CARACTÈRES DE LA BRUYÈRE
Abbayes. Prodiguées, I, 347. — Contraste qu'elles offrent, ibid.
Abbés. Ce qu'ils étoient et ce qu ils sont, II, 222.
Achille. Jetez-moi clans les troupes comme simple soldat, je suis Thersite : mettez-moi à la tête d'une armée dont j'aie à répondre à toute l'Europe, je suis xVchille, II, 19,
Actions. Le motif seul en fait le mérite, I, 255, — Les meilleures s'altèrent et s'affoiblissent par la manière dont on les fait, II, 21.
Adversités. Belles et inutiles raisons qu'elles font étaler, I, 327. — Quelquefois plus fortes que la raison et que la nature, ibid.
Affaire. Celle qui se rend facile devient suspecte. Il, 74.
356 TABLE ANALYTIOUE
Affectation. Est souvent une suite de l'oisiveté ou de l'indifférence, II, 124.
Affliction. On ne sort guère d'une grande affliction que par foiblesse ou par légèreté, I, 292. — Celle qui vient de la perte des biens est seule durable,
Age. Cbaque âge regretté, II, 80. — Les trois pbases de la vie liumaine, 81.
Aigreur. Ses effets sur nos jugements, II, 168.
Aimer. L'on n'aime bien qu'une fois, c'est la première, I, 288. — L'on n'est pas plus maître de toujours aimer, (ju'on ne l'a été de ne pas aimer, 202. — Cesser d'aimer, preuve sensible que le cœur a ses limites, ibid. — C'est foiblesse que d'aimer; c'est souvent une autre foiblesse que de guérir, ibid. — Si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu'éperdument , ibid. — Ou aime de plus en plus ceux à qui l'on fait du bien, 298.
Air. L'air spirituel fait la beauté de Ihomme, II, 147.
Alexandui:, Bien jeune pour la conquête du monde, II, 174.
Ambitieux. L'esclave n'a qu'un maître : l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune , I, 419.
Ambition. Ou en rougit comme d'une foiblesse. On n'en guérit point, 1,300. — Suspend toutes les autres passions , 355.
Ame. Bassesse de quelques-unes, I, 358. — Il en est de grandes et nobles, ibid. — Ses différents
DES CARACTÈRES DE LA RRUYÈRE. 357 vices, II, 59, 60. — Une grande âme seroii invulnérable si elle ne souffroit par la compassion , 94. — Combien d'âmes foibles sans de grands défauts, 128. — On oublie qu'on a une âme, 172.
Amis. Ne regarder en eux que la verlu qui nous y attache, I, 245. — On doit les cultiver dans leur disgrâce comme dans leur prospérité, ibid. — C'est assez pour soi d'un 6dèle ami, 295. — C'est beaucoup de l'avoir rencontré , ibid. — On ne peut en avoir trop pour le service des autres, ibid. — Des amis et des ennemis; comment on doit vivre avec eux, ibid. — Il est pénible de les cultiver par intérêt; c'est solliciter, 296. — C'est beaucoup tirer de notre ami, si, monté à une grande faveur, il est encore de notre connoissance, 399.
Amitié. Il y a un goût dans la pure amitié où ne peuvent atteindre ceux qui sont nés médiocres , I, 264. — Elle peut subsister entre gens de sexe différent, exemple même de grossièreté, ibid. — Parallèle de l'amour et de l'amitié, ibid et suiv.
— Il n'y a pas si loin de la haine à l'amitié que de l'antipathie, 290. — On lui confie un secret;, il échappe dans l'amour, ibid. — On ne peut aller loin dans l'amitié sans une indidgence réciproque pour nos petits défauts, 326. — Est ce qu'il y a au monde de meilleur, 424.
Amour. Comparé ù l'amitié, I, 264. — Celui qui naît subitement est le plus long à guérir, ibid.
— Le temps laffoiblit, ibid. — L'amour et l'ami-
tic s'excluent l'un l'autre, 288. — Tant qu'il chirc il subsiste de lui-même et quelquefois par les choses qui semblent le devoir éteindre, ibid. — Les amours meurent par le dégoût et l'oubli les enterre, 292.
Amyot. Jugement sur ses écrits, I, 221.
Anciens. On se nouirit de leurs écrits, on les presse, on en tire le plus qu'on peut, on en renfle ses ouvrages, et quand on est auteur, on s'élève contre eux, on les maltraite, ï, 207.
Antithèse. Sa définition, I, 231. — Les jeunes ffcns sont éblouis de son éclat et s'en servent, 232.
Apôtre. Quand on ne seroit pendant sa vie que l'apôtre d'un seul homme, ce ne seroit pas être en vain sui- la terre, II, 287.
Approbation. Motifs secrets de notre approbation, II, 161.
Arrotjcint. Ce qui le caractérise, II, 152.
Art. Il y a dans lart un point de perfectfon , comme de bonté et de maturité dans la nature, I, 205. — Exceller dans son art et lui donner toute la perfection dont il est capable, c'est s'égaler à ce qu'il y a de plus noble et de plus relevé, 245, 246.
Athéisme. L'athéisme n'est point, II , 279.
Austérité. Elle effarouche les jeunes gens, II, 147.
Auteur. Il faut plus que de l'esprit pour être auteur, I, 203. — Tout l'esprit d'un auteur consiste à bien définir et à bien peindre, 206. — Pille souvent les anciens et les maltraite, 207. — Doit
DES C A R A C T î: I\ E S D E L A B R V Y ÈRE. 369 recevoir avec une égale niodcstie les éloges et la critique que l'on fait de ses ouvrages, 208. — Cherche vainement à se faire admirer par son ouvrage. Les personnes d'esprit ailmirent peu, elles approuvent, 217. — Modèles que doit suivre uu auteur né copiste, 236.
Avantages. On est prompt à connoîlre les siens, et lent à pénétrer ses défauts, II, 95.
Avare. Dépense plus mort, en un seul jour, qu'il ne faisoit vivant en dix années, l, 3fiO. — Sa inanière de vivre, II, 107.
Avarice. Est commode aux vieillards, à qui il faut une passion, parce qu'ils sont hommes. II, 108.
Avenir. Le présent est pour les riches, et l'avenir pour les vertueux et les habiles, I, 257.
Avocat. Doit avoir un riche fonds et de grandes ressources, II, 269. — Parallèle entre l'éloquence du barreau et l'éloquence de la chaire, 270.
Badiner. Difficulté de le faire avec grâce, 1 , 302. Balzac. Jugement sur ses Lettres, I, 217. Barbares. Tous les étrangers ne le sont pas, II, 141. — Nous le sommes pour certains peuples, ibid. Bassesse et Orgueil. Ont le même fond, 1,357, 358. Butir. Où conduit l'exagération de ce goût, II, 194.
3(50 TABLE ANALYTIOUK
Beauté. Plus rccllc que ragrcuiciit. S;i puissance et son ascendant, 1, 260.
Bien, Biens. Divers degrés de mérite à faire le bien, T, 256. — Manières diffcienles de souhaiter son bien, 296. — Élraiige partage des biens , 345, 346. — Ils s'annoncent sur la mine, 336. — Leur perle seule affection durable, 364. — Ceux désirés avec le plus d'emportement ne satisfont pas, II, 77. — Les solides biens, les grands biens , les seuls biens, on les possède sans y faire attention, 173. — IManière de faire valoir son bien, 231.
BoiLEAU. Voyez Despréaux.
Bonheur. INous le cherchons hors de nous et ilans l'opinion , II, 92. — Peu s'en faut que le crime heureux ne soit loué, et que le bonheur ne tienne lieu de toutes les vertus, 176.
Bonté. Ce qui la caractérise , I, 2~)6. — Est préférable à tout , 402.
BossuET. Quel besoin a Trophime (Bossuct) d'être cardinal? I, 246. — Jugement sur cet orateur, II, 26S.
BouRDALOUi:. JNIaîlre de l'éloijucncc de la chaire, il rappelle Cicéron et Démosthène. 11 a eu aussi le destin de ces grands modèles en laissant après lui de mauvaises copies, II, 268.
Bourgeois de Paris. Son luxe comparé à la simplicité de ses ancêtres, I, 386, 389.
Brelans et Brelandiers, I, 363.
Brouilleries. SouNcnt le résultat d'une bagatelle, 1,323.
DES CARACTERES DE f,A BRUYERE. 361 Brouillés (geiis). Difficullc de vivre avec eux,
I, 2:20. — Recevoir leurs confidences, c'est ne
pas sortir de raiidieiice, ibid.
Brus et Belles-mères. Leur mésintelligence, I, 322.
Cabale. Nuisible aux talents, I, 224. — Livres faits par gens de cabale, promplcmcnt oublies, 233. — Difficulté , de parvenir sans cabale , 23D. — L'on peut être au-dessus et s'en passer, 427. — D'ovi naissent les cabales, II, 129.
Campagne. Ses avantages, li, 175.
Caprice. Chez les femmes , I , 261. — Dans les jugements, II, 133.
Caquets. Dans une petite ville, I, 325.
Caractère. Un caractère bien fade, est celui de n'en avoir aucun, I, 303. — IVe pouvoir supporter les mauvais caractères n'est pas d'un bon , 320. — Diseurs de bons mots, mauvais caractère , 423.
(Caractères ou Portraits. De Zdile, ou l'auteur jaloux , I, 209. — De Zélotès , ou l'approbateuitardif, 210. — D'Antliime , ou le censeur partial, 211. — D'Arsène , ou l'admirateur de luimême , ibid. — De Thcocrine , ou l'auteur personnel, 212. — De Capys, ou le juge du beau style, 21 5.-- D'Ec/ésippe, ou l'incapable; Ihomme
propre à tout, c'est-à-dire propre ù rien, 240. De Crassus, ou le père malavisé, 244. — De Philcmon, ou le fat soniplueux, 246. — D'jEmile, ou riiomme de guerre accompli, 249. — \)cMopse, ou l'indiscret, 252. — De Celse , ou l'homme agite, ibid. — De Ménippe , ou l'oiseau paré de divers plumages, 253. — De Lise, ou la coquette, 260. — De Roscius (Baron) et des hommes j)ublics , 265 et suiv. — De Lise , ou la moqueuse , 276. — De Glycere, ou l'épouse infidèle, 279. — D'Emire, ou celle qui se croit insensible, 283.
— De Drcmce, ou le courtisan familier, 299. — D'Acis, ou le diseur de pliébiis, 305. — D'Arrias, ou Ihomme universel, 307. — De Théodecte, ou le fat insolent, 309. — De Tro'ile , ou le parasite despote, 310. — D'Eutiphron, ou le riche égoïste, 315. — De Cléanle et de sa femme, ou les mérites
incompatibles, 321. — De G (Vedeau de (hain-
tnont, conseiller au Pailcment) et // {tVlIervc,
doyen du Parlement), ou les voisins de campagne, 323. — De Tluobalde, ou le bel esprit vieilli, 328. — LVlIermarjoias, ou le pédant érudit, 331.
— De Cydias, ou le pédant bel esprit, 333. — De Nicandie, ou le veuf qui veut se remarier, 336. — De Clitiphon , ou limporlant, 340. — De Sosie, Arfure, Crésiis, Champagne, Sylvain, Dorus, Périandie, Clirysippe, Ergasle, ou les parvenus, 342 à 348. — De Crilon, ou l'homme cupide, 3^'i8. — De Brontin, ou le faux dévot, ibid. — De Chvysante et d'Eugène, ou l'antipathie de
DES CARACTERES DE LA BRUYERE. 363 l'opulence et du mérite, 356. — B'Oronte, ou le mariage d'argent, 359. — De Clcarque, ou celui qui n'a pas d'héritiers, 360. — T>e Zénobie, reine de Palmyre, oulinsolcuce du parvenu, 364-366.
— De Giton, ou le riche, 367. — De Phidon, ou le pauvre, 368. — Des Ciispins et des Satinions, ou les gens de robe imitant les gens de cour, 376. — De Narcisse, ou Ihomme méthodique, 380. — Du Spectateur de profession, 381. — De Tliéramène, ou le riche cpouseur, 382. — De Cimon et de Clitandre, ou les courtisans affairés, 395. — De Mcnophile , ou l'homme aux déguisements , 408. — De T/iconus, ou l'anibitiou croissante, 409. — De Timante , ou le mérite récompensé, 411. — De Tluodole, ou l'ambitieux mystérieux, 413. — De Xantippe, ou le favori imprévu, 419. — De Timajcue , ou la foiblesse d'un grand, 422. — De Straton, ou 1 homme né sous deux étoiles, 428. — De T/tcopliile, ou celui qui veut gouverner les grands, II, 6. — De Téléphon, ouïe riche en faveur, 9. — Yi'Aristarque, ou l'ostentation de la bienfaisance, 20. — De Théognis, ou 1 homme démonstratif et affecté, 22.
— De Pampliile, ou le grand infatué de lui-même, 23. — D'Ergaste , ou celui que les impôts enrichissent, 31. — De Dcmopliile, ou l'alarmiste, 34. De Basilide , ou l'optimiste, 35 et suiv. — Du Ministre ou plénipotentiaire, caméléon, pmtée, 39. — De Louis XIV, ou le grand roi, 54 et suiv.
— D'Eiit.'clirnte, ou l'homme inégal, 60. — De
Mcnalque , ou le disirait, 60 et suiv. — D Iicne, ou la malade de vieillesse, 78. — T>'Arf/fre, ou la coquette sans esprit, 95. — De N..., ou le dévot fastueux, 105. — De Gcronte, ou le vieux mari intestat, ibid. — De Fauste et Frontin, ou les héritiers mal partagés, 106. — De Philippe, ou le vieillard raffiné, 110. — De Gnathon, ou l'égoïste, ibid. — De Cliton , ou de l'homme né pour la digestion, 111 et 112. — De Ruffin , oa l'homme jovial et indifférent, 113. — De A..., ou le moribond ù projets, ibid. — D'Antagoras, ou le processif, 114 et suiv. — De Don Fernand, ou le duelliste, IIG. — De Télèphe , ou l'honime aux prétentions exagérées, 120. — Du Sot, ou l'hounne automate, 121. — Do Tmjon^oule misanthrope, 126. — D'Antisthène , ou l'auteur dégoûté, 138 et suiv. — D'Artctiice , ou la femme aimable, 143 et suiv. — D'IIérille , ou de riiommc à citations , 159 et suiv. — De Thrasille, ou le vicieux (jui se trahit, 175. — Du Fleuriste, 189. — De i Amateur de prunes , 190 et suiv. — De Diognète, ou 1 amateur de médailles, ibid. — De Démoccde, ou l'amateur d'estampes, 191. — Du Voyageur par manie, 192. — De l'Amateur de livres, ibid.
— Des savants superficiels, 193. — De l'amateur de fastueux bâtimeuls, 194. — De Dipldle, ou l'amateur d'oiseaux, 195. — De l'Amateur de. CQcftiillages, 106. — De l'Amateur d'insectes, ibid.
— D'Eustrutc , ou le favori noyé , 200. — De iV... et à'Iphis, ou les esclaves de la mode, 203. —
DES GARACTEKES DE LA CRL'YERE. 365 Du Viai dcvot ,206. — D^Onuplire, ou le faux dévot , 208 et siiiv. — De Zélie, ou la dévote enrichie, 212 et suiv. — De Tite^ ou la victime résignée de l'injustice, 226. — De Titius, ou le légataire frustré, 240. — De Typiion, ou le scélérat protégé, 242. — Ti'Hennippe, ou l'esclave de ses petites coumiotlités , 243. — De Carro Cairi, ou le diarlatan, 24.5.
César. IN'étoit pas trop vieux pour la conquête du monde, II, IIS.
Chanoines. Leur mollesse, II, 228.
Chantilly. Description de la fête que M. le Prince, fils du grand Condé, donna an Dauphin, dans cette résidence, en 1688. I, 222. 223.
Chapelain, auteur de la Pucelle , étoit riche; Corneille, auteur de Rodogune , ne l'éioit pas. — Leurs ouvrages méritoient une autre aventure , II, 133.
Charlatans. Comparés avec les métlecins, II, 244 et 245.
Chasse. Portrait du chasseur par manie, I, 378.
Chef-d œuvre. Ne peut cire en matière d'esprit l'ouvrage de plusieurs, I, 205.
Choses. Désirées avec trop d'impatience; arrivent rarement à point, I, 297. — Comment on doit dire les grandes et les petites, 335. — On les dit plus finement qu'on ne les écrit, ibid. — Les grandes choses étonnent et les petites rebutent. Deux choses contraires, l'habitude et la nouveauté, nous prévieuncut, II, 129. — On dit, par
3Q6 TADLE ANALYTIQUE
défaut d'altcnliou , le oui cl le non sur une même chose, 149. — Choses qui ramenées ù leurs principes sont incompréhensibles, 222. — Les belles choses le sont moins hors de leur place, 223.
Cid (le). Jugement sur cette tragédie, et sur la critique qui en a été faite par l'Académie , 1 , 214 et 215.
Coeffetf.au. Jugement sur ses écrits, I, 221.
Cœur. Ne se livre pas toujours avec la confiance, 1, 290. — Tout est ouvert à celui qui possède le cœur, ibid. — liend j)liis sociable que l'esprit, 301. — Quelle mésintelligence entre l'esprit et le cœur! 11,99.
Colère (de la), 11,71. — Le commun des hommes va de la colère à l'injure, 72.
Collatéraux (Vieux). Ce qu'il coûte d'eu hériter, I. 321.
Comédie (la). Elle pourroit être aussi utile qu'elle est nuisible, 1, 227.
Comédiens. De leur condition chez les Grecs et chez les Romains, 11, 133. — INous pensons d'eux comme les Lomains , nous vivons avec eux comme les Grecs, ibid. — Le comédien couché dans son carrosse jette de la boue au visage de Corneille qui est à pied, 134. — Il faudroit fermer les théâtres, ou prononcer moins sévèrement sur l'état des comédiens, 224.
Compassion. Sctd sentiment qui rende vulnérable une âme vraiment grande, II, 94.
Complaisant (le). Son caractère lient de celui de l'héritier, I, 360.
1)1- s CARACTERES DE LA RRUYEUE. 367
Conditions. Leur disproporlion, I, 361.
Conduite. La sage con('uitc roule sur deux pivots, le passé el laveuir, II, 162.
Confiance. L'on peut avoir la confiance de quelqu'un sans en avoir le cœur , 1 , 290. — Toute confiance est dangereuse si clic n'est entière,
Connaisseurs. Le faux connoisseur impose à ses semblables et se trompe lui-même, I, 224.
Conseils. Ils sont quelijucfois dans la société nuisibles à qui les donne, et inutiles à ceux à qui ils sont donnés, I, 327. — H y a dans les meilleurs de quoi déplaire, II, 163.
Coiitent. On est difficilement content de quebju'un, I, 297.
Contrefaire. Contrefaire le simple et le naturel , moyen de succès de la fausse n)odestie , 1 , 244.
Conversation. L'esprit de conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à eu trouver aux autres, I, 313. — On dit par belle humeur et dans la liberté de la conversation des choses froides et ridicules et que l'on ne trouve bonnes que parce qu'elles sont extrêmement mauvaises,
Coquillages. Manie du curieux amateur de coquillages, 11, 196
Corneille. Jugement sur ce poète, 1, 228. — Parallèle de Corneille et de Racine , 229. — Laissez s'élever cet homme timide et d'une ennuyeuse conversation; il est roi et un grand roi, il de-
368 TADLE ANALYTIOUE
vient Aiijjiisie, Pompce, ISicomède, HeracHus, II, 154.
Coteaux, ou gournicts, II, II.
Cotries de ville. Leur durée éphémère, I, 372.
Cour. Rebut de la cour , reçu à la ville daus une ruelle, I, 2G4. — On est petit à la cour; et quelque vaiiité que l'on ait, on s'y trouve tel, 3f)I. — Les grands mêmes y sont petits, ihid.
— Ne rend pas content; elle empêche qu'on ne le soit ailleurs, ibid. — Il faut qu'un honnête homme en ait lâtê, ibid. — Comme un éditice bâti de marbre, elle est composée d'hommes fort durs, mais fort polis , î6/rf. — Les cours seroicnt désertes, et les rois presque seuls, si l'on étoit guéri de la vanité et de l'intérêt, ibid et 392. — L'air de cour est contagieux; il se prend à Versailles, comme l'accent normand se prend à Rouen ou à Falaise, 392. — On y voit des aventuriers qui se produisent enx-mêmcs, et qui sont crus sur parole, 393. — Gens de cour, hautains : la présence d'un grand les réduit à leur naturel, 394.
— Espèce de courtisans dont les cours ne sauroient se passer, ibid. — C'est une grande simplicité que d'apporter à la cour la moindre roture, et de n'y être pas gentilhomme, 397. — L'on se couche à la cour et l'on se lève sur l'intérêt, o98.
— Il n'y a rien de si méprisable à la cour q i lui homme qui ne peut contribuer en rien à nttlre fortune, ibid. — On n'y attente rien de pis rentre le vrai mérite que de le laisser sans récompense.