‹ Œuvres complètesChapitre 6 sur 73 · DE SAINT-AIGNAN · texte numérisé non relu

DE SAINT-AIGNAN

AtnhtfWid—f de France à Rome.

Qnrm ces bois, Muse bergère.

Yole vers ime aimable cour :

Tu n*y seras point étrangère, Tes sœurs habitent ce séjour.

Leur art divin dans les beaux âges

Charmait les.plus fiers conquérants :

n est encorFamour des sages; Mais il n*est plus Tamour des grands.

Art chéri , si Plutus t'exile, Si les cours ignorent ton prix,

De les beautés vbître j«>te.

Des doDlns tsiIcs iTAani Mteème fat le prolectenr; ' Hais de lem xiblâaBhuBi

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L'ami des diuitm de b Seiae l'oit dooi OD écUt égil Ad pbùir d'être loar Hécène Le laieDt d'iirc knr linL

Td uii. Hue, de qDdlepwe

A M. LE DUC DE S.-AIG5AN. si

Gamme eux il oAre k tageite Sous les attraits de reajoàment

Oaeras-tu de ta muietle

Lui répéter les simples airs ?

Ose; fa candeur, ta hoalette, «

Excusent tes fiubles cooeats.

On fa dit sooi qael titre iHoitre Le Tage autrefois ratura ; A dessoeeès d*an plus grand lustre Bientôt le Tibre applaudira.

SurleseampagnesdeNepCoDe ^

Tu Terras partir ton béros.

Si tu peux, atm être importone,

Ose lui parler en ces mots: #

Digne fils d*nn aimable père , Héritier de ses agréments, Imitateur d*un sage firère ', Héritier de ses sentiments ;

I M. 1« doc de BMarilUen, ^oaTemear des docW» d*^ oargogne , d'Aojon et de " '

22 ODE IIL

Chargé des droits de la oouronne , Allez , montrez dans cet emploi Que , sans être né sur le trône, On peut penser et vivre en roî.

Quand votre esprit tranquille et Ubte Se permettra qudques loisirs , Aux beaux lieux que baigne le libre Je vois quels seront vos plaisirs.

Aux beaux vers toujours fiiTorable , Toujours sensible aux tendres arts, Tous ramènerez Tâge aimable Qu'ils durent aux premiers Césars.

On n'y voit plus leur cour antique SéjoujLdes héros de Phébos :

C'est encor Rome magnifique, Mais Rome savante n'est plus.

De tant de sublimes génies Il ne reste chez leurs neveux Que les chants où leurs symphonies Charmèrent Toreille des Dieux.

Vous chérirez celte contrée,

A M. LE DUC DE S.-AIGNAN. a3

Et les précieux monuments Où leur mémoire consacrée Sundt à la suite des temps.

Là de Méoandre , autre Lélie, Reprenant l'antique pinceau , Vous tracerez Tart de Thalie A quelque Térence nouveau.

Vous aimerez ces doux asiles , Ces bois où le chant renommé Des Ovides et des Yirgiles Attirait Auguste charmé.

Dans ces solitudes chéries De la brillante antiquité Des poétiques rêveries Tous chercherez la volupté.

De Tibur vous verrez des traces; Et sur ce rivage charmant Vous vous direz : Ici les grâces De Glycère inspiraient l'amant ;

lÀ du luth galant de Catulle

Lesbie animait les doux sons ; Ici Properce, ici TibuUe, Soupiraient de tendres chansons.

Aux tombeaux de ces morts célèbres Vénus répand enoor des pleurs ; L'Amour sur leurs urnes funèbres Attend encor leurs sucoessenrs.

Il garde leurs Ijrres muettes , Qu'aucun mortel n'ose toodxer , Et leurs hautbois et leurs trompettes Que l'on ne sait plus emboudier.

Près de la flûte de Pétrarque Il garde ce brillant flambeau Qui sauva des nuits de la Parque Les conquérants du saint tombeau.

Muses, Amour, sériiez tos larmes; Bientôt dans ces lieux enchantés Vous Terrez revivre les charmes De vos disdples regrettés.

Tivoli, Blanduse, Albuoée,

dÈm^à

A M. LE DUC D£ S.-AIGHAN.

Non» imiDOtteb, Mcré i^our.

Sur lalre rive fbrtuiwe

De n'entendre plui m* Orpfaéa, Dieux de ces bordi, c Un bnari d» iotut fia

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