QUARTO
Quarto n'est ni un palais ni un château, c'est une simple villa Quarto n'a m vieilles traditions ni légende gothique. L'illustration de Quarto est 'aine; ses
souvenirs dateront de l'époque actuelle. Quarto est la de-
meure du frère de Na] Ole m, le l ex-roi de Westphalie.
m' ■■..in. il ... oulut eu. ii 1er la Hess • punir le irun wick, détacher a tout jamais le Hanovre do l'Angli
il réunit ces trois provinces, il e mposa u
.1 appelant son pins jeune frère qui avait tlors vin ans .i peine :
. lui dit-il, Joseph est roi d'Espagne, Louis est roi de Hollande, .Murât est nu de Naples, Eugène i mi d'Italie; c'est a ton tour de monter sur le je te
lais roi île Westphalie.
Kl le nouveau roi partit pour Cassel, sa capit île.
Le royaume de Westphalie. annexe de l'empire du
veau Charlemagne, tomba en im, avec lel empin lemi fut fait souverain de l'Ile d'Elbe, et le roj >: phalie devint prince de Montfort.
Le prince de .Montfort, du temps qu'il était roi, avail épousé une sainte et, noble femme qui. après avoir pa sa puissance, partageait -on exil i était le Bile du . du roi de Wurtemberg, la même princesse qui lut victime de cet étrange Mil de diamans dont Maubi pour
l'auteur et n'était que le complue.
Le prince do Montfort ci s,, femme étaient à Tri tous deux gardés a vue par la police autrichienne, lorsque la nouvelle du débarquement de l'empereur au golfe Juan ht bondir l'Europe d'étonnemeut. Comme on le comprend bien, la surveillance redoubla.
Un jour, au moment où le pril lit le moins,
il vit entrer «liez lui son ancien aide do camp, le baron de Gayl. Il arrivait de Paris et était porteur d une lettre ipoléon et d'un passeport de Fouché. lin vingt-six jours l'empereur était, venu do POrto:Ferrajo aux Tuileries.
lettre invitait le prince Jérôme à venir rejoindre son frère le plus tôt possible; elle le prévenait, en outre, qu'une frégate venait d'être expédiée ;i Viples pour le transporter en France.
Une lettre pareille avait été en même temps expédiée à Eugène.
Eugène répondit qu'il avait dos engagemens pris avec les puissances alliées, et qu'il ne pouvait se rendre aie tiou de son beau-père; mais qu'aussitôt que Napoléon aurait, liasse le Rhin, il irait le rejoindre. Le prince Jérôme ne répondit rien, sinon que l'invitation
di i frère était îxiur lui un ordre, et qu'il partirait le
soir même.
i pi ridant la chose était plus facile à dire qu'à exécuter: les nouvelles arrivées de France rendaient < aeril en
moment la surveillance de la police plus active; il fallait tout faire sans avoir l'air de rien préparer. Le prince attendit la visite du consul de Kaples, qui avait l'habitude de le venir voir tous les jours, a deux heures, pour arrêter quelque chose avec lui.
Le consul vint à l'heure accoutumée: c'était monsieur AJbatucci, dont le dévoûment à la famille de Napoléon était connu du prin e Jérôme; il n'hésita donc pas a lui tout dire, et à lui confier qu'il ne comptait que sur lui seul pour quitter Trieste ; monsieur Abatucci répondit nu prince en mettant a sa disposition la chaloupe canonnière le Vésuve, laquelle faisait partie de la marine de .Murât et se I coin lit eu ce moment, dans le port de Trieste. Le prince accepta,
A l'instant mémo l'ordre fut donné au commandant de la chaloupe d'appareiller et de sortir du port, puis d'envoyer à minuit, le canot sur un point de la plage qui lui était indiqué.
Doux personnes seulement, étaient dans la confidence, la reine et monsieur Abatucci; le commandant île la chaloupe lui-même ignorait qui il devait prendre.
A minuit, le prince quitta sa maison pur une porte de derrière, a. compagne dé la reine; a la sortie de la monsieur Abatucci les attendait : il se joignit u eux et les accompagna jusqu'au point de cote indiqué. La chaloupe les y attendait . il n'y avait pas de temps a perdre : les adieux furent courts, le prince embrassa la reine ci partit. l'uni que dans l'obscurité d'une de ces belles nuits italiennes on put apercevoir la barque, la reine el le ci restèrent sur le rivage ; mais enfin la barque enfonça dans les ténèbres: le prince était désorm. is la sauvegarde de la fortune fraternelle.
Le lendemain le prince avait en vue la côte de Sinigaglia. A son grand étonnement. il s'y faisait un grand déploiement de forces : une armée magnifique défilait suivant le rivage; le prince crut, reconnaitri les uniformes napolitains, et ordonna au commandant du Vésuve de le mettre à terre.
Le prince s'avança vers une i.nn un il .o
c'était Casa-Bruciata, un relais de poste eu même temps que lui une voiture attelée de m. chevaux arrivait, un homme en descendit: c'était Mural Quoiqu'ils fussent loin de s'attendre a se u ntrer la,
les deux i e rei unirent à l'instant même
Murât donna au prince Jérôme, sur la marché triomphale .le L'empereur à travers la France, des détails qu il Ignorait.
Cette entreprise gigantesque, que Murât essaya plus tard d'imiter comme le corbeau imlti lui avait monté
i roui lit balaye) biens de l'ita-
lli ii donner ta main .1 l'empen u pai dessus les Alpes.
Pendant deux Jours le prince Jérôme, gui avait appris par le roi de Naples que la frégate qui devait le transporter en France n'était 1 suivit l'armée de
son beau-frèri en imi ainsi jusqu'à Bo-
logni
\ Bologne un ofBi 1er supérieur anglais vint trouver Mu-
, , barge duo.' ml rète de son gouvernement.
Mural le retint à souper , mais en apprenant cette circons-
le prince Jérôme 61 dire .1 Mural .pie. ne roulant
pas li nés tions, il se retirait. Le même
..m q 1 i ; ... 1 les Instances de Murât, le prince Jérôme partit pour Naples.
La frégate française venait d'arriver. Par une étrange dence, elle portait le même nom que celle qui -noies ordres do prince de .1. .invillc, alla plUS lard chet lie]
1 '|.- de Napoléon .1 Salnti Hi lèm C'était la Selle Poule,
de quarante-quatre 1 anons
Madame mère et le cardinal Fesch venaient d'arriver a
iples; le prince les in monter a son bord et partit avec 'i 1 pour la France.
En vue de la Corse, on aperçut une voile. Examen fait
du bâtiment en vue. no reconnut un va anglal
soixante-quatorze canons. Le innée ignorait complètent où en étaient politiquement la let rre. 11
n'y avai! pas moyen de combattre un ennemi -i supérieur, ■ moins de chance de lui échapper s'il donnait la chasse. Le prince ordonna de relâcher Bastla
Le lendemain, le vaisseau angla croiser devant le
port