‹ Œuvres complètes illustrées de Gustave FlaubertChapitre 2 sur 39 · IV NOTE -■ LIMINAIRE · texte numérisé non relu

IV NOTE -■ LIMINAIRE

reportant aux originaux des lettres. En d'autres endroits, au contraire, trois points sans crochets ... servent tout simplement à remplacer un mot qu'il a été impossible d'imprimer en entier, ou bien sont de la main même de Flaubert.

Malheureusement, pour un grand nombre de lettres, il n'a pas été possible de retrouver trace des manuscrits. Souvent aussi, leur communication n'a pu être obtenue des personnes qui les détiennent. J'ai été alors forcé de m'en tenir à ce qui a déjà été publié, c'est-à-dire au texte des éditions Fasouelle et Conard, sans contrôle direct, sans vérification immédiate. Pour cette seconde catégorie de lettres, la mention du destinataire n'est donc précédée d'aucun astérisque. Mais, comme l'expérience faite à propos des premières démontre surabondamment que leur texte a pu éprouver des altérations nombreuses (ainsi qu'on pourra s'en rendre compte sans peine), il paraîtra légitime que je décline, par contre, toute responsabilité quant aux erreurs, aux fautes, aux bévues qui peuvent encore se rencontrer dans celles-ci, — puisque leur origine ne m'est pas imputable, et que je n'ai pas eu les moyens de corriger, en rétablissant le texte de Flaubert dans sa pureté originale.

Quant aux dates, il convient également de distinguer entre les lettres revisées sur les autographes, et celles qui ne l'ont pas été.

Pour les premières, les mentions de jour, de quantièmes, de millésimes et de lieux, inscrites par Flaubert lui-même, ont été respectées avec le plus grand soin. Ces mentions, d'ailleurs, sont très souvent sommaires et vagues ; mais les cachets de la poste m'ont permis presque partout de les compléter par des indications plus précises, notées alors à la suite entre crochets.

Au contraire, pour la série des lettres non revisées, il en est des dates comme du texte lui-même ; adoptant comme base et comme source de celui-ci les éditions Fasouelle et Conard, je me trouvais amené à adopter, parla même, en principe, les dates attribuées par ces deux recueils aux lettres du romancier.

Toutefois, des erreurs évidentes se sont ici révélées ; par exemple le jour de la semaine indiquée, pour un mois déterminé, ne correspond pas, en fait, au quantième réel, dans l'année visée ; ou bien une allusion formelle, faite par Flaubert lui-même à un fait extérieur précis, oblige par la date connue de ce fait, à rectifier celle qu'on assignait à la lettre où il en est question ; ou bien encore la lettre incriminée se réfère textuellement à une autre lettre, réellement et logiquement antérieure, mais qu'une négligence a pu faire classer après, etc. Dans tous ces cas, chaque fois que j'ai pu le faire, je n'ai pas hésité à corriger (ou à compléter, toujours entre crochets) les dates précédemment données aux lettres de Flaubert dans les autres éditions, et par suite le classement de cette Correspondance. Si j'ai cependant gardé un doute, j'ai tenu à l'avouer par un point d'interrogation.

Des notes explicatives, en bas de page, réduites d'ailleurs au minimum (puisqu'il ne s'agit pas d'une édition critique), rappellent les faits historiques, les raisonnements, les comparaisons du contexte, qui ont donné lieu à de telles rectifications.

En somme, pour toutes ces lettres non revisées, on ne trouvera ici que les dates attribuées dans les éditions antérieures, mais sous réserve d'un contrôle de

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