‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 99 sur 159 · Raphaël, p · texte numérisé non relu

Raphaël, p

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L’ELVIRE DE LAMARTINE

fond d’un tiroir secret où il les avait cachées avec le manuscrit dè sa mère. A ce sujet, nous ne pouvons que dire avec M. Félix Reyssié : « Ce n’est pas à nous de soulever le voile qu’a voulu étendre Lamartine sur cette correspondance. C’est à Madame Valentine de Lamartine seule de le faire » Si le cahier relié des lettres sur fin papier de Hollande existe, il sera publié un jour.

Madame Charles parla à Lamartine de M. de Bonald, dont elle était l’amie et qui venait aux thés de l’Institut. Le jeune poète fit une ode au grand écrivain catholique. Comme les comparaisons sont essentielles à la poésie lyrique, il compara M. de Bonald au chêne contre lequel écume le torrent et à Moïse gravant sur le Sinaï les Tables de la Loi. Il a pris soin, plus tard, de nous avertir que son inspiration « n’était pas la politique, mais l’amour ». « Peu importait, dit-il, que M. de Bonald connût ou non ces vers : ma récompense était dans le sourire que j’obtiendrais le lendemain de mon idole*. » Il lui lut son ode. Il crut voir qu’elle était étonnée et pleine d’admiration, bien qu’elle n’aimât pas beaucoup les vers, et encore moins la philosophie théologique. Nourrie dans la science du XVII I® siècle, elle n'avait aucun sentiment romantique et religieux, et le spiritualisme de son nouvel ami lui semblait une grande rêverie. Mais elle s’empressa d’envoyer

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