‹ Œuvres complètesChapitre 48 sur 55 · DES CARACTÈRES DE LA RRUYÈRE · texte numérisé non relu

DES CARACTÈRES DE LA RRUYÈRE

— C'est ruslicilé que de donner de mauvaise giâcf, 295.

Douleur. Il devroit y avoir dans le cœur des sources inépuisables de douleur pour certaines pertes ,

I, 292. — Combien peu suffit souvent pour adoucir une grande douleur, II, 78.

Duels { manie des ). Est le triomphe de la mode,

Dupe. Ou peut l'être avec de l'esprit, I, 251, 427.

— Ou feint de l'être quelquefois, 326. — Les dupes font les fourJ)cs, II, 76.

Ecrire. Il faut exprimer le vrai pour écrire naturellement, fortement, délicatement, I, 206. — Comment on doit écrire, 232, 233. — La gloire des uns est de bien écrire , celle des autres de n'écrire point, 234. — Ne jîoint s'assujettir au {joût de son siècle quand on écrit, mais tendre toujours à la perfection, 237. — Du peu d'avantage que l'on relire en écrivant, II, 138 et suiv.

Ecrits. Des écrits des Pères de l'Église, II, 281.

Ecrivain. Moïse, Homère, Platon, Virgile, Horace, ne sont au-dessus des autres écrivains que par leurs images, 1, 206. — Ce qu'il doit faire pour écrire correctement, 232. — S'il n'y a pas assez

de bons écrivains, où. sont ceux qui savent lire?

Education. Excès de confiance de tout cspc'rer

d'elle, grande erreur de n'en rien attendre, II, 165. Effronté. Ou ne l'est point par choix , mais par

complexion , I, 404. — C'est un vice de l'être ,

tbid. — Ce vice est de nature; on ne devient pas

effronté par imitation , 405.

Elever (5'). Deux manières de s'élever, ou par sa

propre industrie, ou par l'imbécillité des autres,

Eloges. iN'ous excitent seuls aux actions louables,

II, i05. — De ceux donnés aux morts, 164. Eloquence. Ce que le peuple et les pédants entendent par éloquence, I, 230. — Est un don de l'âme, ibid. — Peut se trouver dans les entretiens et dans tout genre d'écrire, ibid. — Est rarement oîi on la cherche, et est quelquefois où on ne la cherche pas, 231 et suiv. — Est au sublime ce que le tout est à sa partie, ibid. — L'on fait assaut d'éloquence jusqu'au pied de l'autel, II, 258. — De 1 élofjuence de la chaire, 268.

É.MIRE , ou la belle indifférente. Sou histoire, I,

283 et suiv.

Emphase. Les plus grandes choses se gâtent par

l'emphase , I , 335.

Eniplois. Il faut s'en rendre digne avant de les

solliciter, I, 240,241. — Qualités nécessaires

pour s'en passer, 243.

Empresses. De ceux <jui font les empressés , 1,222.

DES CARACTÈRES DE LA DRIYÈRE. 375 Émulation. Il y a entre lémulalion et la jalousie le même éloignement qui se trouve entre le vice et la vertu, II, 97. Enfance. Son caractère, II, 82.

Ei^fants. Leurs défauts, II, 82. - N'ont ni passé ni avenir; ils jouissent du présent, ibid. — Ont déjà de leur âme limagination et la mémoire, c'est-à-dire, ce que les vieillards n'ont plus, 83. — Leur facilité à apercevoir les vices extérieurs et les défauts du corps , ibid. — Leur unique soin est de trouver l'endroit faible de ceux à qui ils sont soumis, 84. — Qualités qu'ils apportent dans leurs jeux, ibid. - Tout leur paraît grand, 35, Des divers gouvernements qu'ils adoptent dans leurs jeux, ibid. — Conçoivent, jugent et raisonnent conséquemmeut, ibid. — Connoissent si c'est à tort ou avec raison qu'on les châtie, 86. — Ne se gâtent pas moins par des peines mal ordonnées que par l'impunité, ibid.

Ennemis. Des ennemis et des amis, I, 295. — C'est donner un trop grand avantage à ses ennemis que de mentir pour les décrier, II, 126. Ennui. Est entré au monde par la paresse , Il ,

ia4.

Entêtement. Du mauvais entêtement, II, 129. Envie. De la jalousie et de lenvie, II, 9". — L'envie

et la haine s'unissent toujours et se fortifient

l'une l'autre, ibid.

Épitliète. Amas d'épithùles, mauvaises louanges,

ÉiASME. Qui ne sait élre un Erasme doit penser à être évêqiie, II, 246.

Esprit. La même justesse d'esprit qui nous fait écrire de bonnes choses, nous fait appréhender qu'elles ne le soient pas assez pour mériter d'être lues, I, 208. — Un esprit médiocre croit écrire divinement; un bon, raisonnablement, ibid. — Les beaux esprits veulent trouver obscur ce qui ne l'est point, 216. — Les personnes d'esprit ailmirenl pou, elles ajiprouvenl. 21 7. — Des divers jjenres d'es])ri(, 231 et suiv. — Moins rare que les gens qui se servent du leur, ou qui font valoir celui des autres, 239. — Le bon esprit inspire le courafje, ou il y supplée, 245. — Peu de délicats, 303. — Du langage des esprits faux et affectés, 304. — Des esprits vains, légers, familiers, et délibérés, 306. — L'esprit de la conversation consiste moins ;'i en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres, 313. — 11 faut avoir de l'esprit pour être homme de cabale, 427. — Si la pauvreté est la mère des crimes, le défaut d'esprit en est le père, II, 72. — Un esprit raisonnable est indulgent, 77. — On sait à peine crue l'on est borgne : on ne sait point du tout que l'on manque d'esprit, 95. — L'on voit peu d'esprits entièrement lourds et stupides, 98. — L'on en voit encore moins qui soient sublimes et transcendants, ib'td. — Tout l'esprit qui est au monde est inutile ù celui qui n'en a point, ibid. — Ce qu'il y auroit en nous de meilleur après l'esprit, ce

DES CARACTERES DE LA BRUYERE. 377 seroit de connoîire qu'il nous manque, 99. — Qui n'a de l'esprit que dans une certaine médiocrité, est sérieux et tout d'une j)ièce , ibid. — Quelle mésintelligence entre l'esprit et le cœur! ibid. — S'use comme toutes choses, ibid. — Les sciences sont ses aliments; elles le nourrissent et le consument, ibid. — Du bel esprit, 137. — La j'jrossièreté, la rusticité, la brutalité, peuvent être les vices d'un homme d'esprit, 151. — L'une des marques de la médiocrité de l'esprit est de toujours conter, 152. — De l'esprit du jeu, 154. — Des différents esprits par rapport ù la religion , 274.

Estampes (manie des). II, 191.

Étrangers. Tous ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés. H, 141.

Etude. L'étude de la sagesse a moins d'étendue que celle que l'on feroit des sots et des impertinents, IL 127.

Evénements. Souvent plus forts que la raison et que la nature, I, 327.

Excès. Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconuoissancc, I, 301.

Expressions. Entre les différentes qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n'y en a qu'une qui soit la bonne, I, 208.

Extérieur simple. Est l'habit des hommes vulgaires, I, 244. — Est une parure pour ceux qui ont rempli leur vie de grandes actions, ibid.

Extraordinaires. Gens qui gagnent à être extraordinaires, I, 100.

TABLE ANALYTIQUl-:

Faire. Il faut faire comme les autres : maxime suspecte, II, 131. — Ceux-là font bien, ou font ce qu'ils doivent, qui font ce qu'ils doivent, 165. — Qui laisse longtemps dire de soi qu'il fera bien, fait très-mal, ibid.

Familles. Peu, dans leur intérieur, gagnent à être approfondies, I, 321.

Fat. Motif de fuir à l'orient quand le fat est à l'occident , I, 317. — Tout le monde dit d'un fat qu'il est un fat , personne n'ose le dire à lui-même , II, 99. — Est celui que les sots croient un homme de mérite, 151. — Est entre rimpcrtinent et le sot, ibid — S'il pouvoit craindre de mal parler, il sorliroit de son caractère, 152. — A l'air libre et fissuré , ibid.

Fausseté. Vice de cour, 1,390.

Fautes. On ne vit point assez pour profiter de ses fautes, II, 86.

Faveur. De l'envie qu'on lui porto, l , 39d et suiv.

— Gens enivrés de la faveur, 414. — Gens qui se croient de l'esprit quand elle leur arrive, 425.

— Elle met 1 homme au-dessus de ses égaux,

Favori. Ses manières pluspolies annoncent sa chute,

Dt:S CARACTEllES DE LA BRUYERE. 379

I, 428. — Est sans engagement et sans liaisons,

II, 45. — Du compte qu'il a à rendre de sa vie,

Femmes. Leur talent épistolairc, I, 217. — Hommes et femmes conviennent rarement sur le mérite d'une femme, I, 257. — De la fausse et de la véritable grandeur chez les femmes, ibid. — Quelques-unes affoiblissent par des manières affectées les avantages d'une heureuse nature, ibid. — Mentent en se fardant, 258. — Il faut juger des femmes depuis la chaussure jusqu'à la coiffure exclusivement , ibid. — Le blanc et le rouge les rendent affreuses et dégoûtantes , 259.

— Portrait de la femme coquette, ibid. — Une bellefemmcaveclcs qualités dunlionnélehomme est ce qu'il y a au monde d'un commerce plus délicieux, 261. — Le caprice est chez elles tout proche de la beauté, pour être son contre-poison, ibid. — S'attachent aux hommes par les faveurs qu'elles leur accordent, ibid. — Une femme oublie d'un homme qu'elle n'aime plus jusqu'aux faveurs qu'il a reçues d'elle, ibid. — Celle qui n'a qu'un galant croit n'être point coquette, ibid.

— Celle qui a plusieurs galants croit n'être que coquette, ibid. — Il semble que la galanterie dans une femme ajoute à la coquetterie, 262. — L'homme coquet et la femme galante vont assez <lc pair, ibid. — Parallèle de la femme galante et de la coquette, ibid. — DuTie femme foible, 263.

— De l'inconstante, ibid. — Delà perfide, ibid. —

De l'infidèle, ibid. — Leur perfidie guérit de la jalousie, ibid. — Double engagement chez quelques-unes, ibid. — Chi)ix clranges que font certaines femmes. Celles dejù flétries et âgées, ressource des jeunes gens sans fortune, 264. — De leurs choix en amour, ibid. — C'est trop contre un mari d'être coquelle et dévote ; une femme devroit opter, 268. — De leur confesseur et de leur directeur, ibid. — La dévotion vient à quehfuesuns, et surtout aux femmes, comme une passion, 270. — Effels de leurs divers caractères dans le mariage , 271. — Aisées à gouverner, pourvu que ce soit un homme qui s'ea donne la peine, ibid. — Parallèle d'une femme prude et d'une femme sage, 273. — De la femme savante, 275.

— Sont meilleures ou pires que les hommes, 276.

— Se conduisent par le cœur, ibid. — Dépendent pour leurs mœurs de celui qu'elles aiment, ibid.

— Vont plus loin en amour que la plupart des hommes, ibid. — Les hommes l'emportent sur elles en amitié , ibid. — Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point , ibid. — Une femme garde mieux son secret que celui d'autrui , 277.

— Parallèle de l'homme et de la femme en amoiU", ibid, el suiv. — Guérissent de leur paresse par la vanité ou par l'amour, ibid. — La paresse dans les femmes vives est le présage de l'amour, ibid. — Femme insensible n'a pas encore vu celui qu'elle doit aimer, 283. — Fatuité des femnies de la ville, 329 et 38-4. — Le temps qu'elles

DKS CARACTÈRES DE LA BRUYÈRE. 381 perdent en visites, ibid. — Une belle femme est aimable clans son naturel, II, 146.

FÉMiLox. Cite avec éloge, II, 273.

Finesse. C'est avoir fait un grand pas dans la finesse que de faire penser de soi que l'on est niédiocrcinent fin , I, 425 et suiv. — iNi trop bonne ni trop mauvaise qualité, 426. — Flotte entre le vice et la vertu, ihid. — Peut et devroit toujours être suppléée par la prudence, ibid. — Est l'occasion prochaine de la fourberie, ibid. — Avec les gens qui, par finesse, parlent peu, parler encore moins , ibid.

Fins. Gens qui ne sont fins que pour les sols, I, 425.

Flatterie. Critique de la flatterie, I, 315.

Flatteur. M'a pas assez bonne opinion de soi ni des autres, II, 160.

Fleuriste (manie du), II, 189.

Faibles. On veut quelquefois les cacher par l'aveu libre qu'on en fait, II, 90.

Faiblesse. C'est par foiblesse que l'on hait un ennemi, I, 298.

Fartune. Il faut une sorte d'esprit pour faire fortune , I, 350. — Rien qui se soutienne plus longtemps qu'une médiocre fortune, 354, 355. — Rien dont on voie mieux la fin que d'une grande, ibid. — Ses caprices, 366. — Si vous n'avez rien oublié pour vo(re fortune, quel travail! 367. — Si vous avez négligé la moindre chose pour votre fortune, quel repentir! ibid.

Fourberie. Ajoute la malice au nicnson^je, II, T^L».

Fourbes. Croient aisément que les antres le sont,

Fragment. Portrait de Madame d'Alijre, II, 143 et

suit).

François. Leur caractère demande du sérieux dans

le souverain, II, 44.

Fripons. Il en faut à la cour auprès des grands et

des ministres, même les mieux intentionnés ,

Galanterie, Dans les femmes, 1, 262,

Galants. Des anciens et des nouveaux galants auprès des femmes, I, 261.

Génie. Il peut être moins difficile aux rares génies de rencontrer le grand et le sublime, que d'éviter toutes sortes de fautes, I, 214. — Un génie qui est droit et perçant conduit à la règle et à la vertu, II, 72. — Celui qui sort des limites de son génie fait que Ihomme illustre parle comme un sot, 158, 159.

Glaner. Tout est dit; l'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes, 1, 203.

Gloire. Il y a une fausse gloire qui est légèreté, I, 273. — Aime le remue-ménage et est personne d'un grand fracas, II, 183.

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