‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 24 sur 159 · XXIV · texte numérisé non relu

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reuses et c’est lui qui nous donnera sur cette jeune femme le mot magique qui dit tout, le mot qui sert de talisman pour évoquer la belle ombre :

« Elle a, dit cet inconnu, elle a un certain air languissant, et quand elle parle à quelqu’un, comme elle est toute aimable, on diroit qu’elle demande le cœur, quelque indifférente chose qu’elle puisse dire^. »

On dirait quelle demande le cœur^ voilà le secret de Madame, le secret de ce charme qui agit sur tous ceux qui la virent et qui n’est pas encore rompu; j’en appelle à tous ceux qui ont essayé de réveiller son souvenir.

Si cette aimable jeune femme n’a pas à se plaindre des portraits que firent d’elle évêques, libellistes, abbés, seigneurs, duègnes et vieilles demoiselles, elle est trahie au contraire par ceux qui semblaient devoir être ses défenseurs naturels : je veux dire les dessinateurs, les graveurs et les peintres.

Les portraits d’Henriette d’Angleterre sont assez nombreux (je parle des portraits faits de son vivant); par malheur ils ne se ressemblent pas entre eux.

Cela tient sans doute à ce que les artistes ont mal vu et peu compris leur modèle, mais cela tient aussi, et beaucoup, à ce que le modèle n’avait pas des traits bien accentués et que sa physionomie était changeante et diverse.

Les tissus très mous, comme on le voit aux joues qui tombent, se pénétraient facilement et gonflaient les traits

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