Le texte ajoute qu'il « la donne à sou esclave
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lui-même de loin le commencement du combat, et que quelques hommes aient paru tomber à ses yeux, alors feignant que la })i'écij)itaiion et le tunuilte lui ont fait oublier ses armes, il court les quérir dans sa tente, où il cache son épée sous le chevet de son lit, et emploie beaucoup de temps à la chercher pendant que d'un autre côté son valet va par ses ordres savoir des nouvelles des ennemis, observer rjnelle route iLs ont prise et où en sont les (iffidres; et dès qu'il voit apporter au camp quelqu'un tout sanglant d'une blessure qu'il a reçue, il accourt vers lui, le console et l'encourage, étanche le sang qui coule de sa plaie, chasse les mouches qui Tinq^ortunent, ne lui refuse aucun secours, et se mêle de tout, excepté de combattre. Si, pendant le temps qu'il est dans la chambre * du malade, qiiil ne perd ptis de vue, il entend la trompette qui sonne la charge : « Ah ! dit-il avec imprérationy puisses-tu être pendu, maudit sonneur qui cornes incessajmnenf, et fais un bruit enragé qui empêche ce pauvre homrne de dormir! » Il arrive môme que, tout plein d'un sang qui n'est pas le sien, mais qui a rejailli sur lui de la plaie du blessé, il fait accroire à ceux ([ui reviennent du combat qu'il a couru un grand risque de sa vie pour sauver celle de son ami; il conduit vers lui ceux qui y prennent intérêt, ou comme ses parents, ou parce qu'ils sont d'un même pays -, et là // ne rougit pas de leur raconter quand et de quelle manière il a tiré cet honvne des ennemis et l'a apporté dans sa tente ^.
\. Il faut eniendro « la tente ».