DU ROL
k CiOMPAGKE des Bourbons /brillante Renommée ,
' Toi qui viens annoncer la gloire de mon roi ,
Soufire , d^ns ce beau jour, qu'àla France charmé
Je Tannonce avec toL
•*■ * Tons mes vœux sont remplis, tnm^ouvxeslabarrièn
Ta lumière immortelle a pénétré mes sens,..
Et des cieux, avec toi, je franchis la carrière
T ' Jl^» Sur les ailes des vents.
Des Vives de la Seine aux campagnes de l'Ebre, Des Alpes à TEscaut, et du Rhin aux deux mers , Je voû ces champs heureux , cet empire célèbre, L'honnear de Tunivers.»
SUR LA CONVALESCENCE DU ROI. 6i
Tu parles; je les vois ces fidèles provinees S'attendrir, s'embellir à son brillant récit; F&r-tout du plus grand roi , du plus chéri des princes L'heureux nom retentit
« Qu'il règne ! que tout cède à la présence auguste « D'un roi forcé de vaincre, et d'instruire les temps « Qu^il aurait pu passer du trône d*un roi juste « Au char des conquérants !
«Moins sensible au renom que lui fait la victoire, « Qu'au repos des humains , au bien de ses sujets, « Du deslin des vainqueurs il ne veut que la gloire « D'arbilre de la paix.
« Qu'il vive ! que son règne et célèbre et paisible « Passe rage et l'édat des règnes les plus beaux , « Ainsi que sa sagesse et son cœur né sensible « Surpassent les héros ! »
A ces VŒUX redoublés, que cent concerts secondent , Le vaste sein des airs répond de toutes parts, Et du fond des forêts les cavernes répondent A l'airain des remparts.
Quel pompeux appareil et de jeux et de fêtes!
Les arts, peuple brillaut, senent tous tes désirs; Ta vaillance commaude au destin des couquétes. Et ton goût aux plaisirs.
O ciel ! quel changement ! Nymphe immortelle, arrête Quel coup de foudre annonce un orage imprévu ! Tes rayons sont éteints; tout cède à la tempête : Le jour a disparu.
Aux acclamations des fêtes renaissantes Quel silence profond fait succéder Thorreur ! Il cesse; le tumulte et des voix gémissantes Redoublent la terreur.
Quelque fléau subit frappe-t-il la patrie?
Le cri de sa douleur s'élève dans les airs, Tel qu'il part d'un vaisseau que les vents en furie Tont pkMiger dans les mers.
Une faible lueur a percé les ténèbres :
Quel spectacle ! quel deuil, citoyens et guerriers ! Tout gémit, tout frissonne, et des ombres funèbres Entourent nos lauriers.
Quel sombre égarement! où court ce peuple eu larmes Que vois-je ! un tombeau s'ouvre ; ô douleur ! je frémis