‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 39 sur 159 · XXIV · texte numérisé non relu

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PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

« s’ils se veulent mettre à la raison, estant fort nécessaire « pour lui de ne point aussi hasarder ses troupes, sur tout « ayans les Turc si proches de nos frontières. Je prie « Madame la comtesse de Guiche de faire prier Dieu par « toutes les bonnes personnes qu’elle connoist. Ses afféres « seront finis aparament devant que vous receviés sette « lettre; mes, comme tout est présent à Dieu, les prières « qu’on fera lui sont desja conus.

« Mon cousin Monsieur le Mai'^* duc de Gramont. »

Ces deux lettres, qui n’étaient point connues et que je publie sur les originaux écrits de la main de Marie de Gonzague et signés de son monogramme ^ nous fournissent assez à propos un trait du caractère de M. de Guiche. Je veux parler de cette bravoure furieuse qu’il avait précédemment montrée en Flandre, qu’il devait montrer plus tard au passage du Rhin et dont il étonna les Polonais. Ces grands coups reçus et donnés entraient dans la pratique de la galanterie. Les romans et les tragédies du temps nous font connaître que l’on n’était point un parfait amant, que l’on n’était point un prince aimable sans « se baigner dans le sang des ennemis » et « se couvrir de funérailles ». Peu importait le sujet de la querelle; les blessures étaient tout. M. de Guiche en avait une magnifique à la main. Elle servit à Madame à le reconnaître, une nuit qu’il était masqué*.

Sa conduite en Pologne ne laissa pas d’avancer ses

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