‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 121 sur 159 · République, ii · texte numérisé non relu

République, ii

2. M. Georges Radet a bien iinement apprécié ce conte et c’est d’une façon très ingénieuse qu’il a tenté d’en indiquer le fondemeut historique. « Ce qui donna lieu,

LE KOI CANDAULE

Il était inutile de rapporter ce conte, dont Théophile Gautier n’a fait aucun usage dans sa nouvelle. Le poète n’a pas employé non plus une troisième légende merveilleuse, conservée par Nicolas de Damas Assurément il connaissait toutes ces sources, mais il les a dédaignées, étant, comme Hérodote, enclin à ne goûter, dans la fable même, que la nature et une sorte de vérité humaine.

Les Méraclides de Lydie sont fabuleux comme les Atrides d’Argos. Dans leur généalogie se trouve un roi qui, ayant faim, dévore sa femme, et une reine qui accouche d’un lion. L’histoire ne sait rien encore du dernier de ces dynastes, qu’llérodote nomme Gandaule, et Xanthos de Lydie, Sadyattès, nom théophore où figure l’Atis phrygien. Gygès a laissé plus de souvenirs, et c’est avec lui que la Lydie entre dans l’histoire. Son nom se lit dans une inscription babylonienne, sous la forme Guggu^.

Ce n’était pas un berger, comme dit la légende; mais il était d’origine carienne et, venu de l’autre rive du Méandre, il sortait de quelque rocher de la côte, nid de pirates et d’aventuriers®.

Ges audacieux Gariens faisaient fortune à l’étranger dans

dit-il, au mythe (de l'anneau), ce fut sans doute l'abus que fit Gygès, créé majordome, du sceau royal dont il était dépositaire et gardien. » Loc. ctl., p. 120. Je crois toutefois qu’il ne faut voir dans cette particularité que le souvenir d’un vieux conte populaire.

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