L’archevêque de Rouen était Harlay de Chanvallon
3. Mémoires du maréchal de Gramont, édit. Petitot, t. L VIl, p. 95.
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HENRIETTE D’ANGLETERRE
veux pas avoir l’air de savoir ce qu’on ne sait jamais, mais, en vérité, les apparences, puisqu’il faut s’y tenir, sont favorables à Madame, et, en ce qui la concerne, le meilleur à croire est aussi le plus croyable.
iMadame de La Fayette, il est vrai, donne à sourire quand elle dit que des entrevues périlleuses « se passoient à se moquer de Monsieur et à d’autres plaisanteries semblables^ ». Mais cet enfantillage est bien dans la nature de ce comte de Guiche si gâté par le respect humain et la vanité. Quand cet Amadis quittait sa cuirasse, il jouait comme un écolier et s’amusait de bon cœur aux espiègleries les plus enfantines. Et que dit ce terrible libelle qui fut imprimé en Hollande et empêcha Madame de dormir 11 dit qu’au moment le plus critique de sa passion pour Madame, M. de Guiche, revenu d’exil, s’amusait, de concert avec elle, à mettre de l’encre dans les bénitiers pour que Monsieur se barbouillât la main et le visage. Madame de La Fayette avait l’esprit trop sérieux pour entrer dans ces gaietés, qui contrastent, il faut l’avouer, avec le galant et le tendre, mais sont tout à fait innocentes.
Puis conviendrait-il qu’on fût plus sévère que Bossuet? Et ne me permettra-t-on pas de prendre, en cette occasion, un peu de cette magnanime indulgence que tout ce grand XVII® siècle, marquises et prélats, accordaient à d’élégantes faiblesses? N’est-on point tenté de dire avec l’Œnone de Racine :
Mortelle, subissez le sort d’une mortelle.