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APPAREILS DESTINÉS AU DÉBIT DES BOISSONS

Les appareils destinés au débit des boissons acides ou susceptibles de le devenir, tels que tuyaux, robinets et pompes, sont généralement construits en métaux oxydables et vénéneux, comme le cuivre, le plomb ou un alliage de plomb et d'étain. Depuis un grand nombre d'années déjà, MM. Vangindertaelen et Ilaeck ont substitué à ces métaux la porcelaine, le verre ou le caoutchouc, tout en modifiant profondément la forme et les autres dispositions des appareils employés dans le même but. Les différents objets qu'ils ont été amenés à construire sont trop connus du public belge pour qu'il soit nécessaire de les décrire ici. Les avantages qu'ils présentent sont évidents et il faut espérer que dans un avenir prochain les débitants de boissons, éclairés enfin sur les inconvénients, les dangers mêmes occasionnés par l'emploi du plomb et du cuivre pour le débit des liquides acides ou susceptibles de le devenir, remplaceront

leur outillage par les appareils dont rinnocuilé absolue est notoire. C'est ce but que le jury de Londres a voulu atteindre lorsqu'il s'est abstenu de récompenser tous les appareils en métal exposés et destinés au débit des boissons, quelque parfaits qu'ils fussent d'ailleurs dans leur construction.

En terminant, je me fais un véritable plaisir de constater que les appareils exposés à Londres par MM. Vangindertaelen et Haeck révèlent, dans leur ensemble comme dans chacune de leurs parties, un esprit ingénieux et cïes efforts persévérants, que le jury, d'un vote unanime, a été heureux de récompenser par la médaille.

J.-S. Stâs.

ifTT'J'r,

De l'analyse du platine iridié employé par la section française de la commission internationale du mètre à la confection des prototypes.

^[Procès-verbaux dit comité des poids et mesures; 1878.)

INTRODUCTION

Le comité international des poids et mesures nous a délégués pour •rechercher la composition du platine iridié employé par la section française de la commission internationale à la confection de règles et de cylindres destinés à devenir des prototypes internationaux.

Il nous a chargés en même temps de déterminer si cette composition est conforme aux prescriptions de ladite commission internationale. Ces recherches ayant été exécutées dans un but parfaitement défini et dans des conditions spéciales, nous croyons devoir exposer ici les principes des analyses auxquelles nous avons eu recours. Nous devons aussi faire connaître les conditions dans lesquelles ces travaux ont été effectués. Dès 1874, M. II. Sainte-Claire Deville, à la suite d'un grand nombre d'analyses, exécutées à l'aide de méthodes créées par lui et M. H. Debray, déclara à la section française (^) que « l'alliage des mètres contient 2.74 p. c. de matières étrangères, dont 2.42 sont susceptibles d'être éliminés par la

(1) Rapport sur les propriétés et la composition du platine iridié de la'Commission française, par M. Dkville.

chaleur et l'oxydation ». C'est ce résultat que nous avions pour mission de vérifier par tous les moyens que l'état actuel de l'analyse chimique permet d'employer. L'un de nous ayant reçu, dès le mois d'octobre 1874, communication de tous les procédés d'analyse pratiqués par M. H. Sainte-Claire Deville, a cru qu'il était de son devoir de les soumettre à des investigations rigoureuses, et il a consacré près de dix-huit mois d'études à ce travail, tant dans son laboratoire privé qu'au laboratoire du Musée de l'industrie à Bruxelles, où M. Léonce Rommelaere, chimiste de ce Musée, lui a prêté obligeamment un concours intelligent et dévoué.

Telle était la situation lorsque le comité international nous a délégués pour procéder à l'analyse de l'alliage du mètre, avec le concours de M. Eugène Peligot, membre de l'Institut et délégué de la section française de la commission internationale.

Nous avions accepté de procéder à ces analyses dans un des laboratoires de l'Hôtel des monnaies, à Paris; mais ayant reconnu d'une part que les dispositions de ce local n'étaient pas convenables pour y exécuter toutes les. opérations indispensables, et d'autre part que la prudence exigeait d'entreprendre des travaux préliminaires avant de procéder en commun aux analyses définitives, nous avons résolu, après en avoir référé au gouvernement français, d'exécuter au laboratoire de chimie de l'école normale supérieure tous les travaux préparatoires et toutes les recherches définitives que rinsufïisance constatée des dispositions du laboratoire spécial de l'Hôtel des monnaies ne permettait pas d'y faire, et d'effectuer exclusivement, à ce laboratoire spécial de la monnaie, les opérations définitives qu'on pourrait y exécuter avec une chance de succès.

Toutes les analyses de l'alliage du bout de règle n° 5, provenant directement du bloc coulé le 13 mai 1874, ont été faites exclusivement au laboratoire de M. H. Sainte-Claire Deville, à l'école normale supérieure. MM. Broch et Peligot ont assisté à la plupart de ces déterminations et notamment à la recherche et au dosage du ruthénium, du fer et du cuivre.

Lorsque ces recherches furent terminées, nous avons remis à M. Peligot l'exposé (les différentes méthodes qu'il avait vu pratiquer. C'est ce même exposé, complété, qui est inséré dans ce ra[»j»()it. Onaiit aii\ analyses de l'alliage du bout de règle n« 6, provenant des dernières fontes, nous avons cru que la prudence voulait qu'elles fussent exécutées en double. Les unes ont été commencées au laboratoire de l'Hôtel des monnaies et achevées au laboratoire de l'école normale supérieure, les autres servant de contrôle aux premières ont été exécutées entièrement à l'école normale supérieure. Mi\L Broch et Peligot ont assisté aux unes et aux autres. M. Peligot est intervenu directement lors de la pesée des métaux désignés dans les analyses n® II, coté n" 1 et coté n° 2. Tous les travaux et toutes les analyses ont été exécutés avec le concours actif de M. Clément, chef des ateliers de chimie à l'école normale, au dévouement intelligent, à l'activité et à la scrupuleuse exactitude duquel nous sommes heureux de rendre ici justice. Le choix des méthodes employées ayant été fait exclusivement par les délégués du comité, seuls ils doivent être responsables des résultats constatés. Nous devons en conséquence justifier l'emploi de ces méthodes.

EXPOSÉ DES PRINCIPES DES MÉTHODES d'aNALYSE SUIVIES.

L'analyse nous a permis de constater dans le platine iridié, soumis à notre examen, l'existence d'une certaine quantité de tous les métaux de la mine de platine, sauf Vosmium,

I. — De la différence de propriétés des métaux de la mine de platine à l'état libre et à l'état allié.

Les métaux de la mine de platine jouissent de la propriété de s'allier entre eux presque en toutes proportions, et à l'état d'alliage, ils acquièrent généralement les propriétés du métal prédominant.

L'iridium et le rhodium, inattaquables à l'eau régale concentrée et bouillante, après avoir été fortement chauffés, s'y dissolvent lorsqu'ils sont alliés à une quantité suffisante de platine, et inversement un alliage d'iridium ou de rhodium et de platine est à peine attaqué par l'eau régale, quand l'iridium ou le rhodium prédominent très notablement.

A l'état allié avec certains métaux, le platine et le rhodium sont solubles, même dans l'acide azotique dilué. Ces faits sont si bien connus qu'il est superflu d'y insister.

A raison de ces faits, le platine iridifère qui résulte de la réduction d'un mélange de cliloroplatinate et de chloro-iridiate d'ammoniaque par l'hydrogène ou par le gaz de l'éclairage ne cède pas exclusivement du platine à l'eau régale faible, et ne laisse pas de l'iridium pur pour résidu. La solution platinique contient de l'iridium, et le résidu retient du platine, que l'eau régale concentrée dissout en se chargeant en même temps d'une notable quantité d'iridium.

Isolés, les métaux de la mine de platine possèdent des propriétés différentes suivant leur état de cohésion. Sous forme de noir, tels qu'on les obtient par la réduction d'une solution étendue de leurs chlorures à l'aide de l'acide formique, le plaline, l'iridium et le ruthénium sont légèrement solubles, et le rhodium, très facilement soluble dans l'acide sulfurique bouillant. A l'état de noir, l'iridium, le ruthénium et le rhodium sont facilement dissous par l'eau régale.

Au contact de l'air, le platine et l'iridium, obtenus par précipitation, sont solubles dans l'acide chlorhydrique concentré et chaud.

On ne saurait donc, par l'action des acides, opérer la séparation des métaux de la mine de platine.

II. — De Cimpossib'd'ué de séparer les uns des autres les métaux de la mine de platine, en précipitant le mélange de leurs chlorures à l'aide d'un excès de sel ammoniac ou de chlorure de potassium. - ^*

On sait que les chlorures des métaux de la famille plalinique forment, avec le chlorure de potassium ou avec le chlorhydrate d'ammoniaque, des sels doubles, les uns très solublcs, les autres peu solubles, ou même à peu près insolubles dans une solution saturée de ces chlorures alcalins. On admet généralement, en se fondant sur ces propriétés, qu'on peut, à l'aide de précipitations fractionnées, séparer les uns des autres les chlorures mélangés. 'u' ^l

Cette action simple ne s'observe pas dans tous les cas pour les chlorures d'un même métal, et moins encore pour un mélange de chlorures de métaux différents. Cette exception n'est pas, et il s'en faut de beaucoup, un fait caractéristique des métaux de la mine de platine. Ainsi, certains sulfates insolubles, produits au sein d'un liquide contenant un grand excès d'acide sulfurique ou d'un sulfate soluble, renferment une partie des éléments qui ont concouru à les former. Les sulfates de baryte et de plomb, etc., peuvent entraîner avec eux du sulfate ferrique, de l'azotate barytique, etc. Ces anomalies paraissent dépendre soit de l'état physique actuel de la solution qu'on précipite, soit de l'état du composé peu soluble ou insoluble qui prend naissance. Les faits observés sur les chlorures des métaux de la mine de platine rendent compte, jusqu'à un certain point, des anomalies et expliquent pourquoi on ne peut pas recourir aux précipitations complètes ou partielles, dans le but d'opérer des séparations absolues de ces métaux, et pourquoi ces précipitations ne peuvent pas être employées comme moyen rigoureux de dosage.

La plupart des chlorures des métaux plaliniques existent sous des modifications différentes et présentent, sous ces états, des propriétés différentes.

On observe le même fait pour les combinaisons qu'ils contractent avec les chlorures alcalins. Le chlorure platinique fournit des solutions d'un jaune pur, ou des solutions fortement colorées en rouge orangé. Ces solutions, suivant les circonstances, donnent, avec le sel ammoniac ou le chlorure de potassium, des chloroplatinates amorphes floconneux, ou grenus, ou cristallisés, colorés en jaune pur ou jaune de soufre ou orange. S'ils ont été produits à basse température, en versant la solution platinique diluée dans un excès de solution saturée de sel ammoniac ou de chlorure de potassium, ils sont très divisés, floconneux, d'un jaune pur, assez solubles dans leur eau mère, qu'ils colorent fortement en jaune pur. Tant qu'ils restent amorphes, ces chloroplatinates conservent leur solubilité dans les solutions saturées de sel ammoniac: ils la perdent, au contraire, dès qu'ils passent à l'état grenu, cristallin, transformation qui s'accomplit à la longue au sein de la solution des sels alcalins, ou instantanément lorsqu'on les chauffe à 100°.

La solution limpide de chloroplatinate d'ammoniaque dans le sel ammoniac se conserve très longtemps à la température ordinaire; mais, abandonnée à elle-même au contact du chloroplatinate, elle dépose lentement le sel platinique dissous, en se décolorant successivement au poilit de laisser une eau mère absolument incolore. Une température voisine de 100'^ produit le même efl'et; lorsqu'on abandonne au refroidissement lent une solution de chloroplatinate maintenue pendant quelque temps à 100% elle se décolore à mesure que la température baisse, et elle se dépouille souvent si parfaitement de ce composé, à l'état cristallisé, que l'acide suifhydrique dissous n'imprime plus la moindre coloration à l'eau mère. Il en est donc du chloroplatinate floconneux ou grenu, comme du chlorure d'argent floconneux ou grenu.

En versant, à la température ordinaire et petit à petit, une solution de sel ammoniac dans une solution de chlorure platinique, on obtient directement du chloroplatinate grenu, d'un jaune orangé, si peu soluble à froid,

dans une solution saturée de sel ammoniac, que celle-ci se colore à peine, et que l'acide sulfiiydrique n'y décèle que des traces de platine.

Le chlorure platinique contenant des chlorures de la même famille, tels que les chlorures d'iridium, de ruthénium, de rhodium, de palladium, se conduit de la même manière, c'est-à-dire suivant les conditions de sa production, il fournit des chloroplalinates floconneux, grenus, cristallisés, solubles ou à peine solublcs, ou complètement insolubles à froid dans une solution saturée de sel ammoniac; mais ces productions sont accompagnées de faits si compliqués, qu'il est impossible de les exposer d'une manière générale. Nous devons nous borner à donner quelques exemples nécessaires, du reste, pour justifier les méthodes auxquelles nous avons eu recours dans l'analyse du platine iridié soumis à notre examen.

m. — De rimpossibilité de séparer complètement le platine du rhodium^ en précipitant une solution platinique rhodifère par le sel ammoniac.

Supposons qu'on opère sur une solution d'un alliage de platine et de rhodium dans l'eau régale. En versant à froid la solution des deux chlorures dans un excès de solution de sel ammoniac, ou inversement en ajoutant du sel ammoniac à une solution platinique rhodifère, on ne parvient pas à séparer d'une manière absolue le platine du rhodium, quoique les chlorures et les chlorosels ne se correspondent ni par leur composition, u\ par leurs propriétés. De deux choses l'une : ou bien le chloroplatinate d'ammoniaque produit renferme une petite partie de rhodium, en laissant dans l'eau mère la majeure partie de ce métal avec une quantité très notable de platine, ou bien le chloroplatinate d'ammoniaque formé s'empare de tout le rhodium et abandonne une eau mère dépouillée complètement des deux métaux. On constate le premier ordre de faits lorsqu'on ajoute à froid une solution étendue de chlorure platinique rhodifère dans deux fois son volume de solution de sel ammoniac, contenant une quantité de sel ammoniac

solide, suffisant pour maintenir l'eau mère à saturation. Dans ce cas, le chloroplatinate obtenu est amorphe, l'eau mère, au sein de laquelle il s'est formé, est fortement colorée en jaune, en rose ou en rouge; elle contient à la fois du platine et du rhodium. Le chloroplatinate lavé par décantation ou sur un filtre, à l'aide d'une solution saturée de sel ammoniac, fournit des eaux de lavage dans lesquelles on peut constater la présence des deux métaux, tant que le jaune de platine n'est pas passé de la forme floconneuse à l'état grenu. Quel qu'ait été le soin pris pour laver ainsi le chloroplatinate, il retient toujours du rhodium dont la quantité dépend du rapport du rhodium au platine et de la nature du sesquichlorure de rhodium mélangé au bichlorure de platine.

On observe des faits tout autres lorsqu'on détermine la formation du chloroplatinate d'ammoniaque en versant peu à peu du sel ammoniac dans une solution de chlorure platinique rhodifère. Dans ce cas, le précipité grenu qui se produit entraîne avec lui une grande quantité de rhodium. En abandonnant l'eau mère jaune, rose ou rouge en contact avec le jaune de platine, la partie de ce chlorosel, restée en solution, en se transformant dans sa modification insoluble, entraîne avec elle une grande quantité de rhodium. Le chloroplatinate qui se dépose ainsi est coloré en jaune sale ou en jaune orangé, ou en vert pale, ou en vert très foncé, suivant l'état et la quantité de chlororhodiate d'ammoniaque fixée sur le chloroplatinate.

Nous avons trouvé deux pour 1,000 au minimum de rhodium dans le platine réduit du chloroplatinate préparé en ajoutant un volume de solution platinique rhodifère à 2 i/2 p. 100, dans deux fois son volume de solution saturée de sel ammoniac, contenant du sel en suspension en quantité suffisante pour amener l'eau mère à saturation, et en lavant ensuite soigneusement le jaune de platine avec une solution saturée de sel ammoniac. Le platine employé à cet essai contenait 0.00647 de son poids de rhodium.

En opérant inversement, le platine réduit du chloroplatinate retient.

après iiii lavage complet, jusqu'à 1 1/2 poilr iOO de rhodium. Le platine qui a fourni ce résultai contenait 0.015 de son poids de rhodium.

Dans les conditions où Ton est obligé de se placer pour précipiter le platine par le sel ammoniac, du chlororhodiate d'ammoniaque se fixe sur le chloroplatinale, et l'eau mère contient à la fois du chlororhodiate et du chloroplatinate d'ammoniaque, dont les rapports varient nécessairement suivant la quantité de rhodium contenue dans les chlorures soumis à la précipitation. Si le rapport du rhodium au platine est i/100, l'eau mère renferme de quatre à cinq fois plus de rhodium que de platine.

En somme, le sel ammoniac ne peut pas opérer une séparation absolue du platine et du rhodium en solution; on effectue un partage partiel et ce partage réalisé, il est indispensable de recourir à une seconde voie de séparation.

Ainsi que nous le disons plus loin, nous avons eu recours à l'action du bisulfate de potasse pour séparer le rhodium du platine et le platine du rhodium, retirés des chlorosels de ces métaux. Nous n'exposerons pas ici les motifs de l'emploi du bisulfate pour atteindre le but cherché, nous nous bornerons à faire connaître quelques-unes des causes qui semblent pouvoir expliquer les faits observés.

Quelques-uns des phénomènes présentés par les solutions du rhodium et du platine semblent pouvoir être attribués aux modifications qu'éprouvent les chlorosels de ces deux métaux dans des circonstances données. Ainsi on sait que les composés correspondant au sesquioxyde de rhodium sont jaunes ou rouges. Nous avons constaté que le sesquichlorure de rhodium fournit, avec le sel ammoniac, des combinaisons qui diffèrent à la fois par la couleur et par les propriétés. En effet, une solution de chlorure de rhodium dans le sel ammoniac s'est présentée sous la forme :

1" Jaune pur, facilement soluble dans un excès de sel ammoniac;

2" Rouge groseille, soluble dans un excès de sel ammoniac;

3° Rouge brunâtre, insoluble dans un excès de sel ammoniac;

4" Jaune brunâtre, insoluble dans un excès de sel ammoniac.

Ces modifications ont été obtenues à l'aide d'un môme rhodium contenant une petite quantité de platine,

La forme jaune pur soluble dans le sel ammoniac se produit lorsqu'on verse, à basse température, dans une solution de sel ammoniac contenant du sel solide en suspension, une solution diluée de sesquichlorure de rhodium platinifère.

La forme rouge soluble s'obtient en chauffant la solution jaune jusqu'à 100" et maintenant la température tant que la coloration rouge orangé augmente; par le refroidissement du liquide, il se précipite du chloroplatinate d'ammoniaque orangé, et le liquide devient rouge rose ou rouge groseille, suivant le contenu en rhodium.

La forme rouge brunâtre insoluble prend naissance lorsqu'on entrelient dans une douce ébullition une solution de sel ammoniac saturée à froid, contenant la modification rouge soluble; dès que par l'évaporation lente le liquide est arrivé à saturation, on le voit se troubler, déposer à la fois du sel ammoniac presque blanc, contenant interposé un corps solide fortement coloré en rouge brun. En maintenant suffisamment longtemps l'ébullition, on parvient à décolorer presque complètement la solution bouillante de sel ammoniac. Quand ce moment est venu, si l'on décante l'eau mère, et si, après le refroidissement du dépôt, on reprend celui-ci peu à peu par de l'eau froide, en ayant soin de maintenir toujours saturée la solution incolore qui se produit, on parvient à enlever complètement le sel ammoniac solide mélangé. La masse rouge brunâtre restante est cristalline : elle offre la même forme que le chloroplatinate d'ammoniaque pur; elle se dissout abondamment dans l'eau en la colorant fortement en rouge brunâtre, et cette solution, saturée par le sel ammoniac, se décolore complètement en déposant le composé rhodique cristallisé avec sa forme primitive.

Lorsqu'on fait bouillir une solution saturée ou non saturée de ces cristaux rouge brunâtre, la liqueur perd rapidement sa couleur rouge; elle

devient d'un jaune briindlre. Celle solution refroidie, saturée de sel ammoniac, se décolore complètement en déposant une poussière cristalline d*un jaune brunâtre, sale, représentant la même forme que le chloroplatinale d'ammoniaque.

Les modifications jaunes ou rouges, solubles ou insolubles dans le sel ammoniac, présentent d'autres propriétés qui les différencient parfaitement. Ainsi, les modifications jaune et rouge, solubles dans le sel ammoniac, se réduisent facilement par l'acide formique et n'impriment au liquide d'autre coloration que celle due au rhodium à l'état de division extrême, tandis que les modifications rouge et jaune brunâtre, insolubles dans le sel ammoniac, se réduisent avec une difficulté extrême par l'acide formique, et avant de déposer du métal réduit, elles se colorent en vert intense. Cette coloration verte persiste tant qu'il y a du rhodium en solution.

Le sulfate de rhodium jaune brunâtre, que l'on obtient en dissolvant le noir de rhodium dans l'acide sulfurique bouillant, se conduit à la réduction par l'acide formique, comme le chlororhodiate jaune brunâtre insoluble dans le sel ammoniac, c'est-à-dire qu'il se colore fortement en vert avant de déposer du rhodium métallique, et la liqueur conserve celte coloration pendant tout le temps de la réduction.

Le chlororhodiate de sodium non efflorescentj celui qui cristallise après avoir fait bouillir longtemps une solution de chlororhodiate sodique efflorcscent, résiste énergiquement à la réduction par l'acide formique; et avant de se réduire, la solution prend une couleur verte très prononcée, qu'elle conserve tant que dure la réduction qui, pour le sel sodique, est plus longue encore que pour le sel ammonique correspondant.

Le chlororhodiate sodique non efflorescent partage donc les propriétés du chlororhodiate d'ammoniaque rouge brun, insoluble dans le sel ammoniac.

Les faits que nous venons d'exposer brièvement réclament des recherches nouvelles. En supposant que l'observation ultérieure les confirme, ils permettent d'expliquer les phénomènes qui se passent lors de la précipitation

du chlorure platinique rhodifère par le sel ammoniac et comment il se fait que la réductibililé des solutions rhodifères par l'acide formique a pu être contestée.

IV. — De l'impossibilité de séparer complètement entre eux le platine, l'iridium, le ruthénium et le fer, en précipitant une solution de chlorures de ces métaux par le sel ammoniac.

Nous l'avons déjà dit, les phénomènes que présente le platine associé au rhodium, on les retrouve à des degrés plus ou moins prononcés avec les chlorosels correspondants de l'iridium, du ruthénium et du fer.

Si, en se plaçant dans l'une ou l'autre des conditions que nous avons suffisamment indiquées dans le chapitre précédent, on transforme en chlorosels d'ammoniaque :

1" Une solution contenant des bichlorures de platine et d'iridium;

2" Une solution contenant le bichlorure de platine et du sesquichlorure d'iridium ;

5" Une solution contenant du bichlorure de platine et de ruthénium;

4" Une solution contenant du bichlorure de platine et du sesquichlorure de ruthénium;

5° Une solution contenant du bichlorure de platine et du sesquichlorure de fer ;

6" Une solution contenant du bichlorure et du sesquichlorure d'iridium ;

7° Une solution contenant du bichlorure d'iridium et du sesquichlorure de ruthénium ;

Suivant qu'on a versé le mélange des chlorures métalliques dans la solution de sel ammoniac en excès, ou qu'on a précipité, petit à petit, les chlorures métalliques par le sel ammoniac en excès, il se produit :

1° Un précipité de chloroplatinate et de chloro-iridiate d'ammoniaque et une eau mère, ou colorée et contenant à la fois du platine et de l'iridium.

— noi —

ou incolore et presque complètement privée de platine et absolument privée (l'iridium;

2° Un précipité de chloroplatinale d'ammoniaque d'un jaune sale verdàtre, iridifère, malgré de nombreux lavages au sel ammoniac, et une eau mère ou fortement colorée en vert foncé et contenant à la fois du platine et de l'iridium, ou à peine colorée, mais qui finit par se décolorer complètement lorsque la (juantité de chloro-iridiale d'ammoniaque dissous n*est pas trop considérable et qu'on prolonge suffisamment son contact avec le précipité;

5" Un précipite de chloroplatinate d'ammoniaque, orange verdâtre, ruthénifère, malgré de nombreux lavages au sel ammoniac et une eau mère ou colorée en jaune, légèrement brunâtre et contenant du platine et du ruthénium, ou à peine teintée de jaune sale et privée presque complètement de platine et même de ruthénium, lorsque ce dernier métal est en quantité relativement faible par rapport au premier;

4° Un précipité de chloroplatinate d'ammoniaque d'un jaune sale, ruthénifère, malgré de longs lavages au sel ammoniac et une eau mère colorée en jaune foncé sale, contenant du platine et du ruthénium, ou jaune brunâtre, se dépouillant à la longue complètement de platine, mais retenant toujours du ruthénium lors même qu'elle a été évaporée jusqu'à siccité avec le chloroplatinate, et que le résidu a été repris par une quantité d'eau insuffisante pour dissoudre tout le sel ammoniac ;

5*^ Un précipité (le chloroplatinate d'ammoniaque d'un jaune légèrement brunâtre, ferrifère malgré des lavages prolongés au sel ammoniac, et une eau mère ou colorée en jaune ou en jaune brunâtre, contenant à la fois du platine et du fer, ou incolore et dépouillée presque complètement de platine et de fer, lorsque la quantité de ce dernier métal est très faible par rapport à la masse de jaune de platine;

G° Un précipité rougé foncé de chloro-iridiate d'ammoniaque et une eau mère fortement colorée en vert. Le chloro-iridiate d'ammoniaque mis en

digestion avec une solution de chloro-iridiate d'ammoniaque s'empare de celui-ci au point de décolorer à la longue presque complètement la solution;

7° Un précipité de chloro-iridiate d'ammoniaque ruthénifère après de longs lavages au sel ammoniac et une eau mère fortement colorée en brun et contenant de l'iridium et du ruthénium, ou en jaune légèrement brun, dépouillée d'iridium, mais conservant du ruthénium en solution, lors même qu'elle a été évaporée au bain-marie jusqu'à siccilé avec le chloroiridiate, et que le résidu a été repris par une quantité d'eau insuffisante pour dissoudre tout le sel ammoniac.

// est donc évident quen se fondant sur l'insolubilité de quelques chlorosels des métaux de la mine de platine, dans une solution saturée de sel ammoniac, on ne saurait effectuer leur séparation exacte avec des chlorosels qui sont solubles dans ce véhicule. Lorsqu'on opère dans les conditions les plus favorables, une partie des chlorosels solubles reste toujours fixée sur les chlorosels insolubles et, de plus, la solution retient à la fois une partie des deux chlorosels. Nous le répétons, ce mode de procéder ne peut être utilisé que comme moyen d'obtenir des séparations partielles et non comme moyen d'analyse exacte.

Quand on essaye d'effectuer le dédoublement des métaux contenus dans les chlorosels insolubles ou solubles, on se trouve, sauf pour la séparation du platine, du rhodium et du fer, devant des difficultés réellement insurmontables. En effet, en réduisant à basse température les chlorosels par l'hydrogène ou par l'acide formique, ou bien en les réduisant par l'alcool et une solution de soude pure, on obtient, d'une part, un mélange de métaux et d'alliage métallique, et d'autre part, un mélange de métaux et d'oxydes métalliques, que les agents que l'on fait agir sur ces mélanges ne séparent que partiellement.

Ainsi, qu'on réduise à basse température par l'hydrogène un mélange de chlorosels platinique, iridique et rulhénique, et qu'on traite ensuite au

rouge le résidu métallique par du bisulfate de potasse, de Tiridium et du ruthénium s'oxydent, entrent partiellement en dissolution dans le sel acide, en produisant, soit une solution verte, soit une solution brune. L'éponge de platine, après avoir été bien lavée pour la priver de bisulfate, traitée à l'eau régale faible, fournit, d'une part, du chlorure platinique contenant de l'iridium et du ruthénium, et d'autre part, un mélange d'oxydes d'iridium et de ruthénium insolubles dans l'eau régale faible.

Y. — De la nécessité de recourir au plomb pour opérer la séparation du platine, du rhodium et du palladium avec Ciridium.

Lors de leurs recherches sur le platine iridié, MM. H. Sainte-Claire Deville et H. Debray ont découveit qu'en dissolvant, à haute température, le platine allié à l'iridium, au rhodium, au palladium, au ruthénium, au fer et au cuivre, dans une quantité convenable de plomb, il s'effectue un partage très net des métaux platiniques. Le plomb s'allie exclusivement au platine, au rhodium, au palladium, au cuivre et à une très petite quantité de fer; l'iridium, le ruthénium et le fer s'allient entre eux en se séparant de l'alliage plombeux.

Lorsque la quantité de plomb est suffisante et que l'alliage est fait à une température convenable, le plomb sépare si parfaitement le platine, le rhodium, le palladium et le cuivre de l'iridium et du ruthénium, qu'on ne saurait découvrir, par aucun moyen connu, dans l'alliage de plomb, de platine rhodifère et palladifère, une trace d'iridium ou de ruthénium, et réciproquement dans l'alliage d'iridium et de ruthénium isolé une trace de platine ou d'autres métaux, sauf du fer.

L'expérience démontre qu'un poids de plomb décuple de celui de l'alliage platinique et qu'une température comprise entre les points de fusion de l'argent et de l'or, entretenue pendant deux à trois heures, réalisent complètement le résultat cherché.

Les métaux de la mine de platine, unis au plomb, constituent des alliages définis, dissous ou disséminés dans l'excès de plomb; du moins cette conclusion semble résulter de l'action des acides sur cet alliage. En effet, en faisant réagir successivement sur la masse métallique l'acide azotique très dilué et bouillant, on parvient à dissoudre les neuf dixièmes du plomb employé, avec tout le cuivre et le palladium. Lorsque l'action de l'acide azotique a été bien ménagée, l'azotate de plomb ne contient que de très faibles quantités de platine et de rhodium, et encore peut-on admettre que dans ce cas la dissolution du platine et du rhodium provient de l'alliage défini de platine et de plomb, et de rhodium et de plomb, alliages qui ne sont pas absolument inattaquables par l'acide azotique tant soit peu concentré.

Quand l'action de l'acide azotique dilué est épuisée, il reste un mélange formé d'un alliage de platine et de plomb, d'un alliage de rhodium et de plomb, enfin d'un alliage d'iridium, de ruthénium et de fer.

En traitant avec ménagement ce mélange par de l'eau régale diluée, l'alliage de platine et de plomb est attaqué en premier lieu; on le reconnaît à la couleur jaune pur de la solution du chlorure platinique produite. Si l'alliage attaqué par le plomb est riche en rhodium, on trouve après la dissolution du platine de larges lamelles brillantes qui se dissolvent à leur tour dans l'eau régale, en communiquant h la solution platinique déjà formée une teinte rhodique caractéristique.

Le résidu métallique insoluble dans l'eau régale fîiible se compose exclusivement d'un alliage d'iridium, de ruthénium et de fer.

La méthode suivie dans nos analyses de l'alliage du mètre pour la séparation de l'iridium et une des méthodes employées pour la séparation du ruthénium reposent sur les faits que nous venons d'exposer.

VI. — Des difpcullés qu entraîne avec lui l'emploi du plomb pour séparer l'iridium du platine, lors du dosage de ce métal et du rhodium.

On ne peul se le dissimuler, l'intervention du plomb entraîne avec elle quelques difficultés pour le dosage ultérieur des autres métaux et notamment du plaline et du rhodium; mais ces difficultés peuvent être vaincues, tandis qu'il n'existe actuellement aucune autre méthode de séparation radicale du platine et de l'iridium. Enfin, le platine et le rhodium, séparés d'une solution plombifère, peuvent retenir du plomb dont la quantité s'élève de 0.00^2 à O.OOo, et le sulfate de plomb obtenu lors de la précipitation de l'azotate et du chlorure de plomb plalinifère et rhodifère contient souvent du platine et du rhodium. Mais il existe des moyens précis pour enlever le plomb à l'éponge de platine, et le platine et le rhodium au sulfate de plomb, lors même que ce sel a été amené à l'état grenu en le chauffant à 100^

Deux traitements successifs au bisulfate de potasse de l'éponge de plaline faiblement chauffée privent ce métal du plomb qu'il retient. Dans cette attaque, le bisulfate dissout à la fois une petite quantité de platine et de plomb; mais en chauffant, après la dissolution, le sel acide au point d'en éliminer le platine dissous (ce qui s'effectue lorsqu'une partie du bisulfate est passée à l'état de sulfate neutre par suite de l'élévation de la température), le sel retient tout le plomb. Cette séparation, pour être complète, exige quelques précautions. On est certain de la réussite lorsqu'on a soin d'opérer au commencement la solution de bisulfate de potasse contenant le plomb avec une quantité d'eau chaude suffisante seulement pour produire une solution saturée. Dans ce cas, la liqueur est parfaitement limpide et tout le sulfate de plomb s'y trouve en solution.

Ce sel métallique s'en précipite seulement en mêlant de l'eau à la solution saturée de sulfate acide de potasse, condition dans laquelle il se sépare complètement.

On peut s'assurer que le second traitement au bisulfate de potasse a enlevé le sulfate de plomb retenu par l'éponge de platine, en faisant digérer à froid le platine bien lavé à l'eau, dans un excès de solution concentrée de carbonate d'ammoniaque. S'il est resté du sulfate, la solution de carbonate d'ammoniaque et les eaux de lavage du platine contiennent du sulfate d'ammoniaque, et le platine, après avoir subi un lavage prolongé à l'eau, cède à l'acide azotique dilué le carbonate de plomb qui s'est formé par la décomposition du sulfate retenu.

Quant au platine et au rhodium qui se fixent sur le sulfate de plomb existant dans les eaux mères de la précipitation par l'acide sulfurique, du nitrate et du chlorure de plomb, on peut les enlever avec facilité, en évaporant ces eaux mères jusqu'à siccité, reprenant par l'eau, recueillant le sulfate de plomb devenu insoluble sur un filtre et arrosant celui-ci avec une solution saturée de carbonate d'ammoniaque, tant qu'il se produit un dégagement d'acide carbonique. Le platine et le rhodium se dissolvent dans le carbonate ammoniacal; le plomb est transformé en carbonate qui reste sur le filtre, sauf une très petite quantité qui est entraînée avec le sulfate et le carbonate d'ammoniaque dissous.

En maintenant à vase ouvert le liquide filtré à 100" tant qu'il continue à déposer du carbonate de plomb, et en le filtrant de nouveau, on obtient en solution tout le platine et le rhodium qui s'étaient fixés sur le sulfate de plomb.

Nous nous sommes assuré que la grande masse de sulfate de plomb qui se produit lors de la précipitation par l'acide sulfurique du nitrate de plomb provenant de l'attaque de l'acide azotique dilué par l'alliage de plomb plalinifère, ne contient en quantité pondérable ni platine, ni rhodium, ni palladium, lorsque cette précipitation s'effectue à froid dans une solution suffisamment étendue et qu'on a soin de porter plus tard la masse à lOO** pour rendre le sulfate de plomb grenu et susccjjtible d'être lavé à froid.

A plusieurs reprises, nous avons cherché dans ce sulfate de plomb tous les métaux platiniques, en le transformant en carbonate de plomb. Dans aucun des essais, Teau mère n'a contenu des traces de platine ou de rhodium ou de cuivre. Nous y avons constaté des traces indosables de fer, que l'on rencontre souvent dans le plomb préparé en grand avec tous les soins possibles.

D'ailleurs, les données suivantes font voir avec quelle précision on peut séparer par le plomb le platine et l'iridium, et enlever ensuite au platine isolé le plomb employé.

Ces données sont empruntées au travail que nous avons exécuté pour la préparation du platine, de l'iridium et du platine iridié purs. Nous nous bornons à inscrire les chiffres indispensables pour les questions à élucider.

Nous avons allié à 207^' 150 de platine pur, préparé par M. I-.éonce Rommelaere, ^ù^'Oil d'iridium préparé par nous.

Après la fonte, l'alliage laminé et décapé a été refondu à trois reprises dans une flamme oxydante, pour obtenir la répartition aussi égale que possible de l'iridium et du platine. Ce résultat réalisé, on a laminé de nouveau le lingot et, après un nouveau décapage à l'acide chlorhydrique dilué et bouillant, on a prélevé :

Alliage 5!oOO

qu'on a dissous à la température do la fusion de

l'argent dans le plomb pur préparé par M,. Clément. 50.000

Après l'alliage, le culot pesait ....... 54.991

Le culot attaquée par l'acide azoti(|uo dilué d'abord, puis par l'eau régale diluée, a l:iiss<'\ d<''duction faite du poids des cendres de doux liltn s, ii-idlum. 0.499G

On a retiré :

1° Du jaune de platine lavé au sel ammoniac et obtenu à l'aide de la solution de chlorure platinique :

Platine plombifère ,...., 4.4528

— 668 -^ 2° Du jaune de platine des eaux mères du chlorure et des nitrates :

Rr

Platine rhodifère et plombifèrc 0.05325

Soit une somme de . . 4.50605

Les eaux mères ne contenaient aucune trace de cuivre ou de fer. Ces platines, après avoir été traités, à deux reprises, au bisulfate de potasse pour les dépouiller de plomb et de rhodium, ont laissé :

1° Platine du chlorure 4.44505

2° Platine des eaux mères du chlorure et des nitrates, 0.05150 3° Platine et rhodium dissous avec le plomb par le

bisulfate de potasse 0.0007G

4° Rhodium séparé du platine 0.00032

En somme, nous avons obtenu :

Iridium 0.499C0

Platine 4.49699

Rhodium 0.00032

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