O'UO
Différence de la moyenne.
T. III
Là moyenne des mesures est donc 65*^51, avec un écart moyen de =P 0^^085. La moyenne des mesures de la position de la raie ihallique de flïitnme étant GS'^SO, avec un écart moyen de ± O^lâS, on doit conclure à l'identité de position de la raie ihallique électrique et de la raie thalliquie de flamme.
En me servant du grand spectroscope de M. Hilger, muni de ses six prismes de spath d'Islande, et prenant pour repère le spectre solaire, j'ai constaté, avec une certitude complète^ l'identité de position de la raie tballique observée successivement dans le dard oxhydrique et dans l'arc électrique thallifères.
Depuis l'exécution de ces mesures et la rédaction de cette notice, j'ai eu l'occasion de soumettre les observations qui précèdent à un nouveau contrôle. MM. Liveing et Dewar ayant mis gracieusement à ma disposition le nouveau spectroscope à vision directe imaginé par eux, je me suis empressé de me servir de cet excellent instrument pour vérifier la position respective de la raie thallique de flamme et de la raie électrique; j'ai constaté ainsi Videntité de position des deux raies.
Il en est donc du thallium comme du carbone et du potassium, dont les raies de flammes et les raies électriques occupent respectivement la même position dans l'espace spectral.
J'ai soumis à une revision, en collaboration avec M. Depaire, les faits consignés ci-dessus, et notamment les observations relatives à l'uniié de raie et de position du spectre thallique de flamme et du spectre thallique électrique, à l'extinction d'un faible spectre sodique calorifique, en d'autres termes, à la non-visibilité de la raie D, sous l'influence des radiations thalliques calorifiques.
Nous avons efl'ectué ces observations en employant, d'une part, du thallium métallique, du trioxyde, du chlorure, du bromure, de l'azotate et du sulfate ayant servi aux recherches exposées ci-dessus, et, d'autre part, en y consacrant du sulfate de thallium préparé par M. Depaire.
Pour exécuter ce contrôle, nous avons eu successivement recours à un spectroscope monoprisme et à un spectroscope bi prisme de flint de Duboscq; à un spectroscope biprisme ei^ quartz de Hilger; à un spectroscope de Hilger muni d*un réseau Cliapmann; enfin, à un spectroscope à vision directe de Liveing et Dewar dont le pouvoir dispersif est égal au spectroscope Duboscq muni de cinq prismes de 60". Quel qu'ait été le composé thallique employé, que nous ayons examiné le spectre thallique calorifique dans l'air, ou le spectre thallique électrique dans l'hydrogène, les résultats observés ont été identiquement les mêmes que ceux exposés ci-dessus
Nous avons trouvé le spectre thallique calorifique et le spectre thallique électrique composés d'une raie unique d'un vert intense, tels que Bunsen les indique dans ses Nouvelles recherches, et nous avons constaté l'identité de position de cette raie unique dans les deux spectres. En nous servant d'un spectroscope muni d'un réseau, en remplacement des spectroscopes à prismes, nous ne sommes pas parvenus à dédoubler ou à opérer le double renversement de la raie thallique.
Nous avons contrôlé ces résultats dans un arc électrique de 2 1/2 centimètres de longueur sur 8 millimètres de diamètre, jaillissant entre des électrodes de carbone pur. Ce contrôle nous a permis de faire les observations suivantes.
A. En ce qui concerne l'aspect de l'arc électrique thallifère :
En faisant tomber, à l'aide d'une aiguille de carbone pur, dans le cratère d'où jaillit l'arc, du thallium ou un composé de ce métal tel que le chlorure ou le sulfate, mais de préférence un globule de métal, on constate : 1" que la couleur bleu foncé du fuseau devient instantanément d'un bleu pâte; 2° que la partie de l'enveloppe du fuseau qui est rouge, devient d'un blanc éblouissant; 5" que l'enveloppe externe rose du fuseau se colore en vert intense.
En répétant l'introduction du métal dans l'arc au point de répandre dans
l'air des flots de vapeurs thalliques fort dangereuses à respirer, nous avons reconnu la parfaite exactitude des observations ci-dessus.
A la température de Tare, la vapeur du thallium semble donc être d*un bleu pâle ou d'azur. La couleur de la première et de la seconde enveloppe est corrélative à la température de chacune d'elles, températures inférieures à celle du fuseau.
B. En ce qui concerne le spectre de l'arc carboné thallifère :
A l'instant même de l'introduction du thallium dans l'arc, on constate que l'intensité lumineuse des raies carbonées, variable du reste suivant la distance entre l'arc et le collimateur, s'accentue notablement, mais que cette intensité lumineuse est incomparablement inférieure à celle de la raie thallique d'un vert très vif et intense qui vient se juxtaposer entre les raies vertes carbonées relativement livides. La position de la raie thallique, interposée et juxtaposée, est exactement celle qu elle occupe dans le spectre de flamme et dans le spectre électrique thalliques. Tous les efl'orts que nous avons faits pour nous assurer de l'apparition d'autres raies, soit en deçà, soit au delà de la raie verte thallique proprement dite, sont restés impuissants. En nous servant du spectroscope Hilger, muni du réseau Chapmann, nous ne sommes pas parvenus à efl'ectuer le dédoublement de la raie thallique ni à en opérer le double renversement, fait qu'on réalise si facilement pour D dans l'arc électrique sodique.
L'observation du spectre thallique calorifique ou électrique faite par la vue ne permet donc de reconnaître qu'une raie unique, verte. Ce métal n'est pas susceptible d'être dissocié en d'autres corps par les forces dont nous disposons actuellement, il constitue une individualité à part, comme les autres corps qui ont fait l'objet de mes investigations.