‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 54 sur 159 · Pathologie, 1877, t. II, p · texte numérisé non relu

Pathologie, 1877, t. II, p

HENRIETTE D'ANGLETERRE

ventre une matière « grasse comme de l’huile ». C’en était, en effet. C’était l’huile que Madame avait bue comme contrepoison, et qui s’était épanchée hors de l’estomac perforé.

En résumé : avant le 29 juin, douleurs gastriques causées par l’ulcération. Le 29, déchirure de l’ulcération et péritonite suraiguë.

Tel est, fort abrégé, le système de M. Littré. Nous en avons reproduit les principales dispositions en y ajoutant quelques faits qui y entraient parfaitement. Mais ce système a été attaqué dans plusieurs de ses parties. Un érudit que la sagacité de son esprit a voué particulièrement à l’étude des points obscurs de l’histoire moderne, M. Jules Loiseleur, bibliothécaire de la ville d’Orléans, a inséré, en 1872, dans le journal le Temps ^ trois articles consacrés à l’examen des mêmes faits et sa conclusion, comme celle du savant positiviste, est que Madame, succombant à des influences naturelles, est morte d’une péritonite. Mais M. Loiseleur n’admet pas avec M. Littré que cette affection ait été déterminée par une perforation intestinale. 11 relève, tout d'abord, dans le récit de madame de La Fayette deux particularités que Littré a négligées, bien qu’elles aient pu avoir quelque effet sur la santé de la Princesse. 11 s’agit d’un bain froid et d’une promenade de nuit.

En effet, le 27 juin. Madame, étant à Saint-Cloud, se baigna dans la rivière, malgré la défense du médecin; et elle se trouva fort mal de ce bain. Le lendemain, elle se promena au clair de lune jusqu’à minuit. C’est à ce bain et à cette promenade que M. Loiseleur est tenté de rap-

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