CHAPITRE III
DES Fr. MMES.
1. Les hommes e! les femmes conviennent rarement sur le mérilc dune femme : leurs intrréls sont trop (lil'fercnls. Les femmes ne se plaisent point les unes aux autres par les mêmes agréments qu'elles plaisent aux hommes : mille manières, qui allument clans ceux-ci les grandes passions, forment entre elles l'aversion et l'antipathie.
2. Il y a dans queli|ues femmes une grandeur artificielle attachée au mouvement des yeux, à un air de tète, aux façons de marcher, et qui ne va pas plus loin; un esprit éblouissant qui impose, et que l'on n'estime que parce qu'il n'est pas ap])rofondi. Il y a dans quehjues autres une grandeur simple, naturelle, indépendante du geste et de la démarche, qui a sa source dans le cœur, et qui est comme une suite de leur haute naissance; un mérite paisible, mais solide, accompagné de mille vertus qu'elles ne peuvent couvrir de toute leur modestie, qui échappent, et qui se montrent à ceux qui ont des yeux.