‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 95 sur 159 · XXIV · texte numérisé non relu

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PAGES D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

Au commencement de la Restauration, M. et Madame Charles recevaient dans leur appartement de l’Institut une petite société choisie où se rencontraient surtout des hommes politiques, des parlementaires. Quand on publie des lettres, ainsi que je fais ici, on a toutes sortes de petites curiosités. C’est une des plus futiles, peut-être, que de savoir en quelle partie du palais Mazariu logeait le ménage Charles. On souffrira pourtant que je cherche à la satisfaire et l’on excusera cette extrême minutie comme un des défauts du genre. Les documents que j’ai sous les yeux nous apprennent que le logement de Charles, assez petit, était « adjacent à la coupole ». Lorsque mourut, en 1816, le peintre Ménageot^, le physicien fit des démarches pour obtenir l'appartement du confrère défunt.

Il écrivait le 5 octobre à M. de Vindé :

« Ce logement du pauvre Ménageot est encore plus petit que le mien, mais qu’importe, c’est toujours assez grand pour y finir sa vie. »

Charles était voltairien. Ce n’est pas à dire pour cela qu’il eut beaucoup goûté la Révolution. Il avait été bien traité par Louis XVI. Il ne bouda pas Louis XVI II. Madame Charles recevait volontiers dans son salon les royalistes modérés. Elle était bienveillante et tolérante; son amitié ne regardait point aux opinions et, ne croyant pas en Dieu, elle était fort attachée à M. de Donald, qui

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