‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 49 sur 159 · Dans la dédicace d'Andromaque, en · texte numérisé non relu

Dans la dédicace d'Andromaque, en

2. « Bérénice fut un duel dont tout le monde sait l’histoire. Une princesse fort touchée des choses de l’esprit, et qui eût pu les mettre à la mode dans un pays barbare, eut besoin de beaucoup d’adresse pour faire trouver les deux combattants sur le champ de bataille sans qu’ils sussent où on les menoit. » (Fontenelle, Vie de Corneille, dans VHistoire de l'Académie française, par Pellisson, 1729, in-4°, p. 195.)

I lO

HENRIETTE D’ANGLETERRE

de Lorraine et un homme de sa bande, d’Effiat. On sait que le chevalier de Lorraine, beau comme Maugiron, audacieux, fier, « un vrai Guizard », dit Saint-Simon, avait pris à la cour de Monsieur la place de Madame. Celle-ci supportait mal ces étranges rivalités. Le roi exila le chevalier de Lorraine; on dit que ce fut à la prière de Madame; elle s’en défendit; on devait la croire, car elle n’était pas menteuse, mais on ne la crut pas^, et le chevalier put emporter en exil la pensée intolérable qu’il était chassé par une femme. Il s’en alla dans cette Italie, considérée depuis les Borgia comme la terre classique des poisons; Monsieur, qui s’était évanoui comme une femme à la nouvelle qu’il perdait le chevalier, avait d’Effiat auprès de lui comme premier écuyer.

Il n’en fallait pas davantage pour faire naître le soupçon, vraisemblable malheureusement, d’un horrible drame domestique. Madame l’avait eu la première.

Voici quel était le véritable état des choses. Le 29 juin 1670, Madame écrivit à la Princesse palatine, qui lui était désignée comme médiatrice entre le duc d’Orléans et elle. La Palatine, sœur de la reine de Pologne que nous avons vue recevoir M. de Guiche, était devenue, par l’effet de l’âge, fort respectable et de bon conseil. Mazarin avait raison de dire que le temps est un galant homme. Cette lettre nous apprend que Monsieur, de plus en plus aigri contre Madame, avait mis trois conditions à son raccommodement. Les deux premières étaient relatives au désir qu’il avait de sé mettre en tiers dans les affaires de Madame et de Charles 1 1 et à la pension de son fils mort,

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