenti, et è oggi di Luigi Ruccelai di Roma. L'assunto in Fiorenze l'ha Lionardo Ginori. In prima era di Girolamo Salvadori. Io priego V. E. che sia contenta di inettermi in opéra II divoto servitore di V. Eccellcnzia.