‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 23 sur 115 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Il semble que la rusticité n'est autre chose qu'une ignorance grossière des bienséances. L'on voit en effet des gens rustiques et sans réflexion sortir un jour de médecine (1), et se trouver en cet état dans un lieu public parmi le monde; ne pas faire la différence de l'odeur forte du thym ou de la marjolaine d'avec les parfums les plus délicieux; être chaussés large et grossièrement; parler haut, et ne pouvoir se réduire à un ton de voix modéré; ne se pas fier à leurs amis sur les moindres affaires, pendant qu'ils s'en entretiennent avec leurs domestiques, jusques à rendre compte à leurs moindres valets (2) de ce qui aura été dit dans une assemblée publique. On les voit assis, leur robe relevée jusqu aux genoux et d'une manière indécente. 11 ne leur arrive pas en tome leur vie de rien admirer, ni de paroîlre surpris des choses les plus exlraor- ■linaires que l'on rencontre sur les chemins (3); mais si c'est un bipuf , un âne , ou ini vieux bouc, alors ils s'arrêtent et ne se lassent point de les contempler. Si quelquefois ils entrent dans leur oui-

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