‹ Œuvres complètes [illustrées]Chapitre 78 sur 119 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DAPHNE

Cher Hippias, un vœu t’a pris ta fiancée!

Nous n’achèverons pas l’union commencée.

Oh! trois fois malheureux parce que je te plus,

Ne reviens plus jamais ici, ne reviens plus. Fermez-lui le chemin de tous nos ports, étoiles!

0 souffles qui passez et gonflerez ses voiles, Souffles mystérieux du soir, s’il est en vous Un esprit, un génie intelligent et doux,

Sur la nef précieuse allez parler à l’homme,

Hélas! qu’il ne faut plus désormais que je nomme,

LES NOCES CORINTHIENNES

Et, s il s’est endormi songeant à notre amour,

Pour qu il ne sente pas d’amers regrets un jour, Effacez doucement de ses yeux mon image.

Qu’il m’oublie! Et qu'un soir au hasard d’un voyage, Reçu près d’un foyer tranquille et réjoui,

Musique.

Il y trouve une vierge et l’emmène chez lui,

Plus heureuse que moi, mais non certes plus tendre. Ah! s il m’était permis...

Page 1