‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 67 sur 283 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

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'mante nue, et que , m. m. fille.

m desquels est écrit le nom de Bonaparte.

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Il y a une Madone de Lueca de la Rohbla.

Il y a une Annonciation de DonateHo

il y a les fresques de Taddée Gaddi.

il y a la chapelle des \i, colinl, chef-d'œuvre de \ rano.

il y a enfin, au-deesuE inde porte de la façade, une

statue en bt ouis qu'il ne laut

pas confondre avec le grand roi.

Ce saint Louis est un autre saint Louis fort connu au Ciel, mais fort ignoré sur la terre, et qui était tout bonnement évéque de Toulouse.

SAINT-MABl

Dune église a un couvent la transition est

facile : i - prions donc i j -un re.

La première Chose qui frappe la vue en entrant sur la

col le de marbre rompue en trois

ne : -mi histoire - de gloire.

ses jours de revers, elle a été tour a tour debout et couchée : elle s'est : :s lois, eli inbée trois

fois.

Le grand-duc Cosme avait déjà fait dre-ser deux colonnes dans si lionne ville cl. 1 une eu : église

de la Sainte-Trinité, en mémoire de la pi > ane ;

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il résolut d'élever un slème colonne sur la place de Saint Marc, en face de la via

autrement : les pier-

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LA VILLA' PALMIERI

Tacca reçut donc l'ordre d'abandonner la colonne pour se mettre à la statue. Le monolithe, qui n'avait point pris parti entre Jeanne d'Autriche et Bianca Capello, et à qui peu importait la chose qu'il supporterait, pourvu qu'il supportât quelque chose, prit patience et attendit que la stacue fût •exécutée.

Mais, pendant que la statue s'exécutait, un des étais de bois qui soutenaient la colonne s était pourri à l'humidité. Personne ne s'en était aperçu que le pauvre monolithe qui sentait bien qu'un de ses soutiens lui manquait ; or, comme ce soutien était justement celui du milieu, on trouva un beau matin la colonne rompue ; elle avait craqué pendant la nuit.

Cet accident arrivait a merveille : Francesco Ier venait de reprendre Bianca Capello, dont il était plus amoureux que Jamais, et qu il songeait sérieusement à faire grande-duchesse ; 11 se hâta donc d'en profiler. La statue de Jeanne d'Autriche, devenue l'image de la statue de la..., fut transportée jardin Roboli. derrière le palais Royal et proche du cavalier. La colonne fut enterrée, et le dé resta seul debout.

Or comme, quelque cent ans après, ce dé gênait l'entrée de l'épouse de Cosme III, madame Louise d'Orléans, ce dé, à cette époque, disparut lui-même à son tour.

Le malheureux marbre était mort et enterré, personne ne pensait plus à lui, et. selon toute probabilité, lui-même ne pensait plus à personne, lorsque la grande-duchesse, que l'on croyait stérile, se déclara un beau matin enceinte. Or, comme cet événement avait tous les caractères d'un miracle, le grand-duc voulut savoir à quel saint il était redevable d'un héritier : la grande-duchesse répondit que ne sachant plus à qui s'adresser, et désespérant comme son auguste époux de jamais donner un héritier au trône florentin, elle s'était adressée à saint Antonio, qui, étant un saint de nouvelle date, avait besoin d établir son crédit par quelque miracle aussi incroyable qu'incontesté. Saint Antonio avait profité de l'occasion, et, selon les paroles de l'Evangile, il avait prouvé, en accordant à la grande-duchesse la demande qu'elle lui avait faite, que les derniers étaient les premiers.

Comme Florence est, en matière matrimoniale surtout, le pays de la foi, non seulement tout le monde se contenta de cette raison, mais encore elle eut un tel succès, qu'il se fit par toute la cité une grande recrudescence de dévotion à saint Antonio. Un prêtre, nommé Felizio Pizzlche, profita aussitôt de ce mouvement, et proposa, à la fin d'un sermon tout à la louange du bienheureux dominicain, d'élever un monument qui constatât le miracle qu'il venait d'opérer. Cette motion fut reçue avec enthousiasme. On discuta, séance tenante, sur la forme et la matière de ce monument. Le prêtre se souvint de la colonne ensevelie, rappela aux citoyens que Dieu l'avait sauvée de tout usage profane, parce qu'il la réservait sans doute à cette pieuse destination. La prédestination de l'ex-monolithe était si évidente, que chacun fut de l'avis du prêtre. On courut à l'endroit où il avait été enseveli ; on l'exhuma ; on releva une nouvelle base sur les fondemens de l'ancienne ; on prépara les bas-reliefs qui devaient l'entourer ; on dégrossit la statue du saint qui devait la surmonter. Chacun se mit à l'œuvre, et les choses allaient un train qui permettait de croire que pour cette fois rien ne changerait l'avenir de la colonne, lorsque tout à coup certains bruits, relatifs à un jeune prince de Lorraine qui était venu faire une visite à la belle archiduchesse, s'étant répandus, la souscription destinée au monument se tarit tout à coup, et avec elle l'ardeur des artistes. L'ouvrage commencé fut donc interrompu par absence de fonds, la pire de toutes les absences, et la colonne •et la base continuèrent à se regarder, l'une couchée, l'autre debout.

La base fut démolle en 1738, et ses matériaux employés à la construction de l'arc de tromphe élevé en l'honneur de la maison de Lorraine, en dehors de la porte San-Gallo.

Quant à la colonne, qui gênait la circulation, elle fut réenterrée en 1757.

Mais quelque vingt ans après arriva le grand-duc Léopold, lequel montait sur le trône avec de grandes idées d'embellissement pour la ville de Florence. Il avait vaguement entendu raconter l'histoire de la colonne ; il se fit taire un rapport à son endroit : il apprit qu'elle n'était rompue qu'à une seule place; 11 s'assura que, réunie par des crampons de fer, cette rupture ne nuirait en rien a la solidité de l'ex-monolithe, 11 ordonna qu'elle fût exhumée : la colonne revit le jour.

Mais à peine le projet des architectes était-U arrêté sur le papier, que les premiers mouvemens révolutionnaires éclatèrent en Europe. Ce n'est pas pendant les tremblemens de terre qu'il fait bon de dresser des obélisques ; aussi la pauvre colonne fut-elle oubliée de nouveau: et si bien oubliée, que cette fols on ne pensa plus même à la faire enterrer.

Depuis ce temps, non seulement elle a perdu tout espoir | de se retrouver jamais debout, mais encore elle est privée I

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