ODE X
Tu répands sur ses yeux tes songes favoris,
Écartant ces songes funèbres
Qui, parmi TefiBroi des ténèbres, Yont réveiller les grands sous les riches lambris.
C'est pour ce bonheur légitime
Que le modeste Abdolonyme N'acceptait qu'à regret le sceptre de Sidon;
Plus libre dans un sort champêtre ,
Et plus heureux qu'il ne sut l'être Sur le trône éclatant des aïeux de Didon.
G*est par ces vertus pacifiques,
Par ces plaisirs philosophiques, Que tu sais, cher "R.*** , remplir d'utiles jours
Dans ce Tivoli solitaire,
Où le Cher de son onde claire Vient à l'aimable Loire astoder le cours.
Fidèle à ce sage système ,
Là, dans l'étude de toi-même , Chaque soleil te voit occuper tes loisirs :
Dans le brillant fr%cas du monde,
Ton nom , ta probité profonde T'eût donné plus d'éclat , mais moins de vrais plaisirs.
A VIRGILE