‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 97 sur 283 · Q, PI · texte numérisé non relu

Q, PI

itille, lu.

,NDRE DUMAS ILLUSTRÉ

pour

l-i-U, Coûte! :

. : qu'il

lui la

regar-

. de ue pas

malgré les

de contl

obtenir de QOUS, lut

i redescendre au

i^e qui ne

des

omme

■ ii jusqu'à notre porte pour

: in ut prises, et

ime noua avl le la première. Le

un que la

U. et, au boul Me dix

au docteur

u. puisqu'il les

ilunent. nous tl-

IS retourne-

: re Favret.

qui i

\ hull ' • • ,: imel, latigué de

atenta plus

lui continuer le

nous l'aurions

les jambe-, afin

nu il : anger,

montagne; nous ■ lieues, tu me le ciel

et tenter i i vers

murmura le m

de nous fit

et, au boni de

i Inq i nous

il nous gardait

.lu- .111 %

probablU ment de notre

nous arrivâmes ainsi au petit ii. r, noua 1 1 rivés là, i • ■ oui .1 au ni"i

a la ban

relie et fn enfui

'i el i ii

lierre

puis ve-

sou et

par D

llmnel (l)

ourdie un

i leur

di nu douze pouces de profondeur,

la neige fit un mouvement; ans- - quatre des cinq

i !• ' i s les pieds en Pair ;

l'un d'eux, seul, me parut rester debout; puis je sentis que

les jambes me manquaient à moi-men.e. et je tombai en

de toute ma force :

— L'avalanche i l'avalanche! nous sommes tous per-

• me sentis eutrainé avec une telle rapidité que. rou inme uu boulet, je dus ; ouru l'espa

quatre cents pieds dans l'intervalle d'une minute. Enfin, je sentis que le terrain manquait sous moi et que ma chute devenait perpendiculaire ; je me rappelle que je dis ire :

- — .Mon Dieu, a>ez piiié de moi!

■ Et que je me trouvai au même instant au fond de la

■ uclié sur un lit de neige, où, -ans le i naître, j'entendis presque aussitôt se précipiter un autre de nos compagnons.

«Je restai un Instant étourdi de la chute; puis j'ende ma tôte. une voix qui se lamentait : celle de David Coutet.

n m ni frère, mon pauvre frère: disait-il; mon frère ' du :

« — Non, lui i n. me voilà. David, et un autre

avec mol: Mathieu Halmat est-il m

— Non, mon brave, non, me répondit Balmat, je suis tirant et m nu? l'aider à sortir.

« Au même instant, il se ! ser le long des parois

de la crevasse et toml moi.

« — Combien de perdus 7 lui dis-Je.

« — Trois, puisqu'il y en a un avec toi! « — Lesquels?

« — Pierre Carriez. Auguste Terre et Pierre Balmat.

■ — l utils du mal?

« — Eh bien, essayons de tirer d'ici celui que j'y ai vu

tomber avec moi et qui ne doit pas cire loin.

« En i en Ornes un bras

de la neige: i ,i de noire

, mi ni de dégager la tête

qui se troui ail point e ■• i

Il m pouvait plus parlai et avait la figure bleu. an asphyxié; cependant, au bout de

quelques secondes, il se remit suc ses jambes. Mon

une petite I nielle noua nous tail

les es, allers dans la glace; puis, ai-rives a un. taine hauteur, nos camarades nous tendirent leurs butons et noua tirèrent a eux.

\ peine filin il - de la crevasse, que nous aper-

llamel et le colonel Anderson, qui nous prirent les mains en nous ("lisant :

■ — Ulons courage, en voilà toujours deux de sauvés; non- res de n ême.

« — L.s autres I Mathieu Balmat, car

les .u mis dlspai

■ 11 • alors vers le milieu de la crevasse, et

:u il n \ avail aucun espoir de les sauver devaient avoir oins de deux cents pieds

lanl que non- fouillions . h e un i a ce qu'il avai

me. Mathieu Balmat resté

i mit un ci prodigieuse,

Me qu'au moment où il sentit la neige nouvelle se

la \ icille neige.

levant a la f"i nets, il vit passer sou- ses

'■ii moins de deux minutes, cette avalanche d'une

demi lieue qui entraînait avec le bruit du tonnerre son

ami- Un instant il se mit seul sauvé; car. de

ni demeura debout

:x qui se relevèrent les premiers étaient les deux

llalnial leur . i

même moment. David Coutel s? remit sur ses pieds

■ — Les autres, dit-il. Je les al vus rouler dans la cré-

ant vers elle, tl heurta du pied David Folll-

hiite.

un. me dit-Il : ainsi cinq seulem»nt 1 irml eux est mon frère, mon pauvre '

ment que. payant entendu, Je lui répondis

• lu fond de ma

m' toutes nos rechei m inutiles, nous

r- ne pouvions indonner m camarades, quoiqu'il y eut

04 n- \ me-iire que la

Dali plus glacial ; n.

ent couverts de durs que du bois.

EN SUISSE

Alors Balmat, désespéré de voir nue tous efforts n'abou- i tissaient à rien, se tourna vers le docteur Ham

« — Eh bien, monsieur, lui maintenant,

sommes-nous des lâches, et voulez-vous aller plus loin? .Nous sommes prêts,

• Le docteur répondit en donnant l'ordre de retourner â Chamouny. Quant au colonel Anderson, U tait les

liras et pleurait comme un enfant.

« — J'ai fait ta guerre, disait-il, j'étais à Waterloo, j'ai vu les boulets enlever des rangs entiers nommes étaient la pour mourir... tandis qu'ici!...

« Les larmes lui coupaient la parole.

« — Non. ajoutait ce brave militaire, non, je ne m'en irai pas avant qu on ait du moins retrouvé leurs cadavres.

■ Nous l'entraînâmes de force, car la nuit s'approchait, et il était temps de descendre.

« En arrivant aux Grands-Mulets, nous rencontrâmes les autres guides qui apportaient les provisions; ils amenaient avec eux deux voyageurs qui comptaient se réunir au docteur Ilamcl et au colonel Anderson ; nous leur racontâmes l'accident qui nous était arrivé; puis nous nous remimes tristement en chemin pour redescendre vers le village. Nous y arrivâmes â onze heures du soir.

« Les trois hommes qui avaient péri n'étaient heureusement pas mariés ; mais Carriez soutenait toute sa famille par son travail

« Quant à Pierre Balmat. il avait une mère; mais la pauvre femme ne fut pas longtemps séparée de son fils ; trois mois après sa mort, elle mourut.

Mil

RETOUR A MARTIONY

Lorsque ce récit fut fini, je cherchai des yeux le maître de l'auberge, afin de lui payer la bouteille de vin qu'il nous avait fournie. Ne le trouvant pas, je donnai dix francs à Marie Coutet, et le chargeai de régler mon compte. Cinq minutes après, nous étions en route pour revenir.

Au bout d'une demi-heure de marche, Payot s'arrêta.

— Tenez, me dit-il en me montrant une pente très rapide, c'est ici qu'on se laisse glisser â la ramasse lorsqu'il y a de la neige ; alors on est au bas d.i Montanvert en deux minutes et demie, tandis que par le chemin ordinaire on met prés de trois heures.

— Et comment l'opération se pratique-t-elle"

— Mon Dieu, c'est la chose du monde la plus facile ; en coupe quatre branches de sapin, on les pose en croix, en s'assied dessus, puis on se laisse aller tranquillement, maître que l'on est de se servir de son bâton comme d'un gouvernail, pour éviter les arbres et les pierres.

— Ah diable ! ce doit être une manière de voyager fort agréable, pour les fonds de culotte surtout?

— Dame ! ils restent quelquefois en route, ça, c'est un fait.

— Et l'été, cette descente est-elle impraticable ?

— Non. Vous voyez ce petit chemin?...

— Large comme une roue a la Marlborough ?

— Oui. Eh bien, il raccourcit la route d'une heure et demie.

— Et l'on peut le prendre?

— Certainement

— Prenons-le. alors.

Payot me regarda d'un air de doute.

— Ah çà ! mais il parait que le vin du Montanvert vous donne du courage !

— Non. il me creuse l'estomac, et je meurs de faim.

— Voulez-vous que je vous donne la main?

— Ce n'est point la peine ; marchez devant, cela me suffira.

Payot se mit en route, ne comprenant pas ma témérité ; elle était simple cependant Un précipice n'a sur moi de prise vertigineuse que lorsqu'il est coupé â pic; alors, et même lorsque je le regarde d en bas, ,j Éprouve un malaise Indéfinissable et dont je ne suis pas le maitre : mais le chemin fût-il beaucoup plus étroit, dès lors que ma vue se repose sur un talus, si rapide et si malaisé qu'il soit, j'échappe â son influence: j'en vins donc â mon honneur, et. un quart d'heure après, nous étions arrivés aux sources de l'Arveyron.

L'eau sort du pied du glacier des Bois qui forme l'extrémité Inférieure de la Mer de glace, par une ouverture de quatre-vingts â cent pieds de haut; cette caverne a, comme

nous l'avons déjà dit l'ap ■ d'une gueule d

i ides de glace qui la so mnent Soi

ont la forme de plusieurs qui, placées li

ulte îles amies, s'enfo u gosier i -

■ comme t.: roui he d un ser-

pent ; quelques-unes de ces a lissent tenir a peine,

et menacent d'écraser par Une qui se

i aient dans la caverne, chose po pas entièrement sa cavité.

i n accident de ce genre arriva en i ; même

où non Plusieurs voyagi u

le la caverne, lorsque l'un d'eux, poui détacber de la voûte l'une des arcades de glace, tira un tolet. En effet, lune d'elles tomba avec un bri obstruant par sa chute et par ses débris l'entréi di verne et fermant le passage à l'eau. L"s voyageurs

rent alors examiner le réservoir qui devait na U

se former derrière cette digue; mais au moment où ils la gravissaient, l'eau, qui avait doublé sa force en -

rompit le mur de glace qui la retenait, entraînant avec elle la digue et les voyageurs qui lavaient éli l'un d'eux fut repoussé violemment vers le bord, et en fut quitte pour une cuisse cassée I autre, entraîné par le courant, se noya, sans que II , tissent lui porter au cun secours.

Payot me donnait tous ces détails en me ramenant â Chamouny par le chemin le plus ourt. Nous avions déjà fait un quart de lieue à peu près, d u qui avait été

témoin de cet accident, et nous nous trouvions dans une espèce d'île, entre l'Arve et l'Arveyron, loi qu il s'arrêta, cherchant des yeux avec inquiétude le pont qu'il avait l'habitude de trouver à l'endroit où nous étions. Dans les Alpes, ces sortes de passages sont en général tort mobiles, et surtout fort inconstants; c'est le plus souvent un arbre jeté en travers d'un torrent ou d'un précipice, dont les deux bouts reposent sur- les deux rives, sans y être autrement, fixé que par son équilibre, ce qui, sur trois chances, en offre une pour arriver, et deux pour tomber en route. Cette fois nous n'avions pas même les deux dernières ; le pont avait probablement été précipité d'un coup de pied dans le torrent par quelque voyageur morose ou ingrat ; mais enfin, soit par cette cause, soit par toute autre, le fait est que le pont n'y était plus.

— Ah ! bon, nous voilà bien ! dit Payot.

— Qu'y a-t-il donc? répondis-je.

— Il y a, il y a, pardi...

Il continuait de chercher des yeux, tandis que, de mon côté, ignorant l'objet de sa recherche, mes yeux suivaient les siens avec inquiétude.

— Quoi donc ? Voyons, qu'y a-t-il, enfin î

— Il y a qu'il n'y a plus de pont !

— Bah! et ça vous inquiète, vous0

— Ça ne m'inquiète pas précisément, parce qu'en revenant sur nos pas... Mais c'est une demi-heure de perdue.

— Mon cher ami, quant à moi. je vous déclare que j'ai trop faim pour la perdre.

— Alors, comment ferez-vous?

— Vous savez que. si je grimpe mal, je saute bien !

— Vous sauterez dix pieds?

— La belle affaire !...

— Oh ! bah :

— Pas de moraines, n'est-ce pas?

— Non. monsieur.

— Adieu, Payot !

En même temps, je pris mon élan et sautai par-dessus la petite rivière.

Je me retournai, et vis mon homme qui tenait son chapeau d'une main et se grattait l'oreille de l'autre.

— Vous savez que je vous attends à dîner, lui dis-Je ; Je vais devant er je ferai faire la carte; au revoir, mon brave !

Payot se remit silencieusement en route, remontant les bords de l'ArveyroD que je descendais; au pas dont nous marchions tous deux, il devait à peu près être arrivé au pont en même temps que j'arrivais â Cl amouay.

En attendant le dîner, je jetai sur le papier les d que m'avait donnés Marie Coutet suc arrivé lors

de l'ascension du docteur Hamel oncle de

Michel Terre, l'un des troi i lent péri dans la cre-

rasse

Comme j'achevais, Payot entra le pa ■ diable était en nage; le dîner était prêt, nous nous mimes a table.

Je vis pendant le repas que. lolt que je ve-

nais de faire, j'avais - l< ment grandi dans l'esprit

de mon guide: en général, les hommes de la nature ne font cas que des dons de la nature; peu leur Importen' les talents de nos ville i un moment de danger, ne peuvent leur être d'aucun secours, et, dans la vie ordii d'aucun u dresse l'agilité voil

: qui les possèdent sont pour

eux des homm is de ï

ALEXANDkE DUMAS ILLUSTRÉ

lue de

1 1 e ces

r une valeur d >.

Bine en In-

r par

nient

place

Le

■ tlgny

fron-

ortll d'une nous

sont su: poteaux, «le manière que l'eau puisse

i à la hauteur de plusieurs pieds sans les atteints les emporter.

. .ie s'étend une lieue à peu près eueore du village de ce nu pas au milieu

dune : sont urdlnalre-

ie les agage toujoui appellent l'Eau-

livement, quoique cette eau fût parfaitement — et la plus limpide peut être de toutes les eaux que la voûte ' i i i l'ombrage lui donne

une teinte foncée qui nom <iu'€ i Trois

sur des i ieux ;

lui on enjambe d'une me autre, et l'on se

ire.

river, on trouve, sur la droite de la route, un monument de r aglaise c'est

pierre, de la forme d'un champignon, dont la au talus de la montagne, et.

[ «ne appartient en toute pn : une jeune miss et à un jeune lord, 'i Une inscription acqulsll sur le bourrelet de Pierre uni surmonte sa base Les armes des deux acheuiic iliaque do cuivre et surmontées d une té apposées au-de comme un - eau sur une lettre patente; mats i une certaine valeur en Savoie, car temps la plaque a disparu Notre guide non de Sierres, i es mêm deux arbres Jumeaux sous l'ombra aels Ils mrs aux lettl pour exprimer le sens que le sourire de mon guide parut attacher à ce moi. Cette pierre s'appelle B

A mesure que l'on gravll la Tête Noire, le chemin dei

de plu- en plus cessés

comme des tirailleurs. On dirait une

qui, voulant escalader la montagne, a été

i une main i a fait rouler de

sa lime, la plupart di onl été brisés par ces ava-

■ de pierre, el des blocs énormi H sont ar-

out coui qui i mi offert

ance proportionnée à leur pesanteur, mul- : ar L'impu

son rûté. participe à cette nature sauvage ;

i li i plus, et -■ l'tin pour passer

-nr un abîme, de ml ciuq ou

qu'une largeur d'un demi pied Cet endroit est ap-

.s le Maupas, ou mauvais

devient

Me. même pour les voitures el descend par une

le \illage du Trient Vnis nous y ar-

11110 autre

:is stationné quatre

chai - i" m de localités, et

quant au repas, il ne lut gu COnlor-

mler

i <u\ village, nous nous retrouvâmes dans ne que nous ai i i Marti-

gny : nous la primes pour y retourm I

nur dans la capitale du \

irat) qu'il veille à Marticmy un orage

ml n.uis n'avii lu le

ai ma p irvint

a ma ce de

>ù chaque i nom et la cau«e

: '.in constaté le qui en ai boutade, nul

neur à l'humour d'un

cinq plUl i' ■•'

-nr le voyage, mol mon ancien d'un air m comiquerue malheur nous mel'un ■■■! l 'auti on i eu! En effet.

EN SI ISSE

le pauvre homme a\ ait tan lui, qu'il ne

savait où me loger lui-même avail i éd.' son t geins et compta

nt de me prouver que l'odeur au foin était fort -.une, et que je serais mieux chez lui sur la paille que chez un aune dans un lit. Mais je ven uze lieues a

pied, ce nui me rendait l'esprit tort

nement, quelque logique <iu il lui parût êtr i : en i e, je dis à mon guide de me

luire a l'hôtel de la Tour.

Mon Mute tenta un dernier effort pour me retenir. Il lui restait une grande chambre où il ava

de cinq voyageurs: un de plus ne det

sur la quantité; il me demanda donc si je me contente-

eomme eux et avec eux d'un ma erri

sur ma réponse affirmative, il s'achemina, moi le su vers leur chambre, d'où sortait un vacarme épouvantable. eurs se battaient a coups de traversin, pour conquérir les uns sur les autres chacun un emplacement de trois pieds de large sur six de Ions;, la grandeur de la chambre n'ayant pas paru leur offrir, au premier abord cinq fois cette mesure géométrique. Je jugeai à part moi, que le moment était mal choisi pour la demande due nous venions faire; fit probablement la même réflexion, car il se retourna de mon côté avec un air d'embarras si marqué, que je me décidai a faire ma commission moimême. Je poussai doucement la porte, et je m'aperçus que -virement la bataille se passait dans la nuit, les projectiles ayant éteint les lumières: dès lors ma résolution fut prise.

Je souillai la chandelle de mon hôte, ce qui fit rentrer le corridor dans une obscurité aussi complète que celle où était la chambre; je lui recommandai de ne retrouver sous aucun prétexte la deuxième clef de la porte, et je le priai de me laisser tirer d'affaire tout seul. Il ne demandait pas mieux

La petite guerre continuait toujours, et les éclats de rire des combattait - isaii nt un tel bruit, que j'entrai dans la chambre, refermai la porte a double tour, et mis la clef dans ma poche, sans qu'aucun d'eux s'aperçûl qu'il venait de se glisser dans la place un surcroit de garnison.

Je n'avais pas fait deux pas que j'avais reçu sur la tête un coup de qui m'avait enfoncé mon chapeau jus-

qu'à la cravate

On juge bien que je n'étais pas venu là pour demeurer en reste de compte avec ceux qui s'y trouvaient; je n'eus qu'à me baisser pour ramasser une arme, et ,ie me mis à frapp ir à mon tour avec une vigueur qui aurait dû prouver à mes adversaires qui! venait d'arriver un renfort de troupes fraîches Bientôt je m'aperçus que j'étais appuyé contre un angle, position, comme tout le monde sait, très favorable en stratégie pour une défense individuelle. La mienne fit à ce qu'il parait, de si grandes merveilles, que je compris, à la faiblesse de- coups qu'on me portait, qu'on perdait l'espoir de me débusquer de la place, et le ci transporta sur d'autres points. Je profitai de ce moment pour étendre mon matelas sur le carreau: un manteau sans propriétaire apparent, e' dans lequel je m'embarrassai les Jambes, me parut devoir admirablement remplacer les couvertures, que la servante n'avait point encore appor que, grâce à la précaution que j'avais prise de fermer la porte à double tour et de mettre la clef dans ma poche, il me paraissait bien difficile qu'elle introduisit désormais

parmi nous; je m'enveloppai donc le plus confortabl

possible; je me jetai sur mon lit de camp et j'attendis, le nez tourné vers le nier, l'orage qui ne devait lié- tar gronder, lorsque ! un de- combattants s'apercevrait qu'il y avait un matelas de déficit

En effet, peu à peu le calme se rétablit. Les éclats de voix devine bn établir on

bivac sur le champ de bataille : je sentis un m puyer à mes pieds, un autre à ma droite ( bacun 6ml le sien comme il pul dans ceux de ■ et se

jeta de-sus; un seul rôdeur continua de chercher quelque temps encore dan- le- coins et recoins: puis impa de ne rien trouver une neuse lui vint, et il

s'écria, tout a coup :

— Messieurs, il y a l'un de vous qui lé sur deuxmatelas.

' te accusation fut repou ! par un cri d 11 unanime, auquel je m'abstins cependant de Dr ndre pari

Notre homme rchéT moi I in 11 : puis, ne l rOU ■ ■ ■ commencer: il sonna pour avoir de I

Nous entendîmes les pas de la i i te qui

Rapprochait: je vis briller la chandelle i le trou

de la serrure, et le mis In lu u i la ru ns ma

poche, pour ■ i 1 la bien! tit tou-

jours

Notre homme alla I la porte- elle étaii

— Ouvrez, dl dODI de la lumière.

Messieurs, la clef est en dedans.

- Ah !

La main du chercheur m Ins al la lumière

qui me venait du corridor puis il se bal main a terre, sur la cheminée

— Qui diable a donc fei te en dedans, messieurs '

Ce ' La fille atten

-- Eb : pardïeu! il y a une se tiaque cham-

— Oui, ruoii-i,

— Eh bien, ali ir l'autre.

La tête obi M mon moment d'épi 11 maître

de l'hôtel n'avait pas suivi mes Instru is |

le plu ai ■ régnait, et n'était In pu que

par les pied impatients de notre malhoui

i n. qui murmurait entre ees dents:

— Ceiie péronelle-là ne reviendra pa-! . Je vous don ce qu'elle peut faire otl ,, nez quelle ne trouve) la clef mai bien heureux!

Cette dernière exclamation lui était, comme on le devine bien, .m i de la fille, qui était de nouveau

arrêtée devant notre i

— Eh bien, allons donc !

— Messieurs, c'est comme un fait exprès, on ne peut, pas mettre la main dessus.

— Ah! Mais c'est don, le diable qui s'en mêle?... Oui. oui... riez, messieurs... Pardieu : c'est bien amusant, pour moi surtout... D'abord, je i- qu'il me faut un matelas, de gré ou de foi

On hourra de propriétaire répondit a cette menace, et chacun se cramponna â son lit.

— Combien avez-vous apporté de mate

— Cinq.

— Vous voyez, messieurs, bien certainement l'un de vous en a deux.

Une dénégation plus absolue et plus énergique eni ore que la première lui répondit.

— Très bien ; mais je vais le savoir. Allez-moi chercher une boîte d'allumettes.

Il y avait dans cette demande un projet dont je ne comprenais pas bien l'exécution, mais dont le résultai possible me fit frémir. La fille revint avec l'objet d •■< o

— C'est bien ; glissez-moi une allumette par le trou de la serrure.

Elle obéit.

— Maintenant, allumez le bout qui passe de votre côté. Très bien, 1 i

Je suivais l'opération avec un intérêt que l'on peu! comprendre: je vis briller de l'autre côté de la serrure la pente flamme bleuâtre, qui disparut un m-' ou dans l'intérieur de la porte, et reparut de notre côté brillante comme une étoile. C'est une stupide invention que relie des allumettes !

Au fait, je ne savais pas trop comment j'allais m'en tirer, et si mes nouveaux camarades goûteraient la plaisanterie; je me tournai a tout hasard contre le mur. afin d'avoir le temps de préparer un petit discours de réception

Pendant ce temps, la flamme de l'allumette se fixa a la ,|i la bougie; l'appartement s'illumina. J'entendis

chacun - a sur son matelas pour passer la revue. Au

même instant, un cri de surprise s'échappa de toutes les

l e ii une voix, éclatante comme celle du jugement

dernier, fit entendre ces' mots ti rribles:

— Nous somme- six.

Une deuxième voix succéda a la première.

— Messieurs, l'appel nominal Oui, l'appel nominal.

Celui que la perte de son lit rendait le plus intéressé & cette i i y procéda, sur-le-champ.

— D'abord moi, Jules de Lamark, pn

— M. Caron, médecii . présent

— M. Charles Soissons, proprié Lire -ent. M Auguste Reimonenq. créole, pn

M. Honoré de Sus Je me retournai vivement.

A propos, mon cher de Sussy, l"i I "tant

la main, je puis vous donner des non sœur.

ne la duchesse d'O Je l'ai vu 11 3 "'*■ ft

Genève elle y - tait belli :

un peut luger du singull ruption. Tous les yeux se hi \h ■ pai !

Mol même m ' "'pr *

ces me leurs? 3 ' ' leu]

sance.

— Certainement.

■. i , tir...

leva sur ilua.

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