AVANT-PROPOS
ter qu'aux mécliants; celte opinion est d'ailleurs combattue par la fin de ce même avant. propos ou l'on n'annonce que des Caractères vicieux; et il n'est pas à croife que s'il en avoit existé de vertueux, ceux qui nous ont transmis cet ouvrage en auroient fait le triage pour les omettre. Nous voyons aussi par un passage d'HerniOf;ène , De formis orationis (lib. Il, cap. i), que l'épithète »,9ixol,(lue Diogène Laërce et Suidas donnent aux Caractères de Théoplirasle, s'applique spécialement aux caractères vicieux; car cet auteur dit qu'on appelle particulièrement de ce nom les gourmands, les peureux, les avares et des caractères semblables.
Au lieu dej. 11 semble, etc. • . il faut traduire : «J'ai cru «devoir écrire sur les moeurs des uns et de.< autres, je vais « te présenter une suite des différents Caractères que por- « tent les derniers, et t'exposer les principe» de leur con- «duite. J'espère, etc. » Après avoir composé beaucoup d'ouvrages de morale qui traitoient surCout des vertus, notre philosophe veut aussi traiter des vices. Du reste, la tournure particulière de cette phrase semble avoir pour objet de distinguer ces tableaux des satires personnelles.
(5) Plus littéralement ; «J'espère, mon cher Polyclès, que « nos enfants en deviendront meilleurs, si je leur laisse de « pareils écrits qui puissent leur servir d'exemple et de « guide pour choisir le commerce et la société des hommes « les plus parfaits, afin de ne point leur rester inférieurs. » C'est ainsi que Uion Chrvsoslome dit dans le discours qui ne contient que les trois Caractères vicieux que j'ai joints à la fin de ce volume : «J'ai voulu fournir des images et «des exemples pour détourner du vice, de la séduction et • des mauvais désirs, et pour in«pirer aux hommes l'amour « de la vertu et le goût d'uue meilleure vie. •
LES CARACTÈRES