ODE VIII
Allez, recueillez les suffrages, Soumettez-lui les fiers courages Des plus nobles peuples du nord.
Mais déjà Tallégresse éclate;
Il parait, il est couronné ;
n charme Taustère Sarmate
Au pied du trône prosterné :
Pour munir d*un brillant auspice
Ce choix dicté par la justice,
La Victoire y mêle la voix
D'un jeune arbitre des couronnes ' ,
Moins jaloux d'occuper des trônes.
Qu'orgueilleux de faire des rois.
Sur ces deux princes magnanimes Tout l'univers porte les yeux ; Unis par leurs exploits sublimes.
Un temps les voit victorieux...
Mais quelle soudaine disgrâce !
Charles tombe, son nom s'efface, Son pouvoir est évanoui. O conquêtes, ô sort fragile!
t Charles XII.
n anîl lém eomlbe Adiille , 11 mmit an mboe ige que hû.
QneBe perte pour Us proiBiceil QduuI la Suède pleure son roi, Polc^e , le pliu doux dn princei CesM auui de régner nir toi.
n t'en rente encor Teipcnuire^..
Sois Mm asile , heureiuc France, Bijoàr des roit dans leurs malheurs ; S'il perd ilca sujets trop tulages , Tu lui remplaces leurs hommages Dans ceux qu'il reçoit de nos cœurs.
Swiwnt 1Iue<
vit sans splendeur i
FaillaTmlable gruodcnr :
Que Bdlonc ensuite ou les ti La rSTÛscnl aux grandes am Qui la tenaient de l'équité ,
Oui, ta fiiite, injuste Tortiin
58 ODE Vin.
N'enlève rien à la vertu :
Qu'eUe abatte nne une commune, Stanidas n^est point abattu.
Sensible à sa valeur sublime , ■ Reviens et répare ton crime; I " Le âel t*en ouvre les chemins :
De soi^jjiéroïque famille Dans le sein d'une auguste fille jétemise les destins.
Ainsi, par d*heareux avantages, I/flang des héros Jagellons
J^a couler pendftnt tous lés âges, Joint au sang des héros Bourbons :
*Cette source illustre et féconde DonneA des vainqueurs au monde.
Et des maîtres à nos neveux; Et les souverains de la France Compt«font avec complaisance islas entre leurs aïeux.
^Ms
Nymphe, dont les flots tributaires Aiment à couler sous ses lois , Redis aux Nymphes étrangères Son nom , ses grâces, ses exploits;