DE L'EPARGNE SORDIDE
que les membres d'une même curie, c'est-à-dire de la troisième partie de l'une des dix tribus, faisoient r(-(jub'èrenient ensemble, soit chez un des membres de cette association, soit dans des maisons publiques destinées à cet usage. (Voyez la note de M. Coray sur le ch. i de cet ouvrage ; Pollux, liv. YI , segm. 7 et 8 ; et Anacharsis, chapitres XXVI et LVi.)
(4) Les Grecs commencoient par ces offrandes leurs repas publics. [Note de La Bruyère.) Les anciens regardoient en général comme une impiété de manger ou de boire sans avoir offert des prémices ou des libations à Cérès ou à Bacchus. Mais il doit y avoir quelque raison particulière pour laquelle ici les prémices sont adressées à Diane; et c'étoit peut-être l'usage des repas de curies, puisqu'on sacrifioit aussi à cette déesse en inscrivant les enfants dans ce corps, et cela au moment où on leur coupoit les cheveux. (Voyez IIesychils. in voce Ktireotis.) M. Barthélémy me paroit avoir fait une application trop générale de ce passage dans son chapitre xxv du Voyage du jeune Anacharsis.
(5) Je crois qu'il faut préférer la leçon suivie par Politien , qui traduit « Un peigne ». Voyez Suidas, cité par Needham.
(6) « Une datte. ■ ^
(7) La Bruyère a rendu ce passage fort inexactement. Il faut traduire : « S'il traite les citoyens de sa bourgade, il « coui'ora par petits morceaux les viandes qu'il leur sert. » Les bourgades étoient une autre divis'on de l'Attique que celle eu tribus; il y en avoit cent soixante-quatorze. Les repas communs de ces différentes associations étoient
108 Dli L'El'Ar.GNE SOUDIDIC.
d'ol)li(;ation, et les collectes pour en faire les frais étoient ordonnées par les lois. Il paroit par ce passage et par le chapitre suivant, note 14, que, dans ces festins, celui chez lequel ou au nom duquel ils se donnoient étoit charîjc de l'achat et de la distribution des aliments, mais qu'il étoit surveillé de près par les convives.
(8) Une sorte d'herbe. (.Vo^e de La Bruyère.)
(9) Elle empêche les viandes de se corrompre, ainsi que le thym et le laurier. [Note de La Bruyère.)
(10) Faits de farine et de miel, et qui servoient aux sacrifices. (-Vo/e de La Bruyère.)
(11) Des bandelettes pour la victime, faites de fils de aine non tissus, et réunis seulement par des nœuds de
dislance en distance.
(12) Au lien de laine, Théophraste nomme ici encore une espèce de çàtcnux ou de farine qui servoient aux sacrifices; et plus haut il parle de mèches, mot que La Bruyère a omis, ou qu'il a voulu e.vprimer ici.
(13) Voyez sur l'usaje de se frotter d'huile, le Caractère V, page 81, note 4.
(14) " Ils se font raser jusqu'à la peau. » Voyez Caractère IV, page 77. note 9.
(15) Parce que dans cette partie du jour le froid en toute saison étoit supportable. {.\ote de Lu Bruyère.) 11 nie semble que lorsqu'il s'agit d'Athènes il faut penser plutôt aux inconvénients de la chaleur qu'.i ceux du troid; afin que la sueur n'use pas ses souliers.
DE L'EI'AUGNE SOIlDIUE. 109
(16) C'étoit aussi parce que cet apprêt avec delà craie, comme le pire de tous, et qui rendoit les étoffes dures et grossières , étoit celui qui coùtoit le moins. [Note de La Bruyère.) Il n'est question dans le grec ni de craie ni de laine, mais de terre à foulon, et d'un habit à faire blanchir. (Voyez les notes de M. Coray.) M. Barthélémy observe, dans son chapitre xx , que le bas peuple d'Athènes étoit vêtu d'un drap qui n'avoit reçu aucune teinture, et qu'on pouvolt reblancliir, tandis que les riches préféroient des draps de couleur.
V\ AAA/\ aA AAA/\ A/VU^ A/VV\ A/\ oAnyV ruv\AAA/\/VrU^ riA AAAA AAAAA^' /1