DE LA PELR. OU DU DEFALT DE COURAGE
(1; Le grec dit ; • Sur mer, il prend des promontoires « pour des galères de pirates. »
(2) Les anciens navigeoient rarement avec ceux qui passoient pour impies; et ils se faisoient initier avant de partir, c'est-à-dire instruire des mystères de qnelque divinité, pour se la rendre propice dans leurs voyages. (Voyez le cliap. xvi, De la Superstition. La Bruyère.)
Les mystères dont il s'agit ici sont ou ceux d'Eleusis, dans lesquels, d'après la religion populaire des Grecs, tout le monde devoit être initie; ou bien ceux de Samothrace , qui étoient censés avoir la vertu particulière de préserver leurs initiés des naufrages.
f3) Ils consultoient les dieux par les sacrifices, ou par les augures, c'est-à-dire par le vol, le chant et le manger des oiseaux, et encore par les entrailles des bêtes. [Note de La Bruyère.) Le grec porte : « Il lui demande ce qu'il « pense du dieu; » et je crois avec Fischer et Coray que cela veut dire • ce qu'il présume de l'état du ciel. „ Jupiter, ou le dieu par excellence , présidoit surtout aux révolulions de l'atmosphère. On peut même observer en général que la météorologie paroît avoir été la base primitive ou du moins la première oc<-asion de la religion des Grecs. C'est ce qui devoit arriver dans un pays entrecoupé par des montagnes et entouré de la mer. Les religions antiques des grands continents ouverts et plats dévoient au contraire être fondées principalement sur l'astronomie. Des traditions historiques se sont ensuite confondues avec les sentiments vagues de crainte, de reconnoissance et d'admiration que produisoient les révolutions de la nature. Des allégories et des idées morales y ont été jointes