‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 50 sur 159 · Voir p. 118 de l’édition Cbaravay · texte numérisé non relu

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laquelle il voulait toucher. La troisième, qui lui tenait seule au cœur, était le rappel du chevalier de Lorraine. Et vraiment Madame, qui craignait ce retour, n’était pas la personne qu’il fallait pour l’obtenir. Elle avait négocié du moins pour que le chevalier fut honorablement reçu en .4ngleterre. Sur les deux autres points elle avait obtenu à peu près ce que Monsieur demandait. Mais il ne voulait rien entendre qu’on ne lui eût rendu son chevalier. Il querellait, boudait, menaçait. Les choses étaient au pire. Henriette, les ayant exposées à la Princesse palatine, ajouta : « L’on ne me fera jamais rien faire à coups de bâton »

Cette lettre, comme j’ai dit, est datée du 29 juin 1670.

Le même jour. Madame, ayant bu un verre d’eau de chicorée, sentit tout à coup une grande douleur à l’estomac, se crut empoisonnée, le dit et ne cessa de le croire pendant les neuf heures qui lui restaient à vivre. Si elle n’en parla plus à la fin, ce fut par soumission à son confesseur, le dur M. Feuillet, et parce que, chrétienne ardente, elle reportait toutes ses pensées sur l’éternité dont elle se sentait proche. Mais ses soupçons, loin de finir avec elle, se répandirent dans toute la société, et la rumeur publique fut que le chevalier de Lorraine avait envoyé le poison et que d’Effiat avait mis ce poison dans 1 eau de chicorée. Saint-Simon, qui n’a point en la cause 1 autorité d’un témoin, puisqu’il naquit cinq ans après la mort de Madame, inséra dans ses Mémoires'^' un récit très circonstancié de l’empoisonnement. Ce récit, qui présente

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