‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 40 sur 159 · Elles nous ont été communiquées par M. Étienne Charavay · texte numérisé non relu

Elles nous ont été communiquées par M. Étienne Charavay

2. Cela nous ramène encore aux Précieuses ridicules et à la « furieuse plaie » de Mascarille. Je le répète, ce Mascarille est un vrai marquis.

HENRIETTE D’ANGLETERRE

affaires dans le cœur de Madame. Elle en fut instruite à un souper du roi, non par la lettre qu’on vient de lire, mais par des récits plus alarmants. Elle « en fut si saisie, dit la comtesse de La Fayette, qu’elle fut heureuse que l’attention que tout le monde avoit pour la relation empêchât de remarquer le trouble où elle étoit^ ».

La guerre des Polonais et des Moscovites ne se termina qu en 1667; mais le comte de Guiche était de retour en France dès l’été de 1664. 11 y resta dix mois pendant lesquels il vit Madame à la dérobée, comme le raconte madame de La Fayette. Puis il fut « exilé pour la troisième fois et s’en alla en Hollande finir les aventures du roman. La passion qu’il a eue pour Madame lui avoit attiré de grands malheurs; mais la vanité, dont il ne paroissoit que trop susceptible, lui en avoit sans doute ôté toute l’amertume® ».

G est madame de Motteville qui parle ainsi, en personne sensée. M. de Guiche, si occupé qu’il fût de cette maîtresse qu’il ne devait plus revoir, se donnait beaucoup de peine pour étonner les Hollandais. 11 se promenait à cet effet, à la Haye, en habit de carnaval. Le roman, voyez-vous, était fini.

11 en recommença un autre à son retour en France. Dix-huit mois après la mort de Madame, le comte de Guiche faisait de belles lettres et de beaux discours à madame de Brissac. Madame de Sévigné nous apprend que c’était « en tout bien et en tout honneur® ». Madame de Brissac était toujours chez elle, et M. de Guiche n’en sortait

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