‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 31 sur 159 · T. II, p. 2, avec le fac-similé en regard · texte numérisé non relu

T. II, p. 2, avec le fac-similé en regard

HENRIETTE D'ANGLETERRE

« la compagnie qui sy treuue est si bonne qu’elle me « donne des tentations furieuses de mi treuuer, et si je ne « croiois vous voir demain je ne sait quel parti je pren- « drois et si je pourrois m’enpescher de faire un voyage « au près de vous. Faittes que touttes les dames ne moublie « pas et vous souvenés de l’amitié que je vous ai promise; « elle est telle qu’elle doit estre pour vous plaire, si vous « auez envie que j’en aie beaucoup pour vous. Assures « fort mon frère de mon amitié. »

La suscription porte entre deux cachets noirs aux armes de France : « A ma seur. »

L’autre lettre, écrite de Dijon, au milieu de l’heureuse et rapide campagne de 1668, n’est aussi qu’un petit compliment bien tourné.

« A Dijon, le 5 février 1668.

« Si je ne vous aimois tant, je ne vous escrirois pas « car je nai rien a vous dire apres les nouvelles que jai « mandées a mon frere mais je suis bien ai-se de vous « confirmer ce que je vous ai dit qui est que j’ai autant « damitie pour vous que vous le pouvés souhaitter. Soiés « persuadés de ce que je vous confirme par cette lettre et « faitte mes complimens s’il vous plait a de Monaco « et de Tianges^. »

Cette lettre ou plutôt ce billet, dont l’original appartenait à feu M. Ghambry * qui avait bien voulu m’en donner copie, était resté inédit.

1. Sur madame de Monaco, voir page 40, note 1, de l’édition Chararay. Sur madame de Thianges, voir page 16, note 4, de la même édition.

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