‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 72 sur 159 · A LOS TOROS · texte numérisé non relu

A LOS TOROS

L’affiche annonce une « grande et brillante course avec le sympathique et intelligent Angel Pastor, de Madrid, et le tant vaillant et téméraire Espartero de Séville. »

La plaza est un cirque à ciel ouvert, percé à l’extérieur de deux rangées de fenêtres mauresques géminées. Sur de rudes charpentes, abritées par une toiture étroite de tuiles rouges, sept ou huit mille spectateurs se pressent. Du côté de l’ombre, des robes roses, bleues, vert pomme, quelques mantilles et, çà et là, des fleurs de grenadier piquées dans les chevelures noires. Notre loge est tendue des couleurs de la France et ornée de drapeaux français et espagnols en trophées.

A trois heures sonnantes, au milieu des cris de la foule, la quadrilla, l’alguazil en tête, manteau noir, chapeau à plumes noires, sur un cheval noir, puis, à pied, la capa sur l’épaule, les espadas et les banderillos, puis les picadores à cheval, puis les chulos et, enfin, les mules richement harnachées et caparaçonnées qui viendront traîner hors de l’arène les taureaux et les chevaux morts. L’alguazil s’avance sous la loge du président de la plaza et lui demande la clef du toril. Les espadas et les banderillos saluent. Tous

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