‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 55 sur 159 · Les 2, 3 et 4 novembre · texte numérisé non relu

Les 2, 3 et 4 novembre

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porter l’origine de la péritonite. Il est vrai que le froid peut déterminer cette affection. Mais Jaccoud nous enseigne que le cas est rare et que l’inflammation du péritoine procède presque toujours d'une lésion interne, telle que rupture ou perforation. En admettant même, avec M. Loiseleur, l’influence décisive d’un froid humide, on ne s’explique pas l’action foudroyante du verre de chicorée, et c’est pourtant là le point culminant de ce drame pathologique. La perforation, au contraire, rend de cette action un compte terriblement exact.

Consultons Jaccoud et il nous dira : « La péritonite par perforation éclate par une douleur extrêmement violente qui, localisée d’abord sur un point, s’étend bientôt à tout l’abdomen^. » Peut-on décrire plus précisément l’état de Madame?

Mais M. Loiseleur, qui sait s’informer en toutes choses, n’ignore pas que l’ulcère simple de l’estomac va rarement jusqu’à la perforation. Je trouve dans le maître qui me guide* qu’elle n’a guère lieu qu’une fois sur sept ou huit cas, et qu’assez souvent des adhérences en empêchent l’effet foudroyant. Et c’est là pour M. Loiseleur une raison de douter, car, en bonne critique, plus un fait est extraordinaire, plus il a besoin de preuves pour être croyable. Mais cette perforation est d’une rareté relative : elle est rare par rapport à la lésion qui la produit et qui, par contre, est très fréquente. « Brinton, réunissant un très grand nombre de relevés, démontre qu’elle est rencontrée cinq fois sur

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