‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 124 sur 159 · ÉPIGRAMME · texte numérisé non relu

ÉPIGRAMME

Au bord des eaux de lumière fleuries,

Sur l’antique chemin où le Vieillard des mers,

Entre les oliviers de la Vierge aux yeux pers.

Vit dans leur manteau bleu passer les trois Maries, Tu naquis. Ton enfance heureuse a respiré L’air latin qui nourrit la limpide pensée Et favorise au jour sa marche cadencée.

Le long du rivage sacré,

Parmi les fleurs de sel qui s’ouvrent dans les sables. Tu méditais d’ingénieuses fables,

Charles Maurras; les dieux indigètes, les dieux Exilés et le dieu qu’apporta Madeleine T’aimaient : ils t’ont donné le roseau de Silène

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Et l’orgue tant sacré des pins mélodieux,

Pour soutenir ta voix qui dit la beauté sainte, L’Harmonie, et le chœur des Lois traçant l’enceinte Des cités, et l’Amour et sa divine sœur,

La Mort, qui l’égale en douceur.

.Anatole France.

Voici, cher ami, l’épigramme dans la manière de Ghristodore de Coptos, qui mit des inscriptions aux statues du Zeuxippe. J’aurais voulu qu’elle fût plus digne de votre beau divre.

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