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I apprit la m
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udre la v< ir de son talisman;
si bien qu'à chaque i ruban noir, et qi , mort je
- la capitulation signée avec ! \nglet cuation de l'Egypte, capitulation a laquell. ;.. lui
it en
leur indi :
'le Tilsitt i ■■ •- s débris de 1
dont on forma eut part aux doi omaine lui fut
Mais ! iî lui
était promi
n avait fait pour Zaionczek que ce qu'il avait fal autres, et u
un tel bonheur omna-
511, que ci de la mi-
traille, qui i n'avait
n et ne le pas nerre de Russie fut
Zai".
et de 1
'les trouai, oreilles, les boulets soulevaient la tel
!>le.
Zaionczek
i nient et I
tait vieillard au milieu d
iment affre reçu une seule vemlir. au soir il arriva su:
ma
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■III enfin - 1 abri • La n
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France.
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oup de marteau devait relent il
A minuit. Mm
epartll .
ij dit-il. V\ doute bien
de lenneml?
LA \ 11. LA l'\l MIER]
— Oi smpereur.
— Vo ors a reconnu qu'un passagi sous le feu d'une division deux fois forte comme nous est impra Ucable?
— A pou près
— i ide Votre Majesté?
— De pa
— Nous y resterons jusqu'au dernier.
— < prol lile, mais nous n'avons pas le choix du chemin.
— Pour une armée, non; mais pour cinq cents liommes,
— Que voulez vous dire?
viens de conférer avec Zaionczek.
— Ap
— Eli bien ! Zaionczek répond de Votre Majesté, si Votre
ui i ii i a - Polonais. Ils connaissent un gué
ils savent des chemins inconnus des Russes
i inq jours, ils seront avec Votre Majesté à
— El l'armée?
— Elle sera perdue, mais Votre Majesté sera sauvée.
une fuite et non pas une retraite, Murât. Je
mée qui est restée avec moi; notre destinée
le périrai avec elle ou elle se sauvera avec
ne proposition, Murât, c'est tout
le je puis faire.
Et l'empereur tourna le dos à son beau-frère.
Murai s'i de lui pour faire une dernière tenta-
— J'ai dit, repril s'apoléon en retournant la tête, et avec
qui. chez lui, n'admettait pas de réplique. Mural se i
Mais il u lia daller dire a Zaionczek que Napoléon refusai! ion qu'il lui avait faite.
heures du matin, Zaionczek veilla; mais à
ml 'in. un une nouvelle n'arrivait du quar-
i lie de paille et se ri n-
Au poinl du jour uu aide de camp le réveilla en entrant ment dans sa chambre.
iczek se réveilla en sursaut, croyant que l'ennemi attaquai! et. selon son habitude, porta la main à son cou pour s assurer que son talisman y était toujours.
Penda mit, un des cordons qui le maintenaient
s'était rompu.
la von valet de chambre et lui ordonna de le rei
■ temps, l'aide de camp lui racon ail les caul ii cm rée préi ipitée.
L'ennemi élait en pleine retraite.
Tchaplitz avait été trompé par une fausse démonstration que l'empereur avait fait faire vers Oukaholda. Tchaplitz comme pour nous livrer passage.
C'était a ne pas y croire.
Zaionczek, sans songer davantage à son talisman i il hors de la maison, et demanda-t-il son cheval aller reconnaître la rive du fleuve. On lui amena son cheval,, il saula dessus et se dirigea oit où se trouvait l'empereur. Au bout de dix nés il le rejoignit.
Ce qu'avait dit l'aide de camp était vrai.
bivouai ennemis étaient abandonnés les feux ini voyait la queue dune longue colonne qui 'lit vers Horisof. lu seul régiment d'infanterie restait avec douze pièces de canon; mais, les unes après les ailles, u attelées quittaient leur position et se mettalent en retraite.
Une dernière, voyant un groupe important, fit feu en se
ut Le boulet porta en plein dans le groupe, et Zaionczek et
roulèrent aux pieds de l'empereur.
"" iix ; le cheval était tué; Zaionczek
première fois qu'il était blessé depuis quatorze
in appeler Larrey, ne voulant confier la vie ion qu'a la main exercée de l'illustre
1 ' ivoli, comme aux Pyramides, comme a.
Marengo, comme a Austerlitz, comme à. Friedland, Larrey,
'■ i ri ' .i' r 'ut
Zalonczel el lui étaient de vieux amis.
nnina la blessure et jugea l'amputation indis able ey n'était pas l'homme des préparations ingénieuse! il allait droit au bul ; sur le champ de bataille le chiruras le temps de faire des phrases : des mourans P ur ne pas mourir, il tendu lu main a Zalonczt I
Courage, mou vieux compagnon, lui dit-il, et nous allons tous débarrasser de cette jambe, qui , pour. ■ débarrasser de vous,
— Il n'y a pas moyen de me la conserver? demanda le blessé.
— Regardez vous-même, et jugez.
— Le lait est qu'elle est en mauvais état.
— Mais nous allons faire la chose en ami; pour tout ce
c'est trois minutes, pour vous c'en sera deux. Et Larrey commença à retourner les paremens de son uni-
— Un instaut, un instant, dit Zaionczek en apercevant
let de chambre qui accourait.
— Oh! mon maint! mon pauvre maître! s'écria le do mestique en pleurant.
— Mou talisman ! demanda Zaionczek.
— Ah ! pourquoi l'avez- vous quitté !
— Je suis de ton avis... j'ai eu le plus grand tort; rendsle-moi.
— Allons, général, êtes-vous prêt? dit Larrey.
— Un instant, un instant, mon cher ami.
Et Zaionczek remit le talisman a son cou, et se le fit nouer solidement par son valet de chambre.
— Maintenant, dit-il, je suis prêt ; faites.
On étendit un drap au-dessus du blessé, car il tombait une neige glacée et aiguë qui, en touchant sa peau, le faisan frissonner malgré lui; quatn , ment cette tente improvisée.
Larrey tint parole, malgré le froid, malgré la difficulté de la position ; l'opération dura à peine deux minutes.
Napoléon voulut que Zaionczek fut transporté sur un des premiers radeaux qui traversèrent le fleuve. Il arriva à l'autre bord sans accident.
Les Polonais se relayèrent pour le porter sur un brancard L'opération avait été si admirablement faite que le blessé échappa à tous les accidens à craindre en pareille circonstance. Pendant treize jours, quand tant de malheureux s'abandonnaient eux-mêmes, les soldats de Zaionczek bravèrent la faim, le froid, la mitraille, plutôt que de l abandonner. Le treizième jour enfin ils entrèrent avec lui à Wilna.
Là, la déroute devinl telle qu il n'y avait plus moyen de suivre l'armée. Le blessé ordonna lui-même à ses fidèles compagnons de l'abandonner ; ils le déposèrent dans une maison où à leur arrivée les Russes le trouvèrent.
A peine Alexandre apprit-il la haute capture qu'on avait faite, qu'il ordonna qu'on eut les plus grands égards pour le prisonnier. Zaionczek resta à Wilna jusqu'à son entier rétablissement.
Le traité de Paris fut. signé: Alexandre donna aussitôt l'ordre de réorganiser l'armée polonaise, dont il confia le cou, mandement au grand-duc Constantin.
Zaionczek y fut appelé comme général d'infanterie.
Un an après, la partie de la Pologne échue à la Russie fut érigée en royaume. Alexandre, qui rêvait la liberté de son vaste empire, voulut faire un essai en donnant une constitution à la Pologne; et, pour achever de se populariser pi nouveaux sujets, il nomma Zaionczek son Lieutenant général,
Onze ans ainvs. le 58 juillet 1826, Zaionczek mourut viceroi, quand Constantin, frère de l'empereur, n'était que général en chef de l'armée.
L'illustre vieillard avait, au milieu dei h eues et des
dignilés, atteint l'âge de soixante-quatorze ans
Ainsi s'accomplit la dernière prédiction du petit Homme Rouge.
Le talisman préservateur, légué par ZaionczeB i sa fille, est soigneusement conservé dans la famille, avec la tradition dont u perpétuera le souvenir.
13 ET 18 JIILLET
Je venais d'achever d'écrire les lignes qu'on vient de lire, et je roulais en toute hâte vers la maison de cam-
i e de S, A. le prince d' Montfort, où je di d dîner en
petit comité avec lui et les princes Jérôme ei S'apoléon ses
deux lils, cpii depuis quelques mois ■" nulle la cour
de leur oncle Sa Majesté le roi de " urtemberg, pour venir passe,' inir année près le Leur père
.l'avais eu il rieur de leti re i— até aussitôt leur
arrivée
Je n'ose pas croire qu'u i] tthie réciproque nous
rapprochât, le prince Napoléon el mot ; Je me contenterai de dire que j'appréciai en lui de- qu raordrnaires dans
un jeune homme <[ui n a , - atteint s
Ces qualités sont une intelligence profonde et juste. u:i esprit poétique et élevé, une éducation libérale e; étendue, enfla une étude étrangement exacte Je 1 état actuel irope.
st un de ces hommes que la chute d'une haute on n'entraînera jamais ave. elle Fier du
il ne le lait précéder d'aucun litre; il s'appelle nonaparte tout court, et ne se pare d'aucune m cordon, d'aucune plaqt ni'H "e I'
• rer de la croix de la Léf honneur.
Bien souvent, sur la ten étend devant la mai-
LU pied de laqueli rence état* ses i m monumens républicains, nous avions souri ensemble à ces grandes vicissitudes de la fortune, qui change le di lu' (les hommes
en un jour. Bien souvent nous avions parlé de létat actuel de la France ! niais un souvenir amer contre
la France, sans que jamais un reproche contre le peuple aient assombri la ligure calme et sereine de ce noble Jeune hemme.
Je m étais donc, comme toujours, fait une fête de dîner en Intimité avei son père, son frère et lui. ,i aperçus île- loin les ,iPux frères qui m'attendaient suc non; je sautai a bas ,:0 ma voiture et je courus à is le cœur calme et joyeux; tous deux me tendirent la main à. la fois, mais avec une expression de trismquiétude qui me frappa.
ez-vous donc, me-- leur demandat-je en
riant.
— Nous avons, me répondu le prince Napoléon, que nous sommes désolés de vous trouver -
Vous savez, mon prince, que J'ai grand plaisir à vous voir; par conséquent, ma galté, lorsque j'ai l'honneur de venir chez vous, n'a rien qui doive vous étonner.
— Non. mais cela prouve que vous ne conmiss^z pas une nouvelle terrible et que nous aurions voulu qu apprissiez, mon frère et mol par d'autres que par i
lie, mon Dieu) rien qui vous soil personnel, J'espèie. monseigneur.
— Non mais vous venez de perdre, vous, une des person-
iiii a le plus .m monde.
Deux Idi présentèrent simultanément a mon es
mes enfans — le prince ro>;il
le pouvait être mes enfans . si un accident leur filt ii tout d'abord et avant personne.
- • demandai je avei anxiété.
— il s'est tué en tombant de voiture, me répondit l« . Jérôme.
lus devenir très pale nreler je map-
le prince N en portant mes deux mains
veux.
raient pensé tous deux, le coup avait été • ■ ten Ibli .,,,,,, e \ ,; e qui Je souffrais.
d'abord; I nouvelle na encore rien d'officiel, et
Ohl monseigneur. répondis-Je, quand un bruit |
and sur un pi comn li duc d'Orléans, hélas!
la mort, le brin' e-t toujours vrai
i î.i main a ces deux neveux de rem
luis-Philippe, et J'allai pi -tirer à n du Jardin.
, omme dans i • i plus terri
île si
le le duc
,1 quand on va être
i .1, m pauvre pi hatw,
,, ,,up I lin leull général b<
douleur un mais
• ni . oinni. • . >mme je l'avais ..un. ■ i. hautement.
que J'écrJj
i , up qui
il faut qu il rende u que la
i . i faut i
■•' à lui l il mort. .1
' l • quel jr,
du s or, en t .mhan'
Je retournai à la place que je venais de quitter.
3 juillet: Qu'avais-je fait ce jour-là? ijuel presses- I tim^nt avais je éprouvé? yuelle voix était venue murmurer j a mon oreille 1 annonce de ce grand malheur? Je- ne me D ; non, ce jour avait passé comme les autres , jours, plus gaiement, que sais-je? Ce jour-là, pendan expirait, mon Dieu! je riais peut-être, moi; ce jou, coup sur. j'avais été à la promenade, au spectacle, dans quelque bal, comme les autres i Obi c'est une des grandes s de notre humanité
Btte courte vue qui se borne à l'horizon, que i
ence. que ce cœur sans instinct! tout cela pleure, tout cela crie, tout cela se lamente quand on sait ce qui est arrivé; mais tout cela ne devine rien de ce qui arrive Pauvres aveugles et pauvres sourds que nous somm Ddant, a force de chercher dans mes jours ■ ■• que J'y retrouvai ; . ssez étrange : nous étions
1 .'7 juin, le prince Napoléon et moi. de Livourne, nous allions visiter 1 fie d'Elbe ; nous n'étions qu.deux et un domestique, et, quoique nous eussions soi milles à faire, nous n avions pris qu'un petil quatre cm
Ce bateau par un singulier hasard, s'appelait le de H' li htladt.
Non- visitâmes 111e dans tous Ils et au milieu
tl une fête continuelle. Napoléon est un dieu pour i M a fait plus pour eux pendant les neuf mois a été leur souverain, que I>ieu n a pense à faire depuis le jour où il a tiré leur ile du fond de la mer.
si, le prince Napoléon, vivant portrait de son nit-il reçu avec adoration par la population tout ei Le gouverneur mit a sa disposition ses voitun vaux, ses chasses Chasseurs tous deux, nous acceptâmes
grand plaisir la dernière partie de ses offres, el le lendemain de notre arrii irtlmes pour la Pla-
nosa. î laquelle son peu d'élévation a
niveau de la mer a fail donner ce nom caractérlstlqt
Je dirai plus tard, et quand j'en serai à ra partie de m quel charme puissant en
cette course aventureuse, accomplie en Intim l, r.eveu de l'empereur, au milieu de ce pays plein de lions vivantes latss par le terrible ■
Vue Hotte passa à l'horizon ; nous A la corne d'un des hfttimens pendait un drapeau tri une Hotte frani Nous arrivâmes a la Planosa et nous nous mtmej -e. A notre retour nous trouvâmes deux pain •■heurs qui nous attendaient Ce que nous voulait pauvres pêcheurs, on va le savoir par la lettre
Quand je me présenterai aux portes du ciel el qu on me demandera sur q i y entrer, je i
drai
: - f.iire le bien m i Ind
- a la reine de Fran que je n'ai pu faire, pain de France l'a fait.
Lalssez-mol don ui.nl; vous renier. 1er
■. • ■ i pas pour vo , . .
i Ir, un de ceux-l., pass
luisant une Ilot le qui alla
- .n.ui la poussait, d'i en
, elui la, i 'était le n
. niiqueur d< le l
' . lait le prlm ; » tlle
m barque, perdu dans
m .' tour la mer ■ • miroir du ■ n, nmi
un de m- eiifanis Votri et Je me dis qu'elle •
blement bénie t ■ la mère dont le pr<
ippelle le du. d'Orléans don pelle le du, de Nemours, dont le ir.i ■ lie le
■1 Au m ■- ■ ' ■
in nom un nom .i li rival .i uin- piite 1
! Ile il-- l
■ •mment
elle leurs I .dire
LA VILLA PALMIERI
leur seule fortune, c'est-à-dire l'unique espo'r de leur famille.
« Us apprirent que j'étais Français: ils vinrent à moi; Ils me racontèrent leur malheur ; ils me dirent qu'ils étaient ruinés: ils me dirent qu'ils n'avaient plus d'autres ressources que de mendier pour vivre.
« Je leur demandai alors s'ils connaissaient une reine qui s'appelait Marie-Amélie.
Il« me répondirent que c'était une de leurs compatriotes, et qu'ils en avaient entendu parler comme d'une sainte.
■ Alors je leur fis faire la demande ci-jointe, a laquelle les gouverneurs de l'Ile d'Elbe et de la Pianosa ajoutèrent un certificat revêtu de tous les caractères de la légalité, et je leur dis d'espérer.
« En effet, madame, vous serez assez bonne, j'en suis sûr, pour remettre a monsieur l'amiral Duperré la demande de ces pauvres gens. Recommandée par vous, cette demande aura le résultat qu'elle doit avoir.
■ Et moi, je serai fier et heureux, madame, d'avoir encore une fois été l'intermédiaire entre le malheur et Votre Majesté. »
Eh bien ! le jour où mourait le duc d'Orléans, a l'heure où mourait le duc d'Orléans, j'écrivais cette lettre à sa mère ! ! !...
Aussitôt le dîner fini, je demandai au roi Jérôme la permission de me retirer : j'avais besoin de courir au-devant des détails: puis, la fatale nouvelle confirmée, de me ren fermer seul avec moi-même, lies souvenirs, c'était tout ce qui me restait du prince qui m'avait aimé; j'avais hâte de me retrouver avec eux.
Le prince Napoléon voulut m'accompagner. Nous ordonnâmes au cocher de nous conduire aux Cachines. Les Cachines sont, à six heures en été, le rendez-vous rie tout Florence. Les attachés de l'ambassade française s'y trouveraient, sans aucun doute. Nous apprendrions certainement là quelque chose d'officiel.
Effectivement, là tout nous fut confirmé. Comment, cinq jours après l'événement, cet événement était-il connu quand il faut huit jours à la poste pour parcour'r la distance qui existe entre Florence et Paris ? Je vais vous le dire.
Le télégraphe avait porté la nouvelle jusqu'au Pont-de- Beauvoisin. Là, le commandant des carabiniers du roi Charles-Albert, ayant jugé le fait assez important pour le transmettre sans retard à son gouvernement, avait fait partir un de ses hommes en estafette, et, d'estafette en estafette, la nouvelle avait traversé les Alpes, était descendue à Turin, et. était enfin arrivée à Gênes. La Gazette de Gênes la rapportait telle que le télégraphe l'avait donnée, sans commentaires, sans explications, mais à sa colonne officielle ; il n'y avait donc plus de doute à avoir, il n'y avait donc plus d'espoir à conserver.
La sensation était profonde. Tel est le pouvoir étrange de la popularité, que cet amour caché, plein de tendresse et d'espérance, que la France portait au prince royal, avec lequel elle l'accompagnait dans ses voyages pacifiques en Europe, dans ses campagnes guerrières en Afrique, avec lequel enfin elle l'accueillait à son retour, s'était épandu au dehors, avait gagné l'étranger, et ce jour-là peut-être se manifestait à la fois en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Espagne, par une sympathie universelle.
On eût dit que le pauvre prince qui venait de mourir était non seulement l'espoir de la France, mais encore le Messie du monde.
Maintenant tout était fini. Les regards qui le suivaient avec l'anxiété de l'attente étaient tous fixés sur un cercueil
Le monde avait quelquefois porté le deuil du passé; cette lois il portait le deuil de l'avenir.
Je laissai les promeneurs s'épuiser en conjectures. Que me faisaient les détails: la catastrophe était vraie!
i rentrai chez moi et je retrouvai sur mon bureau cette lettre à la reine qui ne devait partir que par le courrier de l'ambassade, c'est-à-dire le lendemain 10; cette lettre où je lui disais qu'elle était heureuse entre les mères.
Un Instant j'hésitai à jeter un malheur étranger r Mcondaire au milieu d'un malheur de famille, profond. suprême, irréparable; mais je connaissais la reine: une
I ne œuvre à lui proposer était une consolation à lui
offrir. Seulement, au lieu de lui adresser la lettre à elle. l'adressai la lettre à monseigneur le duc d'Aumale.
Ce que je lui écrivis, je n'en sais rien ; ce sont de ces dont on ne garde pas de copie, de ces pages dans lesquelles le cœur déborde et que les yeux trempent de larmes.
C'est qu'après le prince royal, monseigneur le duc d'Aumale était celui des quatre princes que je connaissais le plus .Te lui avais été présenté aux courses de Chantilly par le prince royal lui-même.
Le prince royal avait une profonde tendresse et une