‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 72 sur 115 · DE LA MEDISANCE · texte numérisé non relu

DE LA MEDISANCE

esquelles on peut voir le chapitre x, note 7. C'étoil là que »e faisoit la première inscription. (Voyez Démostliènes , Pro Cor., page 314.)

(3) Cela est dit par dérision des Thraciennes , qui venoient dans la Grèce pour être servantes, et quelque chose de pis. {Note de La Bruyère.) M. Barthélémy, qui a imité ce Caractère dans le chapitre xxviii du Voyage du jeune Anacharsis, fait dire au médisant : « Sa mère est de

«Thrace, et sans doute d'une illustre origine; car les « femmes qui viennent de ce pays éloigné ont autant de « prétentions àlanaissance que de facilité dansles mœurs. ■ Le manuscrit du Vatican ajoute : « Et cette chère maîtresse « s'appelle Krinncorax, " nom dont la composition bizarre pouvoit faire rire aux dépens de cette femme : il signifie corbeau de fleur de lis.

(4) C'est le traducteur qui a ajouté cette transition ; et le manuscrit du Vatican indique clairement qu'il faut commencer ici un nouveau trait, et traduire : « 11 dit mé- « chamment à quelqu'un : Ah I je connois bien les femmes « dont tu me parles , et sur lesquelles tu te trompes fort ; « ce sont de celles qui épient sur les grands chemins, etc. » Le même manuscrit fait ensuite une autre addition fort obscure, et qui exige plusieurs corrections ; on peut la traduire : « Celle-ci est surtout très-habile au métier ; et « ce que je vous dis des auties n'est pas un conte en l'air : « elles se prostituent dans les rues, sont toujours à la

• poursuite des hommes, et ouvrent elles-mêmes la porte

• de leur maison. " Ce dernier trait a déjà été cité comme une rusticité de la part d'un homme ; mais c'étoit sans doute un signe de prostitution dans une femme, qui devoit rester dans l'intérieur de son gynécée, et n'en sortir que bien accompagnée.

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