DE L'IMPERTINENT
ressant ouvraffe donne des éclaircissements suffisants aux pens du monde, et fournit aux savants des citations pour des recherches ultérieures.
(3) Premières Bacchanales qui se célébroient dans la ville. {Noie de La Bruyère] La Bruyère appelle cette fête de Bacclius la première, pour la distinguer de celle de la campafjne, dont il sera question plus bas. Elle étoit appelée orAinairevneniles grandes Dionysiaques, ou bien les Bacchanales par excellence; car elle étoit beaucoup plus brillante que celle de la campagne , où il n'y avoit point d'étrangers, parce qu'elle étoit célébrée en hiver. (Voyez le scoliaste d'Aristophane ad Acliarn., v. 201 et 503, et le chapitre -XXIV du Voya/je du jeune Anacharsis.)
Pendant l'hiver, les vaisseaux des anciens éloient tirés à terre et placés sous des hangars; on les lançoit de nouveau à la mer au printemps : Trahuntqtie siccas machinœ carinas, dit Horace en faisant le tableau de cette saison, liv. I, ode IV.
(4) Les mystères de Cérès se célébroient la nuit, et il y avoit une émulation entre les Athéniens .i qui apporleroit une plus grande torche. [Noie de La Bruyère.) Ces torches étoit allumées en mémoire de celles dont Gérés éclaira sa course nocturne en cherchant Proserpinc ravie par l'Iuton. Pausanias nous apprend , livre 1, chapitre il, que dans le temple de Cérès à Athènes il avoit une statue de Baechu.s portant une torche ; et l'on voit souvent des torches représentées dans les bas-reliefs ou autres monuments anciens qui retracent des cérémonies religieuses. (Voyez le Musée du Capilole, tome IV. planche 67, et le Musen Pio Clem., tome V, planche 80.) Dans les grandes Dionysiaques d'Athènes, on en plaçoit sur les toits; et dans les Saturnales de Kome, on en érigeoit devant les maisons : il en étoit