Lettre du 13 janvier
PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE
pas. Mais cela ne donnait pas lieu à la médisance. C’est encore madame de Sévigné qui nous l’apprend : « Us sont tellement sophistiqués tous deux, qu’on ne croit rien de grossier à leur amour et l’on croit qu’ils ont chacun leur raison d’être honnêtes^. »
Le chansonnier croit au contraire que l’empêchement n’était que d’un côté et que madame de Brissac finit par congédier un amant si respectueux :
Le pauvre comte de Guiche Trousse ses quilles et son sac;
Il faudra bien qu’il déniche De chez la nymphe Brissac.
11 a gâté son affaire Pour n’avoir jamais su faire Ce que fait, ce que défend L’archevêque de Rouen
Ce fut le dernier roman de M. de Guiche. 11 mourut à Creutznach, dans le Palatinat du Rhin, le 29 novembre 1673, à l’âge de trente-six ans.
« Il voulait maîtriser toujours et décider souverainement de tout, lorsqu’il convenoit uniquement d’écouter et d’être souple : ce qui lui attira une envie générale, et enfin une sorte d’éloignement de la part du Roi, qui lui tourna la tête et ensuite lui donna la mort, car il ne put tenir à nombre de dégoûts réitérés®. »
Voilà quel homme c’était et comment il aimait. Il est des choses secrètes et cachées par leur nature même. Je ne